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Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. Seul le Peuple est souverain
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20 octobre 2017

WWIII: Les règles vont changer, le Chaos pour les personnes non organisées, l'ETAT vampire et assoiffé.

LAOSOPHIE par opposition à Démosophie

Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

WWIII: Les règles vont changer, le Chaos pour les personnes non organisées, l'ETAT vampire et assoiffé. Bien entendu toutes les prévisions pessimistes précédentes ont échouées, c'est voulu, c'est pour vous mobiliser pour la bonne, tout va se Kracher le 8 décembre 2017.

 

secretaire-americain-au-tresor-steven

Publié le 20 octobre 2017 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII: Les règles vont changer, le Chaos c'est pour les personnes non organisées, l'ETAT vampire et assoiffé veut vos liquidités. Bien entendu toutes les prévisions pessimistes précédentes ont échouées, c'est voulu, c'est pour vous mobiliser pour la bonne, tout va se Kracher le 8 décembre 2017.

Avertissement !,… Un Gigantesque Krach Boursier de plus de 80%, devient de plus en plus probable.

Le secrétaire américain au Trésor agite le spectre d’un krach boursier épouvantable.

Selon Steven Mnuchin, Wall Street, qui frôle des sommets, pourrait s’effondrer si le Congrès n’adopte pas les baisses d’impôts voulues par Donald Trump.

Plus qu’un avertissement, c’est une menace. Si le projet de réforme fiscale prôné par Donald Trump échoue, la Bourse pourrait subir un krach, a lancé le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, mercredi 18 octobre. « Il n’y a aucun doute sur le fait que la hausse des marchés d’actions s’explique par des attentes sur les baisses d’impôts et la réforme fiscale », a-t-il déclaré dans un entretien au journal en ligne Politico. « Si la réforme passe, le marché continuera de grimper. Mais je suis sûr que, si elle ne passe pas, vous allez voir une inversion significative de ces gains. »

La mise en garde s’adressait d’abord au Congrès, jusqu’à présent incapable de s’entendre sur la réforme phare promise par le président républicain : un cocktail de dérégulation et de baisses d’impôts considérables, inspiré des mesures de Ronald Reagan (1980-1988) et censé profiter à l’activité.

Les 30 ans du krach de 1987

Steven Mnuchin n’a probablement pas choisi son jour au hasard. Ses propos sont en effet intervenus la veille du 30e anniversaire du krach boursier du 19 octobre 1987. Lors de ce « lundi noir », le Dow Jones avait plongé de 22,6 % en une seule séance, la plus vertigineuse chute de son histoire. Ce qui laisse dire aux analystes que l’avertissement du secrétaire au Trésor était également destiné à Wall Street, qui ne cesse de frôler des sommets.

Mercredi 18 octobre, le Dow Jones, le plus vieil indice boursier du monde, a clôturé pour la première fois de son histoire au-dessus des 23 000 points. En plein cœur de la période des résultats, un vent d’euphorie souffle sur la Bourse.

Les propos du secrétaire au Trésor ont néanmoins trouvé un écho particulier à la veille de l'anniversaire du « Black monday », ce lundi noir d'octobre 1987 marqué par la chute de l'indice Dow Jones la plus importante de son histoire (-22,6 %) en une journée. A l'approche des trente ans du krach, les commentateurs jouent depuis quelques jours à se faire peur en imaginant que l'histoire puisse se répéter. Ce qui n'a sans doute pas échappé à Steve Mnuchin, ancien banquier chez Goldman, qui n'ignore pas non plus que la moitié des Américains possèdent des actions.

Alors que les indices battent chaque jour des records, Steve Mnuchin a enjoint le Congrès d'accélérer l'adoption de la réforme fiscale.

Votez les baisses d'impôts, sinon la Bourse va s'effondrer : voilà une menace qu'on ne risque pas d'entendre de la bouche d'un ministre de l'économie en France. « Il n'y a aucun doute sur le fait que la hausse des marchés actions s'explique par des attentes sur les baisses d'impôts et la réforme fiscale, a déclaré le secrétaire au Trésor américain, Steve Mnuchin, dans un entretien à Politico.  Si la réforme passe, le marché continuera de grimper. Mais je suis sûr que si elle ne passe pas, vous allez voir une inversion significative de ces gains ». Un avertissement clairement destiné aux élus du Congrès, incapables de dégager le moindre consensus sur une réforme fiscale qui constitue la colonne vertébrale du programme de Trump.

Près de six mois se sont écoulés depuis que la Maison blanche a présenté la première mouture de ses baisses d'impôts, fin avril. Mais aucun texte n'a encore été rédigé par le Congrès, à qui il appartient aux Etats-Unis d'écrire les lois de finance en s'inspirant ou non des propositions de la Maison blanche.

Depuis la victoire de Trump, la perspective de baisses d'impôts massives, notamment pour les entreprises (dont l'impôt sur les sociétés serait ramené de 35 à 20 %) a clairement soutenu la progression de Wall Street. Trump salue d'ailleurs régulièrement les performances de la Bourse - l'indice S & P 500 a pris 20 % de puis les élections et le Dow Jones a passé le cap de 23.000 points mardi - s'attribuant la paternité de chaque nouveau record. « Les Etats-Unis ont gagné 5.200 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis le jour de l'élection ! », a-t-il tweeté lundi. Mais d'autres facteurs contribuent à expliquer la hausse des marchés, dont les bons résultats des entreprises américaines, le dynamisme du marché de l'emploi, ou la politique monétaire de la Fed qui reste très accommodante.

Après avoir promis que la réforme serait bouclée avant la fin de l'été, le secrétaire au Trésor s'est hasardé à prédire qu'elle serait adoptée avant la fin de l'année. Mais Trump lui-même fait désormais preuve de prudence. « J'aimerais bien qu'elle passe cette année, a-t-il admis lundi . Mais n'oubliez pas qu'il a fallu des années à l'administration Reagan pour réformer les impôts - moi je ne suis là que depuis neuf mois ».
C’est bien connu : les petits pays riches montagneux sont pleins de retraités et milliardaires qui sont venus y planquer tout leur argent. 
Ils sont assis sur des ressources naturelles qu’ils exploitent égoïstement. 
Ils font du dumping fiscal pour attirer les sièges d’entreprises qui exportent en retour vers leur pays d’origine qu’elles ont trahi pour quelques billets après avoir profité du système : aides, santé, éducation, main d’œuvre… 
Et c’est très méchant. 
Tous ces phénomènes sont réels. Et surtout microscopiques au regard des enjeux. 
Le solde des exportations Suisses — ce sont bien des Helvètes dont nous parlons— correspond à 5% de leur PIB. 
Si vous enlevez ce solde, le PIB par tête passe de 80 000€ à 75 000€… Et la Suisse sans ses exportations reste le 4e pays le plus riche du monde, elle ne perdrait même pas une place au classement. 
La Suisse n’a pas vraiment d’autres ressources naturelles que de l’eau, du bois et du lait de vache. 
Quant au dumping fiscal, les grandes multinationales qui en profitent le plus sont… Suisses: Nestlé, Roche, Novartis, Rolex. 
Et si les impôts sont bien moins élevés en Suisse, c’est tout simplement parce que les pouvoirs publics ne prélèvent que 30% du PIB contre 57% en France. 
Pourtant les Suisses sont riches. Très riches. 
Et il y a une raison. 
Une ÉNORME raison à cette richesse. 
Ils travaillent beaucoup plus que nous. 
Mais quand je dis beaucoup, c’est ÉNORMÉMENT plus que nous. 
Un Suisse travaille littéralement 2 fois plus qu’un Français. 
2,03 fois pour être précis même si une telle précision n’a pas beaucoup de sens. 
Et il y a une raison majeure : la part de la population employée en Suisse est de 62% contre 37% en France . 
C’est-à-dire qu’il y a 6 personnes qui travaillent en Suisse pour en faire vivre 10 alors qu’en France ce sont 4 personnes qui doivent trimer pour en faire vivre 10. 
Ce serait une grosse lapalissade si nous n’avions le cerveau à ce point pourri par trois décennies perdues de « bataille pour l’emploi », conservation des « acquis sociaux » et réductions du temps de travail. 
Ajoutez à cela 42h de travail hebdomadaire contre 35, 4 semaines de congés contre 5 et vous arrivez à un nombre d’heures travaillées par habitant deux fois plus élevé en Suisse qu’en France. 
Vous allez me dire que nous avons déjà 2,7 millions de chômeurs… 
Comment donc voulez-vous que nous trouvions 13 millions de nouveaux emplois en France ?? 
Eh bien c’est très simple. 
Il s’agit de ne pas les chercher. 
Et je ne suis pas du tout en train de me payer votre tête. 
Nos ancêtres qui vivaient au début du XXe siècle n’étaient pas plus malheureux que nous. 
Si nous adoptions leur mode de vie, nous pourrions vivre, nous nourrir, nous loger, nous déplacer et nous chauffer pour l’équivalent 2 ou 3 heures de travail par semaine. 
Notre alimentation serait bien moins diversifiée qu’aujourd’hui, pas de sushi ni de cuisine moléculaire, mais l’agriculture locale nous apporterait plus des nutriments essentiels dont nous avons besoin. 
Il faudrait une longue journée pour aller de Paris à Marseille au lieu de trois heures mais il n’y aurait pas de désertification de nos campagnes. 
Votre salon serait meublé des chaises en bois de vos parents au lieu de canapés Ikea mis au rebus tous les 5 ans… Ce qui serait beaucoup moins confortable et meilleur pour votre dos. 
Mais nous ne vivons pas comme nos parents . La nature humaine est ainsi faite que nous cherchons à améliorer notre quotidien, à comprendre, réparer, améliorer, inventer, faciliter… 
Quelle satisfaction quand vous avez bien travaillé, dignement et consciencieusement ! Que vous ayez fait un ménage ou découvert un remède contre une maladie grave. 
C’est ça le travail. Et c’est très bon ! 
Vous prenez tout ce qui ne va pas dans votre famille, quartier, ville, région, pays… Et vous essayez de le faire aller un peu mieux, chacun à sa mesure. 
Vu comme ça, je peux vous garantir qu’il y a du travail pour 13 millions de personnes en plus. 
Le problème ce n’est pas le travail c’est l’organisation : il faut laisser les gens faire dans la dignité. 
Il faut laisser les entrepreneurs entreprendre et inventer les richesses de demain. 
Et cela ne veut pas dire plus de gadgets et de fuite en avant. Cela veut aussi dire réapprendre à produire des tomates pleines de goût et de vitamines, ou des vêtements de qualité qu’on ne jette pas à la fin de la saison, des machines à laver qui ne tombent pas en panne… 
C’est ce que les Suisses ont bien compris. 
Ils laissent faire : le marché du travail est très flexible. Vous acceptez le travail que l'on vous propose au prix que l'on vous propose, et Bon an, mal an, vous vous retrouver avec un très bon salaire en quittant un travail mal payé pour un meilleur. À part dans quelques domaines bien précis, l’économie intérieure de la Suisse est libre. En tout cas bien plus qu’en France. C’est la comparaison qui compte. 
Mais ce n’est pas tout, les Suisses garantissent la dignité de chaque travail, notamment en empêchant le dumping de l’importation. 
Les Suisses laissent libre le travail et protègent leur économie. Ils protègent le tissu de leurs PME et industries. 
En faisant ainsi vous vous retrouvez avec des employés de supermarché qui vivent deux fois mieux qu’en France . Et c’est vrai pour toute l’économie : la Suisse est le pays de l’OCDE qui la plus faible écart de salaires. Et ce ne sont pas les patrons qui sont moins payés, ce sont les employés qui le sont mieux… Et sans salaire minimum . 
Ce n’est pas une idéologie mais un constat.  

La France à l’envers

Il se trouve qu’en France nous faisons tout le contraire. 
Nous ouvrons les portes que nous devrions fermer et fermons celles qu’il conviendrait de laisser ouvertes. 
Nous surprotégeons les emplois, nous rigidifions à outrance le marché du travail mais laissons ouverte aux quatre vents notre économie qui s’y érode et se détruit. 
Vous voulez « inverser la courbe du chômage », voilà ce qu’il faut faire et je peux vous garantir que cela apportera le travail et la prospérité : 
  • Libérer le marché du travail et l’économie
     
  • Protéger notre économie là où elle en a besoin —notamment afin de reconstruire notre tissu industriel


Malheureusement en France pour une raison que j’ignore, il y aurait des libéraux qui voudraient tout libéraliser et des souverainistes qui voudraient tout contrôler. Mais être libéral à l’intérieur et protecteur à l’extérieur … Cela n’existe pas dans l’offre politique. 

Et nous nous retrouvons pris dans un petit jeu de la barbichette avec d’un côté, une élite mondialiste qui refuse de voir les frontières se fermer contre un peuple qui refuse de se faire spolier de ses acquis sociaux. 
À nous de faire émerger chacun à notre mesure les solutions et les hommes pour les porter. À nous de nous engager que ce soit en politique ou ailleurs. 
Le titre de cette lettre est un pied de nez mais ce n’est pas une farce. 
J’aurais pu mettre chacun de vos noms à la place d’Olivier Perrin : c’est vous et moi qui inverserons la courbe du chômage. 
À votre bonne fortune, 
Olivier Perrin 

Bill Bonner

Cher lecteur,

Ici Bill Bonner, fondateur des Publications Agora.

Si vous nous lisez depuis un certain temps, vous savez que nous avons anticipé ces dernières années...

... les 5 dernières crises financières majeures.

Aujourd'hui, je vous écris solennellement pour vous annoncer qu'une nouvelle crise financière mondiale pourrait éclater avant la fin de cette année :

A compter du 8 décembre 2017, à 20h précisément.

Proverbe du vendredi 8 décembre 2017Notre-Dame de l'Avent pluie et vent, tire ton bonner jusqu'aux dents.Proverbe du vendredi 8 décembre 2017

Bien entendu, la plupart des investisseurs et épargnants qui ne seront pas préparés à cette crise vont perdre beaucoup d'argent, comme d'habitude.
 
Mais ce n'est pas la raison pour laquelle je vous écris aujourd'hui.

Car si vous nous lisez régulièrement, alors je sais que vous êtes déjà au courant qu'un nouveau Krach boursier mondial menace nos économies.

Alors voici pourquoi je m'adresse à vous aujourd'hui :

La prochaine crise financière sera exceptionnelle dans sa magnitude.

Non seulement elle se nourrit d'une crise de la dette sans précèdent...

... mais elle se nourrit en plus et surtout des milliards d'actifs pourris toujours en circulation depuis la précédente crise financière.

Autrement dit, nous sommes assis sur un baril de poudre...

Et nous risquons de vivre une crise 10 fois plus importante que toutes celles que nous avons vécues jusqu'à aujourd'hui. Faut-il en avoir peur ?

Non car Bill est là pour vous faire gagner 17 fois votre mise sur une valeur de l'Euro qui ne vaudra plus rien, et peut être plus car 1000 fois zéro, cela donne toujours Zéro.

Toujours pas peur?, non car ceux qui ont déjà tout, ne peuvent rien perdre, de la même façon que ceux qui n'ont rien, sauf que ces derniers auront plus de mal pour s'adapter.

Vous avez un toit que l'Etat ne peut vous prendre par des augmentations catastrophiques des Impôts?, vous avez un jardin bien protégé, qui vous donne de quoi manger?, vous avez des armes pour vos défendre et contraindre les voleurs à aller plus loin?, vous avez de l'eau pour boire et pour vous laver, sans attirer l'attention des prédateurs?, vous avez des monnaies d'échange pour vous procurer des biens que vous n'avez pas?, vous avez des sources d'énergie, pour vous éclairer et vous chauffer?, vous avez des médicaments pour vous soigner?, alors l'Etat Prévaricateur, alors l'ETAT de Droit et des Libertés Fondamentales C'EST VOUS!

La prévarication est le fait de manquer aux obligations résultant de sa charge ou de son mandat.

Selon l’article R 334-19 intitulé « assistance aux personnes » du Code de déontologie de la Police et de la Gendarmerie nationales, codifié au livre IV, titre 3, chapitre 4 de la partie réglementaire du Code de la sécurité intérieur :

« Lorsque les circonstances le requièrent, le policier ou le gendarme, même lorsqu’il n’est pas en service, intervient de sa propre initiative, avec les moyens dont il dispose, notamment pour assistance aux personnes en danger ».

L’article 122-4 du Code Pénal énonce quant à lui :

« N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires.

N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal. ».

Dans une affaire relative à des poursuites pour violences par une personne dépositaire de l’autorité publique suivies d’incapacité n’excédant pas 8 jours, la Cour d’Appel de POITIERS, par un arrêt en date du 20 novembre 2014, infirmant un jugement de condamnation, a combiné ces deux dispositions pour retenir l’irresponsabilité pénale du gendarme prévenu au motif notamment que :

« (…) la légitimité de l’intervention des gendarmes, alors même qu’ils n’étaient pas en service, pour faire cesser un flagrant délit d’agression avec arme, est incontestable au regard des textes rappelés dans les conclusions de la défense. (…). »,

et ainsi le relaxer.

Le prévenu avait donc accompli un acte prescrit par des dispositions réglementaires, justifiant son renvoi des fins de la poursuite, sans peine, ni droit fixe de procédure.

Cette décision apparaît d’autant plus opportune que le gendarme n’a pas été sanctionné disciplinairement pour les faits à l’origine de cette procédure pénale.

Les jurisprudences maniant la notion d’état de prévarication sont suffisamment rares pour que cet arrêt mérite d’être mis en exergue.

Surprise ! Les règles vont changer… mais pas à votre avantage

Par Charles Hugh Smith – Le 30 septembre 2017 – Source Charles Hugh Smith

Résultats de recherche d'images pour « État totalitaire UE »Ces réparations de fortunes finissent par paralyser les mécanismes nécessaires pour réellement résoudre les sources systémiques de la crise. Nous pouvons ajouter une troisième certitude aux deux standards (décès et impôts) : les règles vont soudainement changer lorsqu’une crise financière va frapper. Pourquoi est-ce une certitude ? La réponse est complexe, car elle s’appuie sur la nature humaine, la politique et la structure des sociétés / économies régies par les États centralisés (gouvernements).

L’impératif principal de l’État : étendre son contrôle

Comme je l’explique dans mon livre, « Résistance, Révolution, Libération », l’impératif central (c’est-à-dire ontologique) de chaque État centralisé est d’étendre sa portée et son contrôle. Ce n’est pas seulement le résultat d’individus dans l’État qui cherchent plus de pouvoir. Chaque État centralisé considère tout ce qui est hors de son contrôle comme une menace. La façon de réduire ou de neutraliser une menace est de prendre le contrôle des mécanismes qui l’ont générée.

Une fois que l’État a pris le contrôle de ces mécanismes, il répugne à les abandonner ; abandonner le contrôle est une invitation au chaos.

Il existe évidemment une dynamique intéressée intense à étendre le contrôle de l’État : ceux qui sont payés pour faire respecter ce contrôle d’État ont un intérêt immédiat pour que celui-ci conserve (ou même étende) ce contrôle, car leurs moyens de subsistance dépendent maintenant de l’État.

Les plus hauts personnages de l’État ont également intérêt à conserver ces nouveaux contrôles, car plus de contrôle signifie plus de richesse et de puissance pour ceux qui sont au sommet de la pyramide du pouvoir centralisé : cette extension du contrôle de l’État signifie que les entreprises privées doivent maintenant faire du lobbying auprès de l’État pour obtenir ses faveurs, et cela donne aux personnes au sommet de la pyramide plus d’avantages et de faveurs à dispenser, en échange de services, bien sûr.

Cet intérêt personnel se propage à toute la pyramide du pouvoir, du petit fonctionnaire avec un pouvoir nouveau sur les citoyens de base aux grands gestionnaires de la bureaucratie gouvernementale chargée d’imposer le nouveau contrôle au sommet de l’autorité de l’État.

Cette hiérarchie du pouvoir crée une autre menace pour l’État central ; l’encerclement du pouvoir de l’État par des fiefs dans l’État lui-même. En d’autres termes, les fiefs peuvent devenir des organismes semi-autonomes qui ne sont que nominalement sous le contrôle de l’autorité centrale. La réponse est évidemment des couches supplémentaires de surveillance, de conformité, d’enquête et d’application dans l’État lui-même.

L’État sert les élites d’abord et avant tout

Bien que les États modernes prétendent toujours servir les citoyens de base, en réalité l’État sert les élites riches et puissantes qui ont besoin d’une complicité d’état pour maintenir leur richesse / pouvoir. Ces élites de pouvoir fonctionnent comme l’équivalent moderne de l’aristocratie : tout le monde est égal, mais certains sont un peu plus égaux que d’autres, pour utiliser la phrase intemporelle d’Orwell.

Cette réalité conduit à un système non formalisé à deux niveaux : l’un pour les roturiers et l’autre pour l’élite du pouvoir, la nouvelle aristocratie. Un système formalisé à deux niveaux inciterait au désordre politique, de sorte que le système sert nominalement le principe de « tout le monde est égal devant la loi » mais en pratique, il existe deux niveaux.

La collecte des impôts est un bon exemple. L’élite du pouvoir financier / industriel a accès à des systèmes complexes d’évitement qui ne sont pas disponibles pour les roturiers, qui ont peu d’outils de réduction d’impôt. Le système judiciaire en est un autre : le pouvoir des élites peut jouer avec le système judiciaire par des avocats coûteux, tandis que les roturiers sont laissés seuls devant la règle instituant une réduction de peine en plaidant coupable, même s’ils sont innocents.

Lorsque les crises surviennent, l’État protège d’abord sa propre autorité et son contrôle. Sa deuxième priorité est de sécuriser la richesse et le pouvoir de l’élite.

L’État ce sauveur intéressé

La nature humaine étant ce qu’elle est, il existe deux motivations pour que les autorités de l’État élargissent leur pouvoir et leur contrôle. Certains au sein de  l’autorité de l’État estiment que c’est leur prérogative (ou même leur responsabilité) d’étendre le contrôle de l’État pour protéger les citoyens qui risquent de souffrir si une crise devait éclater. Cette bonne impulsion peut être authentique dans certains cas, mais dans l’ensemble, ce n’est pas la compassion qui domine la prise de décision, mais la dynamique d’un État central ayant autant de puissance à sa disposition : vous avez le pouvoir, faites donc quelque chose pour nous éviter les conséquences de la crise.

En d’autres termes, une fois que le pouvoir est concentré dans quelques mains, ceux-ci sont responsables de gérer les crises qui seraient autrement retombées sur un système décentralisé avec de nombreux niveaux de réponse.

Ensuite, il y a l’impulsion machiavélique d’utiliser la crise comme couverture à une prise de puissance plus grande, une dynamique encapsulée dans la phrase, « Ne laisse jamais une bonne crise se perdre ». Cette dynamique ne doit pas nécessairement être passive ; les élites puissantes peuvent ne pas attendre une crise, elles peuvent en créer une en exploitant leur contrôle des mécanismes étatiques et du secteur privé. Ce processus d’ingénierie d’une crise peut être politiquement piloté (comme c’est décrit dans le livre « La Théorie du choc » de Naomi Klein) ou lancé par de la propagande (le naufrage du cuirassé Maine, le Lebensraum de l’Allemagne nazie, etc.).

Bien que beaucoup appellent protecteur un État expansif, je préfère le terme d’« État sauveur », car l’État revendique une expansion de ses pouvoirs sous le couvert de nous sauver de diverses menaces, y compris celles qui découlent du système socio-économique qu’il surveille. En d’autres termes, l’idéologie directrice de l’État sauveur est de nous sauver de nous-mêmes.

Si nous pouvons nous faire du mal avec des drogues addictives, la solution de l’État consiste à emprisonner tout les gens pris avec des drogues addictives, sauf évidemment les médicaments addictifs qui enrichissent les Élites au pouvoir (nicotine, alcool, opioïdes synthétiques, etc.).

Si l’État juge dangereux pour les enfants de moins de dix ans de jouer dehors, la solution de l’État est de traiter les parents / tuteurs comme des criminels.

Chaque extension de contrôle crée de nouvelles couches d’intérêts acquis : plus de fonctionnaires qui ne gagnent rien à résoudre des problèmes, mais vont s’assurer qu’ils perdurent à l’avenir comme une forme d’emploi garanti, et plus de possibilités de distribuer des faveurs dans le système informel à deux niveaux de citoyens sans pouvoir et d’élites influentes.

La boite à outils de la crise : occasion politique

L’histoire nous apprend que les autorités considèrent les crises comme d’abord et avant tout une menace pour l’autorité de l’État, ensuite en tant que menace pour la richesse et le pouvoir des élites, et enfin comme une menace pour le système socio-économique qu’elles gouvernent.

Compte tenu de ces priorités de gestion de crise, leur première réponse est d’étendre leur autorité par tous les moyens nécessaires. Une fois que ces nouveaux pouvoirs sont en main, l’État les déploie pour limiter la menace infligée aux élites au pouvoir et à la structure qui soutient la richesse et la puissance de l’État et des élites.

Dans une structure de pouvoir centralisée, cette gestion de crise se manifeste comme un changement de règle sans avertissement pour augmenter la portée et le pouvoir de l’État. La justification tourne autour des pouvoirs d’urgence nécessaires pour protéger la nation, pouvoirs qui deviennent trop souvent permanents, car les pouvoirs une fois pris sont rarement abandonnés pour toutes les raisons exposées ci-dessus.

Bien que les changements de règles soient présentés comme étant à la fois nécessaires et bien planifiés, en réalité, le processus est celui de l’occasion politique : une précipitation précieuse pour faire tout ce qui limite les risques pour la richesse et le pouvoir des élites au pouvoir avant que l’opposition puisse  s’organiser et pour couvrir la prise de pouvoir dans le style habituel du Sauveur – nous agissons pour sauver le système dont vous profitez.

Mais cette opportunité revient à hausser le niveau de contrôle à la fois de l’État et des élites au pouvoir, car les prises de pouvoir appropriées conçues pour protéger l’État et les élites ne répondent pas réellement à la dynamique qui a engendré la crise en premier lieu. Cela aggrave plutôt le problème en introduisant des solutions qui traitent le problème comme un moyen rapide et sale de protéger le pouvoir et la richesse des élites du secteur privé et de l’État.

Ces corrections finissent par paralyser les mécanismes nécessaires pour réellement résoudre les sources systémiques de la crise.

La crise financière en boucle

Les crises financières sont inévitables, et l’État (qui comprend la banque centrale) cherche à les limiter en prenant le contrôle des marchés. Les exemples incluent la fermeture des marchés boursiers, la déclaration de fermetures des banques, l’émission d’une nouvelle monnaie, la fixation des salaires et des prix et l’interdiction de la vente à découvert.

Dans la crise financière actuelle qui a commencé en 2008 (et qui n’est pas encore finie), les banques centrales et les États ont en grande partie évité ces prises de contrôle directes des marchés en faveur d’une stratégie plus subtile de contrôle des ces derniers tout en conservant l’apparence des « marchés libres ».


Dans la partie 2, comment se défendre contre un reset injuste du système [Accès payant, NdT], nous examinerons les façons dont l’État américain et la banque centrale ont déjà étendu leur contrôle sur les marchés, par exemple grâce à l’achat massif d’actifs par les banques centrales et quels contrôles supplémentaires ils vont probablement imposer à mesure que la crise latente qui mijote éclate dans les années à venir.

Nous examinerons également ce que de simples citoyens peuvent faire pour se protéger des risques inévitables et des calamités inattendues que ce contrôle centralisé déclenchera.

Charles Hugh Smith

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Commentaires
Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. Seul le Peuple est souverain
  • La Laosophie est une philosophie de l'existence, très ancienne puisque nous l'avons fait remonter aux sources mêmes du début de la Philosophie Grecque, soit au VIIème siècle avant notre ère par l'intermédiaire de la première femme philosophe, SAPPHO.
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