Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

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WWIII : LES UNIPOLAIRES ET MULTIPOLAIRES EN S'AFFRONTANT VONT CREER UN HIVER POLAIRE

Publié le 8 mars 2018 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : LES UNIPOLAIRES ET MULTIPOLAIRES EN S'AFFRONTANT VONT CREER UN HIVER POLAIRE.

Grâce à Macron, le Hezbollah est en alerte Max, prêt à foncer sur Israël, suite aux démarches qu'il a faites, de vouloir le neutraliser lui-même Aoun. En fait Macron cherche à mettre le feu aux poudres et à provoquer Israël et l'Iran et le Hezbollah pour que le Deep state US intervienne alors que le Président Trump n'a plus qu'un rôle secondaire. Pendant ce temps Ben Salmane est à Londres pour recevoir les détails des interventions de la coalition dans la guerre de GOG et Magog.

Cela devient inévitable, car ils vont tous sans cesse dans le même sens et difficile de dire celui qu'il faut arrêter en premier, dans un cas Macron soutient Aoun, pour les catholiques du Moyen Orient qui ont cessé d'exister et sont mort en Martyrs sans qu'il intervienne, et il se rend en Arabie pour essayer de le contenir pour l'éloigner du Hezbollah. Emmanuel Macron fait la Politique du Pire et se sert du Liban pour jouer un rôle au Moyen-Orient là où il est inexistant, d’où sa bonne entente avec le Courant patriotique libre, le parti de Michel Aoun.

La France pousse les Maronites à s'allier avec Saad Hariri. C'est ce qu'on appelle la Politique irresponsable des va-en guerre, qui ne respecte plus la légitimité des Etats comme la Syrie, et le droit à l'autodétermination des Peuples par des interventions qui sont interdites dans le droit international, mais permises par les dérives humanitaires, les déstabilisation des Pays par leur diplomatie respective, et les actions inconsidérées des dirigeants, qui retombent immanquablement sur le Peuple. 

Sur l'éventualité du rapprochement du parti de Michel Aoun à celui de Saad Hariri aux élections législatives, il a déclaré: «Nous ne devons pas oublier que les relations de Michel Aoun avec le Hezbollah sont bonnes. À vrai dire, le parti de Michel Aoun est un parti pragmatique qui agit dans son propre intérêt. Donc, s'ils voient que le Hezbollah fonctionne dans le sens de ses intérêts, ils seront ravis de poursuivre leur alliance. N’oublions pas non plus que la France fait pression pour les Maronites du Liban… Aujourd'hui, le président français Emmanuel Macron se sert du Liban pour jouer un rôle au Moyen-Orient, d’où sa bonne entente avec le Courant patriotique libre, le parti de Michel Aoun. »

Le plan secret franco-saoudien pour éloigner le président Aoun du Hezbollah.(soit l'abattre par nos Daeshistes de Fabius qui font du bon boulot actuellement dans la Ghouta de Damas en massacrant les civils et en ne leurs permettant pas de sortir par les couloirs humanitaires.

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Wafiq Ebrahim, spécialiste libanais des questions stratégiques, dresse un tableau du climat politique au Liban avant les élections législatives. Il affirme que l’Arabie saoudite tente d’écarter Michel Aoun d’une alliance avec le Hezbollah.

L’Arabie tente de tirer Michel Aoun de son alliance avec le Hezbollah

Interrogé sur les hypothèses concernant les tentatives de Riyad de séduire le président libanais Michel Aoun via Saad Hariri, Wafiq Ebrahim a indiqué: « C’est vrai parce que l’Arabie saoudite, dépitée par ses défaites en Syrie, en Irak, au Yémen et son impuissance au Liban, tente de rallier le maximum de partis aux législatives afin de vaincre le Hezbollah et ses alliés et ainsi entraver leurs efforts de lutte contre les groupes terroristes dans la région. »

Plan Arabie-France-USA pour le Liban

Alors que l’Arabie saoudite avait été accusée d’avoir forcé Saad Hariri à la démission depuis Riyad en novembre 2017, le Premier ministre libanais s’est rendu de nouveau en Arabie saoudite.

Quatre mois plus tard, celui qui est finalement resté à son poste, a retourné à Riyad pour sans doute persuader les Saoudiens qu’il est toujours le Premier ministre du Liban.

Dans cet imbroglio géopolitique, les Saoudiens avaient bien programmé de maintenir Saad Hariri au poste de Premier ministre, d’écarter Nabih Berri de la présidence du Parlement et d’aborder les armes du Hezbollah lors des réunions parlementaires comme étant illégitimes.

Les désaccords entre Aoun et Berri persistent et le Hezbollah a empêché leur aggravation

Au sujet des différends entre le président Michel Aoun et le président du Parlement libanais Nabih Berri, et le rôle de réconciliateur du Hezbollah, il a précisé que le Hezbollah avait réussi à stopper la progression de leurs désaccords.

Le but du Hezbollah est de résoudre ces différends dans l’intérêt du Liban et il lui importe peu d’obtenir des sièges au Parlement. Michel Aoun a lui-même insisté sur le fait que les armes du Hezbollah servaient à lutter contre ‘Israël’ et le terrorisme.

La France pousse les Maronites à s’allier avec Saad Hariri.

Sur l’éventualité du rapprochement du parti de Michel Aoun à celui de Saad Hariri aux élections législatives, il a déclaré: «Nous ne devons pas oublier que les relations de Michel Aoun avec le Hezbollah sont bonnes. À vrai dire, le parti de Michel Aoun est un parti pragmatique qui agit dans son propre intérêt. Donc, s’ils voient que le Hezbollah fonctionne dans le sens de ses intérêts, ils seront ravis de poursuivre leur alliance. N’oublions pas non plus que la France fait pression pour les Maronites du Liban… Aujourd’hui, le président français Emmanuel Macron se sert du Liban pour jouer un rôle au Moyen-Orient, d’où sa bonne entente avec le Courant patriotique libre, le parti de Michel Aoun. »

Source: Avec PressTV

Pendant ce temps le Hezbollah est en alerte Max, prêt à foncer sur Israël, suite aux démarches à MACRON, de vouloir le neutraliser lui-même. En fait Macron cherche à mettre le feu aux poudres et à provoquer Israël et l'Iran et le Hezbollah pour que le Deep state US intervienne alors que le Président Trump n'a plus qu'un rôle secondaire. Pendant ce temps Ben Salmane est à Londres pour recevoir les détails des interventions de la coalition dans la Guerre de GOG et MAGOG.

Feu vert US à Israël: Hezbollah en état d’alerte

Feu vert US à Israël: Hezbollah en état d’alerte

Le Hezbollah a monté l’état d’alerte maximum de ses forces armées pour faire face à toute éventuelle invasion militaire du régime Tel-Aviv suite au feu vert donné par son allié américain, ont déclaré les sources bien informées au sein du mouvement libanais de la Résistance.

Suite aux nouveaux agissements du régime israélien, ces deux derniers jours, près de la frontière du Liban et le feu vert donné par les États-Unis, l’armée libanaise a annoncé l’état d’alerte maximum dans les régions au sud du Liban.

Selon les sources libanaises, malgré le feu vert de l’allié américain, Israël n’est pas encore entré en action par crainte des représailles du Hezbollah.

Le Premier ministre extrémiste israélien, Benjamin Netanyahu, a convaincu les autorités américaines que l’armée du régime Tel-Aviv entrera en action contre le Hezbollah, mais « toute intervention militaire contre le mouvement de la Résistance risque d’embraser la région et la réaction du Hezbollah en serait plus forte encore » ajoute la source.

À l’approche des législatives au Liban, il y a également le risque des attentats et de la liquidation des personnalités politiques dans le pays dans le but de saper les élections et de déstabiliser le pays.

Déclaration conjointe du Président de la République, Emmanuel Macron, et du Président libanais Michel Aoun: 

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d'abord à remercier le président de la République libanaise, le général Michel AOUN, pour sa présence ici à Paris. Nous nous étions vus dans un autre cadre il y a quelques mois - je vous avais rendu visite pendant la campagne présidentielle française, vous m’aviez fait l'amitié de me recevoir - nous nous étions donnés rendez-vous ; le rendez-vous est tenu. Et signe de la force de l'amitié entre nos deux pays, je me réjouis que cette visite d'Etat, votre visite d'Etat en ce début de mandat, soit la première que j'ai souhaité accueillir.

Nous venons d'avoir un entretien dense et fructueux dans le prolongement de cette première rencontre à Beyrouth en janvier dernier, qui n'a fait que renforcer notre conviction mutuelle sur la nécessité de travailler ensemble, à la fois sur les sujets bilatéraux mais également sur l'ensemble des défis régionaux. Nous pensons l'un et l'autre, que le Liban doit pouvoir, dans un Moyen-Orient troublé, continuer de servir de modèle de tolérance, de pluralisme et de démocratie qui est le sien. A cet égard, je veux ici dire les progrès qui ont été faits par le Liban depuis votre élection en octobre dernier. Je me souviens de ma visite au Liban où on attendait une loi électorale, elle a ensuite été adoptée. Les progrès n'ont cessé ensuite, grâce à votre engagement et vos efforts, d'être conduits. Et l'année prochaine, le parlement libanais pourra se renouveler et la remise en marche des institutions libanaises sera complète.

J'ai reçu votre Premier ministre, Monsieur HARIRI, ici même il y a quelques semaines. Il travaille activement à la relance de l'économie et au renforcement de l'Etat libanais, qui fait face à de nombreux défis, et au premier rang desquels - j'y reviendrai - la crise des réfugiés et les menaces qui pèsent sur la sécurité du pays. Je veux à ce titre redire ici, à la suite de l'entretien que nous venons d'avoir, l'attachement tout particulier de la France à la souveraineté, l'unité et l'intégrité du Liban dont la sécurité et la stabilité constituent un enjeu majeur pour l'ensemble du Moyen-Orient mais également pour l'Europe. Le Liban comme la France est sévèrement touché par le terrorisme et je veux ici rendre hommage au courage et à l'abnégation dont l'armée libanaise a fait preuve cet été dans son combat contre les djihadistes de Daech, à la frontière avec la Syrie. L'armée libanaise et les forces de sécurité du pays payent depuis plusieurs années un lourd tribut de leur engagement au service de la population et doivent être aidées davantage, car cette victoire ne signifie pas la fin de la menace terroriste au Liban. C'est pour cette raison que la France a décidé de renforcer son soutien au Liban et de répondre aux besoins actuels des forces de sécurité libanaises, en partageant son expérience et son savoir-faire dans les domaines de la lutte antiterroriste, de la défense civile, du déminage, à travers l'envoi d'experts ou encore l'ouverture en octobre d'une école régionale de déminage humanitaire.

La France souhaite également travailler à une échelle plus grande en mobilisant l'ensemble de nos partenaires autour d'une conférence de soutien à l'armée libanaise qui pourrait être organisée avec l'Italie et les Nations unies et nous venons de l'évoquer à nouveau. Cette conférence est importante pour vous. Nous la soutenons et les premiers contacts ont été pris à cet effet.

C'est aussi avec le même engagement que notre soutien à la sécurité du Liban continuera par ailleurs à se matérialiser à travers notre présence à haut niveau au sein de la FINUL dont le travail au sud du Liban permet depuis plus de onze ans de préserver une paix précieuse à la frontière avec Israël. L'objectif de la France est de parer aux menaces qui pourraient venir compromettre cette paix en œuvrant au renforcement des capacités de l'armée libanaise afin que le gouvernement soit pleinement en mesure d'étendre son autorité sur l'ensemble du territoire.

Au-delà de ces sujets fondamentaux de sécurité et d'engagement militaire, c'est d'un Etat fort au Liban dont la France a besoin et que la France encourage. Depuis votre élection, votre engagement constant à cet effet est extrêmement précieux à nos yeux. En effet, le renforcement de l'Etat libanais est absolument primordial pour assurer la sécurité dans la durée du pays et il l’est aussi pour lui permettre de faire face à la présence massive et prolongée d'environ un million et demi de réfugiés syriens. Le Liban porte aujourd'hui un fardeau trop lourd pour lui. L'absence d'une solution politique crédible en Syrie empêche le retour durable dans leur pays de ses réfugiés. Aussi, notre volonté est de pouvoir travailler activement avec vous, avec les Nations unies, sur cette question liée évidemment à la stabilité et la sécurité régionale. Le peuple libanais et les autorités libanaises, main dans la main avec leurs partenaires locaux, font preuve aujourd'hui d'un engagement et d'un sens moral remarquables mais notre volonté est de pouvoir trouver une solution politique à la crise syrienne - c'est l'initiative française d’un groupe de contact. Je souhaite pouvoir travailler pleinement avec vous comme nous avons commencé à le faire et c'est dans le cadre de la solution politique trouvée à cette crise que le sujet des réfugiés aujourd'hui au Liban peut être utilement et durablement traité.

La France est déterminée également à accompagner tous les efforts internationaux déjà entrepris pour aider le Liban, premier récipiendaire de l'aide française, dans le prolongement des conférences de Londres et de Bruxelles notamment. Elle sera fidèle à son engagement de verser 100 millions d'euros de dons de 2016 à 2018 mais nous souhaitons également faire plus au cours des prochaines années, notamment à travers l'action de l'Agence française pour le développement qui est engagée depuis longtemps au Liban. Elle y a signé depuis 1999 une trentaine d'accord de financement pour un montant cumulé d’un milliard d'euros.

Lors des prochaines années, l'AFD continuera ses activités en faveur du développement du pays tant au moyen de prêts que de dons et en 2017, elle versera notamment près de 19 millions d'euros de subventions au Liban dans le cadre de l'initiative Sawa pour le Moyen-Orient. Je souhaite aussi que nous puissions organiser une nouvelle conférence permettant de structurer cette aide et de structurer l'aide internationale et de le faire dans un cadre utile pour avoir de véritables résultats. Je sais que vous êtes attaché, comme votre gouvernement, à ce que ces résultats soient concrets. C'est aussi dans le contexte que vit aujourd'hui le Liban, ce que nous vous devons. La France a toujours aidé le Liban dans les situations de crise et elle continuera à le faire, également en mobilisant l'ensemble de ses partenaires internationaux.

Comme je l’ai annoncé lors de la visite du Premier ministre HARIRI, nous souhaitons travailler en effet à l'organisation d'une conférence des investisseurs pour le Liban, pour la relance de l'économie mais avec des résultats concrets et pas simplement l'annonce de chiffres déjà existant. Je sais que vous êtes attaché à des conférences utiles, moi aussi. Le Liban n'a que trop souffert et nous avons à cœur de l’épargner des crises que traverse la région ; aujourd'hui, la France considère que le maintien par le gouvernement libanais d’une stricte politique de dissociation vis-à-vis de ces conflits, est le meilleur moyen de préserver la stabilité du Liban. Toutefois, pour parvenir à régler la crise des réfugiés et la question du terrorisme et pour être plus généralement en mesure d'offrir un futur viable et une existence digne aux habitants de la région, nous avons besoin d'une solution politique, comme je le disais, à la crise et je souhaite, au-delà de ce que j'ai pu évoquer la semaine dernière à New York, que durant les prochaines semaines, nous puissions ensemble structurer ce groupe de contact et œuvrer utilement avec l'ensemble des partenaires de la région.

Les épreuves que nous avons à traverser sont difficiles, éprouvantes, exigeantes mais nous nous tenons ici côte-à-côte, la France et le Liban, et c'est la preuve de notre amitié indéfectible, de notre détermination à promouvoir ce en quoi nous croyons. Votre visite d'Etat en France nous permettra, notamment à travers les entretiens qu'il vous sera donné d'avoir avec les différents membres du gouvernement et les présidents des assemblées, d'étudier ensemble les pistes de renforcement de notre coopération. Notre objectif commun est d'en assurer le meilleur suivi au cours des prochaines années. Un accord-cadre de coopération prévoyant des points d'étape réguliers entre nos administrations pourrait ainsi être un outil utile. Sur le plan culturel, nous avons également beaucoup à faire ensemble car nous avons un passé commun et je veux ici redire combien je tiens à la francophonie, à la francophilie de votre pays et à la vôtre, Monsieur le Président, et combien je souhaite que dans les prochaines années, dans le cadre de cette coopération bilatérale, nous puissions renforcer les initiatives prises au niveau de l'enseignement du français pour les plus jeunes comme pour les adultes, à travers le rayonnement de l'action culturelle française partout dans notre pays. C'est un engagement fort que j'ai pris de manière générale et je souhaite qu'il soit particulièrement vivace au Liban qui est le creuset de la francophonie et de la francophilie dans la région. Cela fait partie de votre spécificité, cela fait partie aussi de votre histoire, celle de notre pays et la vôtre, personnelle.

Nous travaillons actuellement à l'élaboration d'une feuille de route pour la francophonie visant à pérenniser la place privilégiée qu'occupent la langue et la culture française au Liban, tant dans l'éducation que dans les arts et la presse et ce projet, ainsi que l'accord-cadre de coopération que j'évoquais, pourraient faire l'objet d'une signature à Beyrouth lors de ma prochaine visite en 2018.

Dans les prochains mois, les membres du gouvernement français, des parlementaires, des élus locaux, les membres de la société civile se rendront également au Liban et travailleront dans de nombreux domaines à l'approfondissement des liens entre nos deux pays.

Voilà Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministre, Mesdames, Messieurs, ce que je voulais rappeler avant qu’ensemble, nous nous rendions à l'exposition « Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire » à l'Institut du monde arabe parce que je connais votre attachement au dialogue entre les religions et la diversité religieuse au Moyen-Orient et parce que ce combat pour les chrétiens d'Orient est aussi un des combats emblématiques de ceux que la France veut mener dans la région. Merci à vous.

Serions-nous devenus fous ? Syrie, c’est Bachar qui protège les Kurdes et les Etats Unis les islamistes et les français laissent faire pour avoir des attentats en France et une guerre civile qui les feront encore appeler MACRON.

On parle des civils bombardés dans la Goutha. Il faudrait rajouter que comme à Alep ou Raqqa ils servent de boucliers humains aux djihadistes. Mais rien sur les centaines de victimes des bombardements turcs à Afrin.

En France, Macron et le Drian sont les dignes héritiers de Hollande et Fabius. Ils trahissent les Kurdes et n’ont qu’un objectif, faire tomber le gouvernement syrien. Florence Parly sauve l’honneur. Seule elle a pris la défense des Kurdes et a tenté de s’opposer à l’indigne sauvetage de Daech par les Américains. Seule elle a dit tout le mal qu’elle pensait du retour des djihadistes en France

L’Amérique protège OUVERTEMENT les islamistes et trahit les Kurdes

Les Américains entendent contrôler une partie de la Syrie et ils comptaient sur les Kurdes

Ils veulent empêcher par là le régime de Damas de reprendre le contrôle de l’ensemble de la Syrie car ils ne veulent pas qu’une complète victoire de Bachar al-Assad offre un triomphe politique à la Russie et permette à l’Iran, surtout, de confirmer sa percée au cœur du monde arabe. Moscou, Téhéran et Damas protestent à l’unisson contre ce qu’ils dénoncent comme une volonté américaine d’opérer une partition de la Syrie.

Recep Erdogan, le président turc s’en est violemment pris lundi à ce qui est pour lui une trahison des Américains dont il est l’allié au sein de l’Otan.

Les Américains et les occidentaux ont donc lâché les Kurdes. Les Américains comptent sur d’autres alliés pour se maintenir en Syrie et nuire à Bachar et aux Russes

Les Americains n’ont cessé d’évacuer les combattants de Daesch de la zone kurde vers le sud est de la Syrie pour combattre Bachar Al Assad.

C’est un article d’un site complotiste ?, hélas, non, puisqu’il s’agit de L’Express et du Nouvel Observateur intitulé très exactement “Exfiltration de djihadistes à Raqqa : l’accord arrangeait tout le monde… sauf la France”…

Je vous le laisserai le lire et vous forger votre intime conviction, y compris sur les motivations inavouées ou encore sur la tentative d’habillage des journalistes, qui justifie cet accord où 3 000 personnes, dont un paquet de potentiels futurs terroristes, ont pu fuir l’armée syrienne avec notre complicité non seulement tacite mais, plus grave, active.

“Le sujet est sensible. Le 14 octobre au soir, trois jours avant l’annonce officielle de la chute de Raqqa, ex-“capitale” du groupe État islamique, un vaste convoi quittait la ville. Près de 200 véhicules, bus, camions, voitures, tous escortés par des forces kurdes : le résultat d’un accord d’exfiltration négocié avec le Conseil civil de Raqqa, visant à priver de boucliers humains les derniers combattants de Daech et à stopper le bain de sang (au moins 1 200 morts civiles en quatre mois, selon l’ONG OSDH).

http://information.tv5monde.com/info/syrie-un-encombrant-accord-secret-pour-evacuer-de-raqqa-les-combattants-de-daech-203547

Des combattants des forces démocratiques syriennes (FDS) ont confirmé à l’agence vidéo de RT, Ruptly, avoir tourné des images montrant des centaines de terroristes de Daesh en train de quitter sans entraves la ville de Raqqa, leur dernier bastion en Syrie, en bus et en camions.

“Grâce aux révélations de plusieurs médias, dont France 24 et la BBC, dans une retentissante enquête intitulée “le Sale Secret de Raqqa”, on sait aujourd’hui que c’était un mensonge : parmi les près de 300 djihadistes exfiltrés avec leurs armes et leurs familles, figuraient des dizaines de combattants étrangers et même des Français. L’armée américaine a reconnu cette “possibilité”. Le colonel Patrik Steiger, porte-parole de l’armée française, a déclaré ce jeudi que la coalition s’était initialement opposée à un tel accord. En vain.”

Un Français, un certain Abu Basir al-Faransy, témoigne pour sa part depuis la localité d’Idlib, où de nombreux combattants ont trouvé refuge. « Certains de nos frères français sont repartis pour la France pour mener des attaques », indique-t-il.

https://www.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20171116.OBS7434/exfiltration-de-djihadistes-a-raqqa-l-accord-arrangeait-tout-le-monde-sauf-la-france.htm

Dès septembre Russes et Turcs accusent :

Les hélicoptères américains ont évacué des leaders et certains éléments de DAESH pour les exploiter dans d’autres régions », ont ajouté les mêmes sources, soulignant que deux parmi les dirigeants de l’organisation étaient d’origine européenne, sans préciser leurs nationalités ou celle des autres

.En ce moment les irakiens et les Kurdes accusent

Les habitants de la ville syrienne de Hassaké affirment, ce mercredi 21 février, avoir vu des hélicoptères américains en train d’évacuer les éléments de Daech détenus dans une prison contrôlée par les Kurdes.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/21/553164/Afghanistan-hlicoptres-Daech-Irak-prison-Kurdes-Etats-Unis-Syrie-Hassak

Enfin et là c’est irréfutable les américains ont bombardé les Russes et les Syriens

Dans la nuit du 7 au 8 février, les forces américaines dans la région de Deir-Ezzor, ont attaqué des forces loyalistes qui luttaient sur place contre les terroristes de Daesch. Même si les vidéos diffusées font dire aux spécialistes que les protégés des états Unis sont liés à l’état islamique les Américains disent avoir protégé des Kurdes des FDS. Invraisemblable.

http://www.afrique-asie.fr/les-etats-unis-continuent-a-bombarder-les-allies-de-larmee-syrienne/

Selon l’agence de presse russe Sputnik, les enregistrements vidéo, partagés sur les réseaux sociaux comme YouTube et Facebook, montrent le transfert des terroristes de Daech par les hélicoptères de la coalition américaine.

« Des habitants de Hassaké ont vu les hélicoptères américains se poser dans l’enceinte d’une prison contrôlée par les Kurdes, avant d’évacuer les détenus appartenant au groupe terroriste Daech »

Le sultan mobilise les combattants de Daesh et de Nosra (al Qaida) et lance son armée contre les kurdes syriens

Patrice Franceschi. « Nos diplomates pensent qu’il faut y aller plus doucement, plus progressivement… La présence de la Turquie au sein de l’OTAN pose aujourd’hui un réel problème. Comme nous l’ont révélé des décideurs français lors d’une récente réunion à l’Elysée, il est inenvisageable pour la France de tirer sur des chars ou des avions faisant partie des forces de l’OTAN (…). Tant que la Turquie en fera partie, elle bénéficiera d’une certaine protection et elle le sait. Pire, elle est aujourd’hui un cheval de Troie pour les groupes djihadistes dans l’OTAN ».

Poutine souhaitait marginaliser les occidentaux en se rapprochant de la Turquie, en conservant son alliance avec l’Iran et tout cela sans se brouiller avec Israël. Prudence extrême qui le conduit à ne pas s’opposer à l’attaque des Turcs contre les Kurdes. Ces derniers n’ont d’autre choix possible que de se rapprocher du gouvernement syrien. Pourquoi Poutine vient-il de donner son feu vert à Bachar qui voulait récupérer la zone kurde ? Le bombardement américain sur des troupes russes à Deir Ezzor a été décisif

Bachar protège les Kurdes et force la main à Poutine

Une des conséquences de l’offensive turque contre Afrin : le rapprochement entre l’armée syrienne et les YPG. Le nationalisme syrien demeure une réalité malgré la guerre. Un ennemi extérieur cela ressoude les Syriens.

Or, c’est à la demande des YPG que le gouvernement syrien a dépêché le 20 février ses troupes dans la région pour prendre position à la frontière et contribuer à la défense de l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la Syrie. En réponse, la Turquie a ouvert le feu sur le trajet des forces syriennes.

Les combattants pro-régime seraient entrés à Afrin malgré le pilonnage turc Le journaliste kurde Ciwan Quereman, présent à Afrin lors de l’arrivée des combattants pro-régime, témoigne « Ces combattants des forces populaires sont arrivés avec leur armement et tout leur matériel militaire. Dès leur arrivée dans la région, ils ont essuyé des bombardements de l’aviation turque. Ce sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG) qui ont demandé le soutien de Damas. Les Kurdes ont demandé l’intervention de l’armée syrienne dans la région d’Afrin pour garder nos frontières. Les autorités syriennes ont donc répondu favorablement à l’appel lancé par les Kurdes. Au final, la région d’Afrin est autant kurde que syrienne. Afrin est sous la souveraineté de la Syrie. Donc il est normal que les forces syriennes protègent un territoire syrien face à cette agression turque. »

Un compromis est-il possible ?

Il supposerait que le sultan soit assuré de ne pas avoir un Etat kurde indépendant. Pour les kurdes l’objectif n’est plus l‘indépendance mais une Syrie fédérale

Khaled Issa :

« c’est une violation du droit international et des frontières de la Syrie. Nous faisons partie de l’Etat syrien et nous n’avons jamais eu la prétention de remettre en cause ses frontières. Bien sûr, nous avons un programme politique clair mais il s’inscrit dans le cadre de la Syrie. Nous sommes conscients que le régime actuel à Damas n’est pas démocratique, que la contestation initiale du peuple syrien en 2011 a été détournée de son but par l’intervention de pays étrangers. Ces ingérences ont contribué au retour du confessionalisme et du terrorisme. C’est pour cela que nous avons opté pour une troisième voie, un projet qui s’inscrive à l’intérieur de la Syrie où nous prévoyons un système fédéral et démocratique. Nous pensons qu’une société multiethnique et multiconfessionnelle ne peut pas être bâtie sur la légitimité d’une seule nation ou d’une seule religion. « 

Poutine devra également rassurer Israel devant une présence iranienne forte en Syrie, les Russes joue le respect des frontières syriennes. CE PAYS EST ACTUELLEMENT PARTIELLEMENT ENVAHI par les Turcs et les Américains.

Ma fin rêvée de Macron-la-honte et du bal des voleurs

Par Bruno Adrie – Le 26 février 2018 – Source Bruno Adrie

L’âne de Zo d’Axa par Steinlein

Aujourd’hui, lorsque je contemple la tragédie humaine déclenchée et entretenue par les pays occidentaux en Syrie, je souffre pour les victimes exécutées lâchement par nos alliés soudards et terroristes. Je souffre de toutes les peurs, de tous les deuils, de toutes les meurtrissures et de tous les désespoirs ineffaçables qui ont été gravés dans le cœur d’une nation par le fer et le feu d’une guerre insensée.

Mais je ne souffre pas seulement, j’ai honte aussi, non pas d’être français, mais de voir ce que la France est devenue entre les doigts roses et manucurés d’une clique de hauts fonctionnaires, de chefs de bureaux, de petits diplômés arrogants aux regards pleins de mépris, de minets et de minettes privilégié.e.s, brossé.e.s et toiletté.e.s, vivant grassement – très grassement – à l’abri d’une crise qu’ils/elles entretiennent comme un incendie pour semer la mort et la démunition dans l’intérêt du Moloch affairiste néocolonial dit mondialisé.

J’ai honte de cette élite autoproclamée, poseuse, naïve au fond car ne doutant pas de son élitisme pourtant de ferblanterie, de cette bureaucratie du désespoir rémunérée par l’État, puis par le privé, puis par l’État, et ainsi de suite – ils appellent ça du pantouflage, moi j’appelle ça de la trahison – pour détruire, non seulement les salaires, mais aussi les savoir-faire, la culture, l’éducation et les solidarités qui doivent être le ciment d’une société et d’une civilisation.
J’ai honte de vivre dans ce pays dévasté par les propagandes, peuplé par une masse désormais avachie, a-plat-ventriste, saignée sous les dents d’une réclame qui la vampirise, endettée pour des babioles tape-à-l’œil et toujours hors de prix, troupeau naïf bêlant, courant à l’abattoir de la consommation et qui voudrait voir gravées dans le marbre – parce qu’il a sa fierté – ses convictions liquides toutes aspirées aux mamelles fétides d’une presse élevée dans les étables de la connivence.

Et c’est en vain que j’attends le moment de la grande grève des imbéciles enfin transfigurés, que j’attends le moment où ils cesseront d’acheter le papier fané des journaux, où ils préféreront les documentaires animaliers aux bulletins d’information présentés par les caniches de la bourgeoisie, où ils tourneront le dos aux meetings politiques organisés par des incapables de profession, où ils réagiront comme un seul homme – ou comme une seule femme – coupant le contact, refusant toutes les gueuleries déversées par les instances communicationnelles qui tirent leurs millions de la bêtise, de l’irréflexion, du mimétisme grégaire, des croyances enfoncées à coups de slogans marteleurs et des habitudes jamais fouillées par le tranchant d’une conscience impitoyablement aiguisée.

Nul besoin d’être de droite ou de gauche pour les envoyer paître et les mettre sur la paille tous ces flibustiers vivant du pillage de la nation. Il suffit de couper les robinets de la consommation, de vivre avec le moins possible matériellement et avec le plus possible spirituellement et intellectuellement. Et de savoir aussi se tourner vers l’Autre et l’aider – oh, pas grand chose – d’une parole, d’un geste, d’un regard, ça coûte si peu. Et surtout de ne pas lui nuire.

Le jour où nous ferons cet effort, ils tomberont, et ne pourront rien contre la somme de toutes nos paroles, de tous nos gestes et de tous nos regards, parce qu’enfin nous regarderons le Vrai.

Ce sera la fin de Macron-la-honte et de ses semblables, ce sera la fin du bal des voleurs.

Oh pardon, je rêvais, je m’étais endormi. S’il vous plaît, oubliez que nous sommes 40 millions de Français qui pensent cela et que nous n'avons aucun représentant sauf Marc Jutier, celui qu'il faudrait élire en 2022, mais le paquet de gros cons déjà à la retraite qui essaient sur cette ligne de se présenter pour exister et torpiller leurs électeurs, ne se sont pas résolu à abandonner la Politique du pire et leurs raisonnements bornés, de la droite à l'extrême droite et de la gauche à l'extrême gauche, toujours financés par les Rothschild et la Franc-Maçonnerie  qui n'aime plus que Macron et divise les autres pour continuer à exister !

Bruno Adrie

Un nouveau système de sécurité globale pour un monde multipolaire

Le rôle de la Russie et de la Chine

Par Tayyab Baloch – Le 17 novembre 2017 – Source katehon.com

 

La Chine a émergé sur la scène internationale en tant que « puissance mondiale » dotée d’une incontestable capacité militaire et de la croissance économique la plus fulgurante au monde. Le commandement chinois n’a pas seulement mis un frein aux manœuvres étasuniennes visant à empêcher la Chine de devenir une puissance mondiale, il a également prouvé que les Chinois ont les moyens de réparer, grâce au développement économique, les dégâts causés par les tentatives US de maintenir leur hégémonie. La lutte menée par la Russie pour réintégrer l’échiquier international en tant que superpuissance comparable à ce qu’était l’URSS a porté ses fruits sous la direction de Vladimir Poutine. Les dirigeants des deux pays, Chine et Russie, ont pris conscience du fait que le seul moyen de mettre en échec le monde unipolaire réside dans la mise en place des institutions d’un nouveau monde multipolaire passant par un basculement des centres de pouvoir. Concrètement, le partenariat stratégique sino-russe met en place un nouvel ordre mondial fondé sur la paix et le développement.

L’an dernier, les deux pays ont célébré de concert le 70e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale en conviant les dirigeants du monde multipolaire à assister aux parades militaires des armées sur la Place Rouge et la place Tiananmen. La quasi-totalité des pays de la planète et leurs armées y ont pris part, à l’exception des USA et de l’Europe. Les États-Unis et le bloc occidental de l’OTAN qui ont boycotté les cérémonies russe et chinoise célébrant la victoire sur le nazisme et le fascisme sont précisément ceux qui entraînent le monde vers une guerre totale, alors que la Russie et la Chine ont combiné leurs efforts pour préserver le monde de ce péril de guerre naissant. Ce partenariat global entre Moscou et Pékin laisse à penser que les deux puissances sont prêtes à défendre le monde contre les manœuvres perfides ourdies par les USA. Voilà pourquoi les deux superpuissances mondiales ne se contentent pas d’élaborer un dispositif de sécurité commune pour la sûreté du monde mais s’apprêtent également à faire front de la Mer Noire à la Mer de Chine méridionale contre un ennemi commun.

L’ordre mondial multipolaire conduit par la Chine et la Russie garantit une prospérité mondiale par le jeu d’une intégration régionale pacifique. Cela explique les tentatives des États-Unis et de leurs vassaux d’empêcher l’avènement de cette multipolarité au moyen d’une stratégie d’encerclement de la Russie via l’OTAN et de confinement de la Chine via un projet d’OTAN asiatique. Dans ce scénario émergent, le monde fait face à un tournant inédit sur l’échiquier géopolitique. La Turquie, membre de l’OTAN, se prépare à rejoindre la Chine et la Russie tandis que l’Inde, qui fait partie des BRICS et de l’OCS, à l’initiative desquels se trouvent les Russes et les Chinois, est en passe de se rallier à la politique d’endiguement de la Chine menée par les USA. Les spécialistes pensaient jusque là que ce serait le Pakistan, qui se trouvait être le plus proche allié des USA, qui ferait front commun avec la Russie et la Chine.

Cette étude vise à examiner le dispositif sino-russe de sécurisation de l’Asie du Pacifique dirigé contre la poussée belliciste des USA en Asie, en mettant en lumière la politique étasunienne de confinement contre ces superpuissances émergentes qui bâtissent un ordre mondial multipolaire visant à mettre fin à l’hégémonie unipolaire établie sur le globe.

La vision de Xi et la préparation des Chinois à la guerre

Des reportages journalistiques laissent entendre que la Chine a enjoint ses citoyens à se tenir prêts pour une éventuelle troisième guerre mondiale. Cette mesure auto-protectrice a été prise par le haut commandement chinois dans le but de protéger sa souveraineté à la suite de la tenue d’une soi-disant cour internationale d’arbitrage concernant le litige en Mer de Chine méridionale. La Chine ne s’est pas contentée de rejeter le jugement partial rendu par ladite cour dans cette affaire, elle s’est aussi engagée à prendre des mesures pour garantir la sauvegarde de ses revendications territoriales et de ses voies maritimes. Le commandement chinois actuel est déterminé à faire du rêve de la Chine une réalité. Ainsi, le président Xi Jinping a dévoilé sa conception de réhabilitation de l’ancienne route de la soie à travers des Belt Road initiatives modernisées dans le but de mettre en relation le monde entier au moyen des ponts terrestres et des voies maritimes.

Suite à la proclamation des Belt Road initiatives par Xi Jinping, les USA ont donné un coup d’accélérateur à la « guerre hybride » contre la Chine afin de bloquer ses routes commerciales en alimentant les contentieux territoriaux entre les Chinois et les pays voisins. Dans cette optique, les États-Unis tentent de mettre en place leur propre pacte de sécurité en Asie du Pacifique, impliquant les régimes actuellement en place au Japon, en Corée du Sud et en Australie, tandis que l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ANASE) et l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR) sont également mobilisées. En Asie du Sud, Washington est parvenue à aligner New Delhi sur ses positions pour contrer Pékin dans la région alors que la posture adoptée par l’Inde en mer de Chine méridionale demeure ambigüe. L’inclination actuelle de l’Inde en faveur des USA laisse à penser qu’elle ralliera le projet d’un OTAN asiatique sous contrôle US dirigé contre la Chine. Bien que partie prenante des institutions du monde multipolaire, l’Inde gouvernée par Modi s’est mue en tête de pont pour l’hégémonie mondiale unipolaire. Comme l’a écrit l’auteur d’un article intitulé « La Russie au sein de l’ASACR » : « L’Inde était également aux côtés de la Russie et de la Chine au cœur des BRICS et de l’OCS, mais la démarche actuelle de Modi consistant à aligner l’Inde sur les positions des partisans d’un monde unipolaire risque de mettre en péril la multipolarité mondiale. »

Les tensions actuelles entre les USA et la Chine sont le fruit des velléités de Washington d’instrumentaliser ces états contre Pékin. Dans les faits, les USA travaillent à l’élaboration d’un OTAN en Asie contre la Chine. Mais cela ne signifie en rien que cette initiative anti-chinoise sera couronnée de succès, dans la mesure où cela entraînera guerre et destruction pour le monde tout entier ; par ailleurs, la Chine est en mesure d’offrir une intégration et un développement régionaux attrayants dans la perspective d’une résolution de tous les contentieux territoriaux et régionaux. Le fait que la Russie se soit jointe à la Chine pour faire de la formule « le futur c’est l’Asie » une réalité, y est pour beaucoup.

La Russie, un arbitre en Asie

Sous la direction du président Poutine, la Russie a recouvré son statut de superpuissance mondiale depuis la dissolution de l’Union Soviétique. Les succès russes en Syrie démontrent que la Russie est prête à se battre pour la paix mondiale. Factuellement, la Russie est devenue le symbole de la résistance contre l’hégémonie unipolaire car elle est à ce jour le seul pays à s’opposer à la mentalité de guerre froide des USA, et ce depuis 70 ans ; dans la perspective d’une guerre mondiale qui se profile, la Russie s’est mise à incarner l’espoir d’un monde multipolaire ayant les moyens de mettre en échec la collusion USA/OTAN. C’est pour cette raison que les États-Unis présentent la Russie comme une redoutable menace pour la sécurité de l’Europe et aspirent à l’encercler au moyen des forces dont dispose l’OTAN. Sous les ordres de l’Oncle Sam, ces forces se sont rapprochées des frontières de la Russie à la faveur d’un conflit ukrainien instrumentalisé dans ce but. Malgré les tentatives d’entraver l’ours russe par le biais des sanctions européennes, la Russie a exploité l’opportunité que représentaient ces sanctions pour reconfigurer son économie et envisager l’Asie comme une option alternative à l’Europe.

À présent, la Russie est devenue l’un des partenaires commerciaux et stratégiques les plus importants pour les pays asiatiques. Dans les faits, la diplomatie multipolaire russe met à contribution les nations asiatiques dans le parachèvement de son projet de grande Eurasie. Récemment, au cours du sommet réunissant la Russie et l’ANASE à Sotchi, l’Association sud-asiatique a démontré son intérêt pour ce partenariat en signant un accord de libre échange (ALE) avec l’Union Économique eurasiatique (UEEA) dirigée par la Russie, tandis que cette dernière a également proposé de tisser des liens économiques et stratégiques plus étroits entre l’UEEA, l’ANASE et l’OCS.

L’engagement complet de la Russie aux côtés des nations asiatiques assure le statut de « médiateur » à la Russie dans la résolution des conflits et des litiges territoriaux. Alors que les Russes assument leur rôle de médiateur pour atténuer les tensions entre la Chine et le Vietnam, ils tiennent également celui d’arbitre entre la Chine et l’Inde en fournissant à celles-ci la tribune des BRICS et de l’OCS pour régler leurs contentieux frontaliers. Sous la houlette de l’OCS, le Pakistan et l’Inde se voient offrir l’opportunité de trouver une issue au conflit qui les oppose par la voie d’une intégration pacifique.

Le contrôle russe de la Ceinture de feu dans le Pacifique

Après avoir pris la mesure de la menace que pouvait représenter l’Amérique à l’encontre de la Chine à l’occasion du contentieux de la Mer de Chine méridionale, la Russie a décidé de masser son armée à proximité du territoire japonais sur les Îles Kouriles, aussi connues sous le nom de Ceinture de feu du fait de leur nature volcanique. L’archipel des Kouriles russes au cœur du Pacifique a renforcé la place de la Russie dans la sécurisation de cette zone océanique. L’accroissement de la présence militaire et l’installation de systèmes de missiles sur les côtes ont changé la donne. Dans le même temps, la Russie prévoit également de constituer une flotte pour le Pacifique basée dans l’archipel des Kouriles.

En réalité, c’est la nouvelle militarisation du Japon qui explique principalement le renforcement militaire russe sur les Îles Kouriles, si l’on considère que la tendance japonaise à la militarisation s’inscrit dans la stratégie du « pivot asiatique » mise en place par les USA. Le Japon, sous le gouvernement Abe, est devenu un « État vassal » des États-Unis. Le régime en place au Japon a adopté un projet de loi controversé autorisant les forces armées nationales à engager le combat à l’étranger. En d’autres termes, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’armée japonaise peut prendre part à des missions à l’étranger, c’est-à-dire participer à une guerre menée par l’OTAN, particulièrement du fait que le Japon est considéré comme l’un des membres fondateurs du projet d’OTAN-bis en Asie, et ce à la demande des USA dans le but de contrer la Chine.

Bien que le Japon ait revendiqué certaines de ces îles, celles-ci reviennent pleinement de droit à la Russie conformément aux traités internationaux. Ce contentieux constitue le principal obstacle à l’établissement d’un traité de paix entre la Russie et le Japon depuis la Seconde Guerre mondiale, au même titre que dans le développement actuel d’un contexte propice à un troisième conflit mondial. Les installations militaires russes sur ces îles du Pacifique favorisent une alliance de la Chine avec la Russie, et cette initiative stratégique semble jouer un rôle stabilisateur dans la région d’Asie pacifique.

La sécurisation multipolaire en Asie pacifique

La Chine et la Russie s’emploient à bâtir un cadre de sécurité mondial multipolaire ainsi que de nouveaux mécanismes impliquant une coopération gagnant-gagnant dans les relations internationales en mettant un frein « la loi de la jungle » que les USA et l’OTAN ont imposée au monde.

Lors du mois d’août de l’année dernière, le ministre des affaires étrangères russe a écrit un article portant sur la formation d’un nouveau monde multipolaire (polycentrique) qui a été publié dans divers médias russes et chinois sous le titre « Les tentatives de falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sapent les fondations d’un nouvel ordre mondial ». Dans cet article, le ministre Lavrov déclare que « la Russie et la Chine s’accordent sur des approches équivalentes ou proches quant aux problématiques modernes cruciales, elles se prononcent conséquemment en faveur d’un nouvel ordre mondial polycentrique reposant sur le droit international, le respect des identités des différents peuples, leur droit à choisir en toute indépendance leur voie de développement ». D’où le discours du président chinois Xi Jinping qui, durant son allocution prononcée au cours de la 70e session de l’assemblée générale des Nations Unies, a lancé une mise en garde retentissante stipulant que la « loi de la jungle » ne devrait pas définir la façon dont les pays gèrent leurs relations – le bellicisme provoquerait un retour de bâton. A présent, la communauté internationale observe de quelle façon la Russie et la Chine refondent les relations internationales sur des bases plus saines en créant de nouvelles institutions multipolaires dans le but de développer un avenir meilleur et plus sûr.

Pour dire les choses plus simplement, la Russie et la Chine ont créé un contexte propice à des opportunités nouvelles pour la stabilité du monde en associant leurs ambitions en faveur d’une « grande Eurasie » et d’une « modernisation de l’antique route de la soie ». Ce faisant, elles façonnent l’avenir du monde nouveau en étendant et renforçant les institutions mondiales multipolaires, à savoir les BRICS, l’OCS et l’AIIB, comme autant d’options alternatives aux institutions unipolaires telles que le FMI, la Banque Mondiale, l’OTAN et la BAD. Concrètement, la stratégie étasunienne de guerre hybride globale dirigée contre le projet chinois de route de la soie et l’Union économique eurasiatique pensée par les Russes a rapproché la Russie et la Chine dans leur volonté d’établir un système de sécurité alternatif visant à s’opposer à la mentalité de guerre froide propre aux USA et à l’OTAN. Moscou et Pékin ont convenu d’assurer leurs arrières respectifs depuis les rivages de la Mer Noire jusqu’à ceux de la Mer de Chine méridionale en mettant en place des mécanismes de sécurité communs.

L’alliance contre l’OTAN et le projet d’un OTAN asiatique

Les succès engrangés par les Russes dans leur lutte contre l’embrasement des foyers de conflits alimentés par l’OTAN en Ukraine et en Syrie a convaincu la Chine de s’incorporer au nouveau modèle sino-russe de sécurité globale. La Chine n’a pas seulement réprouvé l’élargissement de l’OTAN aux Balkans, elle en a aussi appelé à la communauté internationale pour condamner la mentalité de guerre froide de l’OTAN en réaction à l’éventuelle adhésion du Monténégro à l’OTAN en décembre dernier. La porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois a déclaré à cette occasion, au cours d’un point-presse : « Nous pensons que l’OTAN est un produit de la guerre froide […] Nous sommes convaincus que la communauté internationale doit prendre ses distances avec la mentalité de guerre froide. »

La coopération sino-russe dans le domaine de la défense montre que les deux nations conçoivent conjointement des mécanismes visant à garantir la sécurité mondiale. Forte d’un soutien des Russes, la Chine a tracé une ligne rouge face au projet d’OTAN-bis en Asie concocté par les establishments étasunien et japonais. La Russie ne se contente pas de mettre à profit son influence en Asie pour résoudre les contentieux territoriaux entre la Chine et les nations d’Asie du Sud, elle a également pris des mesures offrant des contreparties à la Chine, à l’image par exemple de la préoccupation manifestée par les Russes concernant l’installation sur le sol coréen du Terminal High Altitude Area Defence (ou système THAAD) que la Chine a qualifié d’acte de guerre contre ses intérêts. Bien que les États-Unis aient affirmé que leur système était nécessaire pour contrer toute attaque de missile en provenance de la Corée du Nord, la Chine et la Russie ont toutes deux estimé que cette initiative constituait une menace explicite pour la sûreté de l’Asie du Pacifique.

Soixante-et-onze ans après sa victoire sur le nazisme à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Russie s’est tournée vers l’Asie pour soutenir la Chine contre le fascisme japonais, un scénario qui se rejoue à travers le monde du fait de la mentalité de guerre froide instillée par les États-Unis. La Russie et la Chine forgent ensemble un dispositif antimissile commun au profit du monde multipolaire, étendant ainsi la structure antiterroriste de l’Organisation de Coopération de Shangaï (RATS SCO) afin de sécuriser la Route de la Soie et la Grande Eurasie en réponse au jeu trouble orchestré par les USA pour faire basculer le monde dans la guerre totale.

Dans les faits, l’OCS est considérée comme le garant des projets de la Route de la Soie des Chinois et de la Grande Eurasie des Russes. Il a déjà été fait mention du fait que la vocation principale de l’OCS est de faire office de contrepoids face à l’OTAN et de constituer notamment un mécanisme multipolaire visant à désamorcer les conflits instrumentalisés par les USA dans les régions frontalières de la Russie et de la Chine. Comme l’a souligné un observateur, la Russie a fait la guerre à Daech en Syrie pour le compte de l’OCS car État Islamique représentait une menace pour le foyer géographique de l’organisation. L’Afghanistan, le Pakistan et les États d’Asie Centrale figuraient sur la liste des cibles visées par Daech. Dans les publications de l’EI, ces territoires, incluant le Xinjiang chinois, sont considérés comme formant le « Khorasan » une branche de État islamique. Ce sont les forces unipolaires qui ont créé Daech au Moyen-Orient à la faveur de l’intervention US. Le but secret de cette nouvelle forme d’activisme était de circonscrire la grande stratégie chinoise visant à établir la ceinture économique de la route de la soie ainsi que son pendant maritime (une ceinture, une route) à travers l’Eurasie.

À présent, tandis que la Russie est en train de mettre en déroute le terrorisme en Syrie, la Chine s’est associée à Moscou pour reconstruire le pays. Les Russes et les Chinois feront ensuite équipe pour sécuriser les branches de la Route de la Soie au Moyen-Orient en soutenant le nationalisme arabe laïque hostile au fanatisme. Aux côtés de l’OCS, ils mobiliseront la Syrie, la Turquie, l’Iran, l’Égypte et Israël en vertu de leur candidature à une adhésion au groupe de Shanghai. En outre, toutes les nations sud-asiatiques font partie de l’OCS, et le Pakistan tout comme l’Inde peut obtenir le statut de membre à part entière depuis 2017. Ajoutons à cela le fait que la Russie et la Chine œuvrent à articuler l’OCS avec l’ANASE et nourrissent l’ambition d’élargir la structure antiterroriste de l’organisation pour englober les États membres et observateurs ; cette initiative a pour but, là encore, de contrer la politique étasunienne d’endiguement.

Il est nécessaire de préciser que l’OCS est prête à assumer toute responsabilité dans la sécurisation du monde en conformité avec la charte de l’ONU. Des manœuvres militaires coordonnées et les missions de maintien de la paix qui lui incombent indiquent que l’OCS constitue désormais un bloc alternatif pour garantir la sécurité mondiale alors que la Russie ambitionne également de relier l’Organisation du traité de sécurité collective (l’OCTS), puissante alliance militaire d’Asie Centrale, à l’OCS.

Tayyab Baloch