robert-maire-du-poset

 

WWIII : Hommage posthume au Philosophe et Prof de terminale Robert MAIRE du POSET, qui a formé des dizaines de générations de Philosophes en herbe, depuis Belfort jusqu'à Paris. Pour lui VATICAN II et les Francs-Maçons sont une Abomination.

Publié le 14 janvier 2018 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Hommage posthume au Philosophe et Prof de terminale Robert MAIRE du POSET, qui a formé des dizaines de générations de Philosophes en herbe, depuis Belfort jusqu'à Paris en passant par Bordeaux. Pour lui VATICAN II et les Francs-Maçons sont une Abomination, avec les pratiques sexuelles dont le Vatican vient de payer 4 Milliards de Dollar aux USA, pour faire taire les plaignants.

Avant de mourir, en tant que Prêtre Catholique, il m'a confié qu'il soutenait la Sauvegarde de l'Eglise Antique de Marie Madeleine, à Saint Bauzille de Montmel au Pic Saint Léon, comme beaucoup de Chrétiens et de Marianistes, et que du Ciel il prierait pour la reconnaissance de Marie-Madeleine l'Apôtre des Apôtres.

« C'est bien, serviteur bon et fidèle,
entre dans la joie de ton Seigneur. »
(Mt 25, 21)

Monseigneur Jean-Pierre GRALLET
Monseigneur Christian KRATZ
Monseigneur Vincent DOLLMANN
et l'ensemble des prêtres d'Alsace

s'associent aux Marianistes et font part à la Communauté diocésaine du décès du

Père Robert MAIRE DU POSET

s'est endormi dans la Paix du Christ le 3 novembre 2013, dans la 87e année de son âge, la 59e année de sa profession religieuse, la 55e année de son ordination.

Le Supérieur provincial marianiste, la communauté de Saint-Hippolyte, et la famille du défunt

Saint-Hippolyte 

Les obsèques auront lieu le mercredi 6 novembre 2013, à 14 h 30, en l'église paroissiale de Saint-Hippolyte (Haut-Rhin).

CET AVIS TIENT LIEU DE FAIRE-PART ET DE REMERCIEMENTS

Jean-Claude Louistisserand,

(1957-1961 Sainte-Marie Belfort. Classes de 4ème, 3ème avec BEPC, seconde, puis 3ème, puis Lycée Technique 2ème puis 1er, sans réussir au BEI (Brevet d'Electricité Industriel dont c'était la dernière année d'existence, puis cours par correspondances Sciences EX auprès du CNED de Vanves, pendant le service Militaire au 19ème Régiment des petits Génies à Besançon, après avoir refusé une affectation à MURUROA pour casser les cailloux sur l'atoll Nucléaire, classe 65-2C de 1965 à 1967, 18+3mois de prison ferme pour n'avoir pas participé aux championnats de France d'Athlétisme à Strasbourg et sorties en tenue civile, puis pris au concours AFPA de Pont de Claix, Grenoble, pour un stage intensif de Technicien en Electronique de niveau BTS, puis employé à la CII(BULL) aux Clayes sous Bois, puis CNAM sur les 3 cycles, ingénieur système et intelligence artificielle avec Raymond et Dazi, puis création de DATA SOFT en 1975 en partenariat avec Bill Gates sur le DOS et sur Windows et la gestion de fichier qui a donné CYRNOS).

Pour moi, il a été un véritable Père spirituel. La relation avec le Père Spirituel n’est donc pas une relation quelconque où l’on se contente de « discuter ». Il s’agit fondamentalement d’une rencontre où je me mets sous le regard de Dieu pour apprendre à mieux me connaître et ainsi Lui être toujours plus fidèle, acceptant de ma part une véritable conversion pour mettre le Christ au centre de mon existence. Nous voyons bien que cette relation nous place dans ce qui est le plus fondamental dans notre vie d’homme et de chrétien et donc que l’on ne peut pas en rester à un simple bavardage.

On ne s'est reparlé que beaucoup plus tard, car juste en sortie du service militaire en 1967, l'ex Directeur de Sainte Marie, le révérend père RICKLIN, m'a fait la surprise de débarquer chez ma mère, pour me demander ce que je comptais faire. Lui-même était au centre Marianiste de Rome et à Castel Gandolfo, il me proposait d'entrer dans un séminaire, suite au suivi du Père Denis Sonet, curé de la paroisse Saint Joseph, un ami de longue date du Père Du Poset que ce dernier avait perdu de vue, qui m'avait suivi pendant toutes mes années de catéchisme, mais les voies de DIEU sont impénétrables comme pour ma rencontre avec DE GAULLE au printemps 1949, à Valdoie, au nord de Belfort, qui parlait seulement au Mess des Officiers avec son ordonnance le général de Boissieu, son gendre. Après son discours d'une heure environ, où ma mère m'avait emmenée en tramway, car mon père à la PJ ne pouvait s'absenter bien qu'il fut des leurs avec son engagement dans Normandie-Niemen,

 

je m'étais allongé sur l'estrade en bois, à ses pieds, et quand le discours fut fini, il me prit dans ses bras, et tout fier d'avoir un trophée, il m'emmène dans le Mess, sans que je ne puisse rien y faire. Ma première réaction a été de lui enlever son képi, qui me rentrait dans la tête et de le mettre par terre.  De Boissieu l'a ramassé, et nous avons discuté politique à mon niveau, car j'écoutais l'émission de Geneviève Tabouis qu'un de mes grands pères mettait en priorité, "attendez-vous à savoir tout sur DE GAULLE", et j'avais des bases de dialogue avec un Général qui après guerre, avait du mal à savoir comment allaient tourner les choses, les trucs et les machins. Aussi candidement au bout d'une heure, filmé par les caméras de cinéma de l'époque, je lui dis tout de go, qu'il lui fallait attendre 10 ans avant une carrière politique. Je suis un des rares petits enfants qu'il a embrassé en me rendant à ma Maman, et plus tard il a offert un déjeuner le 3 Février 1961, en l'Honneur du Cardinal Eugène Tisserant à l'Elysée. En 1959 Michel Debré est assisté à Matignon par Constantin Melnik, un protégé du cardinal Tisserant qui a été formé aux États-Unis à la Rand Corporation (lobby militaro-industiel américain, la Rand Corporation est le thin-tank de la Direction de la science etdela technologie de la CIA.)

Le Père Denis Sonet a veillé sur moi, jusqu'à installer sa mère sous l'appartement de la mienne. Au catéchisme à 7 ans, il avait posé la question pour savoir qui souhaiterait devenir prêtre, personnellement je rêvais dans tous les sens du mot (mais pas pour le devenir), et j'étais le seul à ne pas lever le doigt, aussi il me reposa la question, et je répondis par une autre question : "peut-on devenir Pape, sans être curé?". Il a dit qu'il se renseignerait, il a écrit à l'archevêché, qui a écrit à Rome, qui a posé la question à la Curie Romaine, et deux mois après il a répondu par l'affirmative.

Si nous sommes arrivé à faire quelque chose de notre vie, fin des années 50 et début des années 60, c'est un peu grâce à Robert Maire Du Poset, et à ses encouragements à faire mieux et à se dépasser. Je vendais les journaux comme Spirou, Tintin, ... dans la cour de recréation et lui ramenais le résultat des ventes, tous les mercredis soir on avait cinéma d'art et d'essais dans les combles de Sainte-Marie. En 1961, il a organisé dans la salle de réfectoire au rez-de-chaussée, une mise en scène fiction d'un atterrissage lunaire et de la réception des cosmonautes de retour (au réfectoire) sur terre. Ceux-ci devaient raconter leurs périples, et parler d'apesanteur. Les films de sciences fictions  (en noir et blanc), avec des soucoupes volantes étaient présentés dans ses séances cinéma. En 74-77 quand j'étais à Paris, ingénieur CNAM Systèmes, j'ai créé le premier micro-ordinateur français intégré, le DATA-SOFT VDP-80 avec une SGBD CYRNOS (cybernétique relationnelle nantie d'un O.S., et la Laosophie.com

Témoignage : Il est mort seul, sans fleurs ni couronnes, il y a trois ans au séminaire Marianiste de Saint Hippolyte en Alsace, en tant que Marianiste toute sa vie. Il avait un frère qu'il regrettait de ne pas voir, il était originaire du département du Doubs, aimait le Monastère des Minimes de Consolation  (Doubs), où il avait connu mon propre père qui est décédé dans des conditions troubles en tant qu'officier de la PJ à Belfort, alors que j'avais 5 ans, et

où il était ami d'un cousin de la famille, le révérend père

Paul Cuenin, enseignant le Français dans cette institution. Paul Cuenin avait sa chambre à Besançon dans le domicile de mes grands-parents paternels, et ma grand mère Marie était en relation avec Eugène Tisserant, qui la voyait régulièrement, et qui m'a fait sortir de prison du 19ème Régiment du Génie à Besançon, l'hiver 1965, d'une cellule de 3m2, sans vitre à la fenêtre et donnant directement derrière le poste de garde, par une température de -25° avec un simple matelas, pour être sorti en civil, avec comme travail de jour, la cave de la caserne, avec ordre de déplacer les tas de coke, puis de recommencer en inhalant la poussière de charbon. Son intervention m'a permis de devenir le secrétaire du Médecin Capitaine Garrigue, un dermato, qui me faisait écrire une ordonnance unique pour tous les maux répertoriés dans la caserne (5 comprimés d'aspirine et bon pour le service!), et de vivre à l'infirmerie du Régiment avec un traitement de cantine privilégié et à volonté, bien que je fus en permanence de tour de garde le Week-end, seul, tous les téléphones sur le rebord de la fenêtre, et allongé dans l'herbe dans l'attente d'un appel qui consistait à envoyer l'ambulance avec moi à bord et mes comprimés. 

Le Génie a failli avoir ma peau, d'abord à Mururoa, ou tous les camarades de classe sont morts très rapidement à cause de la radioactivité, et ensuite par le froid glacial des nuits polaires de Besançon, puis par les corvées au Mess des officiers à la plonge où nous avions piqué les étoiles d'un général, et l'EST-REPUBLICAIN, journal des lombrics subventionné par l'Etat et les Banques, d'annoncer "les étoiles du Général deviennent filantes", puis par des exercices de Mines anti-char, ou toute une section est morte le matin même où nous faisions nos exercices identiques à proximité,  de mines en grappes dans l'herbe haute, sur lesquelles on pouvait marcher accidentellement sur un détonateur.

« Besançon, vieille ville espagnole » écrivait Victor Hugo. Pour inexacte qu’elle soit (Besançon est restée presque jusqu’au bout de la période espagnole de la Franche-Comté une dépendance directe de l’Empereur), cette citation ne lasse pas d’éveiller l’imagination des Franc-Comtois. Eux qui furent, de 1493 à 1678, non seulement des sujets de la Couronne Espagnole, mais des sujets fidèles et attachés à leur Roi.

Le Cardinal Eugène Tisserant, était de la famille également. Je ne l'ai absolument pas connu, seule ma grand Mère Marie Louistisserand-Faivre (d'Amange dans le Jura) l'a connu. Il venait également au séminaire des minimes de Consolation, voir Odile Tisserand, sa cousine, employée qui a passée toute sa vie dans cette institution.

On raconte sur lui des histoires incroyables. Selon certains c'était un Franc-maçon et fréquentait le milieu en ayant des rendez-vous à l'institut Rockefeller. Il était convaincu de l'empoissonnement de PIE XI, et empoisonné lui-même, c'est pour cela qu'il avait caché les documents compromettants pour le Vatican,  lui même (Mort le 21 février 1972 à Albano Laziale (Latium)) ? Comme le Pape Jean-Paul 1er, mort peu après lui en 1978, soit 33 jours après sa nomination, une signature des Francs-Maçons. Dans son cercueil, on l'a retrouvé avec une bouche et un langue noire, non dues à des mycoses.

La plupart des catholiques ne sont pas au courant de cela et dans leur grande majorité, ils étaient contre le racisme et les massacres. En effet, le 14 mars 1937, Pie XI publia l’encyclique « Mit brennender Sorge », condamnant le paganisme et le racisme qui révulsa Hitler et une partie de la haute hiérarchie catholique.
Le point culminant du conflit entre Pie XI, Hitler et Mussolini fut atteint en février 1939, lorsqu’à l’occasion du dixième anniversaire des accords du Latran, le pape convoqua tous les évêques d’Italie (le 11 février exactement) pour leur lire un discours dénonçant les guerres à venir et les persécutions raciales de l’Allemagne et de l’Italie. On l’assassinat le 10 février, la veille de son discours.
D’après le cardinal Eugène Tisserant, ce sont Hitler et Mussolini qui firent assassiner Pie XI. Eugène Tisserant était un anti-nazi notoire dont les contacts fréquents avec le directeur de la Surveillance du territoire (DST), Roger Wybot, étaient connus et qui, de plus, était protégé par un agent du contre-espionnage français, Jacques de Pressac. 

Roger Faligot, Jean Guisnel, Rémi Kauffer, Renaud Lecadre, dans « Histoire secrète de la V e République » (Paris, La Découverte, 2006), aux pages 603-607 écrivent :
"Le cardinal (Tisserant) avait été affecté en 1917 comme lieutenant au 4e bureau de l’état-major du détachement français de Palestine. Sa connaissance des langues orientales et de la région, où il avait étudié dix ans plus tôt, le fit passer au 2e bureau et à la tête d’un peloton de spahis."

En 1944 le Cardinal Tisserant, travaillait déjà à la préparation du Concile VATICAN II, le point de départ du décret sur la liberté religieuse qui devint la déclaration Dignitatis Humanæ du 7 décembre 1965 . Il était, quant à lui, le chef incontesté du « parti gaulliste en soutane », et il avait l'œil – si l'on peut dire – sur tout les évêques de France. Roncalli et Montini, lui doivent leur élection.
Ancien officier des services secrets français et cardinal, il savait donc de quoi il parlait.
De plus, Tisserant avait été nommé en 1957 gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la bibliothèque Vaticane. Il était donc particulièrement informé et connaissait la plupart des secrets de l’église.
Il déclara à la presse française en janvier 1972 que Pie XI avait été empoisonné par le médecin du Vatican qui était aussi le père de Clara Petacci, la maîtresse de Mussolini. Etrangement, Eugène Tisserant est mort quelques semaines plus tard, le 21 février 1972 exactement.
Dans leur livre « Le roman du Vatican secret » Baudouin Bollaert, Bruno Bartoloni confirment cette affirmation. Ancien rédacteur en chef au Figaro, maître de conférences à Sciences Po et à Paris II, Baudouin Bollaert a vécu six années à Rome comme correspondant permanent du Figaro, d’Europe 1 et de La Libre Belgique. Bruno Bartoloni a été correspondant de l’Agence France-Presse au Vatican pendant de longues années. Aujourd’hui, ce journaliste italien de renom suit l’actualité du Saint-Siège pour le Corriere della Sera et Paris Match.
Paris Match publia les révélations posthumes de Tisserant dans son numéro 1201 Du 13/05/1972.

L'évêché de Montpellier fera-t-il quelque chose pour sauver l'Eglise Antique de Sainte Marie Madeleine à Saint Bauzille de Montmel au Pic Saint Léon le Grand, auprès de la Maire Françoise Matheron, Catholique pratiquante donnant à des œuvres d'handicapés par des courses de VTT dans les ruines Saintes et Sacrées de la présence de Marie-Madeleine?, après avoir autorisé sa destruction comme pour l'Eglise de Maguelone à côté de Villeneuve lès Maguelonne?

Orientaliste émérite, spécialiste d'assyriologie, il doit en 1914 servir «la France, fille aînée de l'Eglise». A la tête de ses spahis, il participe à la prise de Gaza en Palestine en 1917, aux côtés des Anglais, notamment Lawrence d'Arabie" En 1936, il devient cardinal. Nommé à la tête de la bibliothèque Vaticane, il veille sur les secrets du Saint-Siège. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il affiche, au nom de ses origines lorraines, son attachement au gaullisme. Auteur d'un courrier régulier au Témoignage chrétien de la clandestinité, il écrit à Pie XII en juin 1944, pour évoquer «l'assistance spirituelle aux hommes du maquis». C'est au Vatican que le prélat entame une carrière aux innombrables contradictions, à base de diplomatie secrète et de manœuvres. Numéro 1 de la curie romaine, numéro 2 du Vatican, cet anti mussolinien affiché protège le collaborateur Marcel Déat, chef du Rassemblement national populaire, caché en Italie après guerre. En relation avec le colonel Passy, chef des services secrets gaullistes, Tisserant fait sortir Konrad Adenauer de sa cachette pour en faire l'interlocuteur de la reconstruction.  

Très vite, l'urgence pour le cardinal réside dans la lutte contre le communisme. Présent dans toutes les implications secrètes du Vatican, notamment avec le réseau Gladio de l'Otan, il s'investit peu dans Vatican II. Elu à l'Académie française en 1961, il meurt en 1972.

Comme le précisent Kaufer et Faligot dans leur ouvrage Eminences grises (Fayard, 1992), Tisserant, avant de mourir, a pris soin de déplacer «ses archives qu'une dizaine d'agences de renseignement, à l'Ouest comme à l'Est, s'escrimeront à localiser. Ultime mystère de la vie d'une éminence grise qui n'en manqua point».

 

La résolution du mystère entourant l’épopée de Jeanne est inséparable de celui qui entoure l’affaire de Rennes-le-Château ! Et ceci est indéniable et de Marie-Madeleine qui a formé l'Eglise du Christ.

D’abord on ne peut rien comprendre de l’épopée johannique si on méconnait l’affaire du Grand Schisme d’Occident avec cette querelle sulfureuse de papes. Le seul pape légitime est et reste Benoît XIII, pape aragonais comme Yolande d’Anjou, "deus ex machina" de l’odyssée johannique.

Né en 1328 à Illueca en Aragon, il fut de 1393 à 1394, le légat de Clément VII à Paris. Il connaissait donc fort bien la politique française et ses clans. Mort en 1423 ou 1424, âgé de près de cent ans. Pape d’Avignon du 28/09/1394 à septembre 1424.

 

 

 

1328 est un millésime remarquable : il signe l’apparition de la dynastie des Valois, le basculement de la capitale secrète de la France, Rennes-le-Château, dans le versant ténébreux, et la naissance du premier titulaire de l’« Église d’Avignon » ou « Sainte-Église », Benoît XIII !

Benoît XIII était cardinal de Santa-Maria in Cosmedin.
Sa famille avait pris des armes parlantes : un croissant de lune dans son blason. D’ailleurs, la célèbre prophétie des papes attribuée à st Malachie, publiée à Venise (un des sièges de la « contre-initiation » jusqu’en 1896), due au bénédictin Arnold de Wion en 1595 lui attribuait la devise : « Luna Cosmedina » annonciatrice de schisme au sein de l’Église ! Arnold de Wion ne considère nullement Benoît XIII comme un antipape. Pas plus que Félix V alias Amédée VIII ! (cf : Jacques Halbronn « papes & prophéties » Éd. Axiome, 2005)

Dans l’Annuerio Pontificio, Benoît XIII figure au nombre des antipapes, mot inventé par l’Église romaine pour noter d’infamie les papes qu’elle juge irrégulièrement élus.
La stigmatisation des papes clémentins et bénédictins fut initiée au XVI e siècle, quand Jules de Médicis, abbé de St-Victor, élu au conclave de 1523, reprit le nom précédemment porté par Robert de Genève, Clément VII. En 1724, Pietro Orsini, accepta sous la pression de sa curie de se faire appeler Benoît XIII, alors qu’il avait d’abord choisi de se faire appeler Benoît XIV.
Le concile de Constance n’avait aucun droit de déposer Benoît XIII. Le fait même de déposer le pape revenait à admettre qu’avant sa « déposition » il était le vrai pape. Donc, s’il était le vrai pape, le concile ne pouvait pas le déposer, d’autant que ce concile regroupait des cardinaux « douteux » nommés par des « papes douteux » exceptés Benoit XIII, seul incontestable cardinal nommé par Grégoire XI avant le schisme de 1378.

Ainsi, selon l’ouvrage remarquable de Gérard Touzeau « Benoit XIII, le trésor du catalan » p. 336 : « L’illégitimité des papes avignonnais du Grand Schisme n’a, en effet, jamais été proclamée, ni par le concile de Constance, ni par Martin V, ni par aucun de ses successeurs romains. Et pour cause : cette illégitimité était indémontrable. Il y avait même d’excellentes raisons de croire en la légitimité de Clément VII et de Benoit XIII, dans l’obédience desquels – faut-il le rappeler ? – moururent tous les cardinaux ayant participé à la double élection de 1378. Les successeurs immédiats de Martin V se sont donc bien gardés d’ordonner une enquête rigoureuse, qui aurait risqué d’aboutir à la conclusion que la lignée apostolique était rompue et que le dernier vicaire du Christ avait disparu dans les gorges du Viaur. »

Sa légitimité, le pape Benoit XIII l’expose de manière magistrale et irréfutable, dans le plus profond respect du Droit canon devant l’empereur Sigismond :
« Je suis le vrai pape. Et en l’état actuel des choses, ce n’est pas moi qui entretiens le schisme, mais l’assemblée de Constance, puisque mes deux rivaux ont cédé les droits qu’ils prétendaient avoir au pontificat et que je demeure le seul pape ; dès lors, tant que je n’aurai pas abdiqué, une nouvelle élection n’aura pour effet que de faire renaître le schisme. En outre vous dites que je suis un pape douteux et que mon prédécesseur Clément VII, son rival Urbain et tous mes anciens adversaires – Boniface, Innocent, Grégoire, Alexandre et Jean – étaient également des papes douteux. Par conséquent, si je vous suis, il n’est pas un cardinal nommé par l’un de ces huit papes (moi compris) qui ne soit lui-même douteux. Comment, dans ces conditions pourra t’on procéder à l’élection d’un pape incontestable, qui puisse être reconnu par la chrétienté entière ? Cependant, avant d’être un « pape douteux », comme vous dites, j’étais moi-même un cardinal incontestable, ce dont tous mes adversaires conviennent, puisque j’avais été promu avant le schisme par le pape Grégoire XI de sainte mémoire.
Aucun autre cardinal vivant ne peut revendiquer cette légitimité. Si je consens à abdiquer et à reprendre le rang de cardinal, c’est donc à moi seul que reviendra le droit d’élire le prochain pape. Avant un jour, si vous le voulez, je procèderai à cette élection. Et je vous promets de ne pas m’élire moi-même. »

Jeanne a soutenu les prérogatives de l’"Église d’Avignon" et du pape Benoît XIII, notamment lorsque l’évêque Cauchon lui brandit notamment la lettre du Comte d’Armagnac relative à l’allégeance des papes (séance cinquième - 1er mars)

Si est confiée à l’Église de Rome la marge étroite, sacrificielle, l’Église d’Avignon figurera quant à elle l’Église apocalyptique, eschatologique de la Fin des Temps.
Plus prosaïquement, et pour répondre à des préoccupations plus temporelles, ce schisme ouvert, nous le disions plus haut, l’année de la naissance mythique de Christian Rosenkreutz, en 1378, n’en eut pas moins des conséquences déplorables pour l’unité de la chrétienté latine. (Curieusement, les pays qui prirent parti contre les « Benoît » furent ceux où se développa en un terrible choc en retour de la Providence… le protestantisme).

Dans la thèse "hétérodoxe" on fait de Louis d’Orléans le père biologique de Jeanne. Ce qui est certain c’est qu’il fut son père spirituel !
Frère cadet du roi de France, Charles VI le Fol, il fut aussi, ceci est moins connu, le premier titulaire de la « royauté cachée » et membre de la « Sainte-Église ».(cf : Jean Robin « le Royaume du Graal » p. 520- 521 Ed.G.Trédaniel)

Pour Françoise Autrand « Charles VI » p. 344 Éd. Fayard :
« … Louis d’Orléans qui reste dans la ligne des Marmousets et poursuit ses intérêts italiens n’adhère pas à la politique d’unité de l’Église – pas plusd’ailleurs qu’au programme de paix anglaise et encore moins au projet de croisade. Seul, il soutint la cause avignonnaise. On le raconta après l’ambassade de 1395, car Benoît XIII, appliquant le principe légendaire “diviser pour régner” voulut parler à chaque prince séparément, et le bruit courut alors d’une entente secrète conclue entre la pape et le jeune prince, confirmée, pour l’opinion, par le fait que Louis s’était confessé au pape et avait reçu la communion de sa main. »

Le « roi caché » recevant du pape de l’Église d’Avignon, le seul et authentique pape, la communion. Voilà qui avait le don d’exaspérer l’Église romaine !

De tout cela, on comprend mieux que jamais l’Église de Rome n’éclaircira les tenants et les aboutissants de l’épopée johannique. Ce n’est donc pas pour rien que le cardinal Tisserant interdira à Edouard Schneider de faire état du fameux "Livre de Poitiers". Au sujet du cardinal Tisserant, il est bon de savoir que le cardinal Tisserant profita d’ amitiés encombrantes et peu indiquées pour un statut d’ecclésiastique. Son intimité avec la franc-maçonnerie du Grand Orient de France (athée et républicaine), les services secrets français et américains (réseau « Gladio » , Fondations Carnégie et Rockefeller), les politiques (De Gaulle, Adenauer, Guy Mollet), les artisans de l’Europe, etc, nous laisse augurer que la version officielle de l’histoire de Jeanne propagée par Tisserant et consorts ressortit à des intérêts qui ne sont en aucune manière ceux de la vérité historique. Dépositaire de très nombreux secrets touchant de près l’Église, il ne fut qu’un propagandiste de la légende de Jeanne-bergère à la solde de noirs desseins de la « contre-initiation » !

Examinons l’objet du délit dont Tisserant s’est rendu coupable.

Le cardinal lorrain Eugène Tisserant (1884-1972) est soupçonné par les historiens de l’obédience « hétérodoxe » d’avoir dissimulé le fameux « Livre de Poitiers ». Ouvrage relatant les interrogatoires menés sur la Pucelle en mars-avril 1429 à Poitiers. Curieusement, ce Livre est disparu. Si ce Livre est disparu, c’est qu’il recelait probablement des révélations gênantes sur les origines et sur la filiation de Jeanne qui contrarient la version « officielle ».

Nous connaissons l’existence d’un tel document par les déclarations d’Edouard Schneider, suite à ses découvertes dans les archives de la Bibliothèque vaticane dans les années 1934 ou 1935. Découvertes relatées dans le livre de Robert Ambelain Drames & secrets d ’État p 327- 331 Éd.R.Laffont.

Il est probable qu’Edouard Schneider a mis la main sur le rapport des deux moines franciscains envoyés à Domremy par le roi Charles VII pour vérifier les assertions de Jeanne.

Édouard Schneider, conscient de la portée détonante de sa découverte en reproduira une copie manuscrite. Copie qu’il plaça avec d’autres documents dans une de ses quatre valises de retour de Rome à Paris chez l’une de ses amis fidèles, la marquise de Felici, logeant au palais Zanardelli. Mais, trop bavard sur le caractère explosif de sa découverte, certaines intelligences suspectes (il ne peut s’agir que de services secrets proche du Vatican) lui dérobèrent la valise contenant la précieuse documentation.

Dès le début, Tisserant manifestera de l’intérêt pour le « grenouillage ». Sa proximité auprès d’acteurs majeurs de l’espionnage et autres services secrets tout au long de sa carrière ecclésiastique ne cesse de surprendre de la part d’un homme d’Église. Nous aurions aimé l’envisager dans un rôle plus spirituel, plus contemplatif et désintéressé des enjeux temporels du monde. Malheureusement, cela ne fut pas le cas.

Avant la Première Guerre mondiale, voilà notre prélat lorrain nommé scriptor (écrivain, scribe) à la Bibliothèque vaticane avec la charge de cataloguer les manuscrits. Là, il rencontrera Mgr Achille Ratti qui deviendra par la suite Pie XI. De par ses fonctions, ce ne seront que pérégrinations érudites : Londres, Paris, Milan, Égypte, Mésopotamie, Palestine.

Farouchement anti-germaniste, il incorporera le Renseignement auprès du général Edouard Dupont, patron du 2 ème Bureau qui l’enverra en Palestine où nous le retrouverons auprès de l’espion britannique Lawrence d’Arabie, en 1917, qu’il assistera avec son régiment de spahis, lors de la prise de Gaza.

Au sortir de la Grande guerre, il retrouvera son poste de bibliothécaire et deviendra archevêque de Milan. Grâce à l’élection de son ami Achille Ratti au poste de pape, Pie XI, Tisserant obtiendra carte blanche pour gérer la Bibliothèque vaticane comme il l’entend. Pour cela, il sollicitera en 1927 la Fondation Carnégie (faux-nez de l’espionnage américain et de l’establishment mondialiste) ainsi qu’il rendra visite aux universités prestigieuses de Yale, Harvard, Columbia et la Fondation Rockefeller.

Odile Tisserant née Boiteux, qu'il venait voir au Séminaire de Constellation, était la fille de Delphin et Maria Boiteux, originaire de Chamesey, enterrée a Guyans-Vennes, c'était sa cousine par alliance. Les Louistisserand (anomalie d'état-civil), s'appelaient Louis-Tisserand ou Louis-Tisserant au 19ème siècle, certains sans la particule Louis, rajoutée comme Tisserant ou Tisserand, avec un ancêtre commun Tisserant dit Loys (un prénom Franc, qui a donné Ludwig, Ludovic, Clovis, Lovis, Luis, Luigi..) (du 16ème siècle originaire des villages de Damprichard, Lods, Grand-Vennes, Vennes et Guyans-Vennes. Un Jean Louis-tisserand habitant Guyans-Vennes, a ses deux frères Emile et Claude, comme Frères Blancs envoyés en Chine, actuellement à la retraite à Lauris dans le Vaucluse, et a eu Paul Cuenin en 4ème à Constellation, et Claude est toujours à Taiwan.

On trouve par exemple le même individu: Jean Tisserant, ou Jean Tisserand ou Jehan Tisserant ou Jean Tisseran ou Johannes Tisserandus ou Tifferand ou Tissarandus ou Tirlandus (mort en 1497), franciscain cordelier, fondateur d'un monastère, prédicateur .

On retrouve les Tisserant dans le Nord Est de la France et dans le Doubs, berceau d'origine.

Pour être plus précis la région de Vennes et Damprichard, Jean-Claude MAIRE est de la famille de Robert MAIRE DU POSET et s'est marié avec une LOUIS-TISSERANT:

LOUIS-TISSERANT ca 1759-/1823, mariée avec Jean Claude (1761) MAIRE

Autres exemples dans le DOUBS :

  dbriquez 1 LOUIS-TISSERANT   1803 - 1803 Germéfontaine, 25268 Doubs, France  
  dbriquez 1 LOUIS-TISSERANT   1792 - 1792 Monts-de-Villers, 25625 Doubs, France  
  dbriquez 1 LOUIS-TISSERANT   1759 - 1759 Vennes, 25600 Doubs, France

o Louis Delphin Tisserand 1875- &1911 Maria Julia Emilia Boiteux 1883-

o Julien Marie Lucien Tisserand 1912-1912
o Émilienne Adèle Julia Tisserand 1913-1989 &1940 Henri Hubert Boulas
o Germaine Marie Joséphine Tisserand 1916-1917
o Germaine Marie Thérèse Tisserand 1918-1924
o Léon Louis Irénée Tisserand & André Léonie Girard
o Odile Marie Marcelle Tisserand

Il était conscient qu'il jouait avec le Diable, et ne s'est pas détourner de son chemin, malgré ce que lui a fait subir PAUL VI, pour l'empêcher de devenir Pape, en abaissant l'âge de la retraite, et en l'empoisonnant par son médecin personnel. Il s'est soumis entièrement et a donné sa vie comme une brebis qu'on achève. Voici l'Horreur qu'il avait découverte, et il ne pouvait pas luter. Bien entendu la vidéo est plus récente et marque les dernières connaissances.

Surnommé « Tisserant, l’Américain » par Pie XI, celui-ci sera nommé propréfet de la Vaticane en 1930. Il s’opposera avec force aux compromissions de l’Église avec Vichy.
En 1939, il rencontrera le colonel Henry Navarre, par l’intermédiaire du général Parisot, lorrain comme lui, attaché militaire à Rome des services secrets français et apportera son soutien aux réseaux catholiques qui protégeaient les juifs et jouera un rôle non négligeable comme diplomate officieux de la curie romaine pendant la seconde guerre mondiale grâce à sa proximité avec le représentant du général De Gaulle, diplomate en Suisse, Pierre de Leusse.

Antinazi notoire, il entretiendra des relations avec Roger Wybot, directeur de la Surveillance du territoire (DST) de 1944 à 1959 et Jacques de Pressac, un agent du contre-espionnage français.

Anticommuniste, il entrera en contact avec des membres de l’Église argentine pour permettre l’exfiltration de collaborationnistes français et belges proches de Charles L’Escat et Pierre Daye.

En 1957, il sera nommé gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la Bibliothèque vaticane. De par sa position, il ne pouvait qu’être particulièrement bien informé sur le fond de l’énigme de Jeanne et la plupart des secrets de l’Église.

Il dirigera la Congrégation pour les Églises orientales jusqu’en 1959 coopérant avec le Russicum, l’Institut pontifical oriental, établi au Vatican et dirigé par le jésuite Michel d’Herbigny, membre de la « Sainte-Eglise » ou « Église d’Avignon » aux côtés du cardinal Alfred Baudrillart.

Dans sa jeunesse, il fut le secrétaire du cardinal Mgr Merry Del Val, secrétaire du Saint-Office. Nous subodorons que le cardinal Merry Del Val fut associé au cardinal Tisserant dans l’ »Opération Bergère ».

Merry Del Val fut une figure de proue de la fameuse et mystérieuse « Sapinière » qui eut un rôle détestable au début du XX ème siècle. (cf : Émile Poulat Intégrisme & catholicisme intégral Éd. Castermann, 1969)

Tisserant jouera un rôle important dans la réconciliation entre Paris et Bonn après la seconde guerre mondiale. En 1945, en relation avec le colonel Passy, chef des services gaullistes, il cachera dans le monastère de Santa Maria Laach en Allemagne, Konrad Adenauer, futur chancelier d’Allemagne de l’Ouest. Il sera dans le rapprochement des services secrets du Vatican avec ceux de l’OTAN pour la mise en place de réseaux secrets, dits « stay behind », aptes à s’opposer à une invasion imaginaire de l’Armée Rouge.

En 1949, il ajoutera un titre à son palmarès : il deviendra grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem fondé à l’origine par Godefroy de Bouillon, père putatif du Prieuré de Sion !

A la fin des années 1950, il supervisera les pourparlers de l’Église avec la franc-maçonnerie au sujet de l’école libre. Il interviendra auprès de Guy Mollet, alors président de la SFIO (8) et membre du Grand Orient de France. Proche des milieux européistes, pro-américains, on le verra s’intéresser à l’unité européenne. Pour cela, il fréquentera des personnalités du « Pool Charbon-Acier » ainsi que du Conseil de l’Europe.

En 1958, Tisserant se réjouira de l’élection du pape moderniste Jean XXIII, initiateur du Concile de Vatican II.

Favorable à la « détente » avec l’Est, il rencontrera à Metz le métropolite de Léningrad et Novgorod, Nicodème, chef des relations extérieures du Patriarcat de l’Église de l’URSS, agent du KGB.

Le 23 juin 1962, le cardinal Tisserant sera reçu à l’Académie Fran­çaise, alors même que s’ouvrira à Rome le concile Vatican II, dont l’esprit moderniste n’aurait pu qu’écarter des débats un cardinal aussi « vieille France ».
Un an plus tard, Jean XXIII meurt et Tisserant supervise, avec les cardinaux Gonçalves Cere je ira et Alfredo Otta­viani, l’élection du pape pro-américain, Paul VI. Ce sera la chute finale : Paul VI fixe l’âge de la « retraite » des cardinaux à soixante-quinze ans. Le 27 mars 1971, Tisserant se retirera donc dans une petite maison de la Congrégation pour les Églises orientales à Albano-Laziale (Rome), où il s’éteindra le 21 février 1972.  Paul VI, Pape homosexuel, accentua le caractère œcuménique du Concile, pour s'ouvrir à toutes les Religions y compris les sectes et les Païennes. Il écrivit également au président israélien et, faisant un pas de plus, invita une délégation israélienne à son couronnement. Il reçut ensuite la délégation dans la chapelle Sixtine. Si son voyage en Terre Sainte l'amena à avoir des contacts avec le gouvernement israélien, sans que ceux-ci soient officiels. À aucun moment il ne prononça le nom d'État d'Israël. Il ne se rendit pas au musée de Yad Vashem où il délégua le cardinal Tisserant. Enfin, lors de son départ, il consacra son discours d'adieu à Pie XII et envoya une lettre de remerciement au « Président Shazar - Tel Aviv », et non à Jérusalem, ce qui provoqua un incident.

Il était le N°2 du Vatican et a participé activement au Concile de VATICAN II, tout en voulant respecter ce qui suit, sa position l'a peut-être condamné...:

Le concile Vatican II, est certainement un des événements les plus graves de toute l’Histoire, plus important que la Révolution dite française. Il a eu pour effet de remettre en question la Vérité, et pour conséquence de transmettre, au monde contemporain et donc à un pouvoir occulte, la chaire de Vérité confiée à la sainte Eglise Catholique. Il s’est ensuivi la mise en place d’une société multiraciale et religieuse en marche vers la République Universelle et la Religion Universelle, dont on commence juste à découvrir les méfaits. Quand Dieu ne règne pas par les bienfaits de Sa présence, Il règne par les méfaits de Son absence (Cardinal Pie).
Revenons aux principes. Il faut toujours y revenir : ils nous permettent de ne pas errer sur le vrai, sur le faux, sur le bien, sur le mal, sur l’ami, sur l’ennemi. - Le premier : la sainte Eglise catholique est divine et ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Elle est UNE, elle ne peut pas changer. - Un second : "Celui qui, même sur UN seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement ABDIQUE TOUT À FAIT LA FOI, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi". Léon XIII, Satis cognitum - Un troisième : saint Paul, Galates, I, 8 : "mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! " - Et encore saint Paul, II Thimotée, IV, 1-4 : "Je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et par son règne : prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. Car un temps viendra où (les hommes) ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables". - et pour finir : La Foi catholique est d’une nature telle qu’on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher ; ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout. Telle est la foi catholique : quiconque n’y adhère pas avec FERMETÉ ne pourrait être sauvé . Symbole de saint Athanase.

Soulignons (en pesant chacun des termes) l’un des trois SERMENTS faits par les Papes (dont Jean XXIII) lors de leur couronnement :  "Je promets de ne rien diminuer ni changer de ce qui m'a été transmis par mes vénérables prédécesseurs. Comme leur fidèle disciple et successeur, je m'engage à n'admettre aucune nouveauté, mais, au contraire, à vénérer avec ferveur et à conserver de toutes mes forces le dépôt qui m'a été confié. En conséquence, qu'il s'agisse de nous ou d'un autre, nous soumettons au plus sévère anathème quiconque aurait la présomption d'introduire une nouveauté quelconque qui serait opposée à cette tradition évangélique ou à l'intégrité de la Foi et de la Religion Catholique". Ainsi vécut l’Eglise pendant 1958 ans.

Très vite, les offi­ciers du « pro secrétaire » apposeront des scellés sur la maison, mais ils auront été pris de cours : grâce à son secrétaire Mgr Georges Roche, directeur de l’Opus Caenaculi, Tisse­rant avait soigneusement caché, en France, le double de ses notes, jamais retrouvées depuis - soixante-quatre ans au service de six papes ?...

Nul doute qu’elles ne sont perdues pour tout le monde !

Issu d'une lignée de vétérinaires de tradition catholique (son père est en plus marguillier de sa paroisse nancéienne, un de ses frères Charles Tisserant deviendra père spiritain et missionnaire en Afrique), ses parents meurent tôt si bien qu'il devient rapidement le chef de famille. Il obtient son baccalauréat ès lettres et ès sciences à seize ans, termine sa théologie au Grand séminaire de Nancy à vingt ans. L'âge de 23 ans étant requis pour être ordonné prêtre (ordination le 4 août 1907), il est autorisé à faire des études supérieures à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem puis à l'École nationale des langues orientales vivantes, l'École pratique des hautes études, l'École du Louvre et l'Institut catholique de Paris. Eugène Tisserant commence sa mission ecclésiastique en devenant, à l'âge de 24 ans, conservateur des manuscrits orientaux à la Bibliothèque vaticane, rôle qui lui permet de poursuivre sa passion pour les langues orientales et l'archéologie. Il enseigne l'assyrien aux étudiants de l'université pontificale de l'Apollinaire à partir d'octobre 1908.

Le Père Robert Maire Du Poset était calme, posé, pas un mot plus haut que l'autre, réfléchi, voulant un sens critique pour son auditoire, on parlait de tout, du Catholicisme comme Religion d'Etat, pour le vivre ensemble dans la Religion de Baal-THOT Franc-Maçonne, et pour suivre les préceptes de Marie, adaptés aux exigences de la République et de Satan-Lucifer,  à la sauce Franc-Maçonne. Quand il voulait parler, c'était dans un restaurant de Colmar, en s'échappant du mouroir des prêtres à la retraite, dont le budget est de 300 euros par personne, donnés par les évêchés, pour gérer leurs communautés en fin de vie, sans pécule pour les intéressés.

Si vous avez de témoignages, des photos, des histoires, envoyez les pour reconstituer son œuvre de Chrétien au service de la formation.

En fin de vie il ne voyait plus bien, et ses yeux ne lui permettaient plus de lire, il détestait la cantine, il était isolé dans ses pensées, pour lui Mgr Lefebvre disait la vérité sur l'Apostasie de l'Eglise et sa décapitation par la Franc-Maçonnerie, chose tenue secrète pour les Cathos.

Il aimait tous les gens qui avaient des difficultés à comprendre la vie, il posait amicalement sa main sur les épaules de ceux qui discutaient avec lui, et donnait de son temps sans compter comme d'autres donnent aux pauvres, en quelques secondes une pièce de monnaie pour s'en débarrasser.

Il avait le cœur sur la main, et ne brusquait pas celui qui avait des certitudes, et consolait celui qui n'en avait pas.

A un âge, quand on doute de tout, et qu'on se méfie du Loup, il apportait la grâce de Marie, et le réconfort de sa tranquille certitude, et du don de Dieu qu'il avait reçu pour accompagner les hommes.

Un Philosophe est déjà plus qu'un Homme, qu'un Sous-Homme ou qu'un hominidé dont le darwinisme Franc-Maçon veut nous rattacher.

Les Lumières étaient pour la quasi totalité des Francs-Maçons, des Dieux dont le côté obscur devait être caché jusqu'au 30 ème degré, pour leur antisémitisme et leur racisme viscéral, ainsi que pour leur renoncement au vrai DIEU et leur allégeance à Satan-Baal-Lucifer. 

Pour lui le contact avec Dieu, le vrai, l'unique, le seul, l'androgyne, celui qui est, qui a été et qui sera dans les siècles des siècles, celui qui a envoyé Satan-Lucifer, ange déchu aux Enfers, peut se faire directement par un état de conscience et de prière, pour être entendu et pour se faire entendre dans sa démarche.

Par contre avec Jésus-Christ il valait mieux être en groupe de 10, car il était plus dur d'accéder à lui.

Il a participé à de nombreux camps de Jeunes. Dans sa Philosophie il était très tolérant, le Monde est ainsi fait, Dieu reconnaîtra les siens.

Seul le Pape dans son Etat Pontifical, avait le Droit de faire de la Politique, de dire aux Etats ce qu'ils devaient faire, et laisser aux Politiciens de tout poil, le Droit de faire avaler des couleuvres à un Peuple de Dieu, qui devait être régi par la Loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Eglise et des Etats.

La Société de Marie (Marianistes) est une congrégation religieuse catholique masculine fondée le 2 octobre 1817 à Bordeaux par entre autres Guillaume-Joseph Chaminade (8 avril 1761, Périgueux - 22 janvier 1850 à Bordeaux), ordonné prêtre en 1785, ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé (réfractaire) lors de la Révolution, réfugié en Espagne, béatifié par Jean-Paul II le 3 septembre 2000 à Rome.

Cette congrégation a pour but l'enseignement de la foi. Afin de réaliser cet objectif, elle s'est consacrée depuis sa fondation, de manière privilégiée, à l'éducation des jeunes, en particulier dans le monde scolaire. La formation chrétienne des adultes (spécialement des jeunes adultes) est aussi l'une de ses activités fondamentales, particulièrement au moyen de groupes de foi parmi lesquels les Communautés laïques marianistes (CLM) occupent une place de choix.

Dans la famille marianiste, il convient également de mentionner la congrégation des Filles de Marie Immaculée, fondée un an auparavant, en 1816 par le même Père Chaminade et Adèle de Batz de Trenquelléon (1789-1828), originaire de Feugarolles, près d'Agen.

Enfin la famille marianiste compte encore deux branches : l'Alliance mariale qui est un institut séculier dans lequel des laïques font des vœux privés ; et les Communautés laïques marianistes, héritière de la congrégation de Bordeaux que fonda le bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade au début du XIXe siècle. Cette quatrième branche (historiquement la première et qui justifia la fondation des instituts religieux) est constituée de laïcs non consacrés.

Communauté de Saint-Hippolyte:

L’Alsace et Saint Hippolyte donneront de nombreux missionnaires et des supérieurs généraux à la Société de Marie. Partis fonder des œuvres encore florissantes à ce jour au Japon, aux Etats Unis, dans les pays germaniques et en Afrique, ils contribuèrent largement au rayonnement du charisme Marianiste hors de notre région.

Pour diverses raisons et après bien des années de mission éducative et d’enseignement, il fut décidé au milieu des années 80 de ne pas poursuivre l’activité scolaire. A partir de 1986 le « collège » deviendra une maison de repos pour les religieux Marianistes retraités ou en convalescence. Certains continuant à offrir leurs services aux curés des paroisses environnantes.

En 1998, le noviciat Marianiste de la Province de France est installé pour deux ans à Saint – Hippolyte, cette nouvelle destination exigeant des travaux de réfection intérieure et de mise en conformité d’une partie de la maison. En 2000, la disposition de locaux non affectés à un usage précis incite les religieux à les utiliser pour accueillir des groupes de passage, de la région et d’ailleurs.

C’est ainsi que sont organisées plusieurs manifestations annuelles de rencontres des Jeunes de la Famille Marianiste (J.F.M.), des retraites spirituelles et des journées de récollection. Ces groupes ont la possibilité de louer des salles, d’être hébergés et de se restaurer sur place.

Depuis quelques années, cette maison a pris un nouvel essor. L’ancien collège Marianiste jusqu’en 1986 a été entièrement rénové en 2009 dans un style contemporain et épuré pour donner naissance à Val Vignes.

Une communauté de religieux en fin de vie. On achève bien les chevaux.

Atteints d’un âge de maturité et de vie, les religieux vivent en communauté et plutôt que de chercher des nouveaux horizons et nouvelles possibilités d’action, les frères de Saint Hippolyte vivent dans leur communauté, source vitale pour eux, vécue dans des espaces intérieurs (soins d’eux-mêmes, leur bien être physique et mental, leur spiritualité et leur motivation religieuse) et des espaces partagés (prière, réunions communautaires et activités récréatives).

Leur mission principale : prier

Prier. Les supérieurs leur confient régulièrement telle ou telle intention à porter auprès du Seigneur.

La spiritualité marianiste et l’éducation

(Roger Bichelberger à l’équipe enseignante de Petit Val, Sucy en Brie, un jour de prérentrée)

Parler de spiritualité marianiste un jour de rentrée, alors que les esprits des professeurs sont tout entiers requis par des questions d’emploi de temps, de programmes, d’élèves nouveaux, n’est-ce pas une gageure ? Peut-être pas, quand on sait que l’établissement dans lequel on en parle est une école marianiste et que, peut-être, on n’y enseigne pas tout à fait de la même façon qu’ailleurs.

Moi-même, qui ai été professeur de première terminale dans un établissement public, sans doute n’ai-je jamais enseigné que pétri par cette spiritualité-là et peut-être mon enseignement en a-t-il été différent. Mes élèves en tout cas n’ont pas eu à s’en plaindre.

Vous avez, chers collègues, choisi d’enseigner dans un établissement marianiste. Certains d’entre vous le font de longue date (et je n’aurai pas grand chose à leur apprendre) ; d’autres sont nouveaux – et peut-être étonnés qu’on leur parle d’une manière d’enseigner différente.

Le pédagogue n’est-il pas le ‘porteur de lanterne’ qui accompagne et conduit (voir Montaigne) ? Si la lumière de la lanterne est sûre, le chemin n’en sera que plus sûr. C’est d’une telle lumière qu’aujourd’hui je voudrais vous parler, en osant parler de spiritualité marianiste.

J’évoquerai donc successivement :

  • Brièvement, les figures des fondateurs Chaminade et Adèle de Batz de Trenquelléon ;
  • les sources de leur spiritualité ;
  • le contenu de cette spiritualité (le ‘corpus’) ;
  • l’intérêt de cette spiritualité pour nous aujourd’hui, et en école aujourd’hui.
Les fondateurs de la spiritualité marianiste

Il s’agit, vous le savez, de Guillaume-Joseph Chaminade, béatifié l’année dernière, et d’Adèle de Batz de Trenquelléon. Tous deux ont vécu aux 18ème/ 19ème siècles, ont traversé la tourmente révolutionnaire, ont connu l’exil et sont rentrés en France avec la ferme volonté de rechristianiser le pays.

Leur intuition principale à tous deux a été l’alliance avec Marie au service de la mission et le primat du laïcat en vue de cette mission. Religieuses et religieux ne naîtront qu’ensuite, et pour l’animation des communautés de laïcs en premier lieu.

Brève notice sur les sources de la spiritualité chaminadienne

Le P. Chaminade, enfant du 18ème siècle, est encore tout imprégné de la richesse spirituelle du Grand Siècle (le 17ème) et des siècles précédents. Comme principales sources d’inspiration, on distingue chez lui :

  1. l’Ecriture ( la Parole de Dieu) La Tradition (Pères de l’Eglise)
  2. L’Ecole française de spiritualité Le Jansénisme
  3. Certains prédicateurs Les jésuites et autres courants
  4. La Liturgie

L’Ecriture

  • référence constante : il veut fonder la Foi sur la Parole de Dieu
  • il s’appuie notamment sur l’Ecriture pour parler de Marie (cf le « sola scriptura » des protestants) = influence de la pression de la Réforme sur les théologiens
  • la doctrine de saint Paul affleure dans tous ses écrits
  • il cite abondamment des Textes de la Première et de la Seconde Alliance (Ancien et Nouveau Testaments)

La Tradition : les Pères de l’Eglise

  • Chaminade les cite fréquemment (il puise souvent dans des ouvrages de citations)
  • Les Pères les plus cités : Ambroise, Augustin, Jean Chrysostome, Jérôme, Tertullien ; ensuite : Cyprien, Basile, Cassien, Clément d’Alexandrie, Origène…
  • Saint Augustin est un des maîtres spirituels incontestés de Chaminade (influence manifeste et positive dans ‘la conformité au Christ’)

L’Ecole française de spiritualité

Ses thèmes = esprit de religion théocentrique, christocentrisme mystique, exaltation de la vocation sacerdotale chez Bérulle (1572-1629) :

  • sens de l’absolu de Dieu
  • nécessaire disposition du chrétien à l’adoration
  • contemplation du Verbe incarné
  • adhésion totale aux attitudes intérieures de Jésus + totale abnégation du moi

Autres membres ‘influenceurs’ :

. Jean-Jacques OLIER (16087-1657) : Chaminade s’en inspire parfois

. Jean Eudes (1601-1680) : au centre de sa doctrine, l’ « oraison du cœur » en vue d’une plus grande conformité à Jésus Christ

Plusieurs membres de cette ‘Ecole Française’ ont contribué à restaurer « la dignité chrétienne de l’état laïque ». Chaminade s’en souviendra, de même qu’il se souviendra des ‘congrégations mariales’ qui connaissaient déjà un grand succès.

Le Jansénisme

On trouve dans certains écrits de Chaminade un relent de pessimisme provenant des excès de Port Royal et du Jansénisme. Saint Augustin y était à l’honneur et l’on considérait l’abbé de Saint-Cyran comme le ‘nouvel Augustin’. Mais de fausses interprétations de St Augustin y avaient cours, présentant un Dieu redoutable, qui sauve ou condamne selon son bon plaisir, sans aucune ‘contribution’ de l’homme.

Chaminade en a hérité un regard un peu pessimiste sur la nature humaine (qui est d’ailleurs aussi celui de M. Olier), et la conviction qu’il faut mourir à soi-même, s’anéantir, pour mener une vraie vie spirituelle. Mais il dira cependant un jour : « On ne meurt que pour vivre » (mort-résurrection du Christ).

Certains prédicateurs

Parmi les prédicateurs qui ont influencé Chaminade, on trouve : Bossuet, Bourdaloue, Massillon…

Il s’en inspire souvent en ce qui concerne la Vierge Marie.

Les Jésuites et autres courants

. dès son jeune âge, Chaminade a été formé par son frère Jean-Baptiste, ancien jésuite ; aussi l’influence ignatienne se fait-elle sentir dans les textes relatifs à la vie spirituelle ;

. autres courants : Saint-Sulpice, Le Carmel…

La liturgie

  • importance, pour lui, des sacrements d’initiation chrétienne : Baptême et Confirmation. Les vœux du baptême feront corps avec l’engagement de la consécration-alliance.
  • Il aimait les beaux offices favorisés par l’Ecole française.
  • Les temps liturgiques, en particulier le Carême, lui importaient.
  • La pénitence (résurrection) et l’Eucharistie étaient longuement expliquées…

________________________________________

« Corpus » de la spiritualité marianiste (son contenu)

Une spiritualité commune à tous les disciples de Chaminade et d’Adèle

Guillaume-Joseph Chaminade, en effet, a laissé aux siens, à travers ses nombreux écrits adressés tantôt aux uns, tantôt aux autres, quelque chose comme une « méthode spirituelle » pour tous.

D’après le P. Jean-Baptiste Armbruster, sm, on peut distinguer trois étapes dans l’élaboration de cette « spiritualité ».

Durant une première période – 1815-1828 -, « avec un certain esprit de systématisation », Chaminade a proposé à ses disciples ce qu’ils ont appelé « la méthode des vertus » : un ‘système’, comme on a dit parfois, « destiné à rendre la personne plus libre, à l’ouvrir à une meilleure connaissance d’elle-même en vue de suivre le Christ dans sa vie d’amour de Dieu et du prochain durant sa vie terrestre. »

Il s’agit surtout de ‘vertus morales’ que le fondateur répartissait entre les vertus de préparation, les vertus d’épuration et les vertus dites de consommation. Un exemple seulement :

Dans les vertus de préparation, il place les cinq silences (parole, comportement, esprit, mémoire, passions) qui favorisent la maîtrise de soi, le recueillement et le support des mortifications, comme moyen « d’humanisation et de divinisation des difficultés inhérentes à la vie humaine ».

Les cinq silences, par exemple, ne vont pas sans implications pédagogiques. Pour ne prendre que l’exemple du silence de la parole.

Ces vertus, inspirées de la Règle de Saint Benoît et de l’Ecole française de spiritualité, ne sont évidemment qu’un point de départ, une mise en condition. Elles ne sont que la première étape. Il ne faut pas en faire le centre ou le ‘noyau dur’ de la spiritualité chaminadienne.

Au cours d’une seconde période – à partir de 1828-29 -, Chaminade entraîne son disciple sur un chemin autrement plus important. Il s’agit à présent du cœur même de la foi qu’il convient de découvrir, et ce grâce à la « foi du cœur ».

C’est ainsi qu’il souligne l’importance du Credo, source de toute vie de foi. Et il invite les siens à revenir sans cesse sur ce Credo, jusqu’à faire oraison avec lui.

Il les invite également à transformer leur foi en « foi du cœur », en « foi d’amour », comme il aimait à dire. « La foi du cœur fait aimer ce que l’on croit » et elle transforme en profondeur le regard du croyant et sur Dieu, et sur le monde, et sur lui-même. La foi ne peut donc aller sans l’amour (charité) et « l’espérance apporte à la foi du cœur une nouvelle dimension : la perspective eschatologique ». Elle est une véritable « relation d’amour » avec les personnes divines, Père, Fils et Esprit Saint.

Il s’agit donc d’une pressante invitation à approfondir sa foi (à travers l’approfondissement des vertus théologales) en vue d’une conformité plus grande au Christ ressuscité.

Une troisième période, moins facile à situer dans le temps parce qu’étroitement imbriquée à la seconde (elle prend forme cependant aux alentours de 1834), invite à aller encore plus loin. Chaminade veut désormais orienter « la vie spirituelle des siens vers la conformité la plus parfaite avec Jésus, fils de Marie ». Cette conformité apparaît comme le couronnement de toute la ‘méthode spirituelle’ du P. Chaminade.

Les racines de cette conformité, il les trouve dans les Ecritures elles-mêmes et il les développe longuement dans ses écrits.

Pour que cette conformité puisse croître en nous, le Fondateur nous propose tout d’abord «  d’entretenir dans notre cœur une relation privilégiée d’admiration et d’amour envers Jésus-Christ, Fils de Dieu devenu Fils de Marie pour sauver toute la création »; il nous propose ensuite d’ « aimer à nous tenir, avec la Mère de Jésus, son disciple bien aimé et toute la famille marianiste, près du Christ en croix », parce que le mystère pascal est le cœur de toute vie de conformité à Jésus ; il nous invite enfin à nous engager en Eglise, ensemble, à développer un monde plus fraternel.

Et c’est Marie, la Mère, qui va nous rendre de plus en plus conformes à son Fils, elle qui «y correspondait avec une entière et parfaite fidélité ». C’est avec Marie et en Marie que nous avons à travailler à cette conformité, puisque « c’est dans le sein de Marie que Jésus-Christ a bien voulu se former à notre ressemblance (et que) c’est là pareillement que nous devons nous former à la sienne » (ED II 338).

Chaminade nous engage sur la voie – non de la perfection – mais de la sainteté. N’est-elle pas le but ultime de toute vie chrétienne (voir de toute vie)? Et il nous engage à présenter au monde « le spectacle d’une peuple de saints » – car, dans ce monde, la Famille marianiste a une mission à remplir.

Une même mission pour tous

La Famille marianiste doit être, dans le monde, un vivant témoin de l’incomparable amour de Dieu pour les hommes, un témoin « contagieux », d’où l’importance précisément de présenter au monde le spectacle d’un peuple de saints. En effet, cet amour dont nous brûlons et qui nous brûle, n’est-il pas LA Bonne Nouvelle que Jésus le Christ est venu annoncer aux hommes de tous les temps ?

Cette famille a donc une vocation essentiellement missionnaire et Chaminade ne cessait de répéter : « Nous sommes tous missionnaires » et, dans sa lettre fameuse du 24 août 1839, il ajoutait que le témoignage de ses disciples doit atteindre « toutes les classes, tous les sexes et tous les âges, mais le jeune âge et les pauvres surtout » (30).

Il savait aussi que, cette mission – si grande, si magnifique fût-elle, comme il le dit lui-même -, nous n’aurions jamais la force de l’accomplir par nos seuls moyens. Aussi nous propose-t-il de faire alliance avec Marie, une alliance centrale dans sa spiritualité..

Il était convaincu que, devant « la grande hérésie régnante qu’est l’indifférence religieuse, qui va engourdissant les âmes dans la torpeur de l’égoïsme et le marasme des passions » (11), « la puissance de Marie n’est pas diminuée… », qu’ « elle est, aujourd’hui comme autrefois, la Femme par excellence, cette Femme promise pour écraser la tête du serpent », et qu’ « à elle est réservée de nos jours une grande victoire », qu’à « elle appartient la gloire de sauver la foi du naufrage dont elle est menacée parmi nous » (12).

Il nous faut donc « offrir à Marie nos faibles services, travailler à ses ordres et combattre à ses côtés ». Chaminade demande à sa famille d’être prête « à voler partout où elle nous appellera… pour étendre le royaume de Dieu »(14).

Voilà la raison pour laquelle il nous propose de contracter alliance – ce sont des termes qu’il emploie -, avec elle. « Ce contrat est sacré, s’écrie-t-il, il est fécond en bienfaits pour nous ». Voilà la raison pour laquelle il a donné comme devise à ses disciples le mot de Marie aux servants à Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ! ».

Les propositions de Chaminade sont d’une étonnante nouveauté et d’une valeur qui n’a pas cessé d’être actuelle.

CURIA GENERALIZIA MARIANISTI Via Latina 22 - 00179 Roma, Italia Tel. (39-06) 704 75 892 - Fax (39-06) 700 0406 E-mail: gensecsm@smcuria.it

12 novembre 2013

Avis de décès n ° 24 (à toutes les administrations d'unité):
La Province de France, recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, ROBERT MAIRE DU POSET, prêtre de la Communauté d'Issenheim (France), décédé au service de la Bienheureuse Vierge Marie le 3 novembre 2013 à Issenheim, France, au 86 ans avec 64 ans de profession religieuse.
Rennes-sur-Lot est un charmant village du département du Doubs en Franche Comté, près des montagnes du Jura, situé dans une région pittoresque et riche de la gloire de son histoire passée. C'est là que naquit, le 16 juin 1927, Robert Maire du Poset, qui vient de nous quitter.
Ses parents profondément chrétiens ont confié leurs fils à l'instruction et à l'éducation des Marianistes de Besançon. Et c'est là, à l'Institution St Jean, à l'ombre de la Cathédrale, que Robert poursuit ses études secondaires.
Son professeur de philosophie, le père Noel Le Mire, a eu une influence profonde sur Roby, comme il était connu. Après avoir terminé son baccalauréat en philosophie, Roby entre au noviciat des Marianistes alors situé à Antony. Il a fait ses premiers vœux en 1948, ses vœux perpétuels en 1954 à Middes, en Suisse.
Entre-temps, Roby avait terminé son service militaire, étant recruté avec le grade de capitaine de réserve, il avait passé sa licence de philosophie, enseigné à Ste-Marie à Belfort et à St-Jean à Besançon. Il poursuit sa théologie à l'Université de Fribourg en Suisse, où il est ordonné prêtre le 19 juillet 1959 par Mgr Charrière.
Il a été affecté à Ste Marie à Belfort en tant que professeur de philosophie, puis à Ste Marie rue Monceau à Paris, où il a également servi comme aumônier pour la division des garçons plus âgés, comme ils l'appelaient alors, un poste qu'il occupait ensuite au Collège. Sainte Marie Grand Lebrun à Bordeaux.
Après les événements de mai 1968 qui ont secoué la nation, le p. Le ministère du Poset a pris une direction différente. En coopération avec la chancellerie archiépiscopale de Paris et les autorités concernées par l'éducation catholique, ses supérieurs l'affectent à une nouvelle mission: l'aumônerie des lycées parisiens; Chaptal (8ème), Louis-le-Grand (5ème) où il aurait pu rencontrer Alain Juppé s'il était rentré en 1964, Fénelon (6ème). Ce fut une mission très difficile à laquelle Roby se consacra pendant six ans, de 1969 à 1975, mais qui l'épuisa au point que, pour retrouver sa santé momentanément défaillante, il fut chargé de la direction spirituelle de la maison de retraite de Notre-Dame des Monts à Vic, dans les forêts des Vosges, près de St Dié.

Un virement à 180° par rapport à ces Lycées de performances pour gosses de riches, avec des Classes Préparatoires en tête du palmarès Parisien et Français, dont les fils à papa qui avaient des budgets illimités d'arrogance et des fistons qui avaient réponse à tout sauf à écouter et rechercher notre Seigneur Jésus Christ, ce fut pour lui un chemin de Croix, mais cela rapportait gros à la chancellerie et au train de vie des archevêques et cardinaux qui étaient sensibles à la reconnaissance des Papas qui préféraient donner là qu'aux multiples psychiatres qui officiaient à l'époque pour deux à quatre billets de 500F la séance d'écoute (le smic de l'époque), mais dont les  enfants ne voulaient.

En 1978, grâce à sa riche expérience de professeur de philosophie et à celle d'aumônier, à la demande de l'archevêque de Paris, notre confrère est nommé à mi-temps à l'équipe pastorale de la paroisse Ste Odile, puis, en 1983, à celle de St Charles de Monceau. Sa deuxième mi-temps était consacrée à la recherche et à l'animation du Centre Jean-Bart, une organisation interdiocésaine pour le ministère des sacrements et la formation des adultes. Il était responsable des questions relatives au mariage et au CPM (Centre de préparation au mariage).
Entre-temps, l'archevêque de Strasbourg avait confié la paroisse de Saint-Jean aux Marianistes. Le Père du Poset y fut nommé pasteur en 1985. Il était également responsable des CPM d'Alsace et de tout ce qui concernait le ministère de la famille.
Lorsque la paroisse de Saint-Jean à Strasbourg a été confiée aux Fraternités monastiques de Jérusalem en 1993, le p. Du Poset a été nommé pasteur de Sand, situé dans la campagne alsacienne près de Benfeld, tout en continuant comme aumônier diocésain pour les CPM.
Le Collège St André de Colmar, alors dirigé par les Marianistes, l'accueillit en 1999 et y rendit de précieux services, tant aux étudiants qu'au personnel enseignant, tant que sa force le permettait.
Mais en 2009, le diabète dont il souffrait depuis un certain temps a miné sa santé. Il a été contraint de se retirer à l'EHPAD à Issenheim. C'est là qu'il passa la dernière partie de sa vie, se consacrant à lire autant que ses yeux le permettaient, particulièrement enthousiasmé par les derniers livres de Maurice Bellet ... Et aussi à l'écriture: une impressionnante pile de cahiers grand format en témoigne: ils ont rempli toute une étagère de la bibliothèque dans sa chambre, remplie de résumés de lectures et de réflexions personnelles, fruit de sa longue expérience d'une vie complètement donnée au Seigneur, à la Vierge Marie et aux autres.
Robert, fils de cette Franche-Comté où la terre et le climat sont exigeants au Jura, en a hérité une bouffée de l'esprit «proudhonien», questionnant souvent l'ordre établi, insatisfait des réponses toutes faites trop faciles à vraiment saisir la réalité. Un esprit qui donne la priorité aux personnes sur les lois, les institutions, les règles. En règle générale il était très incisif sur l'Eglise Post-Vatican II et la Franc-maçonnerie qui l'habite en adorant Satan-Lucifer, ce qui n'était pas sa tasse de thé.
Oh, il n'était pas un révolutionnaire! Ce n'était pas dans sa tradition familiale, et il était trop préoccupé par le bien réel des personnes à se noyer dans les excès. Sa franchise dans l'interrogatoire était la seule plus puissante et plus efficace que toute violence, verbale y compris. Comme l'a écrit un supérieur dans son rapport: "... ses réflexions ne sont jamais banales; il a une vision suffisamment profonde des problèmes qu'il n'arrête pas simplement au niveau superficiel des choses comme la plupart d'entre-nous qui se contentent de ce qu'ils ont, même si Dieu et Jésus-Christ sont bradés pour le Nouvel Ordre Mondial. "
Cette quête de la vérité n'a pas été vécue par Robert sans douleur. La vie communautaire pesait lourdement sur lui à certains moments et il restait un questionneur et un accusateur. À la fin de sa vie, il était paisible et les rencontres avec lui nous ont menés vers la profondeur qu'il portait en lui, sans pour autant que nous puissions atteindre sa sagesse et sa clairvoyance.
Qu'il repose maintenant en paix avec Christ, le chemin, la vérité et la vie, tandis que nous nous contentons de Satan-Lucifer et du Pape François qui vient d'annoncer qu'il est l'Antichrist.

CURIA GENERALIZIA MARIANISTI Via Latina 22 - 00179 Roma, Italia Tel. (39-06) 704 75 892 - Fax (39-06) 700 0406 E-mail: gensecsm@smcuria.it
 
November 12, 2013
 
Death Notice No. 24 (To all Unit Administrations):
 
The Province of France, recommends to our fraternal prayers our dear brother, ROBERT MAIRE DU POSET, priest of the Issenheim Community (France), who died in the service of the Blessed Virgin Mary on November 3, 2013 in Issenheim, France, at the age of 86 with 64 years of religious profession.
 
Rennes-sur-Lot is a charming village in the Department of Doubs in FrancheComté, near the Jura Mountains, situated in a region that is picturesque and rich in the glory of its past history.   It was there that, on June 16, 1927, was born Robert Maire du Poset, who has just left us.
 
His deeply Christian parents entrusted their sons to the instruction and education of the Marianists of Besançon.  And it was there, at the Institution St Jean, in the shadow of the Cathedral, that Robert pursued his secondary studies.
 
His philosophy teacher, Fr. Noel Le Mire, had a profound influence upon Roby, as he was known.  After completing his baccalaureat in philosophy, Roby entered the novitiate of the Marianists then located in Antony.  He made first vows in 1948, perpetual vows in 1954 at Middes, Switzerland.
 
In the meantime Roby had completed his military service, being mustered out with the rank of reserve captain, he had passed his licentiate in philosophy, taught at Ste Marie in Belfort and at St Jean in Besançon.  He pursued his theology at the University of Fribourg in Switzerland, where he was ordained priest on July 19, 1959, by Bishop Charrière. 
 
He was assigned to Ste Marie in Belfort as a philosophy teacher, then at Ste Marie on Rue Monceau in Paris, where he also functioned as chaplain for the older boys’ division, as they called it then, a position he occupied next at the Collège Sainte Marie Grand Lebrun in Bordeaux.
 
After the events of May 1968 which shook up the nation, Fr. du Poset’s ministry took a different direction.  In cooperation with the archiepiscopal chancery of Paris and the authorities concerned with Catholic education, his superiors assigned him to a new mission:  chaplaincy of the Paris high schools; Chaptal, Louis-le-Grand, Fénelon.  It was a very tough assignment that Roby devoted himself to for six years, from 1969 to 1975, but which exhausted him to the point that, in order to regain his momentarily faltering health, he was charged with the spiritual direction of the retreat house of Notre-Dame des Monts in Vic, in the forests of the Vosges, near St Dié.
 
In 1978, given his rich experience as a philosophy teacher, coupled with that of high school chaplain, at the request of the Archbishop of Paris our confrère was named half-time to the pastoral team of Ste Odile parish, and then, in 1983, to that of St Charles of Monceau.  His second half-time was dedicated to research and to the animation of the Jean-Bart Center, an interdiocesan organization for ministry of the sacraments and formation of adults.  He was responsible for questions relating to marriage and the CPM’s (Center of Preparation for Marriage).
 
In the meantime the archbishop of Strasbourg had entrusted the parish of St Jean to the Marianists.  Father du Poset was named pastor there in 1985.  He was also responsible for the CPM’s of Alsace and for whatever concerned family ministry.
 
When the parish of St Jean in Strasbourg was turned over to the Monastic Fraternities of Jerusalem in 1993, Fr. Du Poset was named pastor of Sand, located in the Alsacian countryside near Benfeld, while continuing as diocesan chaplain for the CPM’s.
 
Collège St André in Colmar, then directed by the Marianists, welcomed him in 1999 and he rendered precious service there, both to the students and to the teaching staff, as long as his strength permitted.  
 
But in 2009 the diabetes from which he had suffered for some time undermined his health.  He was constrained to retire to the EHPAD in Issenheim.   It was there that he spent the last part of his life, devoting himself to reading as much as his eyes would permit, particularly enthusiastic about the latest books of Maurice Bellet….  And also to writing:  an impressive stack of large format notebooks bear witness to it:  they filled an entire shelf of the library in his room, filled with summaries of readings and of personal reflections, the fruit of his long experience of a life completely given to the Lord, to the Virgin Mary and to others.
 
Robert, a son of that Franche-Comté where the land and the climate near the Jura Mountains are demanding, had inherited from it a whiff of the “Prouhonian” spirit, often questioning the established order, unsatisfied by ready-made answers too facile to really grasp reality.  A spirit that gives priority to persons over laws, institutions, rules.
 
Oh, he was not a revolutionary!  That was not in his family tradition, and he was too concerned with the real good of persons to drown in excesses.  His frankness in questioning was alone more powerful and more effective than any violence, including verbal.  As one superior wrote in his report:  “…his reflections are never banal; he has a sufficiently profound vision of the problems that he doesn’t just stop on the superficial level of things.”
 
That quest for truth was not lived by Robert without pain.  Community life weighed heavily upon him at certain times and he remained a questioner.  At the end of his life, he was peaceful and encounters with him led us towards the depth that he carried within himself.
 
May he now rest in peace with Christ, the way, the truth and the life.

CONTACT :

De: Jc Louis <jclouis88@gmail.com>
à: Romolo Proietti Segnalini <gensecsm@smcuria.it>,secretariatsm@smcuria.it,
gentempsm@smcuria.it
Date: 27 février 2018 à 20:12
Objet: Re: Death Notice No. 24 (To all Unit Administrations) notice reviewed and corrected
Envoyé par:

gmail.com

G-D: le Fr. Michael McAward, sm, le Père Romolo. Proietti Segnalini, sm, Mmes Aida Filippone et Viviane Pellegrino.

Good evening, Would there be any way to rent a room at this address, to do research in the Vatican library, on the Primacy of the Apostle of the Apostles, what is Mary Magdalene or Mary Magdalene?
CURIA GENERALIZIA MARIANISTI Via Latina 22 - 00179 Roma, Italia Tel. (39-06) 704 75 892 - Fax (39-06) 700 0406 E-mail: gensecsm@smcuria.it
 
this article indicates that one can consult the library vaticanne, thank you to give me the conditions of my eventual coming
 
Jean-Claude Louistisserand

owner of the Antique Church of the first century, Saint Bauzille de Montmel, the peak Saint Leo the Great, the Church of Christ and Mary Magdalene, who asked me to contact you

L’originalité et la valeur de la pensée et de l’action du Bienheureux Chaminade, un homme pour notre temps.

Jean Paul II, lors de la béatification, a proposé Chaminade comme modèle aux fidèles laïcs, les invitant à inventer, comme lui, de nouvelles manières d’annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes d’aujourd’hui, et surtout à ceux qui sont loin de l’Eglise. En quoi nous autres, membres de la communauté éducative de Petit Val, sommes-nous concernés ?

Parmi les propositions de Chaminade, j’en retiendrai sept, que je qualifierai de Sept Appels de Chaminade. Des appels lancés avec une grande audace. Chaminade, aujourd’hui comme hier, ose l’à-venir.

Le premier appel nous invite à entrer résolument dans le monde de notre temps, comme il le fit, lui, pour le sien

Lui qui écrivait, dans une lettre de 1830, qu’il faut « faire attention au monde où nous sommes », il a su utiliser jusqu’aux apports de la Révolution française – et jusqu’à sa devise : liberté, égalité, fraternité – , en fondant la Congrégation ou ses Ordres religieux (union de tous – sans confusion -, égalité de tous [dans la Société de Marie par exemple], fraternité). Selon le P. Ottano, il y voyait « un vent de régénération en accord avec l’Evangile », sachant bien par ailleurs que « l’Evangile est encore praticable aujourd’hui comme il y a 1800 ans ».

Tout cela, il l’a fait dans la logique qui était la sienne, à savoir une logique de l’Incarnation. Selon le P. Roten, tout marianiste devient à son image un « obsédé de l’incarnation », plongé au cœur de la réalité de son temps.

Pour mieux faire pénétrer l’Evangile dans le monde qui était le sien, il a su avoir recours, selon le P. Benlloch, à une ‘technique apostolique de choc’, imaginant une structure nouvelle et souple (la congrégation), imaginant (comme le fera l’Action Catholique plus tard) une évangélisation du milieu par le milieu et mettant au service de cette évangélisation des idées neuves : selon le P. Benlloch, il s’agit d’une « révolution à l’intérieur de l’Eglise, d’une révolution au divin… », grâce à « une stratégie d’expansion sans peur ni réserve », une stratégie qui a recours, selon Benlloch toujours, à « la contagion du bien à travers des ondes expansives », … à une méthode « d’irradiation, de captation, d’intégration ».

Pour nous, éducateurs, quelles implications ?

  • accepter notre monde lucidement, tout faire pour le bien connaître, voire l’aimer ;
  • l’épouser en quelque sorte, pour mieux le changer de l’intérieur ;
  • accepter les jeunes qui nous sont confiés, tels qu’ils sont : prendre en compte leur modernité, leurs aspirations, leur ‘conditionnement’ ;
  • nous accepter les uns les autres avec nos différences, nos richesses, nos faiblesses ;
  • pas de vaine nostalgie de l’école d’autrefois (Ah, quand il y avait les sœurs…)
  • employer les nouvelles méthodes (vieilles outres et vin nouveau, titrer du neuf de l’ancien…), les technologies nouvelles …

Le second appel nous invite à prendre appui, aujourd’hui comme hier, sur les laïcs

Selon le P. David Fleming, Chaminade eut en effet une intuition géniale. « Il a commencé avec un groupe de laïcs et, (avec eux), il a persévéré pendant de longues années, en s’adonnant entièrement à leur mouvement », malgré les critiques qui ne lui ont pas manqué : il perdait son temps, il risquait de diviser…, ne valait-il pas mieux investir toutes les énergies dans de vieilles méthodes qui avaient fait leur preuve ?

A ces critiques, Chaminade répondit, en 1824 (après un quart de siècle donc d’action avec le laïcat), qu’il était convaincu que « les leviers qui remuent le monde ont, en quelque manière, besoin d’autres points d’appui », et, ces points d’appui, il les trouvait, lui, dans le dynamisme des laïcs. De ce fait, Chaminade peut apparaître aujourd’hui comme « l’un des grands patrons du rôle des laïcs dans l’Eglise ».

Ces laïcs, à qui il a appris à s’organiser en petites communautés vivantes de foi et d’action (à l’image des communautés de la primitive Eglise), il leur a laissé quelques consignes fortes et un esprit, l’ « esprit de famille », un esprit fait de respect, d’accueil, d’écoute, de connaissance de l’autre, dans l’amour et la liberté. Parmi ses consignes (qui concernent aussi bien ses disciples religieux), en voici deux : « L’isolement est une faute pour un chrétien » ; « que la foi soit votre force ».

Quels retentissements pour nous, aujourd’hui ?

  • Les laïcs ont pris la relève ; les acceptons-nous ?
  • Croyons-nous suffisamment qu’ils ont, que nous avons, dans l’école, un grand rôle à jouer, y compris dans l’éducation de la foi ?
  • Avons-nous à cœur de cultiver cet esprit de famille, caractéristique des marianistes : esprit fait de respect de l’autre, d’accueil, de disponibilité pour l’autre (jeune ou adulte), d’écoute, de connaissance réciproque…
  • Savons-nous nous rassembler entre laïcs pour constituer, par exemple, comme c’est le cas à Agen, des Fraternités marianistes, des CLM ? (précisions sur demande)

Le troisième appel est un appel à rester debout grâce à la colonne vertébrale de la foi

J’y insisterai moins, ayant déjà parlé de l’importance de la foi dans la spiritualité de Chaminade.

Rappelons simplement que la foi a toujours été au centre de son enseignement, non pas seulement une foi intellectuelle, mais cette ‘foi du cœur’ déjà évoquée, cette « foi d’amour », comme Chaminade l’appelle, et qui change toute la vie du croyant.

La foi sur laquelle il invite ses disciples à s’appuyer est une foi profondément trinitaire : le temps de Chaminade n’était pas si loin du nôtre, en ce qu’il était marqué par le philosophisme et le vague déisme qui en avait résulté pour beaucoup, alors que notre temps souffre d’une religiosité vague à la divinité indéterminée. Pour Chaminade, « la Trinité est le plus auguste de nos mystère », comme l’a rappelé également Jean Paul II à travers la préparation et la célébration de l’année jubilaire.

Que peut signifier cela, pour nous, enseignants d’aujourd’hui ?

  • avons-nous le souci de l’éducation de la foi, la nôtre et celle des jeunes qui viennent à nous ?
  • Sommes-nous respectueux des différences entre nous, les uns croyant au ciel, les autres – peut-être – n’y croyant pas ? (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne vivent pas des valeurs aussi importantes que les nôtres) ;
  • Mutatis mutandis, croyons-nous en ce que nous faisons ?
  • Croyons-nous dans les jeunes qui nous sont confiés ?
  • Croyons-nous dans les valeurs (peut-être différentes des nôtres) du monde de ce temps – cf le ‘regard positif’) ?

Le quatrième appel de Chaminade est un appel à faire alliance avec Marie, avec la Femme qui est aussi la Mère de Dieu

Selon le P. Fleming, Chaminade voyait en Marie « beaucoup plus qu’un objet de piété conventionnelle » ; il savait qu’ « elle est le chemin qui nous conduit vers son Fils, et le fils vers l'Esprit Saint, et l'Esprit Saint vers le Père, ce qui est … la source d’un dynamisme qui nous fait participer pleinement, en alliance avec elle,… à sa mission, dont l'Eglise Catholique doit être le chemin de la mère au fils ».

Pour lui, Marie « nous inspire le dévouement et l’engagement auprès de nos frères et de nos sœurs contemporains ». Malgré le merveilleux chapitre VIII de Lumen gentium (Vatican II), nos contemporains sont loin d’avoir découvert pleinement le rôle de Marie, il est assez de comportements ou de manifestations pour en témoigner.

Nous avons déjà parlé de l’alliance que le disciple de Chaminade est appelé, aujourd’hui comme hier, à contracter avec Marie. Une alliance au caractère baptismal nettement marqué ; une alliance ecclésiale et, enfin, une alliance apostolique, c’est-à-dire qui ne va pas sans le témoignage. Une alliance dynamique donc qui, tout en contribuant à notre ‘conformité avec le Christ’, reste ouverte sur autrui et sur le monde.

Le fait que nous soyons dans une école marianiste, change-t-il quelque chose pour nous ?

– notre enseignement est-il marqué par le caractère marial de Petit Val : attention à l’autre, écoute, accueil, patience (impatiente patience parfois), fidélité dans les petites choses de la vie de chaque jour, esprit de famille ?   (sur lequel je ne reviens pas).

Le cinquième appel de Chaminade est l’appel à être témoins, missionnaires, auprès de ceux qui sont les plus éloignés (pour reprendre les mots de Jean Paul II)

Chaminade disait : « vous êtes tous missionnaires, chaque congrégation est une mission permanente » et, aux curés de paroisses : « je forme des chrétiens pour que vous ayez des paroissiens ». Car l’action de Chaminade n’a jamais visé autre chose qu’à engager le nouveau chrétien dans le champ de célébration et d’action apostolique de sa communauté.

La mission était au cœur de ses fondations. « Multiplier les chrétiennes » était le but qu’il fixait à ses disciples femmes, les sœurs de Mère Adèle par exemple. Multiplier les chrétiens reste notre ambition aujourd’hui. Mais saurons-nous le faire, oserons-nous le faire avec l’audace qui fut la sienne ?

A Petit Val, pensons-nous que nous avons aussi une mission de ‘proposition de la foi’, et que cette proposition n’appartient pas uniquement à ceux qui en sont spécialement chargés ?

  • sommes-nous convaincus que notre enseignement, quelle que soit la matière, peut être ‘hanté’ par la foi qui nous habite (sans qu’il soit pour autant question de prosélytisme ni de mépris vis-à-vis de la laïcité de la matière) ;
  • avons-nous pensé, par exemple, à organiser avec les jeunes des équipes, des clubs, … qui inviteraient régulièrement des témoins de la foi (ex : club litt. : Decoin, Bourbon Busset et l’amour fou durable, Jean Popot …) ? Cela n’est nullement incompatible avec la littérature par exemple …

Le sixième appel est un appel à se mettre au service des jeunes et des pauvres.

Nous avons vu comment Chaminade, en fidélité à l’Evangile, a engagé les siens au service des jeunes et des pauvres de son temps. Les jeunes sont aujourd’hui plus déboussolés que jamais et les pauvres surabondent.

Saurons-nous les rejoindre là où ils vivent, sans les juger, faire un bout de route avec eux comme fit le Christ avec les disciples d’Emmaüs, être jeunes avec les jeunes et pauvres avec les pauvres ? Aurons-nous l’audace d’inventer de nouveaux chemins (Chaminade > caminare, cheminer) pour aller vers eux et rendre le Christ présent au milieu d’eux ?

  • Petit Val est-elle une école qui sait accueillir les pauvres ?
  • Petit Val est-elle une école qui sait accueillir ceux qui sont éloignés de la foi ?
  • Petit Val sait-elle organiser le soutien pour les jeunes issus de milieux défavorisés ?
  • Avons-nous le souci d’inventer, d’être créatif, en communauté éducative, pour mieux servir les jeunes et les pauvres ?

Son septième appel en effet – appel éminemment moderne – est un appel à être des femmes et des hommes de prière, des « femmes et des hommes-prière »

Chaminade savait que, sans la prière, nous sommes perdus. Aussi nous invite-t-il, grâce à elle, à entrer dans le cœur même de la Trinité, en passant par Marie qui nous montre le Christ.

Il nous invite à nous immerger littéralement dans la présence de Dieu, à prier comme nous respirons, avec le Christ, sous le souffle de l’Esprit, d’une prière qui nous fait entrer dans cette « flamme d’amour » trinitaire dont il se plaisait à parler. Il nous invite à prier avec Marie, modèle de notre prière, et à prier Marie, Celle avec qui nous faisons alliance. Il nous invite à prier en Eglise… (Et la communauté éducative est aussi une petite Eglise).

Que notre prière soit celle d’un témoin « contagieux », au service des humbles et des petits (semblable à celle de la femme du magnificat), afin que « l’Amour soit aimé », ici, à Petit Val et ailleurs, comme le souhaitait déjà un François d’Assise.

Si nous envisageons de tenter de répondre aux sept Appels de Chaminade et de mère Adèle – des appels qui prouvent, si besoin est, la solidité et la valeur actuelle de leur inspiration – , alors nous serons , notre école sera, aujourd’hui, l’un des indispensables témoins dont le monde a besoin (Paul VI, Evangelii nuntiandi), un monde miné par l’indifférence (un peu comme au temps de Chaminade), un monde en quête (sauvage) de sens, un monde qui a froid – et ce jusque dans nos Eglises parfois frileuses à cause du péché de leurs enfants, comme les courageuses démarches de repentance du pape Jean Paul II nous l’ont montré.

Si nous avons l’audace d’oser l’audace, à l’image des Fondateurs (dont la vertu de prudence était grande), si Petit Val sait oser l’Amour, alors, pour beaucoup de jeunes et leurs familles, demain, l’Espérance sera possible.

Et si nous savons « inventer, comme nous l’a demandé le pape le 3 septembre 2001, de nouvelles manières d’être témoin, surtout pour ceux qui sont loin », alors, oui, l’Amour sera davantage aimé.