Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

 

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WWIII : Les Sionistes vendent la TERRE PROMISE aux Juifs d'Europe et d'ailleurs suite au terrorisme antisémite qui sévit par l'invasion Arabe de Migrants mais ils ne disent pas aux Juifs que c'est la MORT qui les attend en Israël (hébreu : ארץ ישראל (Eretz Israel)) .

Publié le 13 janvier 2018 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Les Sionistes vendent la TERRE PROMISE aux Juifs d'Europe et d'ailleurs suite au terrorisme antisémite qui sévit par l'invasion Arabe de Migrants qui sont soutenus par le pape François, comme une charité chrétienne, mais ils ne disent pas aux Juifs que c'est la MORT qui les attend en Israël (hébreu : ארץ ישראל (Eretz Israel)).

Les Sionistes se substituent à D.ieu qui n'intervient plus pour les Juifs, qui attendent toujours le Messie, sans l'avoir reconnu en Jésus-Christ. Les Pharisiens et le Sanhédrin, non content de l'avoir fait crucifié auprès du Procurateur Romain de l'époque, qui a dit "je m'en lave les mains".

Pour exprimer sans doute par une image visible, qu’on ne voulait pas prêter ses mains à une mauvaise action, ou qu’on ne les avait point trempées dans le sang, il était d’usage, chez les anciens, de se laver les mains en présence du peuple : on entendait montrer ainsi qu’elles étaient pures et qu’on était innocent.

« Pilate leur dit : Que ferai-je de Jésus qui est appelé Christ ? Ils répondirent tous : Qu’il soit crucifié. Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils se mirent à crier encore plus fort en disant : Qu’il soit crucifié. Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte s’excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : Je suis innocent du sang de ce juste ; c’est à vous d’en répondre. » (Évangile selon saint Matthieu, ch. 27)

Pilate se lave les mains (par Duccio di Buoninsegna)

Pilate se lave les mains (par Duccio di Buoninsegna)

C’est de cette ancienne coutume qu’est venue l’expression je m’en lave les mains, usitée dans le sens de : je n’y suis pour rien, je ne veux point m’en mêler, cela ne me regarde pas.

Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus), né à un endroit inconnu, vraisemblablement vers la fin du Ier siècle av. J.-C., était un citoyen romain, membre de la classe équestre, qui, à partir de 26, sous le règne de l'empereur Tibère, et durant dix à onze ans, a occupé la charge de préfet de Judée. Il est renvoyé à Rome fin 36 ou début 37, pour une raison difficile à comprendre, par le proconsul de Syrie, Lucius Vitellius, afin qu'il s'explique auprès de l'empereur. Après son arrivée à Rome, l'histoire perd sa trace, bien qu'il soit assez probable qu'il ait été disgracié.

Il est essentiellement connu pour avoir ordonné, selon les Évangiles, l'exécution et le crucifiement de Jésus de Nazareth, ce qui a conféré une notoriété exceptionnelle à ce simple gouverneur de province.

L'absence de certitudes historiques a permis le développement de légendes à son sujet, telle celle qui veut qu'il ait été exilé et se serait suicidé[Note 1] durant le règne de Caligula (mars 37 - janvier 41)[Note 2]. Des traditions lui font trouver la mort essentiellement à deux endroits soit comme martyr à Rome, soit par suicide dans la vallée du Rhône.

L'Église éthiopienne orthodoxe le vénère comme saint et martyr avec sa femme tandis que les Églises grecques orthodoxes honorent seulement celle qui, selon la tradition chrétienne, aurait été son épouse sous le nom de Claudia Procula.

Pilate a voulu sauver le Christ des mains des Juifs du Temple, qui lui voulaient la mort pour avoir chassé les marchands du temple, et le commerce qui s'était installé dans le Temple de Dieu.

Matthieu 21
12
Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. 13Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.…

Claudia Procula, épouse de Pilate, protectrice de Jésus et Marie-Madeleine. Romaine, membre de la gens Claudia apparentée aux empereurs Auguste et Tibère, Claudia Procula est née et a vécu à Narbonne jusqu’à l’âge de 16 ans. Elle épousa Ponce Pilate qui fut nommé en l’an 26 préfet et procurateur de la province romaine de Judée. A Jérusalem, Claudia côtoiera l’aristocratie juive et tissera des liens d’amitié avec des femmes réceptives aux enseignements de Jésus et l’assistant de leurs biens comme Jeanne épouse de l’intendant d’Hérode, Suzanne et Marie-Madeleine. Disciple en secret, elle montrera un courage extraordinaire en envoyant en plein procès de Jésus un messager auprès de son époux pour le mettre en garde de ne rien faire contre ce juste. Enfin, elle usera de son influence pour aider Marie-Madeleine et les proches de Jésus à fuir la Judée et à se réfugier dans le sud de la Gaule. Claudia suivra Pilate dans son exil en l’an 37 en Gaule dans le pays des Rhedons que nous réussirons à localiser grâce à une lettre qu’elle aurait écrite à son amie d’enfance Fulvia Hersilia. Il s’agirait de Rennes-les-Bains, station thermale renommée à l’époque romaine sous le nom d’Aquae Calidae, située à 5 kilomètres de Rennes-le-Château, en plein pays cathare.

Aujourd'hui les Juifs et les Sionistes sont prêts de réitérer la Shoah du Peuple Juif que Netanyahou n'attribue plus aux Allemands, ni à Hitler "qui voulait protéger les Juifs par le contrat de transfert des Juifs en Palestine, dès 1933", et qui est de fait le créateur de l'Etat Juif, mais aux Arabes et en particulier au grand Mufti de Jérusalem. On rappelle que la Shoah qui aurait tuer 6 millions de Juifs dans les Camps de Concentration Allemands, est la conséquence d'un désaccord voulu des Sionistes pour pouvoir obtenir à la fin de la Guerre le territoire qu'Hitler leur avait donné, par compensation des préjudices de Guerre en enlevant toutes discussions concernant les revendications des arabes expulsés dont certains sont encore dans des camps depuis 70 ans, dans les Pays voisins, sans qu'ils puissent demander le droit au retour ou à un dédommagement pour la spoliation de leurs biens.

Pendant la seconde Guerre Mondiale, le Vatican avait œuvré pour ce transfert des Juifs en Palestine, comme il avait œuvré pour la fuite des Nazis en Amérique du Sud et particulièrement en Argentine.

 

 

Adolf-Hitler grand Meeting avec le Pape Pie XI

Ce n'est pas en vidant la Palestine de ses Arabes, et en appelant tous les Juifs du Monde à faire leur Alya en Terre d'Israël, que la sécurité de ce Pays sera garantie, au contraire, c'est actuellement une poudrière, qui ne tiendra pas longtemps et qui sera rasée au nom de D.ieu tout puissants, car les Marchands du temple ont leurs coreligionnaires dans les ayatollah ou autres Muftis musulmans sunnites qui ont déjà émis des fatwas pour tuer tous les Juifs.

Alya, Alyah, Aliyah est un mot hébreu (עליה ou עלייה, pluriel alyoth) signifiant littéralement « ascension » ou « élévation spirituelle ». Ce terme désigne l'acte d'immigration en Terre sainte (Eretz Israël, en hébreu) par un juif. Les immigrants juifs sont ainsi appelés Olim. Au contraire, le fait pour un Juif d'émigrer en dehors de la Terre d'Israël, est appelé Yérida (ירידה : « descente ») et les émigrants juifs sont les Yordim.

Les Sionistes ne sont que des profiteurs de la crédulité des Juifs et mettent en place une Nation majoritairement Athée et permettent les abominations que D.ieu avait interdite aux Juifs, à savoir la conduite d'abomination des Lesbian & Gay Pride ou LGBT Pride, dans les épisodes connus de Sodome et Gomorrhe. Ils se sont mis à aimer l'or et l'Argent, et à posséder toutes les grandes banques centrales du Monde, en émettant de la fausse monnaie, et en volant le travail des hommes pour une seule classe de Pharisiens-élite, dont le culte secret des Illuminati et de la Franc-Maçonnerie rend hommage à Baal-Satan-Lucifer.

Yishaï Shlissel en mai dernier.

Yishaï Shlissel . ILIA YEFIMOVICH / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images/AFP

Un tribunal israélien a condamné à la prison à vie un juif ultra-orthodoxe pour l'assassinat d'une adolescente israélienne lors de la Gay Pride à Jérusalem en 2015. Le drame avait provoqué une forte émotion en Israël.

Le 30 juillet 2015, Yishaï Shlissel s'était précipité sur le défilé de la Gay Pride qui parcourait Jérusalem. Armé d'un couteau, il avait poignardé l'une des participantes, Shira Banki, 16 ans, qui avait succombé de ses blessures quelques jours plus tard. Six autres personnes avaient été blessées. L'homme juif ultra-orthodoxe a été condamné  à la prison à vie pour ces faits. Son geste avait causé un émoi d'autant plus grand en Israël qu'il avait été libéré quelques semaines auparavant après avoir purgé 10 ans de prison pour une agression similaire lors d'une précédente marche des fiertés à Jérusalem en 2005. Il avait alors blessé trois personnes. «Il n'a montré aucun remord. A l'audience précédente, il a parlé d'une guerre religieuse», a affirmé à l'AFP l'une des victimes de Shlissel, Noam Eyal, 31 ans, à la sortie de l'audience.

Israël est considéré comme un pays pionnier pour la promotion et le respect des droits des homosexuels, notamment en matière d'adoption par des couples de même sexe. Mais les militants LGBT dénoncent régulièrement des discriminations ou des attaques, notamment à Jérusalem, où vivent de nombreux juifs religieux qui considèrent l'homosexualité comme un péché.

Jérusalem et la mystique de l'élection.

Comme le montre la naïveté des commentaires sur la crise actuelle, on ne comprend pas les conflits du Proche-Orient si l’on oublie l’essentiel. Le sionisme n’est pas un mouvement d’émancipation juive, ni un nationalisme séculier classique. C’est un colonialisme fondé sur une mystique de l’élection. Lorsque Nétanyahou est reçu au congrès américain, il parle du “peuple élu” et il invoque la “destinée manifeste”. En validant les prétentions israéliennes sur Jérusalem, Trump ne se contente pas de piétiner la loi internationale. Flattant le narcissisme israélien, il accrédite la mythologie fondatrice de l’Etat-colon.

On s’inquiète d’une confessionnalisation du conflit, mais on oublie que ce conflit est confessionnel depuis l’origine. Non pas du fait de la résistance arabe, mais du fait de l’entreprise sioniste. En fait, le mouvement auquel le sionisme ressemble le plus est le suprématisme blanc des Afrikaners. Dans les deux cas, ils se prennent pour le peuple élu, et la guerre coloniale vise à s’emparer de la “Terre promise”. L’Etat d’Israël, cet enfant chéri de la conscience laïque occidentale, est un implant colonial justifié par l’Ancien Testament.

Même s’ils ont raison, le déni de légitimité que les juifs orthodoxes opposent au sionisme est trompeur. Il faut lire les penseurs sionistes de l’ère pré-israélienne : le sionisme n’a pas trahi le judaïsme, il s’est simplement affranchi de sa passivité. Il substitue à l’attente du sauveur une action politique, mais cette action vise à prendre possession d’“Eretz Israël”, et non d’une lointaine contrée indifférente au récit biblique. Le sionisme moderne n’a pas laïcisé l’espérance messianique, il l’a détournée à son profit pour implanter au Proche-Orient un Etat occidental.

La conquête coloniale de la Palestine se fonde sur une mystique de l’élection, et cette mystique se nourrit d’une géographie du sacré. Interprétant la Thora comme un acte notarié, elle le brandit comme si un texte religieux pouvait fonder un droit opposable. Croyant occasionnel, Theodor Herzl avait bien compris la puissance symbolique de cette supercherie. “Si la revendication d’un coin de terre est légitime, disait-il, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs”. Quel Occidental contestera, si elle est bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine?

Le sionisme repose sur une idée simple : la Thora tient lieu de titre de propriété, et cette propriété sera reconnue par un Occident pétri de culture biblique. Il faut reconnaître que ce tour de passe-passe a porté ses fruits. Loin d’être une nouveauté, le sionisme chrétien est constitutif du sionisme lui-même. L’idée du retour des exilés en Terre sainte fut une idée protestante avant d’être une idée juive, et le gouvernement britannique s’en fit l’ardent défenseur à l’apogée de l’Empire. Ce n’est pas un hasard si cette entreprise a fini par voir le jour avec la bénédiction d’une Grande-Bretagne férue d’Ancien Testament.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une idée absurde exerce une force matérielle. Pour les sionistes, la cause est entendue : si le droit des juifs sur la terre d’Israël n’est pas négociable, c’est qu’il dérive de la transcendance. Combattre l’entreprise sioniste, c’est faire offense à Dieu, se rebeller contre sa volonté. Avant la proclamation unilatérale de l’Etat d’Israël, le grand rabbin de Palestine déclarait devant une commission internationale : “C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin”.

Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait en 2002 : “Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif”. On comprend pourquoi le sionisme, à l’appui de ses prétentions, n’invoque pas le droit international, mais la promesse de Yahvé à Abraham : “C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate” (Genèse, 15).

Cette mythologie a fait de Jérusalem le joyau de la promesse. La cité de David est l’écrin de la présence divine depuis que son successeur Salomon y bâtit le premier Temple. Espace de communication avec le divin, Jérusalem porte témoignage de la geste hébraïque. Le martyre subi lors de sa destruction en accentue la sacralité, en la déclinant sur le mode messianique. Dans la narration biblique, Jérusalem est le centre d’une histoire sainte. Le tour de force du sionisme est de l’avoir fait passer pour une histoire tout court.

Cette conversion de la narration biblique en narration historique, pourtant, est un véritable château de cartes. Israël s’est lancé à Jérusalem dans une quête obstinée des vestiges de sa grandeur passée. A coup d’excavations frénétiques, on a exhibé la moindre breloque comme si elle était la preuve d’une gloire ancestrale, et un tesson de poterie attestait le rayonnement immémorial du royaume hébraïque. Mais cette manie de fouiller le sous-sol palestinien à la recherche d’une gloire perdue a montré ses limites, et les archéologues israéliens ont fini par tirer un trait sur ces affabulations.

“Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon”. Mieux encore : “Quant aux édifices monumentaux attribués jadis à Salomon, les rapporter à d’autres rois paraît beaucoup plus raisonnable. Les implications d’un tel réexamen sont énormes. En effet, s’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan, ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon, devons-nous en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé ?”

Ces citations ne sont pas tirées d’un brûlot antisioniste, mais du livre d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l’archéologie, Bayard, 2002, p. 150. La mythologie sioniste avait maquillé le mythe en histoire pour les besoins de la cause. Cette histoire en carton-pâte est balayée par la recherche scientifique. La véritable histoire reprend ses droits, et la géographie du sacré sombre dans les sables mouvants. Mais peu importe. Avec de vieilles pierres en guise de témoins muets, les sionistes revendiquent obstinément la propriété d’une terre arrachée en 1948 à ses détenteurs légitimes.

Bruno Guigue

L’Occident célèbre Malala, et ignore Ahed. Pourquoi ?


Par Shenila Khoja-Moolji – Le 30 décembre 2017 – Source Chronique de Palestine

Ahed Tamami – Photo : Réseaux sociaux

 

Ahed Tamimi, une jeune Palestinienne de 16 ans, a récemment été arrêtée au milieu de la nuit, pendant une descente de l’armée israélienne dans sa maison. Les autorités israéliennes l’accusent d’avoir « agressé » un soldat et un officier israéliens. La veille, elle avait confronté des soldats israéliens qui étaient entrés dans le jardin de sa famille. Peu de temps avant cette intrusion, un soldat avait tiré une balle en caoutchouc dans la tête de son cousin de 14 ans et brisé les fenêtres de sa maison pour y lancer des cartouches de gaz lacrymogène.

Sa mère et sa cousine ont ensuite également été arrêtées. Toutes les trois sont toujours en détention.

On a observé un curieux manque de soutien de la part des groupes féministes occidentaux, des défenseurs des droits de l’homme et des officiels étatiques qui se présentent habituellement comme de grands défenseurs des droits humains et des champions de l’émancipation féminine.

On ne compte plus les campagnes en faveur de l’émancipation des femmes de l’hémisphère sud : Girl Up, Girl Rising, le Sommet G (irls)20, Parce que je suis une femme, Laissez les filles étudier, Déclaration des femmes.

Lorsque Malala Yousafzai, une militante pakistanaise de 15 ans, a été atteinte à la tête et à l’épaule par les balles d’un membre de Tehrik-e-Taliban, la réaction a été radicalement différente. Gordon Brown, l’ancien Premier ministre du Royaume-Uni, a lancé une pétition intitulée « Je suis Malala ». L’UNESCO a lancé « Stand Up For Malala ».

Malala a été invitée à rencontrer le président Barack Obama, ainsi que le secrétaire général des Nations unies de l’époque, Ban Ki-moon, et elle s’est adressée à l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a été partout à l’honneur après avoir été comptée dans les 100 personnes les plus influentes par Time magazine, choisie comme femme de l’année par Glamour magazine, et nominée pour le prix Nobel de la paix en 2013, et de nouveau en 2014 où elle l’a finalement obtenu.

Des représentants de l’État aussi importants qu’Hillary Clinton et Julia Gillard, ainsi que d’éminents journalistes comme Nicholas Kristof, l’ont soutenue. On lui a même dédié une journée, le Malala Day !

Mais aujourd’hui nulle campagne #IamAhed ou #StandUpForAhed ne fait la Une des journaux. Aucun des groupes féministes, des groupes de défense des droits ou des personnalités politiques habituels n’a publié de déclarations pour soutenir la jeune fille ou critiquer l’État israélien. Personne n’a institué de Ahed day. En fait, les États-Unis lui ont même autrefois refusé un visa pour une tournée de conférences.

Ahed a, comme Malala, passé toute sa vie à lutter contre les injustices. Elle n’a cessé de protester contre le vol de terres et d’eau par les colons israéliens. Elle a subi de lourdes pertes personnelles, l’occupation lui a pris un oncle et un cousin. Ses parents et son frère ont été arrêtés à maintes reprises. Sa mère a reçu une balle dans la jambe. Il y a deux ans, une autre vidéo d’elle a fait le buzz – cette fois-là, elle essayait de protéger son petit frère qu’un soldat voulait emmener.

Pourquoi n’y a-t-il pas pour Ahed le même tollé international que pour Malala ? Pourquoi la  réaction aux tribulations d’Ahed est-elle si insignifiante ?

Il y a plusieurs raisons à ce silence assourdissant. La première est le fait que la violence d’État est globalement reconnue comme légitime. Alors que les actions hostiles d’acteurs non étatiques tels que les talibans ou les combattants du Boko Haram sont considérées comme illégales, une agression équivalente de la part d’un État est souvent jugée appropriée.

Cela comprend non seulement les formes visibles de violence telles que les attaques de drones, les arrestations illégales et la brutalité policière, mais aussi les agressions moins apparentes telles que l’appropriation de ressources comme la terre et l’eau. L’État justifie ses violences en présentant les victimes de ses injustices comme une menace au bon fonctionnement de l’État.

Une fois considéré comme une menace, l’individu perd tous ses droits politiques. Le philosophe italien Giorgio Agamben dit 1 que l’État est considéré comme un pouvoir souverain qui peut suspendre les lois dans un lieu ou une période donnés ; il peut déployer toute sa violence contre n’importe quel individu considéré comme une menace. Les terroristes entrent évidemment dans cette catégorie. Ainsi, l’exécution de terroristes présumés par des drones, hors de toute procédure judiciaire régulière, ne suscite pas beaucoup de remous dans la population.

La police israélienne a déployé une stratégie similaire. La raison invoquée pour prolonger la détention d’Ahed est qu’elle « constitue un danger » pour les soldats (qui représentent l’État) et qu’elle pourrait entraver le fonctionnement de l’État (l’enquête).

Il est inimaginable de faire passer des Palestiniens désarmés comme Ahed – qui exerçait simplement son droit légitime de protéger sa famille avec les moyens d’une jeune fille de 16 ans – pour des terroristes. Cette qualification ouvre la porte à des abus et des tortures sans limites. Le ministre israélien de l’Éducation Naftali Bennett, par exemple, veut qu’Ahed et sa famille « finissent leur vie en prison ».

Les souffrances d’Ahed mettent également en lumière l’humanitarisme sélectif de l’Occident, où seules certaines personnes et certaines causes sont jugées dignes d’intervention.

Selon l’anthropologue Miriam Ticktin, les organisations humanitaires prétendent que des critères moraux président à leurs efforts pour soulager les souffrances humaines, mais il est clair que certaines souffrances sont considérées comme dignes d’être prises en compte et d’autres non, même s’il s’agit de la souffrance d’une femme violée ou malade.

Certaines souffrances sont normalisées et même « disqualifiées du fait qu’elles ne sont plus l’exception, mais la règle ».

On ne considère pas habituellement que le chômage, la faim, la violence, les brutalités policières et la dévalorisation des cultures méritent une intervention humanitaire. Ces formes de souffrance sont considérées comme normales et même inévitables. Ahed, par conséquent, n’a pas le profil de la victime idéale pour une campagne internationale.

Par ailleurs, des jeunes filles comme Ahed qui critiquent le colonialisme et défendent leur nation ne sont pas le genre de femmes émancipées qui plaît à l’Occident. Elle se bat pour la justice contre l’oppression, au lieu de se battre pour une émancipation qui ne profite qu’à elle-même.

Son féminisme est politique, plutôt que centré sur les avantages matériels et le sexe. La manière dont elle utilise sa force, en tant que femme, révèle l’horrible visage du colonialisme et de ses colons, elle est donc qualifiée de « dangereuse ». Son courage et son intrépidité jettent une lumière trop crue sur l’horreur de l’occupation.

Le martyr d’Ahed devrait nous inciter à nous interroger sur notre humanitarisme sélectif. Les personnes qui sont victimes de la violence d’État, dont l’activité militante révèle la brutalité du pouvoir, ou qui défendent des droits d’intérêt général, méritent d’être inclues dans notre vision de la justice.

Même si nous ne lançons pas de campagne pour Ahed, nous ne pouvons pas ignorer son appel à prendre la mesure de la répression, des transferts de population et de la dépossession que subit son peuple. Comme Nelson Mandela l’a dit, « Nous savons très bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens.

Trump se prend pour Balfour


Par Vijay Prashad – Le 27 décembre 2017 – Source Frontline

Le 7 décembre, à Hébron, plus de 20 soldats israéliens ont arrêté Fawzi Al-Junaidi, âgé de 14 ans, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené en détention. La photo de l’arrestation et de sa violence, ont choqué beaucoup de gens. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fermement dénoncé l’arrestation : « Israël est un État terroriste. Nous n’abandonnerons pas Jérusalem aux mains d’un État qui assassine des enfants. »

 

Erdogan faisait référence à la nouvelle controverse sur Jérusalem. Le 6 décembre, le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis déplaceraient leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Le déménagement de l’ambassade suggère que la capitale d’Israël ne sera plus Tel-Aviv mais Jérusalem. Cette action va à l’encontre de la politique internationale qui considère Jérusalem comme une « ville internationale » – une ville qui devrait être gouvernée par plusieurs acteurs pour protéger son statut particulier en tant que siège des principaux sites religieux des chrétiens, des juifs et des musulmans.

La déclaration de Trump sur Jérusalem a ébranlé la Palestine, dont le peuple craint depuis longtemps l’annexion de Jérusalem-Est, que les Nations Unies considèrent comme faisant partie du territoire palestinien occupé, et du reste de la vieille ville. Des manifestations ont éclaté en Cisjordanie, à Jérusalem, et dans la bande de Gaza. Elles sont globalement non violentes, et expriment la frustration du peuple palestinien devant l’effondrement de son projet de libération nationale.

Une dangereuse escalade

Le 8 décembre, qui était un vendredi et donc une journée de prière pour les musulmans, les forces israéliennes sont venues faire une démonstration de force près de la mosquée Al Aqsa, vénérée par les musulmans comme le troisième lieu le plus saint de l’islam. Les prières se sont poursuivies comme d’habitude dans la mosquée, même si la tension dans les rues était palpable. La présence des forces israéliennes a provoqué les protestations des Palestiniens de la ville, qui ont défilé en petits groupes en scandant : « Jérusalem est à nous, Jérusalem est notre capitale ».

Les forces israéliennes ont alors attaqué les manifestants avec férocité. Les troupes israéliennes à cheval se sont mises à galoper dans le rue Salah Eddin de la vieille ville, effrayant les passants. Les soldats ont dévasté les échoppes et arrêté des hommes, des femmes et des enfants. Le Croissant-Rouge a indiqué qu’environ 800 Palestiniens avaient été blessés pendant toutes les protestations, et qu’une poignée de gens avaient été tués notamment à Gaza. Les forces israéliennes se sont livrées à des tirs combinés de balles en caoutchouc et de balles réelles en Cisjordanie et à Jérusalem, ainsi qu’à des frappes aériennes contre Gaza. Deux jours plus tard, le 10 décembre, un véhicule militaire israélien a écrasé une fillette palestinienne de cinq ans dans la ville d’Hébron, la ville de Palestine où la tension est sans doute la plus forte.

C’est à Hébron qu’Al-Junaidi, 14 ans, a été arrêté et détenu. Selon son oncle, le garçon était allé chercher des médicaments et de la nourriture pour sa famille. Ce jeune garçon s’occupe de son père, qui a été opéré récemment. L’oncle a réagi à l’arrestation de son neveu en disant : « Nous sommes les enfants de la Palestine. Jérusalem est inscrite comme capitale de la Palestine dans le cœur et l’esprit de nos enfants. Personne ne pourra jamais effacer cette inscription. »

La photo d’Al-Junaidi qu’a prise Wisam Hashlamoun, un photojournaliste palestinien, est vraiment emblématique. Selon lui, une cinquantaine de soldats israéliens ont attaqué un groupe de jeunes Palestiniens. Al-Junaidi est tombé par terre et a été blessé à la tête. Les soldats « l’ont remis sur ses pieds et l’ont encerclé » c’est le moment où Hashlamoun a pris la photo. « Je n’ai jamais pensé que cette photo deviendrait un symbole, je voulais simplement dénoncer la violence israélienne. »

Les médias d’État israéliens n’ont mentionné que les quelques roquettes tirées sur Israël à partir de Gaza et le coup de couteau reçu par un agent de sécurité israélien à l’entrée de la gare routière de Jérusalem. Ces deux actes de violence ont servi à justifier l’usage massif de la force par les Israéliens contre les Palestiniens que la déclaration incendiaire de Trump avait enflammés. Il n’est pas étonnant que les Palestiniens répondent à la violence israélienne qui vient s’ajouter à l’occupation qui dure depuis plus de 50 ans. Il n’est pas étonnant que certains Palestiniens aient psalmodié : « Nous ne voulons plus de mots creux. Nous voulons des pierres et des kalachnikovs. »

Il n’est pas étonnant non plus que de nombreux dirigeants mondiaux – du Premier ministre irakien Haider al-Abadi au ministre qatari des Affaires étrangères Mohammed bin Abdulrahman al-Thani – aient qualifié la déclaration de Trump de « dangereuse escalade ». Elle ne fera qu’engendrer beaucoup plus de violence. L’Union européenne et l’ONU ont fermement condamné la déclaration de Trump.

Jérusalem est un emblème

En 1947, l’ONU a adopté la Résolution 181 qui plaçait Jérusalem sous l’administration de l’ONU. Ce devait être une ville régie par un « régime international spécial ». Les pays du monde entier ont reconnu Jérusalem comme un endroit unique au monde, un endroit précieux pour les grandes religions abrahamiques et qui se trouve au cœur des tensions qui secouent le nouvel État d’Israël, les Palestiniens exilés et occupés, et les États arabes voisins.

Au cours des années passées, il y a eu sept votes au Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner la Loi de  Jérusalem de 1980, qui proclame la ville capitale « éternelle et indivisible » d’Israël. La Résolution 478, la première de ces résolutions, a été adoptée en 1980 à l’unanimité, avec une abstention des États-Unis. A l’époque, même pour feu Edmund Muskie, un ancien secrétaire d’État américain, Jérusalem était une ville unique. « Nous devons préserver une vision commune de l’avenir de cette ville antique – une Jérusalem indivise, avec un libre accès aux lieux saints pour les peuples de toutes confessions. » Mais en même temps, les États-Unis soutenaient qu’ils avaient le droit d’avoir leur ambassade à Jérusalem et M. Muskie disait, en 1980, qu’ils ne considéreraient pas une demande de l’ONU à ce sujet comme contraignante.

Le Conseil de sécurité de 1980 était fortement opposé à une annexion israélienne de Jérusalem. L’ancien ambassadeur du Pakistan à l’ONU, Naiz A. Naik, a déploré que la pression internationale qui s’intensifiait à l’époque contre Israël, ait « donné plus de vigueur à l’obsession sioniste de judaïser la Ville Sainte de Jérusalem en détruisant son identité historique pour en faire ‘la capitale éternelle d’Israël’ ». Yehuda Zvi Blum, alors ambassadeur d’Israël à l’ONU, lui a répondu que Jérusalem était la capitale d’Israël depuis les origines et qu’Israël n’accepterait aucune suggestion de l’ONU concernant la ville. « Israël ne permettra pas à Jérusalem de devenir un autre Berlin, avec tout ce que cela implique non seulement pour le bien-être de ses citoyens, mais aussi pour la paix et la sécurité internationales. »

Israël, avec le soutien des États-Unis, a ignoré l’ONU. Au cours de ces 50 dernières années, il a annexé progressivement des pans entiers de Jérusalem et a affaibli l’emprise palestinienne sur la ville. Des colons juifs se sont approprié des terres et des propriétés de Jérusalem-est et le quartier juif de la vieille ville s’est étendu. L’opération de destruction du cimetière de Mamilla, un site d’une importance capitale pour l’histoire palestinienne (« Grave Silence », Frontline, 21 février 2014) a fait partie de l’entreprise de réduction de l’espace palestinien dans la ville.

« Non, M. Trump »

Une semaine après la déclaration de Trump, le prince Turki al-Faisal, ancien chef des services de renseignements saoudiens et ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis, lui a écrit une lettre ouverte cinglante. « Non, M. Trump, Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël. » Sa lettre est un clair désaveu de Trump. « Si vous voulez corriger cette prise de position maladroite et cavalière, écrit-il, il faut faire une déclaration pour reconnaître un État palestinien avec sa capitale à Jérusalem-Est. Toutes vos belles paroles n’ont plus d’effet sur nous. Les habitants autochtones de ce qu’on appelle l’Amérique disaient ‘L’homme blanc a la langue fourchue’. Nous pensons la même chose depuis 1917. » Que cela vienne du cœur de l’establishment saoudien en dit long sur les tensions dans la région. Certains croient que l’Arabie saoudite prépare un rapprochement diplomatique officiel avec Israël, mais la décision de Trump pourrait avoir sonné le glas de ce projet.

Depuis Beyrouth, au Liban, Sayed Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a qualifié la déclaration de Trump de deuxième déclaration Balfour. La première Déclaration Balfour a été faite par la puissance impériale de l’époque, la Grande-Bretagne. Elle a promis de s’emparer des terres palestiniennes et de les donner aux colons juifs européens comme solution au problème de l’antisémitisme européen. La déclaration de Trump par la puissance impériale actuelle, donne carte blanche aux Israéliens pour s’emparer de plus de terres palestiniennes. Nasrallah note que personne n’a demandé leur avis aux Palestiniens dans aucun des deux cas. C’est pour cette raison que Nasrallah a appelé à une intifada – un soulèvement – une Troisième Intifada.

Trump a pris cette décision incendiaire juste avant de signer la prorogation de la domiciliation de l’ambassade des États-Unis à Tel-Aviv. L’ambassade des États-Unis ne déménagera pas à Jérusalem avant au moins six mois, lorsque Trump devra de nouveau passer par le rituel bi-annuel de la signature de la prolongation par le président. Il est peu probable que les États-Unis déménagent leur ambassade. Ce scénario semble plus dangereux que tout autre. C’est encore une de ces facéties politiques auxquelles Trump nous a habitués ; elle satisfait sa base, et notamment les évangéliques chrétiens conservateurs, et elle fait le buzz.

Pendant ce temps, en Palestine, des enfants comme Al-Junaidi endurent un martyr. Et cela, depuis des dizaines d’années.