LAOSOPHIE par opposition à Démosophie

Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

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WWIII : THE NEW AGE, la GUERRE Maçonnique de la FIN DES TEMPS, les ILLUMINATI, LE DEEP STATE US QUI VEUT RENVERSER LA RUSSIE, LA CHINE ET LES BRICS.

Publié le 7 janvier 2018 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : THE NEW AGE, la GUERRE Maçonnique de la FIN DES TEMPS, les ILLUMINATI, LE DEEP STATE US QUI VEUT RENVERSER LA RUSSIE, LA CHINE ET LES BRICS. LA RELIGION MONDIALE DU NEW AGE QUE LE PAPE FRANCOIS DEFEND EST UN PAGANISME ADORATEUR DE SATAN LUCIFER.

Les Georgia Guidestones, pierres de marbre à la Gloire de la Franc-Maçonnerie pour indiquer la réduction de la population mondiale par tous les moyens (Guerres NBC, OGM, Vaccination, Faim, en fin de page...)

Le New Age (ou nouvel-âge) est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances maçonniques, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l'humanité. Ce mouvement est répandu aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux.

Dans son livre Les Enfants du Verseau (1980) qui théorisa le New Age, Marilyn Ferguson définit ce dernier comme « l'apparition d'un nouveau paradigme culturel, annonciateur d'une ère nouvelle dans laquelle l'humanité parviendra à réaliser une part importante de son potentiel, psychique et spirituel. »

Considéré comme une tentative de « ré enchantement du monde » face à la crise des idéologies et au refus de la croissance industrielle et du consumérisme, le New Age fait partie du phénomène global des nouveaux mouvements religieux nés à partir des années 1960, tout en se fondant sur des éléments doctrinaires antérieurs, notamment empruntés à la théosophie. Ce retour à la spiritualité se caractérise par un approfondissement du sentiment religieux ou encore par le sentiment d'une quête intérieure, hors de toute structure historiquement constituée.

Des courants du New Age présents dans certains milieux écologistes développent des théories Gaïa

Le New Age stricto sensu désigne l'attente d'une nouvelle ère à venir ou en cours. Ce millénarisme se distingue des millénarismes traditionnels par le fait que le changement à venir ne serait ni abrupt, ni violent, ni même issu d'une force supérieure, mais qu'il nécessiterait la participation des êtres humains. L'apparence de cette nouvelle ère est celle d'un monde de paix et de justice, hérité de la contre-culture californienne des années 1960, « d'amour et de lumière ».

Le New Age puise son inspiration première dans les livres d'Alice Bailey (adepte de la théosophie) des années 1920-1930. Cette dernière annonce le « retour du Christ » et lance l'idée de groupements dits « de bonne volonté mondiale ». Ce ne sont pas des communautés organisées mais plutôt des rassemblements périodiques de personnes indépendantes ayant pour but de hâter l'évènement tant espéré au moyen d'une méditation collective à grande échelle (la Grande Invocation).

Une seconde inspiration est L'Ère du Verseau de Paul Le Cour (1937) sur le plan astrologique. Celui-ci lance le concept d'« Ère du Verseau », le nouvel âge sur la Terre qui devrait marquer une transformation des valeurs de l'humanité par l'avènement des valeurs spirituelles.

Le déplacement du « point vernal » le long du zodiaque en astrologie, est un élément clé utilisé pour la théorie historique du New Age. Le passage de ce point depuis la constellation des Poissons jusqu'à celle du Verseau en raison de la précession des équinoxes indiquerait le début d'une Ère du Verseau de paix universelle et d'harmonie retrouvées.

Selon certains principes du New Age, le fait que le poisson a été le symbole des premiers chrétiens est significatif et certains astrologues pensent que les valeurs du Verseau, comme l'altruisme, seront à l'œuvre dans l'apparition d'une nouvelle forme de spiritualité, en rupture avec les valeurs classiques du modèle occidental, survenue dans les années 1970.

L'année d'entrée dans l'« ère du Verseau » est variable selon les différentes écoles. Pour certains, elle aurait commencé en 1962. L'année 2012, qui correspondrait à la fin de cycle du calendrier des Mayas, est souvent citée comme point culminant de cette période de transformation, ou « ascension » de l'humanité.

Pour Rudolf Steiner, l'Ère du Verseau commencerait seulement en 3573, car cette ère ne serait efficiente que lorsque le point vernal se trouve au milieu de la constellation du Verseau et non au début. Selon lui, l'humanité serait donc encore dans l'Ère des Poissons (1413-3573).

Benoît XVI et l’Étoile Satanique du dieu Remphan | Dr Serge Tueche

1.   Benoît XVI arbore sur sa mitre, à la Pâques 2010, ce signe qui n’est pas du tout un Symbole Juif, car il n’est fait mention dans les Saintes Écritures, d’aucune Étoile de David, ni Sceau de Salomon: c'est l’Étoile du dieu Remphan, Symbole du Satanisme.

2.   Benoit XVI certifie ainsi son Discours de Politique Générale, quand en 2005 il appelle 1.5 Milliard de Catholiques à se laisser conduire par lui vers le Nouvel Ordre Mondial. Une doctrine de démon.

3.   Benoît XVI est donc au service de la Bête[La Franc-maçonnerie], du Faux-Prophète[Le Sionisme] et de l'Antéchrist, car Dieu combat le Nouvel Ordre Mondial, «Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l’Éternel et contre Son Oint? –»(Ps 2:2), selon qu’Hérode, Ponce Pilate et les Grands Prêtres de la Synagogue, ont comploté contre Jésus, qui les a vaincus sur la Croix. Nous portons donc la Croix, la Croix qui nous sert de Signe. Car c’est par le Sang de Jésus que nous sommes justifiés. Selon qu’il est écrit, «le Sang vous servira de Signe»(Ex 12:13).[Dr Serge Tueche. Benoît XVI et l’étoile du dieu Remphan. 20 janvier 2013].

 

 

Le New Age est un patchwork de croyances de sources diverses. Il a popularisé en Occident certains thèmes hindouistes ayant transité par la théosophie, comme la notion de vies antérieures et la métempsycose/réincarnation. Il est aussi le véhicule de concepts proches de certaines écoles philosophiques hindoues ou indiennes et du tantrayana comme l'idée d'une « biologie invisible », d'un corps énergétique subtil, dont font partie l'aura, le corps éthérique et les chakras, centres d'énergies.

Le mouvement allemand de la lebensreform (développé au tournant des XIXe et XXe siècles) constitue également une source importante du New Age, associé à la théosophie mais aussi à la naturphilosophie du XIXe siècle. La vulgarisation tardive de cette littérature ésotérique allemande en Amérique, notamment du Retour à la nature d'Adolf Just (1896), fut une source importante pour les hippies américains, et cette transmission fut assurée par les nombreux praticiens de lebensreform émigrés en Californie (notamment Bill Pester, Benedict Lust, ou encore Arnold Ehret).

Le New Age met en avant la notion de guidance intérieure en mettant l'accent sur l'intuition, et parfois en l'accentuant avec des concepts comme celui de pouvoir personnel : « chacun crée sa propre réalité », ou en ayant recours à des entités spirituelles mêlant les caractéristiques des « guides de lumière » traditionnels (les anges) avec des entités supposées issues d'autres plans de conscience, « Maîtres de Lumière » ou « Maîtres ascensionnés » (appelé « divinités » en Inde, les « bouddhas » chez les bouddhistes), etc. Dans ces derniers cas, la représentation populaire en occident de l'image du Christ est parfois utilisée bien qu'il soit devenu dans ce contexte un « principe » ou une « énergie » plutôt qu'une personne.

On peut aussi citer, parmi d'autres éléments associés à New Age, le holisme ou une approche globale (mind-body-spirit en anglais) comme pratiqué par les bouddhistes et les hindouistes. Certains abordent le New Age en s'intéressant à la télépathie, le pouvoir des cristaux, les « enfants indigos », le channeling, les théories Gaïa

Selon Alice Bailey, les principes du New Age dans « l'ère du Verseau » devaient déterminer « le type de culture et de civilisation» ainsi que « l'avènement d'une nouvelle religion mondiale (qui) prendra la forme d'une approche de groupe, unifiée et consciente, du monde des valeurs spirituelles » comme cela se serait produit selon elle « dans l'ère chrétienne des Poissons ou la période antérieure gouvernée par le Bélier. »

 

Selon l'étude de Wouter Hanegraaff, cinq courants ou thèmes principaux pourraient cependant être distingués plus ou moins précisément dans la mouvance New Age :

Les divers courants New Age sont associés par contiguïté plutôt que par similarité. Ils ne se rapprochent pas toujours sur la base de caractéristiques communes mais par des relations structurelles et fonctionnelles (comme le seraient par exemple « les divers animaux vivant sur une même parcelle de terre »).

Les pratiquants du New Age ont une tendance générale à rejeter les définitions qu'ils considèrent « rigides » ou doctrinales de Dieu et leur préfèrent une absence de définition remplacée par la notion d'« expérience ». Dans le New Age, on ne doit pas « croire » en Dieu mais « faire l'expérience » de Dieu. Ce dernier est plus souvent vu comme une « force de vie » que comme une « personne». Des termes fréquents pour le désigner sont « océan d'unité », « esprit infini », « courant primordial », « principe universel », « essence unique », etc.. Le New Age se distancie tout particulièrement du Dieu qui juge et qui punit des grands monothéismes. Tout autant, cette perception peut cohabiter avec des conceptions issues des traditions orientales (divinités personnelles multiples) ou du paganisme (principes féminins et masculins de la divinité). En tout état de cause, dans le New Age, le divin peut être trouvé « en soi ». Les êtres humains contiendraient une étincelle divine, une divinité intérieure qu'il s'agirait de contacter afin d'accomplir le but de cette existence terrestre. Le cadre globalement moniste du New Age laisse peu de place à un Créateur qui se tiendrait en dehors de sa création.

Malgré les multiples influences orientales, la figure du Christ reste le modèle spirituel du New Age sans grande concurrence. Mais ce modèle ne conserve que très peu d'éléments du Christ tel qu'il est présenté dans le christianisme. En fait il n'en a que le nom et le Pape François a déjà dit que l'Eglise Catholique était le chemin pour aller au Christ-Satan, contrairement à la Bible qui dit que Jésus est le chemin pour aller au Père sans passer par d'autres Eglises que la sienne, formée par les 7 églises primitives et sa venue en considérant l'Eglise Antique de Marie Madeleine à Saint Bauzille de Montmel, à côté de Montpellier comme son Eglise et non pas la prostituée de l'Apocalypse. Dans le New Age, il peut être un principe abstrait, un état de conscience (conscience christique) ou toute personne qui incarnerait cet état de conscience supérieur que l'on retrouve dans le Bouddhisme sans DIEU qui en soit à l'origine.

La christologie du New Age se démarque de la christologie chrétienne et musulmane sur plusieurs points, notamment par l'idée du christ cosmique, qui ne serait pas Jésus-Christ lui-même mais une entité extra-humaine, qui serait descendue sur plusieurs maîtres spirituels, alors appelés maîtres de lumière ou maîtres de sagesse, dont Jésus, Bouddhaetc. alors que dans les monothéismes il ne peut y avoir qu'un seul Messie, qui est Jésus-Christ pour le christianisme et l'islam.

Certains groupes annoncent la venue d'un nouveau messie, notamment par la publication dans des journaux du message The Christ is now here (le Christ est là). On retrouve le New AGE dans la vidéo ci-dessus des Illuminati et des Francs-Maçons, adorateur de Satan-Lucifer, Albert Pike, et tout le melting pot de la nouvelle religion Mondiale, allant de pair avec le Nouvel Ordre Mondial qui doit détruire par la WWIII, les 3/4 de l'humanité, sachant que le 1/4 ou moins devant rester, sera protégé dans des abris et des villes souterraines dédiées aux élites qui sont en train de nous éliminer.

Pour faire disparaître l'Humanité par la Guerre Nucléaire, il est nécesaire de lui supprimer toute sa nouriture pour les survivants non élus.

ALERTE. En Australie, le blé OGM provoque la mort de 21 millions de kangourous. Silence radio.

Un rapport alarmant du  Service fédéral russe de surveillance vétérinaire et phytosanitaire, ROSSELKHOZNADZOR, qui doit rendre compte des cas mondiaux d'abus d'organismes génétiquement modifiés (OGM) en vertu de la loi du 29 juin 2016 interdisant tous les aliments et activités OGM en Russie (qui a fait de la Russie le plus grand territoire sans OGM du monde) dit que les scientifiques du gouvernement australien ont manipulé génétiquement leur blé, ce qui a eu pour conséquence une hécatombe apocalyptique et historique pour les kangourous dont des dizaines de millions sont morts.
Image associée

 

 
Le nombre de victimes  kangourou 2016-2017
en Australie atteint maintenant un nombre stupéfiant 21.687. 258
 
 
Selon ce rapport, la Russie ayant provoqué une onde de choc dans le monde cette année avec ses 81 millions de tonnes de production de blé, les experts de ROSSELKHOZNADZOR ont commencé à estimer ce que devrait être le calendrier de plantation de cette céréale vitale pour 2018-2019, avec une attention particulière à la production attendue des concurrents étrangers afin de ne pas créer une surabondance mondiale, qui à son tour, ferait chuter les prix.
Comme l'Australie, en 2015, était le 9ème producteur mondial de blé, les experts de russes ont estimé que la production de cette nation resterait autour de 25 millions de tonnes au moins jusqu'en 2020, surtout parce que les rendements moyens de blé de l'Australie, avaient plus que triplé en raison des progrès technologiques entre 1900 et 1990, mais n'avaient pas augmenté de 1990 à 2015 - et que, également en 2015, ils avaient signalé l'émergence d'une nouvelle maladie fongique appelée White Grain Disorder attaquant leur blé.
 
La maladie du grain blanc  en Nouvelle-Galles du Sud  en 2015
 
Au début de 2016, et alors que la récolte de blé stagnait, et même baissait à cause de cette  maladie, les scientifiques du gouvernement australien ont commencé à travailler avec Monsanto, la plus grande entreprise mondiale d'OGM. Cela fait 20 ans que les experts de ROSSELKHOZNADZOR savent qu’il y a un «régime de plantations secret» de diverses graines de céréales OGM en Australie, mais principalement dans les vastes champs de blé situés dans la région de Nouvelle-Galles du Sud.
Dès 1993, ce rapport indique qu'il est important de noter que les producteurs australiens de blé de la Nouvelle-Galles du Sud avaient mis en garde contre les dommages que les kangourous causaient à leurs récoltes. Par exemple,  la famille de Paul Remond qui possède 49.000 ha dans le nord de cette région, affirme que les kangourous détruisaient systématiquement au moins 10% et parfois plus de la moitié de son blé, et que le blé était devenu la principale source de nourriture de ces marsupiaux, tous exclusivement herbivores.
C'est donc que, fin 2016, des rapports ont commencé à émerger d'Australie, notamment dans la région de Nouvelle-Galles du Sud, indiquant que des centaines de kangourous ont été retrouvés morts  - et dont les cadavres étaient laissés intacts par les animaux charognards comme les corneilles, corbeaux noirs, les milans,  les chiens errants, etc. ne les mangeait pas.
Des dizaines de millions de carcasses de kangourous délaissées par les charognards
Du point de vue du rendement  du "régime de plantation secrète" du binôme Australie-Monsanto des cultures de blé OGM,  les experts de ROSSELKHOZNADZOR disent qu'il  est comme sans précédent, comme le prouve le Bureau australien de l'économie et des sciences agricoles (ABARES), indiquant que leur production de blé d'hiver de 2016-2017 avait augmenté de 49% à plus de 58,9 millions de tonnes métriques.
Coïncidant avec cette "gigantesque" augmentation des récoltes de blé OGM en Australie, il y a eu  l'apocalypse mortelle des kangourous, qui, après s'être nourri de ces champs de blé et de céréales     OGM, tombent comme des mouches et sont maintenant en train de mourir par les dizaines de millions d'une «maladie mystérieuse» qui cause la cécité, des hémorragies massives et  internes qui les tuent en moins d'une heure; et dont la mort est en augmentation constante et massive.
Quant à savoir pourquoi ces kangourous meurent massivement dans l’indifférence générale de l’Occident, il faut d'abord noter comment Monsanto a inondé des centaines de millions de dollars les meilleures universités du monde en récompensant certains des meilleurs chercheurs agricoles du monde - dont l'école australienne de recherche en biologie Solomon Lab pour la biosécurité du blé - et qui, à la fin de 2015, a utilisé des millions de ces dollars de Monsanto pour identifier la cause de la maladie des grains blancs.
Une fois la séquence d'ADN de la maladie du grain blanc fournie par les scientifiques australiens, Monsanto a ensuite créé une nouvelle graine de blé OGM, à laquelle ils ont  ajouté un composant de la fièvre hémorragique virale (HF) qui cause la mort massive des kangourous en Australie. 
Le nombre de kangourous était estimé à plus de 500 millions, et le gouvernement australien les a qualifiés de "pestes ravageuses". Ce gouvernement a donc décrété leur massacre, ce qui a entraîné le plus grand massacre de la faune terrestre de la planète depuis que celle-ci existe [1].
Cependant, le plus grand danger de cette nouvelle et monstrueuse semence de blé OGM-Australian-Monsanto est que les fièvres hémorragiques virales sont en train de muter et pourraient se propager dans l'air. Si cela se produit, on verrait des dizaines de millions de citoyens australiens étendus morts à côté de leurs «amis» kangourou, mais aucun d'entre eux ne sera capable de comprendre qui sont les vrais monstres responsables de leur mort en masse.
Il en sera de même pour les animaux et pour les humains qui mangeraient, consciemment ou non, de ce blé Mansanto-Australien. Le principe de précaution le plus élémentaire  nous dicte d'acheter du blé non-OGM.
 
NOTES
 
[1] Une hécatombe comparable causée par les immigrants européens en Amérique du Nord a causé la mort de plusieurs millions de bisons. 
 
Alors que les Européens se déplaçaient de plus en plus vers l’ouest des Etats-Unis dans les années 1800, la chasse au bison s’est développée dans des proportions extrêmes, non seulement sa viande et sa fourrure se vendaient pour un bon prix mais le gouvernement encourageait son abattage comme un moyen de déplacer et affamer les indiens qui en dépendaient pour se nourrir.
Les passagers des trains tiraient sur les bisons qu’ils croisaient juste pour s’amuser.
En un siècle la population de bison est passée de centaines de millions à moins de 1000 animaux.
Il a été sauvé par les efforts de conservation entrepris par Théodore Roosevelt, on estime aujourd’hui leur nombre à 500 000.
Hannibal GENSERIC
 
 

Les Georgia Guidestones, pierres de marbre à la Gloire de la Franc-Maçonnerie pour indiquer la réduction de la population mondiale par tous les moyens (NBC, OGM, Vaccination, Faim, ...)

Les Francs-Maçons de bas degré en dessous du 30ème, et en dessous du 81ème, ne sont pas tenu informé, et ne seront pas sauvés, ils sont maintenu en place par une hiérarchie qui les rassure et par leur serment d'acceptation de la règle sans en connaître les buts, ils sont considérés comme des Goys, c'est à dire du bétail, et ils commencent à s'impatienter dans la Police qui se sent délaissée et considérée comme des moins que rien. La Loge de la Police a par ailleurs déposé un recours pour discrimination négative.

Les Georgia Guidestones sont un monument mystérieux sur lequel sont gravés dix « commandements » pour un « nouvel âge de la Raison ». Le premier commandement? Le maintien de la population mondiale à moins de 500 millions de personnes. Un autre fait sinistre: les auteurs de ce que nous appelons maintenant le Stonehenge américain sont toujours un « mystère »… sauf pour ceux qui savent. Nous allons examiner les nombreuses caractéristiques de ce monument, son message appelant à un Nouvel Ordre Mondial, et expliquer comment il est l’œuvre d’une société secrète occulte.

Note: Un des premiers articles que j’ai jamais écrit sur ce site, à la fin de 2008, portait sur les Georgia Guidestones. J’ai retiré l’article il y a un an, cependant, lorsque je suis tombé sur des informations essentielles: l’explication des règles écrites par les auteurs cachés eux-mêmes ainsi que d’autres documents. Par conséquent, si vous êtes un lecteur de longue date de ce site, je vous prie de continuer à lire car j’ai ré-écrit l’article dans son intégralité.

Les Georgia Guidestones sont un monument de granit énigmatique situé à Elbert County, en Géorgie. Aussi connu comme le Stonehedge américain, la gigantesque structure a près de 20 pieds de haut et est composée de six dalles de granit, d’un poids total de 240.000 livres. Le détail le plus étonnant du monument n’est cependant pas sa taille, mais le message qui est gravé dessus: Dix commandements pour un « Age de la Raison ». Ces commandements portent sur des sujets qui sont en rapport avec le « Nouvel Ordre Mondial », comme le dépeuplement massif, un gouvernement mondial unique, l’introduction d’un nouveau type de spiritualité, etc. Les auteurs de ces commandements ont demandé à rester anonymes et, jusqu’à maintenant, leur anonymat a été dûment préservé. Cependant, ce mystérieux groupe a laissé un texte expliquant le raisonnement derrière les commandements, un texte qui n’a pas été discuté en ligne jusqu’ici. Avec cette nouvelle information, l’objectif derrière les Guidestones est devenu très clair, laissant peu de place aux hypothèses. Les Guidestones décrivent un monde idéal, tel qu’envisagé par les sociétés secrètes occultes. Le monument est donc la preuve d’un lien existant entre les sociétés secrètes, l’élite mondiale, et la pression pour un Nouvel Ordre Mondial.

Le Monument


Posées tranquillement dans le comté d’Elberton, les Guidestones vont probablement gagner en signification dans les années qui viennent.

Constituées de granit de pyramide bleu, les Georgia Guidestones sont censées résister à l’épreuve du temps et communiquer des connaissances à plusieurs niveaux: philosophique, politique, astronomique, etc. Elles se composent de quatre grands blocs de pierre, qui contiennent dix principes de vie en huit langues : anglais, espagnol, swahili, hindi, hébreu, arabe, chinois et russe. Un court message est inscrit au sommet de la structure dans le script de quatres langues : babylonien, grec classique, sanskrit, et hiéroglyphes égyptiens. Il est important de noter que ces quatre dernières langues anciennes sont d’une grande importance dans les enseignements des écoles de mystère occultes, comme les francs-maçons et les Rose-Croix, organisations que j’aborderai plus loin.

Les quatre grandes pierres sont disposées en une configuration géante de « roue à aubes », sont orientées vers les limites de la migration du soleil au cours de l’année, et montrent également les positions extrêmes du lever et du coucher du soleil dans son cycle de 18,6 années. La pierre centrale a deux particularités: d’abord, l’étoile du Nord est toujours visible à travers un trou spécial foré à partir du Sud vers le côté nord de la pierre centrale, d’autre part, un autre trou s’aligne avec les positions du soleil levant au moment des solstices d’été et d’hiver et à l’équinoxe.

 

 

Source: Wired

A la base des Guidestones se trouve une tablette explicative énumérant certains des détails de la structure. Elle mentionne également une capsule temporelle enfouie sous elles. Le contenu de cette capsule temporelle (si elle existe) est un complet mystère.


La tablette explicative détaille certaines des caractéristiques du monument et de ses auteurs (je vous en dirais plus sur eux plus loin). La date d’ouverture de la capsule temporelle n’a pas été précisée.

Les caractéristiques astronomiques sont d’une grande importance dans la conception des Guidestones. Dans une nation relativement « neuve » comme les États-Unis, les monuments qui sont alignés avec les corps célestes sont souvent l’œuvre des sociétés secrètes, telles que les francs-maçons. Dérivant leurs enseignements des écoles de mystère de l’Egypte antique, de la Grèce, ou des Celtes druidiques, ils sont connus pour incorporer dans des monuments certaines de leurs « connaissances sacrées ».

Les 10 Commandements

Les dix commandements pour un nouvel âge de raison sont:

1. Maintenir l’humanité en dessous de 500 000 000 individus en perpétuel équilibre avec la nature.
2. Guider la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité.
3. Unir l’humanité avec une nouvelle langue mondiale.
4. Traiter de la passion, la foi, la tradition et toutes les autres choses avec modération.
5. Protéger les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables.
6. Laisser toutes les nations régler leurs problèmes externes et internes devant un tribunal mondial.
7. Éviter les lois et les fonctionnaires inutiles.
8. Équilibrer les droits personnels et les devoirs sociaux.
9. Faire primer la vérité, la beauté, l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini.
10. Ne pas être un cancer sur la terre, laisser une place à la nature.

Comme vous pouvez le voir, les lignes directrices appellent à une réduction drastique de la population mondiale, l’adoption d’une nouvelle langue mondiale, la création d’un tribunal international et de vagues allusions à l’eugénisme. En d’autres termes, un plan pour un Nouvel Ordre Mondial.

La Dépopulation, La Planification Familiale, et L’Eugénisme

Le premier « commandement » est particulièrement choquant, car il stipule essentiellement que 12 personnes sur 13 sur cette Terre ne devrait pas exister; au fond, cela voudrait dire que l’intégralité de la population mondiale devrait disparaître, sauf la moitié de l’Inde. Si on considère que la population mondiale actuelle est de 6,7 milliards, alors ceci représente un surplus de 92,54%. Ces chiffres sont tout simplement ahurissants. Mais alors, combien de personnes ont survécues dans le film 2012? Pas beaucoup. Qui étaient-elles? Les personnes les plus riches du monde. S’agit-il d’un programme pour l’avenir? (Il faut aussi lire ce passage plutôt troublant extrait d’un article de Catherine Austin Fitts qui a travaillé pour l’administration Bush, en voici la traduction:

« Accablée par ce qui se passait, j’ai estimé le résultat final. Mes simples calculs m’amenaient à supposer que nous allions atteindre la durabilité économique sur Terre en arrivant à une population d’environ 500 millions de personnes sur les 6 milliards actuels. J’ai été une stratège de portefeuille habituée à analyser les chiffres à un haut niveau. Ceux qui étaient autour de moi ne pouvaient pas comprendre comment toutes les différents paramètres que j’intégrais pourraient conduire à une telle conclusion. Pour moi, nous devions obtenir un changement radical dans notre façon de gérer les ressources ou dépeupler. C’était un résultat mathématique.

Un an plus tard, en 1999, un investisseur et stratège de portefeuille très capable m’a demandé s’il pouvait venir à un déjeuner privé avec moi à Washington. Nous nous sommes assis dans un restaurant chic en face du Capitole. Il a dit tranquillement qu’il avait calculé où les dérivés et la bulle de la dette combinés avec la mondialisation nous mèneraient. La seule conclusion logique à laquelle il pouvait arriver c’était qu’un dépeuplement important allait se produire. Il a dit que ses estimations conduisaient à une population d’environ 500 millions. J’ai dit très calmement, « C’est aussi mon estimation. » Je n’oublierai jamais la tristesse qui se lisait sur son visage. J’étais étonné de rencontrer quelqu’un d’autre qui comprenait. »)

 

Le dernier commandement des Guidestones, « Ne pas être un cancer sur la terre, laisser une place à la nature » est particulièrement inquiétant, car il compare la vie humaine à un cancer sur la terre. Avec cet état d’esprit, il est facile d’envisager l’extinction de la quasi-totalité de la population mondiale.

Le dépeuplement massif est un des buts avoués de l’élite mondiale, et de nombreuses personnalités importantes l’ont ouvertement appelé de leur voeux:

En 1988, le prince Philip de Grande-Bretagne a exprimé le souhait que, s’il devait se réincarner, il puisse être « un virus mortel » qui permettrait de réduire la population mondiale. Plus récemment, Bill Gates a déclaré: « Le monde compte aujourd’hui 6,8 milliards d’habitants… et on se dirige vers les 9 milliards. Mais si nous faisons un bon boulot avec les nouveaux vaccins, les soins de santé, les services de santé génésique, nous pourrions peut-être obtenir une réduction de 10 ou 15 pour cent. » A l’aide de dons déductibles d’impôt d’énormes sommes d’argent afin d’aider la cause du dépeuplement, des « réunions secrètes » des élites mondialistes ont eu lieu pour discuter de ces questions:

« Certains des milliardaires américains les plus importants se sont rencontrés secrètement afin d’examiner comment leurs richesses pourraient être utilisées dans le but de ralentir la croissance de la population mondiale, et accélérer l’amélioration de la santé et de l’éducation.

Les philanthropes qui ont participé à un sommet convoqué à l’initiative de Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, ont parlé d’unir leurs forces afin de surmonter les obstacles politiques et religieux au changement.

Décrit comme le « Bon Club » par un initié, il comprenait David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus riche d’Amérique, Warren Buffett et George Soros, les financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et les personnalités influentes des médias Ted Turner et Oprah Winfrey. »
– Le Sunday Times du 24 mai 2009

Le deuxième commandement (« Guider la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité. ») appelle à l’intervention des législateurs dans la gestion des cellules familiales. Si on lit entre les lignes, ceci requiert la création de lois réglementant le nombre d’enfants par famille. En outre, « l’amélioration de la diversité et de la santé » peut être obtenue grâce à la « reproduction sélective », ou à la stérilisation des membres indésirables de la société. Ce qu’on avait coutume d’appeler à une certaine époque l’ «eugénisme» , jusqu’à ce que ceci devienne politiquement incorrect à cause des nazis.

Un Gouvernement Mondial

« Certains croient même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, nous caractérisant ma famille et moi comme des « internationalistes » conspirant avec d’autres autour du monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée – un seul monde, si vous préférez. Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide coupable, et j’en suis fier. »
– David Rockefeller, « Mémoires de David Rockefeller » p.405

La plupart des autres commandements des Guidestones appellent essentiellement à la création d’un gouvernement mondial, dirigé par une « élite éclairée », qui régirait tous les aspects de la vie humaine, y compris la foi, les droits sociaux, l’économie, etc. Cette idée est loin d’être neuve, puisqu’elle a été entretenue par les écoles de mystère pendant des siècles. Manly P. Hall a écrit en 1917:

« Lorsque la foule règne, l’homme est gouverné par l’ignorance; quand l’église règne, il est gouverné par la superstition, et quand l’Etat règne, il est gouverné par la peur. Avant que les hommes puissent vivre ensemble dans l’harmonie et la compréhension, l’ignorance doit être transmuée en sagesse, la superstition en foi éclairée, et la crainte en amour. Malgré les affirmations contraires, la maçonnerie est une religion qui cherche à unir Dieu et l’homme en élevant ses initiés à ce niveau de conscience d’où ils peuvent contempler avec une vision précise le travail du Grand Architecte de l’Univers. D’âge en âge la vision d’une civilisation parfaite est préservée comme l’idéal à atteindre pour l’humanité. Au sein de cette civilisation est maintenue une université puissante dans laquelle les sciences sacrées et profanes des mystères de la vie seront librement enseignés à tous ceux qui assumeront la vie philosophique. Ici la croyance et le dogme n’auront aucune place; tout ce qui est superficiel sera éliminé et seul l’essentiel sera préservé. Le monde sera gouverné par ses esprits les plus éclairés, et chacun occupera le poste pour lequel il est le plus admirablement adapté. »
– P. Hall Manly, The Secret Teachings of All Ages

Dans « The Secret Destiny of America », Hall explique le vieux rêve d’un gouvernement mondial, tel qu’envisagé par les sociétés secrètes:

Les explications des auteurs anonymes eux-mêmes

Depuis l’érection du monument le 22 Mars, 1980, de nombreux auteurs et chercheurs ont tenté d’interpréter le sens de ces dix commandements. S’agit-il vraiment d’un schéma directeur pour un Nouvel Ordre Mondial? Sont-ils simplement des règles à appliquer en cas de catastrophe majeure? Le meilleur moyen d’obtenir une réponse précise c’est encore de demander aux auteurs eux-mêmes. Toutefois, étant donné que ces derniers ont choisi de rester anonymes, il n’est pas possible de le faire. Ils ont, cependant, laissé une importante déclaration, qui semble avoir été négligée par presque tous les chercheurs des Guidestones. Ce texte étonnant, qui décrit leurs motivations dans les moindres détails, ne peut être trouvé que dans The Georgia Guidestone Guidebook, une brochure produite par la Granit Company, qui a construit le monument. Dès le début, il semble évident que les auteurs du monument ont comme but la création d’un Nouvel Ordre Mondial. Il ne s’agit nullement d’une « théorie du complot » ou d’une hypothèse. C’est écrit en termes clairs et non équivoques. Donc, voici, directement de la plume des auteurs secrets, l’explication des 10 commandements des Guidestones (j’ai souligné certaines parties en caractères gras, afin de mettre en relief les points importants).


Couverture du Georgia Guidestones Guidebook

« Il est très probable que l’humanité possède aujourd’hui les connaissances nécessaires pour établir un gouvernement mondial efficace. D’une certaine manière cette connaissance doit être largement diffusée dans la conscience de l’humanité tout entière. Très vite, les cœurs de notre famille humaine doivent être touchés et réchauffés si nous voulons faire place à un gouvernment global de la raison.

« La conscience de groupe de notre race est aveugle, perverse, et se laisse facilement distraire par des futilités quand elle devrait se concentrer sur les éléments fondamentaux. Nous entrons dans une ère critique. La pression démographique va bientôt créer une crise politique et économique à travers le monde. Cette dernière rendra plus difficile et en même temps plus nécessaire l’édification d’une société mondiale fondée sur la raison.

« Une première étape consistera à convaincre un monde sceptique qu’une telle société est désormais possible. Gardons à l’esprit les appels éternels à la raison collective de l’humanité. Attirons l’attention sur les problèmes fondamentaux. Etablissons les bonnes priorités. Nous devons mettre de l’ordre dans notre maison ici sur terre avant de chercher à atteindre les étoiles.

« La raison humaine prend maintenant conscience de ses forces. Il s’agit du plus puissant agent jamais libéré dans le déroulement de la vie sur notre planète. Nous devons faire prendre conscience à l’humanité que l’acceptation de la compassion, de la raison éclairée, nous permettra de maîtriser notre destin dans les limites inhérentes à notre nature.

« Il est difficile de répandre la sagesse dans des esprits humains fermés. Les inerties culturelles ne sont pas faciles à surmonter. Les événements mondiaux en cours et le triste passif de notre race rendent encore plus criantes les lacunes des agences traditionnelles qui régissent les affaires humaines. La crise qui vient pourrait amener l’humanité à accepter un système de droit international qui mettra l’accent sur la responsabilité de chaque pays dans la régulation des affaires intérieures, et qui les assistera dans la gestion pacifique des conflits internationaux.

« Avec un tel système nous pourrions éliminer la guerre, nous pourrions fournir à chaque personne la possibilité de rechercher une vie pleine de sens et d’épanouissement.

« Il existe des alternatives à Armageddon. Elles sont réalisables. Mais cela ne se fera pas sans les efforts coordonnés de millions de personnes dévouées de toutes les nations de la terre.

« Nous, les sponsors des Georgia Guidestones®, sommes un petit groupe d’Américains qui souhaitent attirer l’attention sur les problèmes centraux du dilemme actuel de l’humanité. Nous avons un message simple à transmettre aux autres êtres humains, aujourd’hui et dans l’avenir. Nous croyons qu’il contient des vérités évidentes, et nous ne prenons parti pour aucune religion ou philosophie particulière. Cependant, notre message peut sembler dans certains domaines controversé. Nous avons choisi de rester anonymes afin d’éviter le débat et la controverse qui ne pourraient apporter que la confusion, et retarder un examen circonstancié de nos pensées. Nous estimons que nos préceptes sont sains. Ils ne nécessitent aucune discussion.

« Stonehenge et d’autres vestiges de l’ancienne pensée humaine éveillent notre curiosité, mais ne transmettent aucun message qui pourrait nous guider. Pour transmettre nos idées à travers le temps à d’autres êtres humains, nous avons érigé un monument – un ensemble de pierres taillées. Ces pierres silencieuses exprimeront nos idées maintenant et quand nous seront partis. Nous espérons qu’elles seront de mieux en mieux acceptées et que, par leur présence silencieuse elles hâteront à un modeste niveau la venue du futur âge de raison.

(…)

« Nous croyons que chaque être humain a un but. Chacun d’entre nous est un petit mais significatif morceau de l’infini. Les alignements célestes des pierres symbolisent la nécessité pour l’humanité d’être en accord avec les principes externes qui se manifestent dans notre propre nature, et dans l’univers qui nous entoure. Nous devons vivre en harmonie avec l’infini.

« Quatre grosses pierres dans l’ensemble central sont gravées avec dix préceptes, chaque pierre portant le même texte dans deux langues différentes. Dans la version anglaise le message comprend moins de cent mots. Les langues ont été choisies pour leur importance historique et leur impact sur les gens qui vivent actuellement. Puisqu’il existe trois mille langues vivantes, toutes ne pouvaient être retenues.

« Nous envisageons une phase ultérieure dans le développement des Georgia Guidestones®. Il faut espérer que d’autres pierres pourront être érigées en cercles extérieurs afin de marquer les migrations du soleil, et peut-être certains autres phénomènes célestes. Ces pierres pourraient transmettrent nos mots dans les langues d’autres personnes qui partagent nos convictions et érigeront des pierres semblables aux frontières internationales dans les langues de voisins amicaux. Elles serviraient à rappeler les difficultés auxquelles l’humanité tout entière doit faire face, et encourageraient les efforts mutuels pour y faire face de manière rationnelle et juste.

« Nous ne prétendons à aucune inspiration divine au-delà de ce qui se trouve dans tous les esprits humains. Nos pensées reflètent notre analyse des problèmes auxquels est confrontée l’humanité à cette aube de l’ère atomique. Elles décrivent en termes généraux certaines étapes de base qui doivent permettrent d’établir pour l’humanité un équilibre bienveillant et durable avec l’univers.

« Les êtres humains sont des créatures spéciales. Nous sommes les gardiens de toute vie terrestre. Dans ce monde, nous jouons un rôle central dans une lutte éternelle entre le bien et le mal-entre les forces qui construisent et celles qui détruisent. L’Infini enveloppe tout ce qui existe, même les luttes, les conflits et le changement, ce qui peut refléter les bouleversements dans l’âme même de Dieu.

« Nous, les humains avons reçu une faible capacité de connaître et d’agir, pour le meilleur ou pour le pire. Nous devons nous efforcer d’optimiser notre existence, non seulement pour nous mais aussi pour ceux qui viendront après nous. Et nous ne devons pas faire abstraction du bien-être de tous les autres êtres vivants dont les destins ont été placés sous notre responsabilité.

« Nous sommes l’agent principal par lequel les bonnes et les mauvaises qualités de l’esprit deviennent les acteurs de notre monde. Sans nous, il y a très peu d’amour, de miséricorde, ou de compassion. Cependant, nous pouvons aussi être des agents de la haine, de la cruauté, et de la froide indifférence. Nous sommes les seuls à pouvoir travailler consciemment à l’amélioration de ce monde imparfait. Il ne suffit pas pour nous de simplement suivre le courant. Le monde rationnel de demain se situe toujours en amont.

« En 1980, alors que ces pierres étaient en train d’être érigées, le problème mondial le plus urgent était la nécessité de contrôler la population humaine. Durant les derniers siècles la technologie et les carburants abondants ont rendu possible la multiplication de l’humanité au-delà de ce qui est raisonnable ou souhaitable à long terme. Maintenant, nous pouvons prévoir l’épuisement imminent de ces sources d’énergie et l’épuisement des réserves mondiales de nombreuses matières premières essentielles.

« Maîtriser notre reproduction est urgent. Ceci exigera des changements importants dans nos attitudes et nos coutumes. Malheureusement, l’inertie des coutumes de l’homme peut être extrême. Cela est particulièrement vrai lorsque ceux pour qui la coutume est une force dominante ne sont pas informés de la nécessité du changement.

« Presque tous les pays sont maintenant surpeuplés en termes d’un perpétuel équilibre avec la nature. Nous sommes comme une flotte de canots de sauvetage surpeuplés confrontée à une tempête qui approche. Aux États-Unis d’Amérique nous mettons gravement en danger nos ressources afin de maintenir le niveau de vie de notre population actuelle. Nous détruisons nos terres agricoles et nous sommes devenus dangereusement dépendant des approvionnements extérieurs en pétrole, minerais et autres ressources non renouvelables. Des nations comme le Japon, la Hollande, et Haïti sont encore plus gravement surpeuplées et, par conséquent, en plus grand danger.

« Dans ces circonstances, la reproduction n’est plus exclusivement une affaire personnelle. La société doit avoir son mot à dire et un certain pouvoir de direction dans la régulation de cette fonction vitale. Les souhaits des couples humains sont importants, mais non primordiaux. Les intérêts de la société actuelle et le bien-être des générations futures doivent être pris en considération de façon accrue à mesure que nous développons des mécanismes visant à contrôler de façon rationnelle notre reproduction.

(…)

« La procréation irresponsable doit être découragée par des pressions sociales et légales. Les couples qui ne peuvent pas assurer un revenu décent et un soutien pour leur enfant ne doivent pas faire d’enfants qui seront un fardeau pour leurs voisins. Amener des enfants inutiles dans un canot de sauvetage surpeuplé est une mauvaise chose. C’est injuste pour ces enfants. C’est nocif pour les autres occupants et tous les êtres vivants. La société ne doit pas encourager ou subventionner un tel comportement.

« Les connaissances et les techniques de régulation de la reproduction humaine existent actuellement. Les autorités morales et politiques à travers le monde ont une grave responsabilité de rendre ces connaissances et ces techniques généralement disponibles. Cela pourrait se faire avec une fraction des fonds que le monde consacre désormais à des fins militaires. À long terme, diriger ces fonds dans ce canal pourrait faire plus que toute autre chose pour réduire les tensions qui conduisent à la guerre.

« Une population mondiale diversifiée et prospère en perpétuel équilibre avec les ressources mondiales sera la pierre angulaire d’un ordre mondial rationnel. Les gens de bonne volonté dans toutes les nations doivent travailler à établir cet équilibre.

(…)

« Après l’achèvement de l’ensemble central des Georgia Guidestones notre petit groupe de parrainage a été dissous. Nous laissons le monument à la garde de la population de Elbert County, Géorgie.

« Si nos mots inscrits sont effacés par l’usure du vent, du soleil, et du temps, nous demandons à ce que vous les graviez plus profondément. Si les pierres doivent tomber, ou si elles sont dispersées par des gens de peu de compréhension. Nous demandons à ce que vous les érigiez de nouveau.

« Nous invitons nos frères humains dans tous les pays à réfléchir sur notre message simple. Lorsque ces objectifs seront un jour poursuivis par la généralité de l’humanité, un ordre mondial rationnel pourra être obtenu pour tous.

Qui sont les auteurs?

Qui était donc ce « petit groupe d’Américains qui cherchent l’âge de raison »? Bien que leur identité soit secrète, ils ont laissé quelques indices pour les initiés, pointant incontestablement vers la nature occulte de leur groupe. Pour commencer, le texte ci-dessus porte la marque indubitable de l’occultisme occidental. Nous pouvons trouver des références à « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » (Les alignements célestes des pierres symbolisent la nécessité pour l’humanité d’être en accord avec les principes externes qui se manifestent dans notre propre nature, et dans l’univers qui nous entoure) et à la dualité (Nous sommes le principal agent par lequel les bonnes et mauvaises qualités de l’esprit deviennent les acteurs de notre monde. Sans nous, il y a très peu d’amour, de miséricorde, ou de compassion. Mais nous pouvons aussi être des agents de la haine et de la cruauté ainsi que de la froide indifférence). Je crois que ce texte fournit à lui seul assez de preuves pour conclure que les auteurs sont soit des francs-maçons, des rosicruciens, ou une autre société secrète hermétique. Il y a même des indices encore plus évidents pointant vers les penchants ésotériques des auteurs, à commencer par Christian R.C., l’homme mystérieux qui a commandé le monument.

R.C. Christian


Le dévoilement des Georgia Guidestones. Se pourrait-il que l’un de ces personnages soit le mystérieux Christian R.C.?

Voici l’histoire de la commande des Guidestones telle que racontée par le guide officiel.

« Ce qui a commencé comme un vendredi après-midi habituel de la mi-été s’est terminé par la production et l’érection de l’un des monuments les plus étranges du monde, produit dans les conditions les plus insolites. Joe Fendley, président de Elbert Granite Finishing Company, Inc Elberton, en Géorgie, passait ce vendredi après-midi de Juin 1979 comme il passe la plupart des ses vendredi après-midi… à étudier ses rapports hebdomadaires et à fermer boutique pour un week-end… et puis tout a commencé.

Un homme bien habillé est entré dans le bureau de la rue Tate de Fendley et a dit qu’il voulait acheter un monument. Puisque tout le monde au bureau était occupé, Fendley décidé de parler à l’étranger lui-même et a expliqué que son entreprise ne vendait pas directement au public, mais seulement en gros.

Sans se décourager, l’homme d’âge moyen qui s’est identifié seulement comme M. Robert C. Christian, a dit qu’il voulait connaître le coût de construction d’un monument à la conservation de l’humanité et se mit à décrire à Fendley le type de monument qu’il voulait. Avec cela, il a donné la taille en mesures métriques.

Fendley admis que sa première réaction devant M. Christian n’était pas très bonne, mais après l’avoir écouté pendant environ 20 minutes et avoir entendu la taille imposante du monument qu’il voulait acheter et voir érigé, Fendley a décidé qu’il devrait prendre cet homme au sérieux. »
– Ibid.


Le nom de Christian R.C. sur la tablette explicative avec une typo sympa dans « pseudonyme »

Si le nom de Christian R.C. était un simple pseudonyme vide de sens, pourquoi le graver sur le monument pour la postérité? Ce nom pourrait-il avoir une signification particulière? Eh bien, c’est le cas. Christian R.C. est une référence claire à Christian Rosenkreutz dont le nom anglais est Christian Rose-Cross (Christian Rose-Croix), le fondateur légendaire de l’Ordre rosicrucien. Certains pourraient dire que la ressemblance entre Christian R.C. et Christian Rose- Cross est le résultat d’une curieuse coïncidence. Comme nous le verrons, il s’agit cependant d’une des NOMBREUSES références à la Rose-Croix associés au monument. Il ne s’agit que d’une seule pièce du puzzle, mais un élément important malgré tout.

Les Rose-Croix


Postulant à l’entrée dans les mystères rosicruciens. Notez que le candidat montre le signe de la main du secret. Notez également les lettres « RC », comme dans Christian R.C.

Les Rose-Croix sont connus pour avoir publié trois manifestes, publiés au début du 17ème siècle: Fama Fraternitatis Rosae Crucis, Confessio Fraternitatis et Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz.

Ces œuvres anonymes, entourées de mystère, ont introduit de façon cryptique le grand public à la philosophie rosicrucienne, tout en annonçant une grande transformation du paysage politique et intellectuel de l’Europe. Le Siècle des Lumières a bientôt suivi, accompagné de la chute des monarchies féodales. Les Georgia Guidestones semblent accomplir les mêmes fonctions que les manifestes Rose-Croix, en appelant à des transformations importantes du monde tout en maintenant un climat de mystère.

L’Âge de la Raison


Le « Siècle de la Raison » fait-il référence à Thomas Paine, un éminent rosicrucien?

Il y a de nombreuses références à la notion d’ »Age de Raison » dans les Guidestones. Pourraient-elles être une référence à l’ouvrage classique de Thomas Paine intitulé… Le Siècle de la Raison?


Le Siècle de la Raison: Cette enquête sur la véritable et fabuleuse théologie, est un traité déiste écrit par un radical britannique et révolutionnaire américain du dix-huitième siècle du nom de Thomas Paine. Cet ouvrage se livre à une critique de la religion institutionnalisée et remet en question l’inerrance de la Bible. Ses principes défendent la raison contre la révélation, un point de vue qui est manifestement partagé par les auteurs des Guidestones.

C’est un fait connu que Thomas Paine a été un des principaux membres de la Fraternité de la Rose-Croix en Amérique.

« La Fraternité rosicrucienne existait en Amérique avant la première Révolution américaine. En 1774, le Grand Conseil des Trois (organe de direction ultime de la Fraternité ) était composé de Benjamin Franklin, George Clymer et Thomas Paine. »
– La Fraternitas Rosae Crucis, soul.org

Dans The Secret Destiny of America, Manly P. Hall décrit Thomas Paine comme un croisé important de la marche vers un gouvernement mondial idéal.

« De Thomas Paine, il a été dit qu’il avait plus fait pour l’indépendance des colonies avec sa plume que George Washington avait accompli avec son épée, seule une réorganisation complète du gouvernement, de la religion, et de l’éducation pourrait nous amener même aujourd’hui à l’état perfectionniste envisagé par Tom Paine ».
– P. Hall Manly, The Secret Destiny of America

Cette allusion à peine voilée à Thomas Paine est une autre pièce du puzzle Rosicrucien, qui me porte à croire que les auteurs étaient des francs-maçons (qui ont intégré les enseignements rosicruciens dans leurs degrés) ou des membres de la Fraternité rosicrucienne.

En outre, comme pour rendre les choses plus évidentes, le livret des Georgia Guidestones mentionne que Joe H. Fendley Sr., le président de Elberton Granite, ainsi que de nombreuses autres personnes impliquées dans la construction du monument, étaient francs-maçons. Était-ce la raison de la sélection de ces hommes par les auteurs anonymes des monuments?

« Fendley est également impliqué dans des activités fraternelles. Elevé à la position de maître maçon en 1958, il est maintenant membre de la Loge maçonnique Philomathea # 25 à Elberton, c’est un maçon de 32ème degré du rite d’York et du Rite écossais, qui a été admis au Temple Shrine Yaarab à Atlanta en 1969. Il a été président du Savannah Valley Shrine Club de 1972 à 1973. Le potentat du Temple Shrine Yaarah a remit à Fendley la « Divan Degree of Distinction » en 1973, et l’a nommé ambassadeur en 1975. »
– The Georgia Guidestones Guidebook

En Conclusion

Les Georgia Guidestones sont un manifeste moderne appelant (ou annonçant) à un changement radical dans la façon dont le monde est géré. Le monument est d’une grande importance pour la compréhension des forces qui façonnent secrètement le monde d’aujourd’hui et de demain. Il matérialise dans la pierre le lien crucial entre les sociétés secrètes, l’élite mondiale, et le plan pour un Nouvel Ordre Mondial. La pression pour un gouvernement mondial, le contrôle de la population, et l’écologie, sont des questions qui sont aujourd’hui discutées quotidiennement dans les nouvelles. Elles ne l’étaient pas en 1981, lorsque les Guidestones ont été érigées. Peut-on dire que des progrès considérables ont été accomplis?

Bon nombre des commandements des Guidestones sont pertinents pour la préservation de la Terre sur le long terme. Mais entre les mots idéalistes des auteurs des Guidestones et la manière concrète dont ces politiques seraient appliquées aux masses – par des politiciens avides de pouvoir et de richesses – il y a un monde de différence. En lisant entre les lignes, les Guidestones exigent des masses la perte de nombreuses libertés personnelles et une soumission à un contrôle gouvernemental accru sur de nombreuses questions sociales… sans parler de l’élimination de 92,5% de la population… et probablement pas ceux de l ‘ »élite ». La notion d’une démocratie « par et pour le peuple », telle qu’envisagée par les pères fondateurs n’est-elle qu’une simple illusion, une solution temporaire jusqu’à l’introduction d’un gouvernement mondial socialiste? Pourquoi les citoyens du monde ne sont-ils pas consultés pour une question démocratique? Je suppose qu’il est plus facile pour les élites de fabriquer le consentement par l’entremise des médias de masse. Mais peut-être que ça ne marchera pas sur tout le monde.

L’imminente destruction de la France sous l’empire franc-maçon matérialiste

« Que vous soyez blanc, jaune ou noir, nos temples vous sont ouverts, à la seule condition toutefois , qu’au dessus de vos croyances et de vos convictions, que nous admettons et que nous respectons, vous partagiez notre croyance millénaire et traditionnelle en l’existence de la perfection ». Ainsi fut présentée la Franc-Maçonnerie par le Grand Maître de la Grande Loge de France en 1959, il y a un demi-siècle (1). Des obédiences qui entendent placer la « perfection » au dessus de toute conviction, et c’est tout à leur honneur, devaient être des parangons de vertu. Les années ont passé depuis cette déclaration, et plus encore depuis la constitution d’Anderson. Ceux qui se situaient « au-dessus de toutes croyances », les frères de ladite Franc-Maçonnerie, ont été tachés par quelques « affaires » ; rien de bien grave, selon eux, quelques moutons noirs, vite écartés … Mais ces petites taches s’estompent pour devenir insignifiantes derrière ce fond obscur que l’histoire officielle n’a jamais dévoilé. Peut-être même toutes ces petites magouilles fraternelles eurent-elles intérêt à apparaître de temps à autre, pour détourner l’attention, et pour masquer les abysses qui les génèrent … Chroniques d’un pouvoir sombre qui détruit la France de longue date…

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France, ou l’architecture administrative selon le compas et l’équerre

« Je sais comment on s’élève dans le monde ; en foulant à chaque marche quelque chose de sacré. » Henry de Montherlant

120.000 maçons, c’est le chiffre avancé par le mensuel « Capital » (1). S’il n’y a pas 120.000 postes clés, il y a 120.000 mailles d’un réseau d’influence qui recouvre l’ensemble du système décisionnaire français. Certes les lois se votent selon un principe législatif sur lequel l’emprise maçonnique n’est pas démontrée, mais leurs applications, leurs non-applications, leurs contournements, leurs interprétations sont, au même titre que les renvois d’ascenseur propriétaires, aux mains de postes clés occupés majoritairement par des maçons aidés de suppôts, maçons également, qui leur déblaient le terrain, au titre de la réciprocité. Un gros et très influent corps électoral dans les municipales, qui nécessite une maintenance quotidienne.

Selon Capital, les loges ont envahi tous les appareils d’état, ministères et administrations, organismes de haute finance, syndicats, enseignement, multinationales … Aucune décision importante en France ne se prend sans la divine bénédiction, la pression, ou l’influence d’un bienveillant frère. Les fraternelles, ces associations corporatistes indépendantes des conflits d’obédience, érigées pour la ressource du carnet d’adresse, ou les « club 50 », interdits en théorie par le GODF, mais présents dans 45 villes, servant aux petits soins des carrières de l’élite, remplacent avantageusement, par des passe-droits du sceau du grand architecte, les réseaux sociaux populaires. Comme le « Club 50″ de Poitiers, « une trentaine de membres parmi les plus influents de la ville » (2), très actif malgré l’interdiction de façade du Grand Orient.

C’est toute une liste multipolaire de réseaux d’influences que la mensuelle avance, segmentée selon les loges. 50.000 initiés au GODF (hôpitaux, enseignement, syndicats), 40.000 initiés à la GLNF (CCI, CGPME, magistrature), 30.000 à la GLDF (médecins, avocats, pharmaciens, journalistes). A commencer par le glaive et la balance, le ministère le plus sensible, censé donner l’exemple en matière d’indépendance : « 2 fraternelles, 400 membres au dîner du palais à Paris, comprenant juges, procureurs, avocats, comptent les plus prestigieuses superstars du barreau, sans parler de la chancellerie : Jean-Claude Marin, procureur de la république au TGI, Jean-Claude Magendie, premier président de la cour d’appel, Jean-Louis Nadal, procureur à la cour de cassation. Qui n’a pas entendu parler du procureur Montgolfier, ou du juge d’instruction Jean-Paul Renard, à Nice ? A Nancy, c’est à l’abbaye des prémontrés que se tient le dîner mensuel du club 50 local, le cercle Lothaire, et on y trouvait Philippe Vivier, ancien président du tribunal de commerce ». Que de passe-droits, de fonctions incompatibles et d’équations insolubles, imaginables par la simple théorie, au sein d’un tribunal, quand on sait que les frères ont fait voeux d’entraide …

A Toulouse, ce sont deux anciens présidents de tribunal, Joël Bobin et Joël Fiorenzo, appartenant respectivement au GO et à la GLNF, qui ont été dans l’obligation de démissionner, suite à un scandale judiciaire. Disculpés, ils n’en ont pas moins contribué à renforcer les suspicions sur un malaise persistant : « Le tribunal de commerce de Toulouse n’a pas échappé à la suspicion généralisée qui vise depuis maintenant quelques années la justice commerciale. Même si la démission, lundi 27 mars, de Joël Bobin, président du tribunal de commerce est motivée par une deuxième mise en examen qui n’a aucun rapport direct avec ses fonctions de magistrat consulaire, cet événement accentue le malaise d’une institution dont le fonctionnement est de plus en plus souvent remis en cause. […] Dans cette institution, où les juges sont des chefs d’entreprises cooptés par leurs pairs, la vie et la mort des entreprises en redressement ou liquidation judiciaires peuvent résulter parfois d’arrangements à la limite de la légalité. Syndics, avocats d’affaires, juges, mandataires… les circuits opaques de la justice commerciale sont régulièrement dénoncés par les petits commerçants et les entrepreneurs qui ne comprennent pas toujours les décisions qui leur sont imposées et dénoncent le « dépeçage » de leurs biens. » (3)

Banques et assurances, qui n’en croquent pas moins, peuvent aussi se vanter d’être aux premières loges, pour faire un jeu de mots malsain : Michel Baroin et Jean-Louis Pétriat (GMF), Charles Mihaud et Michel Sorbier (resp. ex-président du directoire et président de la fédération nationale de la Caisse d’épargne) : « Les mutuelles et les banques coopératives, inventions maçonniques, sont presque des chasses gardées, tout comme le secteur du bâtiment » (4). Mais la banque championne toute catégorie dans l’essaimage des frères restera sans conteste le crédit agricole. Que les néophytes se reportent à l’étude de Sophie Coignard qui parle « d’état dans l’état » : « Elle détaille la longue guerre entre maçons et « indépendantistes » qui ravage le Crédit agricole durant les années 1980 : les premiers perdent, de justesse, malgré le soutien du nouveau directeur général, Jean-Paul Huchon. La banque verte multiplie, selon l’auteur, les affaires impliquant des maçons au sein du Crédit agricole : celle de la caisse de l’Yonne, toujours pas jugée, alors que plainte a été déposée contre le directeur en… 1993 ; celle de la Martinique-Guyane, achevée en mai 2008 par un protocole d’accord alors que son directeur devait 11 millions d’euros à la banque » (5)

Grandes entreprises sont également des chasses gardées, comme le remarque Challenges : « Les voies de certaines nominations sont parfois impénétrables. Le 11 juin, un communiqué révélait le nom du nouveau directeur général délégué d’Eutelsat Communications, premier opérateur européen de services par satellite : Michel de Rosen, HEC et énarque de 58 ans. Une surprise, car deux semaines plus tôt, c’est un autre nom qui circulait, celui de Christian Pinon, polytechnicien de 54 ans, PDG de GlobeCast, filiale de France Télécom. Pourquoi ce revirement ? « Pour le comprendre, il faut être initié, ironise un fin connaisseur du secteur. Michel de Rosen avait la faveur du président d’Eutelsat, Giuliano Berretta, qui n’est pas franc-maçon. Christian Pinon était soutenu par les réseaux maçonniques. Dans la galaxie télécoms-espace, les maçons forment une famille : Marcel Roulet [DG, puis PDG de France Télécom, de 1986 à 1995], le grand-père ; Didier Lombard [actuel PDG], le père ; Thierry Breton [ex- PDG], le fils ; Michel Combes (Vodafone), Jean-Yves Le Gall (Arianespace), Frank Dangeard et Charles Dehelly (tous deux ex-Thomson), les petits-fils. » [...] Un homme d’affaires évoque, lui, les manoeuvres récentes de quelques « initiés » pour trouver un poste à Christian Streiff, sans emploi depuis son départ de Peugeot Citroën : « Serge Michel [82 ans, conseiller discret de patrons du CAC 40] a demandé à Henri Proglio [PDG de Veolia Environnement] de donner un coup de main à Streiff. » Bel exemple de solidarité maçonnique. Hélas, aucun des trois acteurs concernés ne le confirmera. En théorie, selon les grands maîtres des obédiences (fédérations de Loges), unanimes sur cette question, les frères sont tenus de se dévoiler « quand ils le peuvent ». Mais, jusqu’à présent, à l’exception de Patrick Le Lay, l’ancien PDG de TF 1, aucune personnalité du CAC 40 n’a encore osé faire son coming out. Inutile de compter sur les « enfants de la veuve » pour un éventuel outing. Par serment, ils s’interdisent de dévoiler l’appartenance de leurs frères et soeurs » (4)

Les mairies, elles aussi, sont bien fournies en compas et équerres. En 2009, Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, a tenté de faire passer une subvention municipale de 400.000 euros aux deux loges locales. Le contentement des frères est, semble-t-il, très recherché. La mairie de Lille, du temps de Maurois comptait environ 50 frères. Depuis Martine Aubry, l’effectif s’est étoffé de nombreuses pointures, comme Alain Cacheux, député et vice-président de la communauté urbaine. Lyon, oppidum maçonnique, ne cache même pas l’influence de ses frères dans les affaires municipales : « Gérard Collomb n’a jamais dissimulé son appartenance au Grand-Orient. Mais le sénateur-maire de Lyon a préféré se faire initier à Paris. Nombre de ses adjoints fréquentent, eux, les loges lyonnaises et n’en font pas non plus mystère : Thierry Braillard, Jean-Louis Touraine, Jean-Michel Daclin… Dans le précédent mandat, Yvon Deschamps, grand argentier du PS départemental et alors adjoint aux finances, se montrait actif rue Garibaldi, le siège lyonnais du GO. Il se dit même que M. Deschamps a joué un rôle actif lors de l’élection de Gérard Collomb à la tête de la Communauté urbaine en 2001 en réunissant les frères de certains groupes politiques » (6)

L’exécutif, qui selon Le Monde du 20 octobre 2009, « estime pouvoir décider de tout et tout seul » (7), est un modèle de tour d’ivoire grouillant de frères. Selon Pierre Marion, ancien patron de la DGSE ; « Le jeune patron du syndicat de policiers Synergie confie aussi son expérience : « Je reçois beaucoup de lettres marquées des trois points, ou qui se terminent par « fraternellement », et certains me serrent bizarrement la main lorsqu’ils me disent bonjour. » « Les commissaires eux-mêmes ne sont pas en reste [...] puisque, selon les estimations, 1 commissaire sur 4 est franc-maçon. [...] « Tout le monde parle de la proportion de francs-maçons chez les commissaires, plaisante l’un d’entre eux. Mais personne ne s’est jamais interrogé sur ce ratio chez les contrôleurs généraux, le grade supérieur. Là, je pense qu’on tourne à plus de 50 %. » (8)

« Une affirmation que tente de relativiser un des plus connus d’entre eux, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et super-conseiller de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de sécurité intérieure. En décembre 2007, il déclare à l’auteur : « Ce gouvernement est le plus a-maçonnique qui soit, puisque nous sommes à zéro franc-maçon. Même sous le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy, il y en avait, hélas. » » (7). Certes Alain Bauer a parfaitement raison, sauf qu’il omet de préciser qu’il n’y a nul besoin d’être au gouvernement pour être influent, un simple coup de fil maçonnique suffit, par exemple pour la nomination d’un patron d’une grande administration française, comme le rappelle Le Point (9) :

« « Jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants ! » Cette réflexion effarée de Jean-Pierre Raffarin vient d’un épisode vécu lorsqu’il était Premier ministre. Il en garde un très mauvais souvenir : la mobilisation fraternelle l’a en effet empêché, malgré tous ses efforts, de nommer à la tête d’EDF, bastion franc-maçon, l’ancien ministre Francis Mer à la place de François Roussely, qui admet être proche des frères pour les avoir beaucoup fréquentés. Pour le défendre, un déluge de coups de téléphone s’abat sur Matignon. Il y avait tous les jours un appel de Bauer et un autre d’Henri Proglio, patron de Veolia, qui dément très mollement être initié. La bataille dure des semaines. Pour finir, les ligueurs ne sauvent pas Roussely, mais ont la peau de Mer. Raffarin en tremble encore »

Quelques membres du gouvernement suffisent d’ailleurs amplement, comme par exemple Guéant, cité par le Point : « Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant ». Quel hasard que ce soit ce même Guéant qui mette tant d’ardeur a vouloir museler la presse par les voies dures, le dépôt de plainte, à défaut d’arguments convaincants : « Mediapart avait cité Guéant comme étant chargé des opérations de surveillance de certains journalistes qui enquêtent sur l’affaire Bettencourt, dans laquelle le nom du ministre du Travail, Eric Woerth, est cité » (10)

Certes, le gouvernement du président ne peut être taxé d’appartenance aux loges – quelques représentants et beaucoup de pions y suffisent – mais si Nicolas Sarkozy semble entretenir un profil incompatible au parcours maçonnique, il n’en distribue pas moins les largesses nécessaires à la progression des loges. Si la rumeur publique a tendance à clamer qu’il n’est pas franc-maçon, il n’en demeure pas moins que, selon Sophie Coignard (11), il est totalement immergé dans le milieu maçon (Il épouse la nièce de son mentor en 1982, le maçon Achille Peretti), milieu avec lequel il entretient d’étroits rapports, et peut signer occasionnellement de 3 points, notamment dans les courriers destinés aux syndicats policiers. Après Balladur, c’est par le milieu maçonnique, très dense à Neuilly, qu’il entamera sa remontée :

« Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly, dont La Lumière, celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif. Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion préalable au passage sous le bandeau, Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons. ». Une course aux échalotes maçonniques sans laquelle aucune présidence de la république n’est envisageable : « C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche » (8).

Des archives bien encombrantes

Mais les gamelles maçonnes ne datent pas d’hier. On peut remonter loin, très loin, à commencer par Vichy, pour commencer au plus près. C’est un dossier spécial de Science & Avenir (1) qui le révèle : Quand les russes récupérèrent en Allemagne, en 1945, les archives maçonniques et les dossiers noirs de l’occupation que les allemands avaient saisis en France et rapatriés chez eux, ils distillèrent la restitution pendant des décennies. Les premiers documents furent envoyés au général De Gaulle en 1966 sous forme de 193 cartons, le reste s’étalait sur les décennies suivantes :

« Depuis 1994, une partie de ces documents sont revenus en France. Mais étrangement, « nous n’avons pas localisé la totalité des fonds publics » s’étonne Sophie Coeuré (2). Avec l’application du délai de protection de 60 ans, ils devraient pourtant être accessibles à partir de 2003. Soit 40.000 dossiers appartenant au 2° bureau, les fonds de la sûreté générale du ministère de l’intérieur, qui se trouvent aux archives contemporaines de Fontainebleau, représentent 10.000 cartons, 600.000 dossiers individuels ! 2 millions de noms. Pour être fichés, les français l’étaient ! Cette surabondance d’information révèle les pratiques de l’administration française de l’époque [...] Les archives de la préfecture de police ont été directement restituées à celle-ci, contrairement à la loi de 1979 sur les devoirs de l’administration envers les archives publiques. Des dossiers de la gendarmerie figuraient parmi les listes d’inventaires, et on n’en trouverait plus trace. Revenus de Russie, ou perdus en route ? La DGSE aurait-elle fait son shopping avant les historiens ? »

Le fichage fut-il une pratique maçonnique ? Il faut remonter à la création de la laïcité pour mesurer les pratiques maçonnes. Quoi de plus naturel que de se créer du champ libre, de se dégager de l’ennemi héréditaire qu’était le catholicisme romain ? La république va donc servir de paravent, et la sempiternelle devise nationale « Liberté Egalité fraternité » deviendra l’étendard des libérateurs. La laïcité devient le bouillon de culture idéal dans lequel la franc-maçonnerie entend évoluer. Le journal poursuit :

« En ouvrant les cartons soviétiques, nous avons été surpris par le ton très virulent et lyrique employé par les maçons pour défendre cette valeur [la laïcité républicaine] … Citons notamment une lettre d’Anatole France : « Nous combattons enfin notre inique organisation sociale parce que, jeunes, nous sommes épris de liberté, de vérité, de fraternité, parce que notre société est bâtie sur la servitude, sur le mensonge, sur la haine ». »

C’est sur ce principe, qui fomentait depuis la fin du XIX° siècle, qu’Emile Combes (soutenu par Jean Jaurès) instaura le délit d’opinion par une circulaire du 20 juin 1902. L’affaire des fiches allait être lancée : les militaires pouvant être de connivence avec les réactionnaires voient leur nom apparaître sur des listes du gouvernement républicain : « Les purges et les discriminations combiennes affectent l’administration et l’éducation ; elles affectent aussi l’armée. Officiellement depuis mai 1904, mais sans doute depuis plus longtemps, le général Louis André, de l’état-major du ministre de la guerre, faisait établir des fiches sur les opinions et la vie privée des officiers [...] Vingt cinq mille fiches sont ainsi établies par les Francs-Maçons du Grand Orient de France, pour le compte du Ministère [...] 6 avril 1904 : « … Je vous envoie inclus la liste des officiers (capitaines et lieutenants) qui sont inscrits au tableau d’avancement et sur lesquels nous n’avons pas de renseignements. Le Ministre donnant un tour de faveur aux officiers républicains qui sont inscrits au tableau, il y a grand intérêt à ce que nous soyons fixés sur les sentiments politiques de chacun… ». L’histoire ne dit pas combien de soldats ont été inutilement sacrifiés dix ans plus tard, pendant la guerre 14-18, par des officiers incompétents qui tenaient leur grade de leurs amitiés politiques. » (3) Le capitaine Mollin, franc-maçon et gendre d’Anatole France, avec la bénédiction du Grand Orient, collectera les informations à destination du ministère de la guerre (10).

Si la disparition de certaines archives sensibles venues de Russie, concernant la seconde guerre mondiale, laisse à penser qu’on pourrait retrouver le même type de pratiques de fichage systématique opérées par les francs-maçons, on se heurtera à l’argument généralement développé par ces communautés à avoir souffert de l’exposition au génocide. Victimes de déportations, oui, certainement ils le furent, au titre de résistants, ou pour leur origine juive. Mais la résistance maçonne reste largement discutable. Si, effectivement, les frères étaient soupçonnés par le régime allemand de collusion avec la résistance, voire de soutenir la communauté juive ainsi que la haute finance anglaise, comme le soulignait Céline dans ses 3 pamphlets interdits, il n’en demeure pas moins que bon nombre d’entres eux cédèrent à la tentation, par conviction ou instinct de survie, d’apporter leur contribution au pouvoir allemand :

« Pétain s’entoure de Francs-maçons connus : Camille Chautemps, François Casseigne, Ludovic-Oscar Frossard. Le maire de Vichy est confirmé dans ses fonctions ; il est pourtant Franc-maçon. Les Francs-maçons sont présents dans toute la presse collaborationniste : Emile Perrin, Alexandre Zévaes, Eugène Frot, Emile Périn, François Chasseigne, Raymond Froideval, Armand Charpentier à l’Oeuvre, Eugène Gerber, Jacques La Brède, René Martel à Paris-Soir, Marcelle Capy à Germinal, Emile Roche, Guy Zucarelli, René Brunet, Jean-Michel Renaitour aux Nouveaux Temps, Jean de la Hire au Matin, Georges Dumoulin, Charles Dhooghe, Paul Perrin à La France Socialiste. Curieusement, la loi du 13 août 1940 interdisant les sociétés secrètes ne cite jamais explicitement les obédiences de la Franc-Maçonnerie. La loi du 10 novembre 1941 prévoyait de purger l’administration, mais elle fut rendue inefficace quelques mois plus tard. Quand Laval revint au pouvoir, en 1942, il mit à la tête de la commission spéciale un homme à lui, Maurice Reclus. Laval ne lui cacha pas son objectif. Il fallait faire régner dans la commission « un esprit systématiquement libéral, en accordant toutes les dérogations possibles, en essayant de faire rentrer en masse les Maçons éliminés dans l’administration, la magistrature, l’armée, l’université. Dans ce sens-là, allez fort, aussi fort que vous voudrez ; je vous couvre entièrement par des instructions formelles ». » (4)

Laval était le protégé d’Otto Abetz, ambassadeur allemand à Paris, qui intervint notamment en 1940 pour le tirer des griffes de son arrestation et le placer sous la protection de la police allemande à Paris. Nul ne saura si c’est par l’influence d’Abetz, membre de la loge Goethe de la GLF (5), que Laval ordonna la réintégration de la franc-maçonnerie quand il fut nommé chef du gouvernement en 1942. Certes, la franc-maçonnerie a souffert d’une forte propagande à son encontre, en dépit du fait que la seule maçonnerie interdite était celle jugée par le régime nazi trop proche de l’obédience juive, mais le bilan de sa persécution restera très limité, et elle reprend ses fonctions avec Laval : « Des affiches dénoncent l’emprise des francs-maçons sur les républicains, leur collusion avec les Anglo-Saxons, leurs liens avec les juifs [...] Parmi les 64 000 francs-maçons recensés par le Service des sociétés secrètes, 6 000 francs-maçons ont été inquiétés et près de 1 000 ont été déportés, souvent pour engagement dans la Résistance. Environ 500 francs-maçons ont été fusillés ou sont morts en déportation. L’ostracisme du gouvernement à Vichy a eu des effets divers sur lequel pèse encore le silence » (6). 500 victimes ! Un drame évidemment, mais en proportion cela fait moins de 1% de l’effectif, très largement instrumentalisé par la Franc-Maçonnerie d’aujourd’hui pour cultiver une position victimaire

Si la participation au gouvernement de Vichy de la franc-maçonnerie française est établie, il restera certainement impossible de connaître le niveau de collaboration où elle s’est engagée. Toutefois certaines personnalités maçonnes apportent des éclaircissements très suggestifs :

- Alexandre Zévaès (Alexandre Bourson), auteur de « Jean Jaurès en apôtre du rapprochement franco-allemand » (7), collaborateur au journal « l’oeuvre », journal clairement antisémite sous l’occupation, dirigé par Marcel Déat (fondateur du parti socialiste de France-Union Jean Jaurès, puis membre du Rassemblement National Populaire, un des 3 partis officiellement néo-nazis, nommé ministre du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy en 44)

- Georges Dumoulin, secrétaire CGT et de la SFIO (ancêtre du parti socialiste), également dirigeant du Rassemblement National Populaire, puis embauché en 44 par Déat au ministère du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy

- Jean Luchaire, placé par Abetz, directeur des « Nouveaux temps », journal à grand tirage pro-nazi, avec Guy Zucarelli comme rédacteur en chef, lui aussi maçon

- Eugène Schueller, franc-maçon, membre de la Cagoule et du MSR (Mouvement social Révolutionnaire, proche du RPN de Déat), PDG de L’Oréal Monsavon, qui confia le magazine « Votre Beauté » à un certain François Mitterrand (8). Schueller sortira blanchi en dépit de son activisme collaborationniste en raison de puissants appuis politiques (dont André Bettencourt et François Mitterrand). « L’Oréal a ainsi « recyclé » plusieurs anciens cagoulards. Le passé resurgit : celui de Schueller et, plus tard, celui de son gendre, André Bettencourt, dont on exhumera en 1994 des écrits antisémites parus dans La Terre française, l’hebdomadaire de la Propaganda Staffel » (9).

40 ans après Emile Combes, la pratique du fichage n’avait pas disparu dans la franc-maçonnerie : » L’Affaire des Fiches eut aussi des retombées tardives. Si Pétain demanda ardemment dès août 1940, bien avant le statut des juifs, la loi sur la dissolution des sociétés secrètes (c’est à dire l’interdiction de la Franc-Maçonnerie), c’est parce qu’il avait toujours pensé que son avancement avait été retardé à cause de sa fiche. Cet être mesquin et vindicatif portera toujours une haine inexpugnable à la Franc-Maçonnerie et aux francs-maçons dont il supervisa personnellement les persécutions sous le régime collaborationniste de Vichy. La fiche du colonel Pétain, rédigé par le capitaine Pasquier alors que le futur Maréchal commandait le 104ème de ligne est ainsi rédigée : « Passé à l’école de Guerre. Inconnu, mais des renseignements nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nationalistes et cléricales ». On ne pouvait voir plus clair que le frère Pasquier » (10)

Naturellement, tous les francs-maçons n’étaient pas collaborateurs, loin s’en faut. Le résistant Jean Zay, condamné par le gouvernement de Vichy comme franc-maçon, juif, anti-hitlérien, finira, en héros de guerre, lâchement abattu en forêt par des conspirateurs à la solde de Laval … qui avait remis la franc-maçonnerie en place : petits meurtres dans la fraternité ! Mais les différentes destinations que prirent les fragments divergents de la franc-maçonnerie après son éclatement en 1940 montrent que les obédiences mènent à tout, et que, in fine, la philosophie maçonnique est une espèce de pâte à modeler protéiforme qui s’interprète comme bon semble, au gré humoral de ses pratiquants et selon leurs opportunités. Une subjectivité si large donnant lieu à des interprétations si extrêmes laisse songeur.

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré, c’est une oeuvre considérable, qui n’a rien à envier, toute proportion gardée, aux écoutes que Mitterrand avait généralisées. Selon l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui s’appuit sur la consultation d’archives récemment publiques (1), « … une partie des élites françaises a mis en application le slogan bien connu « plutôt Hitler que le Front populaire »" (2). On comprend mieux cette collaboration active, ce fichage démesuré, quand on sait que le front populaire devait être évité à tout prix. Mais la maçonnerie d’époque inventa, ou prorogea, une troisième voie : fondée sur une groupe dissident de l’Action Française (qui compte dans ses rangs l’ennemi viscéral des maçons, Charles Maurras), se crée une officine plus radicale, « La Cagoule » (l’appellation fait référence à un cérémonial comparable au Klu Klux Klan), fondée par Eugène Deloncle, et à l’origine de la dynastie Bettencourt. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » :

« Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque »Selon A.G. Michel, le « Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’empire français » fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur convents » (3)

Selon le document intitulé « Pacte synarchique », après la mort de Jean Coutrot, membre du Groupe X-Crise, conclusion fut tirée que le MSE, fondé en 1922, fut le bras armé de La Cagoule sous Vichy (4). Ce qui présuppose que l’activisme du MSE, virulent bien avant la guerre, fit traîner la savate au gouvernement français durant cette période, aux fins de précipiter la défaite française. C’est le montage d’un vaste consortium industriel et financier qui était en gestation avec l’Allemagne, principalement dirigé par la banque Worms et le Groupe X-Crise, suivant l’idée sous-jacente qu’Hitler représentait une alternative solide au communisme, croquemitaine absolu depuis la révolution russe de 1917 (5). L’idée était, selon Ulmann et Azeau, « l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ».

L’oligarchie financière craignait par dessus tout la mise en place du plan Lautenbach par Von Schleicher, juste nommé chancelier, en coordination avec le New Deal de Roosevelt. Une catastrophe en perspective, une relance de l’économie par l’investissement et le crédit, alors que Schacht prévoyait la planche à billets et la conquête militaire : « L’oligarchie financière américaine, anglaise et allemande redoubla alors ses efforts pour obtenir la tête du chancelier [Von Schleicher] [...] Il fallait par conséquent agir rapidement. Une manoeuvre organisée par Schacht, impliquant le baron Schröder, von Papen et le fils du président von Hindenburg, Oskar, allait finir par convaincre le Président de congédier von Schleicher et de nommer Hitler à la chancellerie » (6). Schacht avait organisé le plan Young, après l’échec du plan Dawes (en raison de l’alourdissement de la dette allemande), que Lazard Brothers supervisait depuis l’Angleterre, en collaboration avec la J.P. Morgan, destiné à provoquer l’effondrement de l’Allemagne, plan sur le dos duquel s’engraissaient les banquiers. La Reichbank, constituée d’intérêts privés, vit sa direction prise par Schacht (jusque peu après la crise de 29, quand l’atmosphère devint chaude, puis après la prise de pouvoir d’Hitler), Schacht placé par Montagu Norman, qui dirigea la Banque d’Angleterre pendant un quart de siècle, Schacht approché depuis le traité de Versailles par un avocat américain de Wall Street, John Foster Dulles, émissaire du CFR (Council on Foreign Relations), qui fit l’intermédiaire avec la J.P. Morgan

La City ayant placé son pion Schacht à la tête des finances nazies, elle s’employa à ériger l’opacité de la finance internationale. Le Mécène de Schacht, Montagu Norman, fut l’artisan de la création des banques centrales, et notamment de la BRI (Banque des règlements internationaux), oeuvre de la FED américaine, privée elle aussi, et de la Banque d’Angleterre, dans le but de faciliter les transactions financières que la J.P. Morgan avait monté sous le nom du plan Young (ndlr : on constatera qu’encore et surtout à ce jour, dans toute son opacité, la BRI reste fédératrice des politiques bancaires (elles-mêmes à l’origine des mesures d’austérité), la dernière décision effective étant « Bâle III » (7) ). Schacht finira par imposer l’austérité populaire drastique qu’il défendait bec et ongle, au profit de la militarisation de l’Allemagne, et la BRI passera à travers Bretton Woods sans encombre, soutenue par les réseaux d’influence qui l’ont créée. Wall Street ne perdit pas une miette de ce chaos européen, après s’être gavé des montages financiers de la J.P. Morgan qui suivirent le traité de Versailles, divers scandales firent surface, comme la présence importante d’Henry Ford dans l’actionnariat d’IG Farben, ce géant de la chimie nazie, tristement célèbre pour sa production de Zyklon B, destiné aux camps d’exterminations. Henry Ford (décoré de la croix de l’aigle allemand par le régime nazi), qui avait déjà financé le national-socialisme à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, s’était aussi illustré en finançant l’industrie automobile de Staline. D’autres figures importantes furent dénoncées dans cette participation au régime nazi via Farben : Paul Walburg, un banquier qui fut artisan actif dans la construction de la FED, également membre du CFR, Walter C. Teagle qui collabora, dans le domaine de la chimie, avec Farben, par l’intermédiaire de la Standard Oil dans des recherches de pointes. I.G. Farben & American I.G. étaient sous le contrôle de la FED (C.E. Mitchell, W. Teagle, P.M. Warburg), de Ford, de la Bank of Manhattan (Rockefeller), et de la Standard Oil (8).

L’oligarchie financière et industrielle avait déjà placé son emprise en Allemagne bien avant la prise de pouvoir d’Hitler, raison pour laquelle, d’ailleurs, elle ne pouvait laisser faire Von Schleicher, et raison pour laquelle elle fit tout pour propulser Hitler au pouvoir. Le financier Averell Harriman avait créé une filiale en Allemagne en 1922 (date de la création du MSE), puis un consortium à New York avec Fritz Thyssen, qui sera financier d’Hitler, la Union Banking. C’est à la tête du holding Harriman que sera nommé président un certain Prescott Bush, grand père de G.W. Bush. Harriman et Lazard travaillèrent étroitement avec Worms en France (Mines, finances, immobilier), qui possédait, selon Annie Lacroix-Riz, plus de la moitié de l’industrie française. La banque Worms étant « l’un des paniers où la Synarchie avait déposé quelques-uns de ses fruits mûrs » (9)

Si Vichy fut le creuset de l’oligarchie synarchique, elle fut également le creuset du frère ennemi, le planisme qui, s’il partait de l’idée de se détacher du marxisme, en appelait toutefois à l’économie mixte, matérialisée par une nationalisation des finances et de l’industrie, ce qui n’était pas pour séduire Worms et ses partenaires de Wall Street et de la City. Cette dissidence du SFIO, partagée par le syndicalisme dur et incarnée par Marcel Déat, sera largement collaborationniste. Sous l’impulsion d’une tentative d’unification des planistes (néo-socialistes) et des « planistes d’ingénieurs », incarnés initialement par le groupe X-Crise des polytechniciens, par le biais du plan du 9 juillet 1934, ce rassemblement inconciliable cède rapidement de part le caractère trop corporatiste du groupe X-Crise, jugé trop bourgeois par les ouvriers. L’artisan du plan du 9 juillet, Jean Coutrot, polytechnicien et membre du X-crise, est retrouvé mort en 1941. Déat crie au loup, il avait déjà dénoncé Darlan, à la tête de Vichy en 41, comme représentant attitré de Worms, il est vrai que Coutrot avait obtenu des appuis de Maud’hui de la banque Worms : « Son suicide provoque un vaste mouvement de dénonciation du « complot synarchique ». Coutrot est suspecté d’être le Grand maître d’une société secrète, le Mouvement synarchique de l’Empire. L’ »œuvre » martèle son message : les synarques contrôlent Darlan et sabotent la Révolution nationale » (10)

Les synarques avaient joué en maîtres : en s’associant avec les planistes, ils mettaient dans leur poche les néo-socialistes. Le plan du 9 juillet s’inscrivait dans une réforme constitutionnelle visant à affaiblir le parlement pour instaurer un régime corporatiste. Ce n’est pas pour rien que les polytechniciens étaient les instigateurs du X-Crise, car le pacte synarchique prévoyait précisément : « 429 — Le rang du capital, dans l’ordre de subordination et dans l’ordre des avantages compatibles avec l’entreprise synarchisée, ne peut être que le quatrième, après le technicien, le travailleur et la république (impériale, nationale, régionale, communale, syndicale et corporative). » (PSR, voir annexe) Le technicien comme sommet pyramidal, voilà la pierre angulaire du X-Crise, oeuvre polytechnique, et les raisons de sa lutte pour imposer l’ordre synarchique. Le travailleur, qu’ils avaient rallié un temps en fusionnant avec les planistes, était en second, mais en ratissant large, la réforme constitutionnelle devenait possible. Le retour de Laval au pouvoir contraria leur plan quelques temps, mais l’architecte Coutrot était de toute façon mort, et Laval n’était pas synarchiste. Même si Laval s’entoura précipitamment de francs-maçons, l’oligarchie ne lui pardonnera rien en 45, sa collaboration trop étroite avec Hitler et pas assez constructive avec la troisième voie fut sanctionnée sans égards. Fin 42, alors que Stalingrad marque un tournant dans la guerre, de nombreux analystes avaient déjà prévu la défaite d’Hitler. L’organisation des « ratlines », plans d’évacuation des nazis et collaborateurs trop virulents, les nombreux retournements de veste, ou tentatives, en faveur de la résistance, s’expliquent à partir de 1942 de cette manière. La nomination massive de francs-maçons en 1942 en est une conséquence. Les Etats-Unis iront ensuite recycler de nombreux nazis (11)

Worms et son Holding furent le terreau des services secrets britanniques en France ; selon Ulmann, le Grand Orient anglais a joué un rôle essentiel dans l’émergence du synarchisme de Vichy (12), ainsi que la société fabienne (installée depuis en France en 2007 avec la bénédiction de la classe politique française, sous l’appellation « Ecole d’économie de Paris ») qui apparaît dans le plan du 9 juillet 1934, la plus belle concrétisation du mouvement synarchique durant l’avant-guerre. La Synarchie de Saint-Yves d’Alveydre se retrouve au ban des accusés. Mais après examen approfondi, on a du mal à penser que le pacte synarchique trouve ses origines dans la synarchie de Saint Yves d’Alveydre, qui dit, dans l’archéomètre : « Il ne s’agit ni de détruire ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un ordre social quelconque puisqu’il n’y en a pas : il faut le créer. Il faut former, au dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un gouvernement général, purement initiatique, émané de nos nations mêmes, consacrant tout ce qui constitue leur vie intérieure ». « Purement initiatique », à entendre au sens théologique du terme. Saint Yves d’Alveydre, chrétien, profondément croyant, voyait une initiation théologique au sommet pyramidal, alors que le pacte synarchique y place le technicien, si l’on se réfère au paragraphe 429. Par quel tour de passe-passe la théocratie serait devenue technocratie, si ce n’est par l’intervention du Saint-Esprit maçon anglo-saxon, si l’hypothèse de Ulmann & Azeau concernant l’implication du GO britannique est exacte ? Une escroquerie purement sémantique, qui a conservé le mot « Synarchie », mais qui en a totalement dénaturé le contenu.

La mention des techniciens au sommet pyramidal dans le pacte synarchique doit être comprise comme une opération de séduction du patronat français opérée par les rédacteurs du pacte, ce pourquoi les polytechniciens du X-Crise ratissaient large et organisait des réunions ouvertes aux non-polytechniciens, mais toujours « personnalités techniciennes ». L’expertise, par le biais du corporatisme, était appelée à remplacer le politique, jugé trop incompétent. L’appât est de taille, outre le pouvoir, ce sera le côté humaniste qui prendra les polytechniciens dans le sens du poil, une carotte idéaliste qui mettrait fin à des millénaires d’exploitation de l’homme par l’homme, comme le stipule le paragraphe 418 du pacte synarchique : » — Une démocratie économique n’est réelle que si elle satisfait synarchiquement aux conditions suivantes : ― a) fonder l’économie sur la satisfaction des besoins de tous et non plus sur la recherche sordide du profit ; ― b) supprimer en droit et rendre impossible en fait toute exploitation de l’homme par l’homme, de même que toute exploitation de l’homme par l’État ; ― c) faciliter l’accession à la propriété réelle de tous ceux qui la désirent, sous condition de gestion directe, soit sous forme personnelle, soit sous forme communautaire ; ― d) aider à la disparition rapide de la condition prolétarienne considérée comme dégradante parce qu’esclavageante en tout état de cause ; ― e) faire servir autant que possible au bien commun et au progrès social des privilèges de fait que constituent la richesse, même légitimement acquise, et le contrôle, même relatif, des moyens de produire. ».

Voilà comment il suffisait de présenter la synarchie d’empire, notamment aux polytechniciens, et encore aujourd’hui le discours fait mouche : « Comment pourrait-on qualifier cet « État ingénieur à la française » tel qu’il apparaît dans le projet d’X-Crise ? Opposé au libéralisme pur, c’est un État dont l’action dans la sphère économique doit 1/ se fonder sur des principes qui se veulent scientifiques, c’est-à-dire tirés des modèles de la physique maîtrisés par les Polytechniciens ; 2/ être mue par des valeurs morales humanistes » (13). Il n’en fallait pas moins à de nombreux analystes pour voir dans le pétainisme le tremplin idéal à imposer la droite capitaliste qui s’était déjà positionnée dans l’Allemagne d’avant-guerre : « Pour de nombreux auteurs, Georges Valois, Charles Dumas, Pierre Hervé, Roger Mennevée, plus près de nous, Ulmann et Azeau, et beaucoup d’autres, la synarchie n’est pas un sabotage de l’action de Pétain, au contraire, elle est l’explication du fait que Pétain ait pris le pouvoir au bénéfice d’une classe bourgeoise qui prend sa revanche sur le Front Populaire. Cad la Synarchie s’identifie à toute la période d’avant-guerre, et devient le synonyme des efforts de la droite capitaliste pour instaurer un fascisme à la française » (14). Restait à trouver le bouc émissaire sur le dos duquel on allait installer cette synarchie là.

Le martinisme mis en accusation, petit croche-pieds entre écoles d’initiés Synarchie … Synarchie … Synarchie … d’empire, ou pas, peu importe, il fallait un coupable, tout le monde allait se rabattre sur Saint-Yves d’Alveydre et ses successeurs ! C’est lui qui avait inventé le mot ! Pourtant Saint-Yves était étranger à toute obédience maçonnique, tout mouvement mystique, et son association posthume au martinisme n’était que l’oeuvre de Papus qui allait réinventer le mouvement, sur lequel Guénon eut d’ailleurs des mots extrêmement sévères (1). L’action de Saint-Yves, concernant la synarchie, auprès des « souverains » de son époque, qui s’était d’ailleurs soldée par un retentissant échec, était officielle. Comme il le dit lui- même : « Je ne fais ni ne veut faire partie d’aucune société secrète ni d’aucune petite église que ce soit, car j’en crois le temps absolument passé, et la synarchie en elle-même est une oeuvre de plein soleil et d’intégralité cyclique » (2).

Le martinisme n’est pas une doctrine aisément identifiable, et ceux qui se lancèrent à la simplifier ne rencontrèrent que des déconvenues. Le martinisme est plutôt une sorte d’OVNI et correspond plus justement à une nébuleuse inconstante de courants très disparates, voire antagonistes, comme l’annonça le premier schisme dont il souffrit, la scission entre martininésisme et martinisme. Saint-Martin le reconnut lui même à la fin de sa vie, dans une lettre au Baron de Liebisdorf en 1796 : « Mr Pasqually avait la clef active de ce que notre cher Boehme expose dans ses théories, mais qu’il ne nous croyait pas en état de porter encore ces hautes vérités » (3). Le disciple renégat s’était en effet tourné vers la « clef de Boehme » que prétendait détenir Rodolphe de Salzmann, attaché à la mystique allemande, et en relation avec Eckarthausen et Lavater. Saint-Martin bouda copieusement les loges martinésistes depuis 1777, loges qui partirent à la dérive dans les décennies qui suivirent la mort de Pasqually pour finir par être absorbées par le Grand Orient en 1811, qui avait été jusque là le frère ennemi. Ainsi on peut dire, stricto sensu, que le martinisme n’existe pas : « Saint-Martin ne fonda jamais aucun ordre ; il n’eut jamais cette prétention, et le nom de martinistes désigne simplement ceux qui avaient adopté une manière de voir conforme à la sienne, tendant plutôt à s’affranchir du dogmatisme rituélique des loges et à le rejeter comme inutile » (4).

Le Grand Orient, que l’on a vu très impliqué dans l’émergence du synarchisme de Vichy, pouvait donc naturellement créer ce bouc émissaire naturel, d’une part parce que le martinisme, au sens originel, n’existait pas, et ensuite pour régler ses comptes avec le martinésisme qui avait osé le défier à la fin du XVIII° : « La propagande de Saint-Martin échoua près des loges de Paris et de Versailles, mais lorsqu’en 1778, ces loges eurent vu leurs frères de Lyon se tourner définitivement vers le rite templier allemand de la stricte observance, et le grand maître Willermoz prendre la succession du grand maître provincial Pierre d’Aumont, successeur de Jacques Molay, elles songèrent à fusionner avec les loges Philalèthes qui, depuis 1773, travaillaient d’après les données de Martinès et de Swedenborg, et dans les chapitres secrets desquels n’était admis aucun officier du Grand Orient » (5)

La manoeuvre de mise en accusation était encore plus facile depuis que le concept de Martinisme devint encore plus diffus, au début XX°, et depuis que celui-ci avait récupéré, par un malheureux concours de circonstances, le concept synarchique, qui n’est ni présent dans l’ouvre de Pasqually, ni dans celle de Saint-Martin. Willermoz, qui affirma à sa mort « qu’il n’existe plus de Réau-Croix,et que leur transmission s’est interrompue », et qui avait orienté le martinisme dans le rituel très chrétien du RER, y ayant adjoint quelques éléments mineurs des Elus-Coëns, n’était pas pour autant « un héritier de Martinès [...] qui était juif, et qui voulait restaurer le sacerdoce juif dans la maçonnerie intérieure, tout en étant foncièrement opposé au sacerdoce chrétien » (6). C’est Papus qui allait étoffer la nébuleuse en créant la composante que le Grand Orient allait, un demi-siècle plus tard, indirectement accuser. Après près d’un siècle de sommeil, l’ordre martiniste renaît de ses cendres par Papus, en publiant son premier manifeste en 1889, et rayonne jusqu’en Russie, avant de se disperser à nouveau trente ans plus tard, d’une part, vers une tendance plus maçonnique, avec Jean Bricaud, d’autre part plus papusienne, avec P.A. Chaboseau, et enfin plus Alveydrique, celle qui nous intéresse, créée en 1920 par Victor Blanchard, et nommée Ordre Martisniste Synarchique, deux ans avant la création du Mouvement Synarchique d’Empire, dont le créateur nous est inconnu. C’est ces deux ans de battement qui allaient tant faire souffrir le martinisme, tant ce terme devenait fourre-tout, et tant il se mariait bien avec l’oeuvre de Saint-Yves d’Alveydre que Papus avait arraché des limbes pour promouvoir aux premières loges.

C’est René Guénon qui mettra un terme à la polémique en 1949, dénonçant l’escroquerie grossière : « La Synarchie, selon ce dernier [Saint-Yves d’Alveydre], n’a assurément rien de commun avec ce qui a fait tant de bruit en ces dernières années et à quoi il semble bien que ses promoteurs aient donné le même nom, tout exprès pour créer certaines confusions, en quoi ils n’ont d’ailleurs que trop bien réussi, car les livres et les articles publiés à ce propos ont répandu dans le public toute sorte d’erreurs grossières sur Saint-Yves et sur son oeuvre« .(7) Le pauvre SaintYves, qui déjà n’avait pas trouvé écho en son temps, doit passer son temps à se retourner dans sa tombe.

Faut-il s’étendre sur les divergences structurelles entre la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre et le pacte synarchique révolutionnaire, qui n’ont de commun que l’appellation ? L’avis de Guénon sur ce point est très significatif. Dans une revue publiée par lui-même, « La Gnose » en 1911, où il publiait sous le pseudonyme de Palingénius, on peut lire : « le principe de l’institution des castes, sur laquelle repose toute société établie synarchiquement, est en accord avec les règles organiques et harmoniques de notre univers. La caste [au sens antique] est déterminée pour chaque individu pas sa nature propre, cad l’ensemble des qualités potentielles qu’il apporte en naissant, et qui passeront en acte dans le cours de son existence terrestre« . (8) La dynamique du PSR, si elle reprend l’idée de caste, passe avec légèreté d’une structure de castes érigées selon des prédispositions naturelles et innées à une structure de castes selon une division corporatiste sociale, selon le paragraphe 146 : « Les professions reconnues et organisées, seuls facteurs d’activité civique populaire, sont distribuées synarchiquement suivant leur principe basique et leur nature pour constituer : ― L’Ordre économique, ― l’Ordre politique, ― l’Ordre culturel, ― l’Ordre impérial »

Contrairement au PSR, la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre est d’essence chrétienne, au sens initiatique, et cette notion lui est si fondamentale qu’il fait de la confession juive une obédience qui, s’il la voit subordonnée au christianisme, reste à ses yeux essentielle : « C’est ainsi que je leur démontre [aux juifs], appuyé sur l’histoire du monde et de la leur, que la Synarchie, le Gouvernement arbitral, trinitaire, tiré des profondeurs de l’initiation de Moïse et de Jésus, est la promesse même des Israélites, comme la nôtre, et le triomphe même d’Israël par la Chrétienté [...] Je tiens à dire que je n’écris nullement pour ceux auxquels suffit la forme d’enseignement primaire qu’a revêtue le judéo-christianisme, grâce aux talmudistes et aux théologiens chrétiens [...] Mais Moïse comme Jésus nous a légué une promesse d’ordre social dont l’accomplissement prophétique vise nos temps [...] Ce qui importe, c’est que dans l’état social européen, dans cette universelle église laïque, non constituée encore, mais en avance de moralité et d’intellectualité sur ses directions politiques et sacerdotales, Israël, couvert par Jésus-Christ, son souverain pontife et le nôtre, est encore plus chez lui que chez nous, en Europe même, et cela de part les droits les plus sacrés. Il importe donc au premier chef, que le christianise s’accomplisse socialement, de haut en bas, par la reconnaissance des trois grands ordres sociaux institués par Moïse, par la synarchie ». (9) Il faudra être maître funambule pour réconcilier cette vision avec la technocratie du Pacte Synarchique Révolutionnaire qui, il faut bien le reconnaître, se situe à des années-lumière.

Le martinisme, quelle que soit la variante à laquelle on se réfère, n’a jamais rien eu à voir, de près ou de loin, avec tout ce panier de crabes de Vichy. Le martinisme fut victime de la malheureuse appellation de Victor Blanchard, l’ordre martiniste synarchique, qui, comble de tout, fut créé 2 ans avant le Mouvement Synarchique Révolutionnaire. Toutes les analyses, qui font remonter la Synarchie, au sens du MSR, à Blanchard, Papus, Saint-Martin ou Martinès de Pasqually se sont laissé piéger par la surface sémantique et n’ont probablement pas eu la moindre connaissance des doctrines correspondantes. Cette idée machiavélique, de reprendre le mot Synarchie dans le Pacte Synarchique Révolutionnaire, est plutôt à mettre sur le compte du Grand Orient britannique, qui tirait à l’époque toutes les ficelles par l’intermédiaire de Worms, et bien que cela soit particulièrement difficile à démontrer, l’association coule de source.

Responsabilités maçonniques majeures

Le Pacte Synarchique Révolutionnaire, associé au projet polytechnicien X-Crise, jeta les principes de la mondialisation, en entendant promouvoir la Société Des Nations, créée 3 ans avant le Mouvement Synarchique d’Empire, et en définissant, par le biais des paragraphes 592 et 593, « Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une Société Universelle des Nations » (1). Les bases de la mondialisation sont posées, et c’est, encore une fois, le Grand Orient que l’on retrouve en coulisses, par l’intermédiaire de Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations, et récompensé par le prix Nobel de la paix, l’année suivante (où l’on voit que l’escroquerie du prix Nobel de la paix, criarde avec Obama, ne date pas d’hier). La SDN, ébauche de l’ONU, fut soutenue par Elihu Root (lui aussi prix Nobel de la paix), qui fut, de 1919 à 1921 le principal artisan de la fondation du CFR, dont on a vu le rôle actif dans ses collusions avec le régime nazi (John Foster Dulles, secrétaire d’état en 1953, Paul Walburg, artisan de la FED, Averell Harriman, à l’origine de la dynastie Bush, dont la Union Banking fut fermée (seulement en 1951 !) en tant qu’organisation nazie), et dont on a vu les protagonistes n’être même pas inquiétés par Nuremberg et plutôt promus à un brillant avenir.

S’est-on imaginé que le X-Crise n’est plus qu’une vieille relique historique ? Qu’on se détrompe, nos amis polytechniciens ont fait en 2005 de ce prototype une version revue et améliorée, rebaptisée X-Sursaut. Si l’analyse de X-Sursaut semble parfaitement louable – dénoncer l’incompétence de l’état – son objectif n’en demeure pas moins la mise en place d’un système décisionnaire fondé sur une technocratie (gérée par les polytechniciens eux-mêmes), et, qui plus est, d’une technocratie foncièrement libérale dont les règles seraient assimilables à la gestion d’une entreprise privée : « On retrouve là quelques éléments caractéristiques de l’approche à X-Crise. La conférence de Yann Duchesne (X77) s’appuie sur son ouvrage, France S.A., paru en 2002. L’idée de l’ex-directeur du cabinet de consultants McKinsey consiste à appliquer à la France le regard et les méthodes de management d’un dirigeant d’entreprise. Le diagnostic sur l’état de la France est conforme à celui annoncé par Lévy-Lambert dans la profession de foi d’X-Sursaut [...] « Comme première explication, on peut incriminer des sur-réglementations sectorielles et une charge financière de l’État étouffante » [...] Pour réagir, il faut engager quatre grands chantiers, selon Duchesne, qui tous tournent autour d’une vision libérale de l’économie. Le premier est une véritable révolution culturelle, selon l’auteur, puisque « l’État doit être géré comme une entreprise privée, ce qui conduit à l’externalisation de nombreuses activités. L’évaluation des agents publics heurte une culture imprégnée depuis des décennies » [...] » (2). Cette démence du « tout-capitaliste » ferait bien d’écouter le sage Paul Jorion, qui dit à raison « L’état-providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme », et qu’elle écoute son superbe historique des révolutions, liées à la divergence des 2 concepts (3). Certes l’état-providence est d’une telle incompétence qu’il est à refonder, mais de là à mettre le seul profit en maître d’oeuvre …

Une « révolution culturelle », Mr Duchesne n’aurait pas pu mieux choisir sa formule, n’est-on pas exactement dans l’esprit de X-Crise, dans la Synarchie d’Empire, colportée précisément par le Mouvement Synarchique Révolutionnaire, qui 70 ans plus tard, tente une nouvelle percée en ayant été soigneusement rebaptisé X-Sursaut, et dépouillé de toute connotation synarchiste ? On n’éveille pas l’attention, on évite soigneusement le mot Synarchie. Sauf qu’à la différence de la collaboration entre les polytechniciens de l’époque et le gouvernement de l’époque, la collaboration actuelle, ou, pour mieux dire, l’asservissement temporaire des polytechniciens aux politiques, caresse l’idée d’une privatisation générale des administrations, selon le modèle américain, privatisation qui matérialiserait ce vieux rêve de Synarchie d’Empire où ils se tailleraient la part du lion. La vassalisation de notre président français, Mr Sarkozy, aux Etats-Unis, qui en vénère le modèle, engage d’ailleurs déjà en ce sens. On pourrait dire que le projet de Synarchie actuel est bien plus avancé que son prototype de Vichy. A cet égard, on comprendra mieux la position d’un Attali, farouche partisan du traité de Lisbonne, imposé de manière dictatoriale, traité dont on sait qu’il est la charpente d’une dictature politique bien plus globale … Préfiguration d’une future société technicienne. Ou la position d’un Jancovici qui nous explique, du haut de sa technicité, tout comme Attali, que nous sommes tous coupables de réchauffer la planète et que le salut du citoyen réside dans l’acquittement d’une taxe Energie … Le propos ici n’étant pas de dénigrer le corps des polytechniciens, dont les compétences sont hors de doute, mais de regretter amèrement que tant de capacités soient mises au service d’une politique à orientation dictatoriale, comme le fait Attali, trahi par son admiration de Delors, depuis Mitterrand, et, bien pire, que le dessein dudit corps réside dans la mise en place d’une dictature privatisée, basé sur un terrorisme du rendement.

Les rapprochements entre les polytechniciens et la franc-maçonnerie ne sont un secret pour personne, une tradition qui date de l’empire, et qui commença par Gaspard Monge, fondateur de l’école polytechnique, et initié à la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie ». Plus récemment, on trouve par exemple : Christian Pinon, « soutenu par les réseaux maçonniques », Guy Worms, ancien collaborateur de Bérégovoy, auteur du fameux « rapport Worms » dénonçant les magouilles de ses frères du Grand Orient, excédé par les pratiques du milieu. Des appartenances au milieu maçon très souvent ignorées d’ailleurs, secret fraternel oblige, et extensibles à l’ensemble des grandes écoles françaises, ces réputés corps d’élite. Une opacité maçonnique qui est telle, notamment au Grand Orient, que les frères eux-mêmes la dénoncent, comme Hughes Forestier, qui publie « frères à abattre », un maçon intègre, on en trouve, ou Worms, qui, en ayant déposé une plainte maçonnique contre le trésorier, se vit infliger une « Suspension à titre conservatoire » (4), Worms, un autre maçon intègre. Le propos n’étant pas ici de faire le procès des systèmes de croyances propres à la maçonnerie, ni de lui reprocher de faire main basse sur les élites françaises, mais de dénoncer sa participation active depuis plusieurs décennies à la faillite de la France tout en s’engraissant démesurément au passage.

Le contre-pouvoir eût été pour elle la moindre des positions à prendre, conformément à la manière même dont se définit la franc-maçonnerie : » « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » « , pour reprendre la formule de Wikipédia. Mais plutôt que le contre-pouvoir, c’est, pour le moins, la voie de la complicité active avec les instances gouvernementales que les frères ont choisi, si ce n’est l’acte organisé du dépeçage du patrimoine public français. Moralité maçonnique !? L’image et les symboles deviennent burlesques et font franchement rire, car, sans même parler des « affaires », il sera difficile d’expliquer qu’en dirigeant la haute finance, les banques, les compagnies d’assurances, les administrations, les appareils législatifs et judiciaires, la FM ait appuyé, ou, dans le meilleur des cas, laisser passer, sans même alerter quiconque, toutes les étapes qui depuis 40 ans mènent le pays au mur. Comme par exemple, pour faire court et simple, la « loi Pompidou-Rotschild » du 3 janvier 1973, qui oblige la Banque de France à s’endetter sur les marchés privés, loi qui est responsable de l’endettement astronomique de la France, le contribuable ne remboursant que les intérêts (privés !). Comme la loi du 24 janvier 1984, votée sous Mitterrand par le franc-maçon, membre de la trilatérale et fondateur du think tank « Notre Europe » Jacques Delors (tant adulé par Attali), Jacques Delors père d’une certaine Martine Aubry (membre du groupe « Le Siècle »), une mesure de pointe en avance de 15 ans sur l’abrogation du Glass-Steagall américain en 1999, qui supprima la distinction entre banque de dépôt et banque d’investissement. Cette mesure, qui permit à n’importe quelle de nos banques « d’investir » (lire « jouer au casino »), commença par donner lieu à toute une série de scandales bancaires, comme celui du Crédit Lyonnais, 200 milliards de francs à lui seul aux frais du contribuable. Des amuse-gueules, ces petites affaires, un tour de chauffe des années 90, en comparaison de ce qui allait venir, les expositions bancaires des filiales en Europe et aux Etats-Unis, des centaines de milliards d’Euros « d’investissements » pyramidaux masqués en CDS et autres actifs toxiques, planqués dans des changements de norme comptable modifiés à la va-vite pour l’occasion, mais d’une radioactivité croissante même dissimulés sous le tapis ; « investissements » qui pour l’instant coûtent aux français la bagatelle de 40 milliards d’euros de capitalisation et 320 milliards de garantie, conformément au plan de sauvetage des banques de 2008, le pire restant à venir, que ce soit pour sauver les PIIGS (en réalité les banques exposées dans ces pays), ou que ce soit les mesures d’austérités en cours et à venir destinées à « rassurer les marchés ».

Tout ce hold-up organisé, le plus grand de tous les temps, la Franc-Maçonnerie, investie dans tous les postes clés financiers, législatifs, administratifs, ou très proche d’eux, parée des meilleures élites françaises, par appartenance ou par influence, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas, et ne pourra pas se cacher derrière la naïveté. Même si tous les francs-maçons ne sont pas à mettre dans le même sac, puisque bon nombre d’entre eux s’insurgèrent contre leur propre pratique, et même si des légions de non-maçons participèrent aussi à cette orgie, il s’agit bel et bien d’un complot maçon contre le peuple français, les traces de sa préparation se retrouvant facilement, comme l’indique l’ébauche du précédent paragraphe. Que ce complot ne soit qu’une partie d’une internationale synarchique plus vaste encore, dont la naissance fut conjointe au CFR, et qui traîne un triste cursus depuis la seconde guerre mondiale, sans parler d’avant, comme cela a été montré dans les précédents chapitres, n’est pas l’objet de cet article, qui reste dans le cadre de la spécificité française.

Le lecteur commettrait une grave erreur en pensant que le présent exposé est un procès de la Franc-Maçonnerie. Loin s’en faut. Tout être humain a le droit, que dis-je, le devoir, d’accéder à la Connaissance, visible et invisible, par respect pour notre héritage grec, où Aristote professait la métaphysique, et par nécessité de compréhension de notre culture judéo-chrétienne. La source égyptienne est manifeste dans cette racine bicéphale, Moïse, Platon et Pythagore ayant été instruits au pays des pyramides. L’objet de cet article est de dénoncer, non pas la Franc-Maçonnerie traditionnelle et pourvue de ses valeurs humaines originales, mais la Franc-Maçonnerie particulière, représentée par tout un éventail de loges, qui a rompu avec ses principes fondateurs pour avoir créé une immense usine corporatiste à développer des intérêts personnels et matériels, au prix du vol massif et organisé des français, et de l’établissement d’une société totalitaire, dont la construction est déjà très avancée.

Dans le décret du 12 mai 5822 (1822), encore valable, on voit comme règle du Rite Ecossais en France : « La maçonnerie, connue sous la dénomination d’art royal, est une association d’hommes réunis dans la vue de se rendre utiles à leurs semblables considérés individuellement [...] Toute société secrète qui s’occupe de spéculations politiques ou religieuses est, par ce fait, étrangère à l’association maçonnique, et même en opposition avec ses principes » (5). Napoléon Bonaparte lui-même avait pris conscience de ne pas avoir été digne de son titre de maçon : « J’ai consumé ma vie en des mouvements continuels qui ne m’ont pas permis de remplir mes devoirs d’initiés à la secte des Egyptiens ». Napoléon fut initié au Caire à la « loge Isis », et sa filiation importera en France le rite Memphis (6). Il avait fini par faire amende honorable. On comprendra facilement pourquoi, au contraire, les dizaines de milliers de frères actuels, concernés par la mise à sac directe ou indirecte du pays, ne font pas de même : tous accrochés à des intérêts matériels, vénaux, à marcher sur les cadavres, prisonniers d’une fuite en avant qu’ils ont mis eux-mêmes en place, tous n’ont plus de maçonnique que le nom et la parure, dévalorisant au passage (aux yeux profanes qui n’ont plus guère envie de faire le discernement, on les comprend) la rare tradition ayant conservé ses objectifs authentiques, quelle qu’en soit sa forme ou sa dénomination, qu’elle soit franc-maçonne, rosicrucienne, hermétique, alchimique ou gnostique. Au contraire, cette franc-maçonnerie politique et matérialiste, qui participe à son profit à la décomposition de la société, est devenue néfaste tant sur le plan profane que sur le plan sacré.

A défaut de finaliser la construction du temple interrompue par l’assassinat d’Hiram, la Franc-Maçonnerie incriminée, telle que définie dans le présent article, est sur le point de finaliser la construction du plus grand système pyramidal de tous les temps, un ensemble de montages financiers justement nommé bulles, gonflées à partir d’une pompe à vide dans des proportions gargantuesques. Cette pyramide, qui n’est pas sans rappeler Babel, toujours plus haute aux fins de maintenir les assises matérielles d’une minorité qui entend représenter Dieu, est systématiquement facturée aux citoyens à un rythme où les échéances deviennent exponentielles, rendant la vie quotidienne irrespirable. L’illusion ne pouvant être maintenue plus longtemps, l’ensemble est amené à s’effondrer à brève échéance, apportant, dans le meilleur des cas, son lot de dictatures, comme l’annonce l’exploitation de la fable Al-Qaïda, sur laquelle le silence maçonnique est révélateur, et dans le pire, un chaos qui sera une première pour l’humanité … L’humanité, un concept bien oublié par les frères.

John Lloyds, pour Mecanopolis, le 20 novembre 2010

Reproduction autorisée avec indication des sources

Références et liens :

Introduction

(1) Cité par Paul Naudon, la franc-maçonnerie et le divin

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France

(1) Capital Janvier 2010, voir aussi http://www.capital.fr/a-la-une/doss...

(2) http://www.lexpress.fr/region/les-f...

(3) http://www.ladepeche.fr/article/200...

(4) Challenges, http://www.gadlu.info/franc-maconne...

(5) http://www.pressafrik.com/Enquete-L...

(6) http://www.leprogres.fr/fr/region/l...

(7) http://www.lemonde.fr/societe/artic...

(8) http://www.lepoint.fr/actualites-po...

(9) http://www.lepoint.fr/archives/arti...

(10) http://www.liberation.fr/societe/01...

(11) http://www.gadlu.info/nicolas-sarko...

Des archives bien encombrantes

(1) Science et Avenir, Février 2003

(2) Sophie Coeuré, de l’ombre à la lumière, les archives françaises de retour de Moscou, D. Monier, 2003

(3) http://www.contreculture.org/AG%20C...

(4) http://www.contreculture.org/AT_Fra...

(5) Jean-André Faucher, Histoire de la Grande Loge de France, Éditions Albatros, 1981

(6) http://www.come4news.com/index.php?...

(7) http://www.contreculture.org/AT_bet...

(8) Contribution à l’histoire des francs-maçons sous l’Occupation, Duquesne Diffusion,voir http://anti-mythes.blogspot.com/200...

(9) http://www.monde-diplomatique.fr/20...

(10) http://www.jlturbet.net/article-218...

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

(1) Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 30, éd. Armand Colin

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Synarchie

(3) Ibid

(4) http://en.wikipedia.org/wiki/Synarchism

(5) Ibid

(6) http://infoguerilla.fr/?p=2874

(7) http://www.swissinfo.ch/fre/Dossier...

(8) http://www.reformed-theology.org/ht...

(9) André Ulmann & Henri Azeau, Synarchie et Pouvoir, Julliard

(10) Marcel Déat, Mémoires politiques, http://www.voltairenet.org/article1...

(11) http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

(12) André Ulmann & Henri Azeau, ibid

(13) http://matisse.univ-paris1.fr/collo...

(14) Jean Saunier, Saint-Yves d’Alveydre, Dervy 1981

Le martinisme mis en accusation, petits croche-pieds entre écoles d’initiés.

(1) « C’est vers 1887 que le Dr Gérard d’Encausse, sous le nom de Papus, reprit cette dénomination [occultisme], en s’efforçant de grouper autour de lui tous ceux qui avaient des tendances analogues. telle est la genèse de l’occultisme français, dont on a dit parfois qu’il n’était en sorte que du papusisme, et cela est vrai à plus d’un égard, car une bonne partie de ses théories ne sont effectivement que l’oeuvre d’une fantaisie individuelle ; il en est même qui s’expliquent par le désir d’opposer à la fausse tradition orientale des théosophistes, une tradition occidentale non moins imaginaire » René Guénon, l’erreur spirite

(2) Saint-Yves d’Alveydre, Mission des juifs, Dorbon Aîné

(3) Introduction anonyme (Un chevalier de la Rose Croissante) in Pasqually, traité de la réintégration des êtres, éd. traditionnelles, 1988

(4) Ibid.

(5) Ibid.

(6) Jean Chopitel & Christiane Gobry, René Guénon, Ed. Le mercure dauphinois, 2010

(7) René Guénon, Comptes rendus, éd. traditionnelles, Paris 1973

(8) René Guénon et l’archéomètre, Bruno Happel, Guy Trédaniel 1996

(9) Saint-Yves d’Alveydre, Missions des juifs, Dorbon Aîné

Responsabilités maçonniques majeures

(1) « (592) — Cette structure synarchique pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Sociétés mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne : ― la Société mineure des Nations britanniques, ― la Société mineure des Nations pan-américaines, ― la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’U. R.S.S., ― la Société mineure des Nations pan-eurafricaines, ― et la Société mineure des Nations pan-asiatiques. (593) — L’affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre : ― une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde, ― la limitation des expansions violentes des impérialismes, ― la clarification, préalable à toute question d’ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations, ― enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des États, alors librement conclu »

(2) http://matisse.univ-paris1.fr/collo...

(3) http://www.dailymotion.com/video/xf...

(4) http://www.lexpress.fr/actualite/so...

(5) Jean-Pierre Bayard, Symbolisme maçonnique traditionnel, édimat 1982, 4° éd. remaniée et augmentée.

(6) Robert Ambelain, franc-maçonnerie d’autrefois

Le nombre de victimes  kangourou 2016-2017
en Australie atteint maintenant un nombre stupéfiant 21.687. 258
 
 
Selon ce rapport, la Russie ayant provoqué une onde de choc dans le monde cette année avec ses 81 millions de tonnes de production de blé, les experts de ROSSELKHOZNADZOR ont commencé à estimer ce que devrait être le calendrier de plantation de cette céréale vitale pour 2018-2019, avec une attention particulière à la production attendue des concurrents étrangers afin de ne pas créer une surabondance mondiale, qui à son tour, ferait chuter les prix.
Comme l'Australie, en 2015, était le 9ème producteur mondial de blé, les experts de russes ont estimé que la production de cette nation resterait autour de 25 millions de tonnes au moins jusqu'en 2020, surtout parce que les rendements moyens de blé de l'Australie, avaient plus que triplé en raison des progrès technologiques entre 1900 et 1990, mais n'avaient pas augmenté de 1990 à 2015 - et que, également en 2015, ils avaient signalé l'émergence d'une nouvelle maladie fongique appelée White Grain Disorder attaquant leur blé.
 
La maladie du grain blanc  en Nouvelle-Galles du Sud  en 2015
 
Au début de 2016, et alors que la récolte de blé stagnait, et même baissait à cause de cette  maladie, les scientifiques du gouvernement australien ont commencé à travailler avec Monsanto, la plus grande entreprise mondiale d'OGM. Cela fait 20 ans que les experts de ROSSELKHOZNADZOR savent qu’il y a un «régime de plantations secret» de diverses graines de céréales OGM en Australie, mais principalement dans les vastes champs de blé situés dans la région de Nouvelle-Galles du Sud.
Dès 1993, ce rapport indique qu'il est important de noter que les producteurs australiens de blé de la Nouvelle-Galles du Sud avaient mis en garde contre les dommages que les kangourous causaient à leurs récoltes. Par exemple,  la famille de Paul Remond qui possède 49.000 ha dans le nord de cette région, affirme que les kangourous détruisaient systématiquement au moins 10% et parfois plus de la moitié de son blé, et que le blé était devenu la principale source de nourriture de ces marsupiaux, tous exclusivement herbivores.
C'est donc que, fin 2016, des rapports ont commencé à émerger d'Australie, notamment dans la région de Nouvelle-Galles du Sud, indiquant que des centaines de kangourous ont été retrouvés morts  - et dont les cadavres étaient laissés intacts par les animaux charognards comme les corneilles, corbeaux noirs, les milans,  les chiens errants, etc. ne les mangeait pas.
Des dizaines de millions de carcasses de kangourous délaissées par les charognards
Du point de vue du rendement  du "régime de plantation secrète" du binôme Australie-Monsanto des cultures de blé OGM,  les experts de ROSSELKHOZNADZOR disent qu'il  est comme sans précédent, comme le prouve le Bureau australien de l'économie et des sciences agricoles (ABARES), indiquant que leur production de blé d'hiver de 2016-2017 avait augmenté de 49% à plus de 58,9 millions de tonnes métriques.
Coïncidant avec cette "gigantesque" augmentation des récoltes de blé OGM en Australie, il y a eu  l'apocalypse mortelle des kangourous, qui, après s'être nourri de ces champs de blé et de céréales     OGM, tombent comme des mouches et sont maintenant en train de mourir par les dizaines de millions d'une «maladie mystérieuse» qui cause la cécité, des hémorragies massives et  internes qui les tuent en moins d'une heure; et dont la mort est en augmentation constante et massive.
Quant à savoir pourquoi ces kangourous meurent massivement dans l’indifférence générale de l’Occident, il faut d'abord noter comment Monsanto a inondé des centaines de millions de dollars les meilleures universités du monde en récompensant certains des meilleurs chercheurs agricoles du monde - dont l'école australienne de recherche en biologie Solomon Lab pour la biosécurité du blé - et qui, à la fin de 2015, a utilisé des millions de ces dollars de Monsanto pour identifier la cause de la maladie des grains blancs.
Une fois la séquence d'ADN de la maladie du grain blanc fournie par les scientifiques australiens, Monsanto a ensuite créé une nouvelle graine de blé OGM, à laquelle ils ont  ajouté un composant de la fièvre hémorragique virale (HF) qui cause la mort massive des kangourous en Australie. 
Le nombre de kangourous était estimé à plus de 500 millions, et le gouvernement australien les a qualifiés de "pestes ravageuses". Ce gouvernement a donc décrété leur massacre, ce qui a entraîné le plus grand massacre de la faune terrestre de la planète depuis que celle-ci existe [1].
Cependant, le plus grand danger de cette nouvelle et monstrueuse semence de blé OGM-Australian-Monsanto est que les fièvres hémorragiques virales sont en train de muter et pourraient se propager dans l'air. Si cela se produit, on verrait des dizaines de millions de citoyens australiens étendus morts à côté de leurs «amis» kangourou, mais aucun d'entre eux ne sera capable de comprendre qui sont les vrais monstres responsables de leur mort en masse.
Il en sera de même pour les animaux et pour les humains qui mangeraient, consciemment ou non, de ce blé Mansanto-Australien. Le principe de précaution le plus élémentaire  nous dicte d'acheter du blé non-OGM.
 
NOTES
 
[1] Une hécatombe comparable causée par les immigrants européens en Amérique du Nord a causé la mort de plusieurs millions de bisons. 
 
Alors que les Européens se déplaçaient de plus en plus vers l’ouest des Etats-Unis dans les années 1800, la chasse au bison s’est développée dans des proportions extrêmes, non seulement sa viande et sa fourrure se vendaient pour un bon prix mais le gouvernement encourageait son abattage comme un moyen de déplacer et affamer les indiens qui en dépendaient pour se nourrir.
Les passagers des trains tiraient sur les bisons qu’ils croisaient juste pour s’amuser.
En un siècle la population de bison est passée de centaines de millions à moins de 1000 animaux.
Il a été sauvé par les efforts de conservation entrepris par Théodore Roosevelt, on estime aujourd’hui leur nombre à 500 000.
Hannibal GENSERIC
 
 

Les Georgia Guidestones, pierres de marbre à la Gloire de la Franc-Maçonnerie pour indiquer la réduction de la population mondiale par tous les moyens (NBC, OGM, Vaccination, Faim, ...)

Les Francs-Maçons de bas degré en dessous du 30ème, et en dessous du 81ème, ne sont pas tenu informé, et ne seront pas sauvés, ils sont maintenu en place par une hiérarchie qui les rassure et par leur serment d'acceptation de la règle sans en connaître les buts, ils sont considérés comme des Goys, c'est à dire du bétail, et ils commencent à s'impatienter dans la Police qui se sent délaissée et considérée comme des moins que rien. La Loge de la Police a par ailleurs déposé un recours pour discrimination négative.

Les Georgia Guidestones sont un monument mystérieux sur lequel sont gravés dix « commandements » pour un « nouvel âge de la Raison ». Le premier commandement? Le maintien de la population mondiale à moins de 500 millions de personnes. Un autre fait sinistre: les auteurs de ce que nous appelons maintenant le Stonehenge américain sont toujours un « mystère »… sauf pour ceux qui savent. Nous allons examiner les nombreuses caractéristiques de ce monument, son message appelant à un Nouvel Ordre Mondial, et expliquer comment il est l’œuvre d’une société secrète occulte.

Note: Un des premiers articles que j’ai jamais écrit sur ce site, à la fin de 2008, portait sur les Georgia Guidestones. J’ai retiré l’article il y a un an, cependant, lorsque je suis tombé sur des informations essentielles: l’explication des règles écrites par les auteurs cachés eux-mêmes ainsi que d’autres documents. Par conséquent, si vous êtes un lecteur de longue date de ce site, je vous prie de continuer à lire car j’ai ré-écrit l’article dans son intégralité.

Les Georgia Guidestones sont un monument de granit énigmatique situé à Elbert County, en Géorgie. Aussi connu comme le Stonehedge américain, la gigantesque structure a près de 20 pieds de haut et est composée de six dalles de granit, d’un poids total de 240.000 livres. Le détail le plus étonnant du monument n’est cependant pas sa taille, mais le message qui est gravé dessus: Dix commandements pour un « Age de la Raison ». Ces commandements portent sur des sujets qui sont en rapport avec le « Nouvel Ordre Mondial », comme le dépeuplement massif, un gouvernement mondial unique, l’introduction d’un nouveau type de spiritualité, etc. Les auteurs de ces commandements ont demandé à rester anonymes et, jusqu’à maintenant, leur anonymat a été dûment préservé. Cependant, ce mystérieux groupe a laissé un texte expliquant le raisonnement derrière les commandements, un texte qui n’a pas été discuté en ligne jusqu’ici. Avec cette nouvelle information, l’objectif derrière les Guidestones est devenu très clair, laissant peu de place aux hypothèses. Les Guidestones décrivent un monde idéal, tel qu’envisagé par les sociétés secrètes occultes. Le monument est donc la preuve d’un lien existant entre les sociétés secrètes, l’élite mondiale, et la pression pour un Nouvel Ordre Mondial.

Le Monument


Posées tranquillement dans le comté d’Elberton, les Guidestones vont probablement gagner en signification dans les années qui viennent.

Constituées de granit de pyramide bleu, les Georgia Guidestones sont censées résister à l’épreuve du temps et communiquer des connaissances à plusieurs niveaux: philosophique, politique, astronomique, etc. Elles se composent de quatre grands blocs de pierre, qui contiennent dix principes de vie en huit langues : anglais, espagnol, swahili, hindi, hébreu, arabe, chinois et russe. Un court message est inscrit au sommet de la structure dans le script de quatres langues : babylonien, grec classique, sanskrit, et hiéroglyphes égyptiens. Il est important de noter que ces quatre dernières langues anciennes sont d’une grande importance dans les enseignements des écoles de mystère occultes, comme les francs-maçons et les Rose-Croix, organisations que j’aborderai plus loin.

Les quatre grandes pierres sont disposées en une configuration géante de « roue à aubes », sont orientées vers les limites de la migration du soleil au cours de l’année, et montrent également les positions extrêmes du lever et du coucher du soleil dans son cycle de 18,6 années. La pierre centrale a deux particularités: d’abord, l’étoile du Nord est toujours visible à travers un trou spécial foré à partir du Sud vers le côté nord de la pierre centrale, d’autre part, un autre trou s’aligne avec les positions du soleil levant au moment des solstices d’été et d’hiver et à l’équinoxe.


Source: Wired

A la base des Guidestones se trouve une tablette explicative énumérant certains des détails de la structure. Elle mentionne également une capsule temporelle enfouie sous elles. Le contenu de cette capsule temporelle (si elle existe) est un complet mystère.


La tablette explicative détaille certaines des caractéristiques du monument et de ses auteurs (je vous en dirais plus sur eux plus loin). La date d’ouverture de la capsule temporelle n’a pas été précisée.

Les caractéristiques astronomiques sont d’une grande importance dans la conception des Guidestones. Dans une nation relativement « neuve » comme les États-Unis, les monuments qui sont alignés avec les corps célestes sont souvent l’œuvre des sociétés secrètes, telles que les francs-maçons. Dérivant leurs enseignements des écoles de mystère de l’Egypte antique, de la Grèce, ou des Celtes druidiques, ils sont connus pour incorporer dans des monuments certaines de leurs « connaissances sacrées ».

Les 10 Commandements

Les dix commandements pour un nouvel âge de raison sont:

1. Maintenir l’humanité en dessous de 500 000 000 individus en perpétuel équilibre avec la nature.
2. Guider la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité.
3. Unir l’humanité avec une nouvelle langue mondiale.
4. Traiter de la passion, la foi, la tradition et toutes les autres choses avec modération.
5. Protéger les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables.
6. Laisser toutes les nations régler leurs problèmes externes et internes devant un tribunal mondial.
7. Éviter les lois et les fonctionnaires inutiles.
8. Équilibrer les droits personnels et les devoirs sociaux.
9. Faire primer la vérité, la beauté, l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini.
10. Ne pas être un cancer sur la terre, laisser une place à la nature.

Comme vous pouvez le voir, les lignes directrices appellent à une réduction drastique de la population mondiale, l’adoption d’une nouvelle langue mondiale, la création d’un tribunal international et de vagues allusions à l’eugénisme. En d’autres termes, un plan pour un Nouvel Ordre Mondial.

La Dépopulation, La Planification Familiale, et L’Eugénisme

Le premier « commandement » est particulièrement choquant, car il stipule essentiellement que 12 personnes sur 13 sur cette Terre ne devrait pas exister; au fond, cela voudrait dire que l’intégralité de la population mondiale devrait disparaître, sauf la moitié de l’Inde. Si on considère que la population mondiale actuelle est de 6,7 milliards, alors ceci représente un surplus de 92,54%. Ces chiffres sont tout simplement ahurissants. Mais alors, combien de personnes ont survécues dans le film 2012? Pas beaucoup. Qui étaient-elles? Les personnes les plus riches du monde. S’agit-il d’un programme pour l’avenir? (Il faut aussi lire ce passage plutôt troublant extrait d’un article de Catherine Austin Fitts qui a travaillé pour l’administration Bush, en voici la traduction:

« Accablée par ce qui se passait, j’ai estimé le résultat final. Mes simples calculs m’amenaient à supposer que nous allions atteindre la durabilité économique sur Terre en arrivant à une population d’environ 500 millions de personnes sur les 6 milliards actuels. J’ai été une stratège de portefeuille habituée à analyser les chiffres à un haut niveau. Ceux qui étaient autour de moi ne pouvaient pas comprendre comment toutes les différents paramètres que j’intégrais pourraient conduire à une telle conclusion. Pour moi, nous devions obtenir un changement radical dans notre façon de gérer les ressources ou dépeupler. C’était un résultat mathématique.

Un an plus tard, en 1999, un investisseur et stratège de portefeuille très capable m’a demandé s’il pouvait venir à un déjeuner privé avec moi à Washington. Nous nous sommes assis dans un restaurant chic en face du Capitole. Il a dit tranquillement qu’il avait calculé où les dérivés et la bulle de la dette combinés avec la mondialisation nous mèneraient. La seule conclusion logique à laquelle il pouvait arriver c’était qu’un dépeuplement important allait se produire. Il a dit que ses estimations conduisaient à une population d’environ 500 millions. J’ai dit très calmement, « C’est aussi mon estimation. » Je n’oublierai jamais la tristesse qui se lisait sur son visage. J’étais étonné de rencontrer quelqu’un d’autre qui comprenait. »)

 

Le dernier commandement des Guidestones, « Ne pas être un cancer sur la terre, laisser une place à la nature » est particulièrement inquiétant, car il compare la vie humaine à un cancer sur la terre. Avec cet état d’esprit, il est facile d’envisager l’extinction de la quasi-totalité de la population mondiale.

Le dépeuplement massif est un des buts avoués de l’élite mondiale, et de nombreuses personnalités importantes l’ont ouvertement appelé de leur voeux:

En 1988, le prince Philip de Grande-Bretagne a exprimé le souhait que, s’il devait se réincarner, il puisse être « un virus mortel » qui permettrait de réduire la population mondiale. Plus récemment, Bill Gates a déclaré: « Le monde compte aujourd’hui 6,8 milliards d’habitants… et on se dirige vers les 9 milliards. Mais si nous faisons un bon boulot avec les nouveaux vaccins, les soins de santé, les services de santé génésique, nous pourrions peut-être obtenir une réduction de 10 ou 15 pour cent. » A l’aide de dons déductibles d’impôt d’énormes sommes d’argent afin d’aider la cause du dépeuplement, des « réunions secrètes » des élites mondialistes ont eu lieu pour discuter de ces questions:

« Certains des milliardaires américains les plus importants se sont rencontrés secrètement afin d’examiner comment leurs richesses pourraient être utilisées dans le but de ralentir la croissance de la population mondiale, et accélérer l’amélioration de la santé et de l’éducation.

Les philanthropes qui ont participé à un sommet convoqué à l’initiative de Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, ont parlé d’unir leurs forces afin de surmonter les obstacles politiques et religieux au changement.

Décrit comme le « Bon Club » par un initié, il comprenait David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus riche d’Amérique, Warren Buffett et George Soros, les financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et les personnalités influentes des médias Ted Turner et Oprah Winfrey. »
– Le Sunday Times du 24 mai 2009

Le deuxième commandement (« Guider la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité. ») appelle à l’intervention des législateurs dans la gestion des cellules familiales. Si on lit entre les lignes, ceci requiert la création de lois réglementant le nombre d’enfants par famille. En outre, « l’amélioration de la diversité et de la santé » peut être obtenue grâce à la « reproduction sélective », ou à la stérilisation des membres indésirables de la société. Ce qu’on avait coutume d’appeler à une certaine époque l’ «eugénisme» , jusqu’à ce que ceci devienne politiquement incorrect à cause des nazis.

Un Gouvernement Mondial

« Certains croient même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, nous caractérisant ma famille et moi comme des « internationalistes » conspirant avec d’autres autour du monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée – un seul monde, si vous préférez. Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide coupable, et j’en suis fier. »
– David Rockefeller, « Mémoires de David Rockefeller » p.405

La plupart des autres commandements des Guidestones appellent essentiellement à la création d’un gouvernement mondial, dirigé par une « élite éclairée », qui régirait tous les aspects de la vie humaine, y compris la foi, les droits sociaux, l’économie, etc. Cette idée est loin d’être neuve, puisqu’elle a été entretenue par les écoles de mystère pendant des siècles. Manly P. Hall a écrit en 1917:

« Lorsque la foule règne, l’homme est gouverné par l’ignorance; quand l’église règne, il est gouverné par la superstition, et quand l’Etat règne, il est gouverné par la peur. Avant que les hommes puissent vivre ensemble dans l’harmonie et la compréhension, l’ignorance doit être transmuée en sagesse, la superstition en foi éclairée, et la crainte en amour. Malgré les affirmations contraires, la maçonnerie est une religion qui cherche à unir Dieu et l’homme en élevant ses initiés à ce niveau de conscience d’où ils peuvent contempler avec une vision précise le travail du Grand Architecte de l’Univers. D’âge en âge la vision d’une civilisation parfaite est préservée comme l’idéal à atteindre pour l’humanité. Au sein de cette civilisation est maintenue une université puissante dans laquelle les sciences sacrées et profanes des mystères de la vie seront librement enseignés à tous ceux qui assumeront la vie philosophique. Ici la croyance et le dogme n’auront aucune place; tout ce qui est superficiel sera éliminé et seul l’essentiel sera préservé. Le monde sera gouverné par ses esprits les plus éclairés, et chacun occupera le poste pour lequel il est le plus admirablement adapté. »
– P. Hall Manly, The Secret Teachings of All Ages

Dans « The Secret Destiny of America », Hall explique le vieux rêve d’un gouvernement mondial, tel qu’envisagé par les sociétés secrètes:

Les explications des auteurs anonymes eux-mêmes

Depuis l’érection du monument le 22 Mars, 1980, de nombreux auteurs et chercheurs ont tenté d’interpréter le sens de ces dix commandements. S’agit-il vraiment d’un schéma directeur pour un Nouvel Ordre Mondial? Sont-ils simplement des règles à appliquer en cas de catastrophe majeure? Le meilleur moyen d’obtenir une réponse précise c’est encore de demander aux auteurs eux-mêmes. Toutefois, étant donné que ces derniers ont choisi de rester anonymes, il n’est pas possible de le faire. Ils ont, cependant, laissé une importante déclaration, qui semble avoir été négligée par presque tous les chercheurs des Guidestones. Ce texte étonnant, qui décrit leurs motivations dans les moindres détails, ne peut être trouvé que dans The Georgia Guidestone Guidebook, une brochure produite par la Granit Company, qui a construit le monument. Dès le début, il semble évident que les auteurs du monument ont comme but la création d’un Nouvel Ordre Mondial. Il ne s’agit nullement d’une « théorie du complot » ou d’une hypothèse. C’est écrit en termes clairs et non équivoques. Donc, voici, directement de la plume des auteurs secrets, l’explication des 10 commandements des Guidestones (j’ai souligné certaines parties en caractères gras, afin de mettre en relief les points importants).


Couverture du Georgia Guidestones Guidebook

« Il est très probable que l’humanité possède aujourd’hui les connaissances nécessaires pour établir un gouvernement mondial efficace. D’une certaine manière cette connaissance doit être largement diffusée dans la conscience de l’humanité tout entière. Très vite, les cœurs de notre famille humaine doivent être touchés et réchauffés si nous voulons faire place à un gouvernment global de la raison.

« La conscience de groupe de notre race est aveugle, perverse, et se laisse facilement distraire par des futilités quand elle devrait se concentrer sur les éléments fondamentaux. Nous entrons dans une ère critique. La pression démographique va bientôt créer une crise politique et économique à travers le monde. Cette dernière rendra plus difficile et en même temps plus nécessaire l’édification d’une société mondiale fondée sur la raison.

« Une première étape consistera à convaincre un monde sceptique qu’une telle société est désormais possible. Gardons à l’esprit les appels éternels à la raison collective de l’humanité. Attirons l’attention sur les problèmes fondamentaux. Etablissons les bonnes priorités. Nous devons mettre de l’ordre dans notre maison ici sur terre avant de chercher à atteindre les étoiles.

« La raison humaine prend maintenant conscience de ses forces. Il s’agit du plus puissant agent jamais libéré dans le déroulement de la vie sur notre planète. Nous devons faire prendre conscience à l’humanité que l’acceptation de la compassion, de la raison éclairée, nous permettra de maîtriser notre destin dans les limites inhérentes à notre nature.

« Il est difficile de répandre la sagesse dans des esprits humains fermés. Les inerties culturelles ne sont pas faciles à surmonter. Les événements mondiaux en cours et le triste passif de notre race rendent encore plus criantes les lacunes des agences traditionnelles qui régissent les affaires humaines. La crise qui vient pourrait amener l’humanité à accepter un système de droit international qui mettra l’accent sur la responsabilité de chaque pays dans la régulation des affaires intérieures, et qui les assistera dans la gestion pacifique des conflits internationaux.

« Avec un tel système nous pourrions éliminer la guerre, nous pourrions fournir à chaque personne la possibilité de rechercher une vie pleine de sens et d’épanouissement.

« Il existe des alternatives à Armageddon. Elles sont réalisables. Mais cela ne se fera pas sans les efforts coordonnés de millions de personnes dévouées de toutes les nations de la terre.

« Nous, les sponsors des Georgia Guidestones®, sommes un petit groupe d’Américains qui souhaitent attirer l’attention sur les problèmes centraux du dilemme actuel de l’humanité. Nous avons un message simple à transmettre aux autres êtres humains, aujourd’hui et dans l’avenir. Nous croyons qu’il contient des vérités évidentes, et nous ne prenons parti pour aucune religion ou philosophie particulière. Cependant, notre message peut sembler dans certains domaines controversé. Nous avons choisi de rester anonymes afin d’éviter le débat et la controverse qui ne pourraient apporter que la confusion, et retarder un examen circonstancié de nos pensées. Nous estimons que nos préceptes sont sains. Ils ne nécessitent aucune discussion.

« Stonehenge et d’autres vestiges de l’ancienne pensée humaine éveillent notre curiosité, mais ne transmettent aucun message qui pourrait nous guider. Pour transmettre nos idées à travers le temps à d’autres êtres humains, nous avons érigé un monument – un ensemble de pierres taillées. Ces pierres silencieuses exprimeront nos idées maintenant et quand nous seront partis. Nous espérons qu’elles seront de mieux en mieux acceptées et que, par leur présence silencieuse elles hâteront à un modeste niveau la venue du futur âge de raison.

(…)

« Nous croyons que chaque être humain a un but. Chacun d’entre nous est un petit mais significatif morceau de l’infini. Les alignements célestes des pierres symbolisent la nécessité pour l’humanité d’être en accord avec les principes externes qui se manifestent dans notre propre nature, et dans l’univers qui nous entoure. Nous devons vivre en harmonie avec l’infini.

« Quatre grosses pierres dans l’ensemble central sont gravées avec dix préceptes, chaque pierre portant le même texte dans deux langues différentes. Dans la version anglaise le message comprend moins de cent mots. Les langues ont été choisies pour leur importance historique et leur impact sur les gens qui vivent actuellement. Puisqu’il existe trois mille langues vivantes, toutes ne pouvaient être retenues.

« Nous envisageons une phase ultérieure dans le développement des Georgia Guidestones®. Il faut espérer que d’autres pierres pourront être érigées en cercles extérieurs afin de marquer les migrations du soleil, et peut-être certains autres phénomènes célestes. Ces pierres pourraient transmettrent nos mots dans les langues d’autres personnes qui partagent nos convictions et érigeront des pierres semblables aux frontières internationales dans les langues de voisins amicaux. Elles serviraient à rappeler les difficultés auxquelles l’humanité tout entière doit faire face, et encourageraient les efforts mutuels pour y faire face de manière rationnelle et juste.

« Nous ne prétendons à aucune inspiration divine au-delà de ce qui se trouve dans tous les esprits humains. Nos pensées reflètent notre analyse des problèmes auxquels est confrontée l’humanité à cette aube de l’ère atomique. Elles décrivent en termes généraux certaines étapes de base qui doivent permettrent d’établir pour l’humanité un équilibre bienveillant et durable avec l’univers.

« Les êtres humains sont des créatures spéciales. Nous sommes les gardiens de toute vie terrestre. Dans ce monde, nous jouons un rôle central dans une lutte éternelle entre le bien et le mal-entre les forces qui construisent et celles qui détruisent. L’Infini enveloppe tout ce qui existe, même les luttes, les conflits et le changement, ce qui peut refléter les bouleversements dans l’âme même de Dieu.

« Nous, les humains avons reçu une faible capacité de connaître et d’agir, pour le meilleur ou pour le pire. Nous devons nous efforcer d’optimiser notre existence, non seulement pour nous mais aussi pour ceux qui viendront après nous. Et nous ne devons pas faire abstraction du bien-être de tous les autres êtres vivants dont les destins ont été placés sous notre responsabilité.

« Nous sommes l’agent principal par lequel les bonnes et les mauvaises qualités de l’esprit deviennent les acteurs de notre monde. Sans nous, il y a très peu d’amour, de miséricorde, ou de compassion. Cependant, nous pouvons aussi être des agents de la haine, de la cruauté, et de la froide indifférence. Nous sommes les seuls à pouvoir travailler consciemment à l’amélioration de ce monde imparfait. Il ne suffit pas pour nous de simplement suivre le courant. Le monde rationnel de demain se situe toujours en amont.

« En 1980, alors que ces pierres étaient en train d’être érigées, le problème mondial le plus urgent était la nécessité de contrôler la population humaine. Durant les derniers siècles la technologie et les carburants abondants ont rendu possible la multiplication de l’humanité au-delà de ce qui est raisonnable ou souhaitable à long terme. Maintenant, nous pouvons prévoir l’épuisement imminent de ces sources d’énergie et l’épuisement des réserves mondiales de nombreuses matières premières essentielles.

« Maîtriser notre reproduction est urgent. Ceci exigera des changements importants dans nos attitudes et nos coutumes. Malheureusement, l’inertie des coutumes de l’homme peut être extrême. Cela est particulièrement vrai lorsque ceux pour qui la coutume est une force dominante ne sont pas informés de la nécessité du changement.

« Presque tous les pays sont maintenant surpeuplés en termes d’un perpétuel équilibre avec la nature. Nous sommes comme une flotte de canots de sauvetage surpeuplés confrontée à une tempête qui approche. Aux États-Unis d’Amérique nous mettons gravement en danger nos ressources afin de maintenir le niveau de vie de notre population actuelle. Nous détruisons nos terres agricoles et nous sommes devenus dangereusement dépendant des approvionnements extérieurs en pétrole, minerais et autres ressources non renouvelables. Des nations comme le Japon, la Hollande, et Haïti sont encore plus gravement surpeuplées et, par conséquent, en plus grand danger.

« Dans ces circonstances, la reproduction n’est plus exclusivement une affaire personnelle. La société doit avoir son mot à dire et un certain pouvoir de direction dans la régulation de cette fonction vitale. Les souhaits des couples humains sont importants, mais non primordiaux. Les intérêts de la société actuelle et le bien-être des générations futures doivent être pris en considération de façon accrue à mesure que nous développons des mécanismes visant à contrôler de façon rationnelle notre reproduction.

(…)

« La procréation irresponsable doit être découragée par des pressions sociales et légales. Les couples qui ne peuvent pas assurer un revenu décent et un soutien pour leur enfant ne doivent pas faire d’enfants qui seront un fardeau pour leurs voisins. Amener des enfants inutiles dans un canot de sauvetage surpeuplé est une mauvaise chose. C’est injuste pour ces enfants. C’est nocif pour les autres occupants et tous les êtres vivants. La société ne doit pas encourager ou subventionner un tel comportement.

« Les connaissances et les techniques de régulation de la reproduction humaine existent actuellement. Les autorités morales et politiques à travers le monde ont une grave responsabilité de rendre ces connaissances et ces techniques généralement disponibles. Cela pourrait se faire avec une fraction des fonds que le monde consacre désormais à des fins militaires. À long terme, diriger ces fonds dans ce canal pourrait faire plus que toute autre chose pour réduire les tensions qui conduisent à la guerre.

« Une population mondiale diversifiée et prospère en perpétuel équilibre avec les ressources mondiales sera la pierre angulaire d’un ordre mondial rationnel. Les gens de bonne volonté dans toutes les nations doivent travailler à établir cet équilibre.

(…)

« Après l’achèvement de l’ensemble central des Georgia Guidestones notre petit groupe de parrainage a été dissous. Nous laissons le monument à la garde de la population de Elbert County, Géorgie.

« Si nos mots inscrits sont effacés par l’usure du vent, du soleil, et du temps, nous demandons à ce que vous les graviez plus profondément. Si les pierres doivent tomber, ou si elles sont dispersées par des gens de peu de compréhension. Nous demandons à ce que vous les érigiez de nouveau.

« Nous invitons nos frères humains dans tous les pays à réfléchir sur notre message simple. Lorsque ces objectifs seront un jour poursuivis par la généralité de l’humanité, un ordre mondial rationnel pourra être obtenu pour tous.

Qui sont les auteurs?

Qui était donc ce « petit groupe d’Américains qui cherchent l’âge de raison »? Bien que leur identité soit secrète, ils ont laissé quelques indices pour les initiés, pointant incontestablement vers la nature occulte de leur groupe. Pour commencer, le texte ci-dessus porte la marque indubitable de l’occultisme occidental. Nous pouvons trouver des références à « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » (Les alignements célestes des pierres symbolisent la nécessité pour l’humanité d’être en accord avec les principes externes qui se manifestent dans notre propre nature, et dans l’univers qui nous entoure) et à la dualité (Nous sommes le principal agent par lequel les bonnes et mauvaises qualités de l’esprit deviennent les acteurs de notre monde. Sans nous, il y a très peu d’amour, de miséricorde, ou de compassion. Mais nous pouvons aussi être des agents de la haine et de la cruauté ainsi que de la froide indifférence). Je crois que ce texte fournit à lui seul assez de preuves pour conclure que les auteurs sont soit des francs-maçons, des rosicruciens, ou une autre société secrète hermétique. Il y a même des indices encore plus évidents pointant vers les penchants ésotériques des auteurs, à commencer par Christian R.C., l’homme mystérieux qui a commandé le monument.

R.C. Christian


Le dévoilement des Georgia Guidestones. Se pourrait-il que l’un de ces personnages soit le mystérieux Christian R.C.?

Voici l’histoire de la commande des Guidestones telle que racontée par le guide officiel.

« Ce qui a commencé comme un vendredi après-midi habituel de la mi-été s’est terminé par la production et l’érection de l’un des monuments les plus étranges du monde, produit dans les conditions les plus insolites. Joe Fendley, président de Elbert Granite Finishing Company, Inc Elberton, en Géorgie, passait ce vendredi après-midi de Juin 1979 comme il passe la plupart des ses vendredi après-midi… à étudier ses rapports hebdomadaires et à fermer boutique pour un week-end… et puis tout a commencé.

Un homme bien habillé est entré dans le bureau de la rue Tate de Fendley et a dit qu’il voulait acheter un monument. Puisque tout le monde au bureau était occupé, Fendley décidé de parler à l’étranger lui-même et a expliqué que son entreprise ne vendait pas directement au public, mais seulement en gros.

Sans se décourager, l’homme d’âge moyen qui s’est identifié seulement comme M. Robert C. Christian, a dit qu’il voulait connaître le coût de construction d’un monument à la conservation de l’humanité et se mit à décrire à Fendley le type de monument qu’il voulait. Avec cela, il a donné la taille en mesures métriques.

Fendley admis que sa première réaction devant M. Christian n’était pas très bonne, mais après l’avoir écouté pendant environ 20 minutes et avoir entendu la taille imposante du monument qu’il voulait acheter et voir érigé, Fendley a décidé qu’il devrait prendre cet homme au sérieux. »
– Ibid.


Le nom de Christian R.C. sur la tablette explicative avec une typo sympa dans « pseudonyme »

Si le nom de Christian R.C. était un simple pseudonyme vide de sens, pourquoi le graver sur le monument pour la postérité? Ce nom pourrait-il avoir une signification particulière? Eh bien, c’est le cas. Christian R.C. est une référence claire à Christian Rosenkreutz dont le nom anglais est Christian Rose-Cross (Christian Rose-Croix), le fondateur légendaire de l’Ordre rosicrucien. Certains pourraient dire que la ressemblance entre Christian R.C. et Christian Rose- Cross est le résultat d’une curieuse coïncidence. Comme nous le verrons, il s’agit cependant d’une des NOMBREUSES références à la Rose-Croix associés au monument. Il ne s’agit que d’une seule pièce du puzzle, mais un élément important malgré tout.

Les Rose-Croix


Postulant à l’entrée dans les mystères rosicruciens. Notez que le candidat montre le signe de la main du secret. Notez également les lettres « RC », comme dans Christian R.C.

Les Rose-Croix sont connus pour avoir publié trois manifestes, publiés au début du 17ème siècle: Fama Fraternitatis Rosae Crucis, Confessio Fraternitatis et Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz.

Ces œuvres anonymes, entourées de mystère, ont introduit de façon cryptique le grand public à la philosophie rosicrucienne, tout en annonçant une grande transformation du paysage politique et intellectuel de l’Europe. Le Siècle des Lumières a bientôt suivi, accompagné de la chute des monarchies féodales. Les Georgia Guidestones semblent accomplir les mêmes fonctions que les manifestes Rose-Croix, en appelant à des transformations importantes du monde tout en maintenant un climat de mystère.

L’Âge de la Raison


Le « Siècle de la Raison » fait-il référence à Thomas Paine, un éminent rosicrucien?

Il y a de nombreuses références à la notion d’ »Age de Raison » dans les Guidestones. Pourraient-elles être une référence à l’ouvrage classique de Thomas Paine intitulé… Le Siècle de la Raison?


Le Siècle de la Raison: Cette enquête sur la véritable et fabuleuse théologie, est un traité déiste écrit par un radical britannique et révolutionnaire américain du dix-huitième siècle du nom de Thomas Paine. Cet ouvrage se livre à une critique de la religion institutionnalisée et remet en question l’inerrance de la Bible. Ses principes défendent la raison contre la révélation, un point de vue qui est manifestement partagé par les auteurs des Guidestones.

C’est un fait connu que Thomas Paine a été un des principaux membres de la Fraternité de la Rose-Croix en Amérique.

« La Fraternité rosicrucienne existait en Amérique avant la première Révolution américaine. En 1774, le Grand Conseil des Trois (organe de direction ultime de la Fraternité ) était composé de Benjamin Franklin, George Clymer et Thomas Paine. »
– La Fraternitas Rosae Crucis, soul.org

Dans The Secret Destiny of America, Manly P. Hall décrit Thomas Paine comme un croisé important de la marche vers un gouvernement mondial idéal.

« De Thomas Paine, il a été dit qu’il avait plus fait pour l’indépendance des colonies avec sa plume que George Washington avait accompli avec son épée, seule une réorganisation complète du gouvernement, de la religion, et de l’éducation pourrait nous amener même aujourd’hui à l’état perfectionniste envisagé par Tom Paine ».
– P. Hall Manly, The Secret Destiny of America

Cette allusion à peine voilée à Thomas Paine est une autre pièce du puzzle Rosicrucien, qui me porte à croire que les auteurs étaient des francs-maçons (qui ont intégré les enseignements rosicruciens dans leurs degrés) ou des membres de la Fraternité rosicrucienne.

En outre, comme pour rendre les choses plus évidentes, le livret des Georgia Guidestones mentionne que Joe H. Fendley Sr., le président de Elberton Granite, ainsi que de nombreuses autres personnes impliquées dans la construction du monument, étaient francs-maçons. Était-ce la raison de la sélection de ces hommes par les auteurs anonymes des monuments?

« Fendley est également impliqué dans des activités fraternelles. Elevé à la position de maître maçon en 1958, il est maintenant membre de la Loge maçonnique Philomathea # 25 à Elberton, c’est un maçon de 32ème degré du rite d’York et du Rite écossais, qui a été admis au Temple Shrine Yaarab à Atlanta en 1969. Il a été président du Savannah Valley Shrine Club de 1972 à 1973. Le potentat du Temple Shrine Yaarah a remit à Fendley la « Divan Degree of Distinction » en 1973, et l’a nommé ambassadeur en 1975. »
– The Georgia Guidestones Guidebook

En Conclusion

Les Georgia Guidestones sont un manifeste moderne appelant (ou annonçant) à un changement radical dans la façon dont le monde est géré. Le monument est d’une grande importance pour la compréhension des forces qui façonnent secrètement le monde d’aujourd’hui et de demain. Il matérialise dans la pierre le lien crucial entre les sociétés secrètes, l’élite mondiale, et le plan pour un Nouvel Ordre Mondial. La pression pour un gouvernement mondial, le contrôle de la population, et l’écologie, sont des questions qui sont aujourd’hui discutées quotidiennement dans les nouvelles. Elles ne l’étaient pas en 1981, lorsque les Guidestones ont été érigées. Peut-on dire que des progrès considérables ont été accomplis?

Bon nombre des commandements des Guidestones sont pertinents pour la préservation de la Terre sur le long terme. Mais entre les mots idéalistes des auteurs des Guidestones et la manière concrète dont ces politiques seraient appliquées aux masses – par des politiciens avides de pouvoir et de richesses – il y a un monde de différence. En lisant entre les lignes, les Guidestones exigent des masses la perte de nombreuses libertés personnelles et une soumission à un contrôle gouvernemental accru sur de nombreuses questions sociales… sans parler de l’élimination de 92,5% de la population… et probablement pas ceux de l ‘ »élite ». La notion d’une démocratie « par et pour le peuple », telle qu’envisagée par les pères fondateurs n’est-elle qu’une simple illusion, une solution temporaire jusqu’à l’introduction d’un gouvernement mondial socialiste? Pourquoi les citoyens du monde ne sont-ils pas consultés pour une question démocratique? Je suppose qu’il est plus facile pour les élites de fabriquer le consentement par l’entremise des médias de masse. Mais peut-être que ça ne marchera pas sur tout le monde.

L’imminente destruction de la France sous l’empire franc-maçon matérialiste

« Que vous soyez blanc, jaune ou noir, nos temples vous sont ouverts, à la seule condition toutefois , qu’au dessus de vos croyances et de vos convictions, que nous admettons et que nous respectons, vous partagiez notre croyance millénaire et traditionnelle en l’existence de la perfection ». Ainsi fut présentée la Franc-Maçonnerie par le Grand Maître de la Grande Loge de France en 1959, il y a un demi-siècle (1). Des obédiences qui entendent placer la « perfection » au dessus de toute conviction, et c’est tout à leur honneur, devaient être des parangons de vertu. Les années ont passé depuis cette déclaration, et plus encore depuis la constitution d’Anderson. Ceux qui se situaient « au-dessus de toutes croyances », les frères de ladite Franc-Maçonnerie, ont été tachés par quelques « affaires » ; rien de bien grave, selon eux, quelques moutons noirs, vite écartés … Mais ces petites taches s’estompent pour devenir insignifiantes derrière ce fond obscur que l’histoire officielle n’a jamais dévoilé. Peut-être même toutes ces petites magouilles fraternelles eurent-elles intérêt à apparaître de temps à autre, pour détourner l’attention, et pour masquer les abysses qui les génèrent … Chroniques d’un pouvoir sombre qui détruit la France de longue date…

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France, ou l’architecture administrative selon le compas et l’équerre

« Je sais comment on s’élève dans le monde ; en foulant à chaque marche quelque chose de sacré. » Henry de Montherlant

120.000 maçons, c’est le chiffre avancé par le mensuel « Capital » (1). S’il n’y a pas 120.000 postes clés, il y a 120.000 mailles d’un réseau d’influence qui recouvre l’ensemble du système décisionnaire français. Certes les lois se votent selon un principe législatif sur lequel l’emprise maçonnique n’est pas démontrée, mais leurs applications, leurs non-applications, leurs contournements, leurs interprétations sont, au même titre que les renvois d’ascenseur propriétaires, aux mains de postes clés occupés majoritairement par des maçons aidés de suppôts, maçons également, qui leur déblaient le terrain, au titre de la réciprocité. Un gros et très influent corps électoral dans les municipales, qui nécessite une maintenance quotidienne.

Selon Capital, les loges ont envahi tous les appareils d’état, ministères et administrations, organismes de haute finance, syndicats, enseignement, multinationales … Aucune décision importante en France ne se prend sans la divine bénédiction, la pression, ou l’influence d’un bienveillant frère. Les fraternelles, ces associations corporatistes indépendantes des conflits d’obédience, érigées pour la ressource du carnet d’adresse, ou les « club 50 », interdits en théorie par le GODF, mais présents dans 45 villes, servant aux petits soins des carrières de l’élite, remplacent avantageusement, par des passe-droits du sceau du grand architecte, les réseaux sociaux populaires. Comme le « Club 50″ de Poitiers, « une trentaine de membres parmi les plus influents de la ville » (2), très actif malgré l’interdiction de façade du Grand Orient.

C’est toute une liste multipolaire de réseaux d’influences que la mensuelle avance, segmentée selon les loges. 50.000 initiés au GODF (hôpitaux, enseignement, syndicats), 40.000 initiés à la GLNF (CCI, CGPME, magistrature), 30.000 à la GLDF (médecins, avocats, pharmaciens, journalistes). A commencer par le glaive et la balance, le ministère le plus sensible, censé donner l’exemple en matière d’indépendance : « 2 fraternelles, 400 membres au dîner du palais à Paris, comprenant juges, procureurs, avocats, comptent les plus prestigieuses superstars du barreau, sans parler de la chancellerie : Jean-Claude Marin, procureur de la république au TGI, Jean-Claude Magendie, premier président de la cour d’appel, Jean-Louis Nadal, procureur à la cour de cassation. Qui n’a pas entendu parler du procureur Montgolfier, ou du juge d’instruction Jean-Paul Renard, à Nice ? A Nancy, c’est à l’abbaye des prémontrés que se tient le dîner mensuel du club 50 local, le cercle Lothaire, et on y trouvait Philippe Vivier, ancien président du tribunal de commerce ». Que de passe-droits, de fonctions incompatibles et d’équations insolubles, imaginables par la simple théorie, au sein d’un tribunal, quand on sait que les frères ont fait voeux d’entraide …

A Toulouse, ce sont deux anciens présidents de tribunal, Joël Bobin et Joël Fiorenzo, appartenant respectivement au GO et à la GLNF, qui ont été dans l’obligation de démissionner, suite à un scandale judiciaire. Disculpés, ils n’en ont pas moins contribué à renforcer les suspicions sur un malaise persistant : « Le tribunal de commerce de Toulouse n’a pas échappé à la suspicion généralisée qui vise depuis maintenant quelques années la justice commerciale. Même si la démission, lundi 27 mars, de Joël Bobin, président du tribunal de commerce est motivée par une deuxième mise en examen qui n’a aucun rapport direct avec ses fonctions de magistrat consulaire, cet événement accentue le malaise d’une institution dont le fonctionnement est de plus en plus souvent remis en cause. […] Dans cette institution, où les juges sont des chefs d’entreprises cooptés par leurs pairs, la vie et la mort des entreprises en redressement ou liquidation judiciaires peuvent résulter parfois d’arrangements à la limite de la légalité. Syndics, avocats d’affaires, juges, mandataires… les circuits opaques de la justice commerciale sont régulièrement dénoncés par les petits commerçants et les entrepreneurs qui ne comprennent pas toujours les décisions qui leur sont imposées et dénoncent le « dépeçage » de leurs biens. » (3)

Banques et assurances, qui n’en croquent pas moins, peuvent aussi se vanter d’être aux premières loges, pour faire un jeu de mots malsain : Michel Baroin et Jean-Louis Pétriat (GMF), Charles Mihaud et Michel Sorbier (resp. ex-président du directoire et président de la fédération nationale de la Caisse d’épargne) : « Les mutuelles et les banques coopératives, inventions maçonniques, sont presque des chasses gardées, tout comme le secteur du bâtiment » (4). Mais la banque championne toute catégorie dans l’essaimage des frères restera sans conteste le crédit agricole. Que les néophytes se reportent à l’étude de Sophie Coignard qui parle « d’état dans l’état » : « Elle détaille la longue guerre entre maçons et « indépendantistes » qui ravage le Crédit agricole durant les années 1980 : les premiers perdent, de justesse, malgré le soutien du nouveau directeur général, Jean-Paul Huchon. La banque verte multiplie, selon l’auteur, les affaires impliquant des maçons au sein du Crédit agricole : celle de la caisse de l’Yonne, toujours pas jugée, alors que plainte a été déposée contre le directeur en… 1993 ; celle de la Martinique-Guyane, achevée en mai 2008 par un protocole d’accord alors que son directeur devait 11 millions d’euros à la banque » (5)

Grandes entreprises sont également des chasses gardées, comme le remarque Challenges : « Les voies de certaines nominations sont parfois impénétrables. Le 11 juin, un communiqué révélait le nom du nouveau directeur général délégué d’Eutelsat Communications, premier opérateur européen de services par satellite : Michel de Rosen, HEC et énarque de 58 ans. Une surprise, car deux semaines plus tôt, c’est un autre nom qui circulait, celui de Christian Pinon, polytechnicien de 54 ans, PDG de GlobeCast, filiale de France Télécom. Pourquoi ce revirement ? « Pour le comprendre, il faut être initié, ironise un fin connaisseur du secteur. Michel de Rosen avait la faveur du président d’Eutelsat, Giuliano Berretta, qui n’est pas franc-maçon. Christian Pinon était soutenu par les réseaux maçonniques. Dans la galaxie télécoms-espace, les maçons forment une famille : Marcel Roulet [DG, puis PDG de France Télécom, de 1986 à 1995], le grand-père ; Didier Lombard [actuel PDG], le père ; Thierry Breton [ex- PDG], le fils ; Michel Combes (Vodafone), Jean-Yves Le Gall (Arianespace), Frank Dangeard et Charles Dehelly (tous deux ex-Thomson), les petits-fils. » [...] Un homme d’affaires évoque, lui, les manoeuvres récentes de quelques « initiés » pour trouver un poste à Christian Streiff, sans emploi depuis son départ de Peugeot Citroën : « Serge Michel [82 ans, conseiller discret de patrons du CAC 40] a demandé à Henri Proglio [PDG de Veolia Environnement] de donner un coup de main à Streiff. » Bel exemple de solidarité maçonnique. Hélas, aucun des trois acteurs concernés ne le confirmera. En théorie, selon les grands maîtres des obédiences (fédérations de Loges), unanimes sur cette question, les frères sont tenus de se dévoiler « quand ils le peuvent ». Mais, jusqu’à présent, à l’exception de Patrick Le Lay, l’ancien PDG de TF 1, aucune personnalité du CAC 40 n’a encore osé faire son coming out. Inutile de compter sur les « enfants de la veuve » pour un éventuel outing. Par serment, ils s’interdisent de dévoiler l’appartenance de leurs frères et soeurs » (4)

Les mairies, elles aussi, sont bien fournies en compas et équerres. En 2009, Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, a tenté de faire passer une subvention municipale de 400.000 euros aux deux loges locales. Le contentement des frères est, semble-t-il, très recherché. La mairie de Lille, du temps de Maurois comptait environ 50 frères. Depuis Martine Aubry, l’effectif s’est étoffé de nombreuses pointures, comme Alain Cacheux, député et vice-président de la communauté urbaine. Lyon, oppidum maçonnique, ne cache même pas l’influence de ses frères dans les affaires municipales : « Gérard Collomb n’a jamais dissimulé son appartenance au Grand-Orient. Mais le sénateur-maire de Lyon a préféré se faire initier à Paris. Nombre de ses adjoints fréquentent, eux, les loges lyonnaises et n’en font pas non plus mystère : Thierry Braillard, Jean-Louis Touraine, Jean-Michel Daclin… Dans le précédent mandat, Yvon Deschamps, grand argentier du PS départemental et alors adjoint aux finances, se montrait actif rue Garibaldi, le siège lyonnais du GO. Il se dit même que M. Deschamps a joué un rôle actif lors de l’élection de Gérard Collomb à la tête de la Communauté urbaine en 2001 en réunissant les frères de certains groupes politiques » (6)

L’exécutif, qui selon Le Monde du 20 octobre 2009, « estime pouvoir décider de tout et tout seul » (7), est un modèle de tour d’ivoire grouillant de frères. Selon Pierre Marion, ancien patron de la DGSE ; « Le jeune patron du syndicat de policiers Synergie confie aussi son expérience : « Je reçois beaucoup de lettres marquées des trois points, ou qui se terminent par « fraternellement », et certains me serrent bizarrement la main lorsqu’ils me disent bonjour. » « Les commissaires eux-mêmes ne sont pas en reste [...] puisque, selon les estimations, 1 commissaire sur 4 est franc-maçon. [...] « Tout le monde parle de la proportion de francs-maçons chez les commissaires, plaisante l’un d’entre eux. Mais personne ne s’est jamais interrogé sur ce ratio chez les contrôleurs généraux, le grade supérieur. Là, je pense qu’on tourne à plus de 50 %. » (8)

« Une affirmation que tente de relativiser un des plus connus d’entre eux, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et super-conseiller de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de sécurité intérieure. En décembre 2007, il déclare à l’auteur : « Ce gouvernement est le plus a-maçonnique qui soit, puisque nous sommes à zéro franc-maçon. Même sous le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy, il y en avait, hélas. » » (7). Certes Alain Bauer a parfaitement raison, sauf qu’il omet de préciser qu’il n’y a nul besoin d’être au gouvernement pour être influent, un simple coup de fil maçonnique suffit, par exemple pour la nomination d’un patron d’une grande administration française, comme le rappelle Le Point (9) :

« « Jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants ! » Cette réflexion effarée de Jean-Pierre Raffarin vient d’un épisode vécu lorsqu’il était Premier ministre. Il en garde un très mauvais souvenir : la mobilisation fraternelle l’a en effet empêché, malgré tous ses efforts, de nommer à la tête d’EDF, bastion franc-maçon, l’ancien ministre Francis Mer à la place de François Roussely, qui admet être proche des frères pour les avoir beaucoup fréquentés. Pour le défendre, un déluge de coups de téléphone s’abat sur Matignon. Il y avait tous les jours un appel de Bauer et un autre d’Henri Proglio, patron de Veolia, qui dément très mollement être initié. La bataille dure des semaines. Pour finir, les ligueurs ne sauvent pas Roussely, mais ont la peau de Mer. Raffarin en tremble encore »

Quelques membres du gouvernement suffisent d’ailleurs amplement, comme par exemple Guéant, cité par le Point : « Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant ». Quel hasard que ce soit ce même Guéant qui mette tant d’ardeur a vouloir museler la presse par les voies dures, le dépôt de plainte, à défaut d’arguments convaincants : « Mediapart avait cité Guéant comme étant chargé des opérations de surveillance de certains journalistes qui enquêtent sur l’affaire Bettencourt, dans laquelle le nom du ministre du Travail, Eric Woerth, est cité » (10)

Certes, le gouvernement du président ne peut être taxé d’appartenance aux loges – quelques représentants et beaucoup de pions y suffisent – mais si Nicolas Sarkozy semble entretenir un profil incompatible au parcours maçonnique, il n’en distribue pas moins les largesses nécessaires à la progression des loges. Si la rumeur publique a tendance à clamer qu’il n’est pas franc-maçon, il n’en demeure pas moins que, selon Sophie Coignard (11), il est totalement immergé dans le milieu maçon (Il épouse la nièce de son mentor en 1982, le maçon Achille Peretti), milieu avec lequel il entretient d’étroits rapports, et peut signer occasionnellement de 3 points, notamment dans les courriers destinés aux syndicats policiers. Après Balladur, c’est par le milieu maçonnique, très dense à Neuilly, qu’il entamera sa remontée :

« Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly, dont La Lumière, celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif. Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion préalable au passage sous le bandeau, Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons. ». Une course aux échalotes maçonniques sans laquelle aucune présidence de la république n’est envisageable : « C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche » (8).

Des archives bien encombrantes

Mais les gamelles maçonnes ne datent pas d’hier. On peut remonter loin, très loin, à commencer par Vichy, pour commencer au plus près. C’est un dossier spécial de Science & Avenir (1) qui le révèle : Quand les russes récupérèrent en Allemagne, en 1945, les archives maçonniques et les dossiers noirs de l’occupation que les allemands avaient saisis en France et rapatriés chez eux, ils distillèrent la restitution pendant des décennies. Les premiers documents furent envoyés au général De Gaulle en 1966 sous forme de 193 cartons, le reste s’étalait sur les décennies suivantes :

« Depuis 1994, une partie de ces documents sont revenus en France. Mais étrangement, « nous n’avons pas localisé la totalité des fonds publics » s’étonne Sophie Coeuré (2). Avec l’application du délai de protection de 60 ans, ils devraient pourtant être accessibles à partir de 2003. Soit 40.000 dossiers appartenant au 2° bureau, les fonds de la sûreté générale du ministère de l’intérieur, qui se trouvent aux archives contemporaines de Fontainebleau, représentent 10.000 cartons, 600.000 dossiers individuels ! 2 millions de noms. Pour être fichés, les français l’étaient ! Cette surabondance d’information révèle les pratiques de l’administration française de l’époque [...] Les archives de la préfecture de police ont été directement restituées à celle-ci, contrairement à la loi de 1979 sur les devoirs de l’administration envers les archives publiques. Des dossiers de la gendarmerie figuraient parmi les listes d’inventaires, et on n’en trouverait plus trace. Revenus de Russie, ou perdus en route ? La DGSE aurait-elle fait son shopping avant les historiens ? »

Le fichage fut-il une pratique maçonnique ? Il faut remonter à la création de la laïcité pour mesurer les pratiques maçonnes. Quoi de plus naturel que de se créer du champ libre, de se dégager de l’ennemi héréditaire qu’était le catholicisme romain ? La république va donc servir de paravent, et la sempiternelle devise nationale « Liberté Egalité fraternité » deviendra l’étendard des libérateurs. La laïcité devient le bouillon de culture idéal dans lequel la franc-maçonnerie entend évoluer. Le journal poursuit :

« En ouvrant les cartons soviétiques, nous avons été surpris par le ton très virulent et lyrique employé par les maçons pour défendre cette valeur [la laïcité républicaine] … Citons notamment une lettre d’Anatole France : « Nous combattons enfin notre inique organisation sociale parce que, jeunes, nous sommes épris de liberté, de vérité, de fraternité, parce que notre société est bâtie sur la servitude, sur le mensonge, sur la haine ». »

C’est sur ce principe, qui fomentait depuis la fin du XIX° siècle, qu’Emile Combes (soutenu par Jean Jaurès) instaura le délit d’opinion par une circulaire du 20 juin 1902. L’affaire des fiches allait être lancée : les militaires pouvant être de connivence avec les réactionnaires voient leur nom apparaître sur des listes du gouvernement républicain : « Les purges et les discriminations combiennes affectent l’administration et l’éducation ; elles affectent aussi l’armée. Officiellement depuis mai 1904, mais sans doute depuis plus longtemps, le général Louis André, de l’état-major du ministre de la guerre, faisait établir des fiches sur les opinions et la vie privée des officiers [...] Vingt cinq mille fiches sont ainsi établies par les Francs-Maçons du Grand Orient de France, pour le compte du Ministère [...] 6 avril 1904 : « … Je vous envoie inclus la liste des officiers (capitaines et lieutenants) qui sont inscrits au tableau d’avancement et sur lesquels nous n’avons pas de renseignements. Le Ministre donnant un tour de faveur aux officiers républicains qui sont inscrits au tableau, il y a grand intérêt à ce que nous soyons fixés sur les sentiments politiques de chacun… ». L’histoire ne dit pas combien de soldats ont été inutilement sacrifiés dix ans plus tard, pendant la guerre 14-18, par des officiers incompétents qui tenaient leur grade de leurs amitiés politiques. » (3) Le capitaine Mollin, franc-maçon et gendre d’Anatole France, avec la bénédiction du Grand Orient, collectera les informations à destination du ministère de la guerre (10).

Si la disparition de certaines archives sensibles venues de Russie, concernant la seconde guerre mondiale, laisse à penser qu’on pourrait retrouver le même type de pratiques de fichage systématique opérées par les francs-maçons, on se heurtera à l’argument généralement développé par ces communautés à avoir souffert de l’exposition au génocide. Victimes de déportations, oui, certainement ils le furent, au titre de résistants, ou pour leur origine juive. Mais la résistance maçonne reste largement discutable. Si, effectivement, les frères étaient soupçonnés par le régime allemand de collusion avec la résistance, voire de soutenir la communauté juive ainsi que la haute finance anglaise, comme le soulignait Céline dans ses 3 pamphlets interdits, il n’en demeure pas moins que bon nombre d’entres eux cédèrent à la tentation, par conviction ou instinct de survie, d’apporter leur contribution au pouvoir allemand :

« Pétain s’entoure de Francs-maçons connus : Camille Chautemps, François Casseigne, Ludovic-Oscar Frossard. Le maire de Vichy est confirmé dans ses fonctions ; il est pourtant Franc-maçon. Les Francs-maçons sont présents dans toute la presse collaborationniste : Emile Perrin, Alexandre Zévaes, Eugène Frot, Emile Périn, François Chasseigne, Raymond Froideval, Armand Charpentier à l’Oeuvre, Eugène Gerber, Jacques La Brède, René Martel à Paris-Soir, Marcelle Capy à Germinal, Emile Roche, Guy Zucarelli, René Brunet, Jean-Michel Renaitour aux Nouveaux Temps, Jean de la Hire au Matin, Georges Dumoulin, Charles Dhooghe, Paul Perrin à La France Socialiste. Curieusement, la loi du 13 août 1940 interdisant les sociétés secrètes ne cite jamais explicitement les obédiences de la Franc-Maçonnerie. La loi du 10 novembre 1941 prévoyait de purger l’administration, mais elle fut rendue inefficace quelques mois plus tard. Quand Laval revint au pouvoir, en 1942, il mit à la tête de la commission spéciale un homme à lui, Maurice Reclus. Laval ne lui cacha pas son objectif. Il fallait faire régner dans la commission « un esprit systématiquement libéral, en accordant toutes les dérogations possibles, en essayant de faire rentrer en masse les Maçons éliminés dans l’administration, la magistrature, l’armée, l’université. Dans ce sens-là, allez fort, aussi fort que vous voudrez ; je vous couvre entièrement par des instructions formelles ». » (4)

Laval était le protégé d’Otto Abetz, ambassadeur allemand à Paris, qui intervint notamment en 1940 pour le tirer des griffes de son arrestation et le placer sous la protection de la police allemande à Paris. Nul ne saura si c’est par l’influence d’Abetz, membre de la loge Goethe de la GLF (5), que Laval ordonna la réintégration de la franc-maçonnerie quand il fut nommé chef du gouvernement en 1942. Certes, la franc-maçonnerie a souffert d’une forte propagande à son encontre, en dépit du fait que la seule maçonnerie interdite était celle jugée par le régime nazi trop proche de l’obédience juive, mais le bilan de sa persécution restera très limité, et elle reprend ses fonctions avec Laval : « Des affiches dénoncent l’emprise des francs-maçons sur les républicains, leur collusion avec les Anglo-Saxons, leurs liens avec les juifs [...] Parmi les 64 000 francs-maçons recensés par le Service des sociétés secrètes, 6 000 francs-maçons ont été inquiétés et près de 1 000 ont été déportés, souvent pour engagement dans la Résistance. Environ 500 francs-maçons ont été fusillés ou sont morts en déportation. L’ostracisme du gouvernement à Vichy a eu des effets divers sur lequel pèse encore le silence » (6). 500 victimes ! Un drame évidemment, mais en proportion cela fait moins de 1% de l’effectif, très largement instrumentalisé par la Franc-Maçonnerie d’aujourd’hui pour cultiver une position victimaire

Si la participation au gouvernement de Vichy de la franc-maçonnerie française est établie, il restera certainement impossible de connaître le niveau de collaboration où elle s’est engagée. Toutefois certaines personnalités maçonnes apportent des éclaircissements très suggestifs :

- Alexandre Zévaès (Alexandre Bourson), auteur de « Jean Jaurès en apôtre du rapprochement franco-allemand » (7), collaborateur au journal « l’oeuvre », journal clairement antisémite sous l’occupation, dirigé par Marcel Déat (fondateur du parti socialiste de France-Union Jean Jaurès, puis membre du Rassemblement National Populaire, un des 3 partis officiellement néo-nazis, nommé ministre du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy en 44)

- Georges Dumoulin, secrétaire CGT et de la SFIO (ancêtre du parti socialiste), également dirigeant du Rassemblement National Populaire, puis embauché en 44 par Déat au ministère du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy

- Jean Luchaire, placé par Abetz, directeur des « Nouveaux temps », journal à grand tirage pro-nazi, avec Guy Zucarelli comme rédacteur en chef, lui aussi maçon

- Eugène Schueller, franc-maçon, membre de la Cagoule et du MSR (Mouvement social Révolutionnaire, proche du RPN de Déat), PDG de L’Oréal Monsavon, qui confia le magazine « Votre Beauté » à un certain François Mitterrand (8). Schueller sortira blanchi en dépit de son activisme collaborationniste en raison de puissants appuis politiques (dont André Bettencourt et François Mitterrand). « L’Oréal a ainsi « recyclé » plusieurs anciens cagoulards. Le passé resurgit : celui de Schueller et, plus tard, celui de son gendre, André Bettencourt, dont on exhumera en 1994 des écrits antisémites parus dans La Terre française, l’hebdomadaire de la Propaganda Staffel » (9).

40 ans après Emile Combes, la pratique du fichage n’avait pas disparu dans la franc-maçonnerie : » L’Affaire des Fiches eut aussi des retombées tardives. Si Pétain demanda ardemment dès août 1940, bien avant le statut des juifs, la loi sur la dissolution des sociétés secrètes (c’est à dire l’interdiction de la Franc-Maçonnerie), c’est parce qu’il avait toujours pensé que son avancement avait été retardé à cause de sa fiche. Cet être mesquin et vindicatif portera toujours une haine inexpugnable à la Franc-Maçonnerie et aux francs-maçons dont il supervisa personnellement les persécutions sous le régime collaborationniste de Vichy. La fiche du colonel Pétain, rédigé par le capitaine Pasquier alors que le futur Maréchal commandait le 104ème de ligne est ainsi rédigée : « Passé à l’école de Guerre. Inconnu, mais des renseignements nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nationalistes et cléricales ». On ne pouvait voir plus clair que le frère Pasquier » (10)

Naturellement, tous les francs-maçons n’étaient pas collaborateurs, loin s’en faut. Le résistant Jean Zay, condamné par le gouvernement de Vichy comme franc-maçon, juif, anti-hitlérien, finira, en héros de guerre, lâchement abattu en forêt par des conspirateurs à la solde de Laval … qui avait remis la franc-maçonnerie en place : petits meurtres dans la fraternité ! Mais les différentes destinations que prirent les fragments divergents de la franc-maçonnerie après son éclatement en 1940 montrent que les obédiences mènent à tout, et que, in fine, la philosophie maçonnique est une espèce de pâte à modeler protéiforme qui s’interprète comme bon semble, au gré humoral de ses pratiquants et selon leurs opportunités. Une subjectivité si large donnant lieu à des interprétations si extrêmes laisse songeur.

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré, c’est une oeuvre considérable, qui n’a rien à envier, toute proportion gardée, aux écoutes que Mitterrand avait généralisées. Selon l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui s’appuit sur la consultation d’archives récemment publiques (1), « … une partie des élites françaises a mis en application le slogan bien connu « plutôt Hitler que le Front populaire »" (2). On comprend mieux cette collaboration active, ce fichage démesuré, quand on sait que le front populaire devait être évité à tout prix. Mais la maçonnerie d’époque inventa, ou prorogea, une troisième voie : fondée sur une groupe dissident de l’Action Française (qui compte dans ses rangs l’ennemi viscéral des maçons, Charles Maurras), se crée une officine plus radicale, « La Cagoule » (l’appellation fait référence à un cérémonial comparable au Klu Klux Klan), fondée par Eugène Deloncle, et à l’origine de la dynastie Bettencourt. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » :

« Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque »Selon A.G. Michel, le « Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’empire français » fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur convents » (3)

Selon le document intitulé « Pacte synarchique », après la mort de Jean Coutrot, membre du Groupe X-Crise, conclusion fut tirée que le MSE, fondé en 1922, fut le bras armé de La Cagoule sous Vichy (4). Ce qui présuppose que l’activisme du MSE, virulent bien avant la guerre, fit traîner la savate au gouvernement français durant cette période, aux fins de précipiter la défaite française. C’est le montage d’un vaste consortium industriel et financier qui était en gestation avec l’Allemagne, principalement dirigé par la banque Worms et le Groupe X-Crise, suivant l’idée sous-jacente qu’Hitler représentait une alternative solide au communisme, croquemitaine absolu depuis la révolution russe de 1917 (5). L’idée était, selon Ulmann et Azeau, « l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ».

L’oligarchie financière craignait par dessus tout la mise en place du plan Lautenbach par Von Schleicher, juste nommé chancelier, en coordination avec le New Deal de Roosevelt. Une catastrophe en perspective, une relance de l’économie par l’investissement et le crédit, alors que Schacht prévoyait la planche à billets et la conquête militaire : « L’oligarchie financière américaine, anglaise et allemande redoubla alors ses efforts pour obtenir la tête du chancelier [Von Schleicher] [...] Il fallait par conséquent agir rapidement. Une manoeuvre organisée par Schacht, impliquant le baron Schröder, von Papen et le fils du président von Hindenburg, Oskar, allait finir par convaincre le Président de congédier von Schleicher et de nommer Hitler à la chancellerie » (6). Schacht avait organisé le plan Young, après l’échec du plan Dawes (en raison de l’alourdissement de la dette allemande), que Lazard Brothers supervisait depuis l’Angleterre, en collaboration avec la J.P. Morgan, destiné à provoquer l’effondrement de l’Allemagne, plan sur le dos duquel s’engraissaient les banquiers. La Reichbank, constituée d’intérêts privés, vit sa direction prise par Schacht (jusque peu après la crise de 29, quand l’atmosphère devint chaude, puis après la prise de pouvoir d’Hitler), Schacht placé par Montagu Norman, qui dirigea la Banque d’Angleterre pendant un quart de siècle, Schacht approché depuis le traité de Versailles par un avocat américain de Wall Street, John Foster Dulles, émissaire du CFR (Council on Foreign Relations), qui fit l’intermédiaire avec la J.P. Morgan

La City ayant placé son pion Schacht à la tête des finances nazies, elle s’employa à ériger l’opacité de la finance internationale. Le Mécène de Schacht, Montagu Norman, fut l’artisan de la création des banques centrales, et notamment de la BRI (Banque des règlements internationaux), oeuvre de la FED américaine, privée elle aussi, et de la Banque d’Angleterre, dans le but de faciliter les transactions financières que la J.P. Morgan avait monté sous le nom du plan Young (ndlr : on constatera qu’encore et surtout à ce jour, dans toute son opacité, la BRI reste fédératrice des politiques bancaires (elles-mêmes à l’origine des mesures d’austérité), la dernière décision effective étant « Bâle III » (7) ). Schacht finira par imposer l’austérité populaire drastique qu’il défendait bec et ongle, au profit de la militarisation de l’Allemagne, et la BRI passera à travers Bretton Woods sans encombre, soutenue par les réseaux d’influence qui l’ont créée. Wall Street ne perdit pas une miette de ce chaos européen, après s’être gavé des montages financiers de la J.P. Morgan qui suivirent le traité de Versailles, divers scandales firent surface, comme la présence importante d’Henry Ford dans l’actionnariat d’IG Farben, ce géant de la chimie nazie, tristement célèbre pour sa production de Zyklon B, destiné aux camps d’exterminations. Henry Ford (décoré de la croix de l’aigle allemand par le régime nazi), qui avait déjà financé le national-socialisme à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, s’était aussi illustré en finançant l’industrie automobile de Staline. D’autres figures importantes furent dénoncées dans cette participation au régime nazi via Farben : Paul Walburg, un banquier qui fut artisan actif dans la construction de la FED, également membre du CFR, Walter C. Teagle qui collabora, dans le domaine de la chimie, avec Farben, par l’intermédiaire de la Standard Oil dans des recherches de pointes. I.G. Farben & American I.G. étaient sous le contrôle de la FED (C.E. Mitchell, W. Teagle, P.M. Warburg), de Ford, de la Bank of Manhattan (Rockefeller), et de la Standard Oil (8).

L’oligarchie financière et industrielle avait déjà placé son emprise en Allemagne bien avant la prise de pouvoir d’Hitler, raison pour laquelle, d’ailleurs, elle ne pouvait laisser faire Von Schleicher, et raison pour laquelle elle fit tout pour propulser Hitler au pouvoir. Le financier Averell Harriman avait créé une filiale en Allemagne en 1922 (date de la création du MSE), puis un consortium à New York avec Fritz Thyssen, qui sera financier d’Hitler, la Union Banking. C’est à la tête du holding Harriman que sera nommé président un certain Prescott Bush, grand père de G.W. Bush. Harriman et Lazard travaillèrent étroitement avec Worms en France (Mines, finances, immobilier), qui possédait, selon Annie Lacroix-Riz, plus de la moitié de l’industrie française. La banque Worms étant « l’un des paniers où la Synarchie avait déposé quelques-uns de ses fruits mûrs » (9)

Si Vichy fut le creuset de l’oligarchie synarchique, elle fut également le creuset du frère ennemi, le planisme qui, s’il partait de l’idée de se détacher du marxisme, en appelait toutefois à l’économie mixte, matérialisée par une nationalisation des finances et de l’industrie, ce qui n’était pas pour séduire Worms et ses partenaires de Wall Street et de la City. Cette dissidence du SFIO, partagée par le syndicalisme dur et incarnée par Marcel Déat, sera largement collaborationniste. Sous l’impulsion d’une tentative d’unification des planistes (néo-socialistes) et des « planistes d’ingénieurs », incarnés initialement par le groupe X-Crise des polytechniciens, par le biais du plan du 9 juillet 1934, ce rassemblement inconciliable cède rapidement de part le caractère trop corporatiste du groupe X-Crise, jugé trop bourgeois par les ouvriers. L’artisan du plan du 9 juillet, Jean Coutrot, polytechnicien et membre du X-crise, est retrouvé mort en 1941. Déat crie au loup, il avait déjà dénoncé Darlan, à la tête de Vichy en 41, comme représentant attitré de Worms, il est vrai que Coutrot avait obtenu des appuis de Maud’hui de la banque Worms : « Son suicide provoque un vaste mouvement de dénonciation du « complot synarchique ». Coutrot est suspecté d’être le Grand maître d’une société secrète, le Mouvement synarchique de l’Empire. L’ »œuvre » martèle son message : les synarques contrôlent Darlan et sabotent la Révolution nationale » (10)

Les synarques avaient joué en maîtres : en s’associant avec les planistes, ils mettaient dans leur poche les néo-socialistes. Le plan du 9 juillet s’inscrivait dans une réforme constitutionnelle visant à affaiblir le parlement pour instaurer un régime corporatiste. Ce n’est pas pour rien que les polytechniciens étaient les instigateurs du X-Crise, car le pacte synarchique prévoyait précisément : « 429 — Le rang du capital, dans l’ordre de subordination et dans l’ordre des avantages compatibles avec l’entreprise synarchisée, ne peut être que le quatrième, après le technicien, le travailleur et la république (impériale, nationale, régionale, communale, syndicale et corporative). » (PSR, voir annexe) Le technicien comme sommet pyramidal, voilà la pierre angulaire du X-Crise, oeuvre polytechnique, et les raisons de sa lutte pour imposer l’ordre synarchique. Le travailleur, qu’ils avaient rallié un temps en fusionnant avec les planistes, était en second, mais en ratissant large, la réforme constitutionnelle devenait possible. Le retour de Laval au pouvoir contraria leur plan quelques temps, mais l’architecte Coutrot était de toute façon mort, et Laval n’était pas synarchiste. Même si Laval s’entoura précipitamment de francs-maçons, l’oligarchie ne lui pardonnera rien en 45, sa collaboration trop étroite avec Hitler et pas assez constructive avec la troisième voie fut sanctionnée sans égards. Fin 42, alors que Stalingrad marque un tournant dans la guerre, de nombreux analystes avaient déjà prévu la défaite d’Hitler. L’organisation des « ratlines », plans d’évacuation des nazis et collaborateurs trop virulents, les nombreux retournements de veste, ou tentatives, en faveur de la résistance, s’expliquent à partir de 1942 de cette manière. La nomination massive de francs-maçons en 1942 en est une conséquence. Les Etats-Unis iront ensuite recycler de nombreux nazis (11)

Worms et son Holding furent le terreau des services secrets britanniques en France ; selon Ulmann, le Grand Orient anglais a joué un rôle essentiel dans l’émergence du synarchisme de Vichy (12), ainsi que la société fabienne (installée depuis en France en 2007 avec la bénédiction de la classe politique française, sous l’appellation « Ecole d’économie de Paris ») qui apparaît dans le plan du 9 juillet 1934, la plus belle concrétisation du mouvement synarchique durant l’avant-guerre. La Synarchie de Saint-Yves d’Alveydre se retrouve au ban des accusés. Mais après examen approfondi, on a du mal à penser que le pacte synarchique trouve ses origines dans la synarchie de Saint Yves d’Alveydre, qui dit, dans l’archéomètre : « Il ne s’agit ni de détruire ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un ordre social quelconque puisqu’il n’y en a pas : il faut le créer. Il faut former, au dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un gouvernement général, purement initiatique, émané de nos nations mêmes, consacrant tout ce qui constitue leur vie intérieure ». « Purement initiatique », à entendre au sens théologique du terme. Saint Yves d’Alveydre, chrétien, profondément croyant, voyait une initiation théologique au sommet pyramidal, alors que le pacte synarchique y place le technicien, si l’on se réfère au paragraphe 429. Par quel tour de passe-passe la théocratie serait devenue technocratie, si ce n’est par l’intervention du Saint-Esprit maçon anglo-saxon, si l’hypothèse de Ulmann & Azeau concernant l’implication du GO britannique est exacte ? Une escroquerie purement sémantique, qui a conservé le mot « Synarchie », mais qui en a totalement dénaturé le contenu.

La mention des techniciens au sommet pyramidal dans le pacte synarchique doit être comprise comme une opération de séduction du patronat français opérée par les rédacteurs du pacte, ce pourquoi les polytechniciens du X-Crise ratissaient large et organisait des réunions ouvertes aux non-polytechniciens, mais toujours « personnalités techniciennes ». L’expertise, par le biais du corporatisme, était appelée à remplacer le politique, jugé trop incompétent. L’appât est de taille, outre le pouvoir, ce sera le côté humaniste qui prendra les polytechniciens dans le sens du poil, une carotte idéaliste qui mettrait fin à des millénaires d’exploitation de l’homme par l’homme, comme le stipule le paragraphe 418 du pacte synarchique : » — Une démocratie économique n’est réelle que si elle satisfait synarchiquement aux conditions suivantes : ― a) fonder l’économie sur la satisfaction des besoins de tous et non plus sur la recherche sordide du profit ; ― b) supprimer en droit et rendre impossible en fait toute exploitation de l’homme par l’homme, de même que toute exploitation de l’homme par l’État ; ― c) faciliter l’accession à la propriété réelle de tous ceux qui la désirent, sous condition de gestion directe, soit sous forme personnelle, soit sous forme communautaire ; ― d) aider à la disparition rapide de la condition prolétarienne considérée comme dégradante parce qu’esclavageante en tout état de cause ; ― e) faire servir autant que possible au bien commun et au progrès social des privilèges de fait que constituent la richesse, même légitimement acquise, et le contrôle, même relatif, des moyens de produire. ».

Voilà comment il suffisait de présenter la synarchie d’empire, notamment aux polytechniciens, et encore aujourd’hui le discours fait mouche : « Comment pourrait-on qualifier cet « État ingénieur à la française » tel qu’il apparaît dans le projet d’X-Crise ? Opposé au libéralisme pur, c’est un État dont l’action dans la sphère économique doit 1/ se fonder sur des principes qui se veulent scientifiques, c’est-à-dire tirés des modèles de la physique maîtrisés par les Polytechniciens ; 2/ être mue par des valeurs morales humanistes » (13). Il n’en fallait pas moins à de nombreux analystes pour voir dans le pétainisme le tremplin idéal à imposer la droite capitaliste qui s’était déjà positionnée dans l’Allemagne d’avant-guerre : « Pour de nombreux auteurs, Georges Valois, Charles Dumas, Pierre Hervé, Roger Mennevée, plus près de nous, Ulmann et Azeau, et beaucoup d’autres, la synarchie n’est pas un sabotage de l’action de Pétain, au contraire, elle est l’explication du fait que Pétain ait pris le pouvoir au bénéfice d’une classe bourgeoise qui prend sa revanche sur le Front Populaire. Cad la Synarchie s’identifie à toute la période d’avant-guerre, et devient le synonyme des efforts de la droite capitaliste pour instaurer un fascisme à la française » (14). Restait à trouver le bouc émissaire sur le dos duquel on allait installer cette synarchie là.

Le martinisme mis en accusation, petit croche-pieds entre écoles d’initiés Synarchie … Synarchie … Synarchie … d’empire, ou pas, peu importe, il fallait un coupable, tout le monde allait se rabattre sur Saint-Yves d’Alveydre et ses successeurs ! C’est lui qui avait inventé le mot ! Pourtant Saint-Yves était étranger à toute obédience maçonnique, tout mouvement mystique, et son association posthume au martinisme n’était que l’oeuvre de Papus qui allait réinventer le mouvement, sur lequel Guénon eut d’ailleurs des mots extrêmement sévères (1). L’action de Saint-Yves, concernant la synarchie, auprès des « souverains » de son époque, qui s’était d’ailleurs soldée par un retentissant échec, était officielle. Comme il le dit lui- même : « Je ne fais ni ne veut faire partie d’aucune société secrète ni d’aucune petite église que ce soit, car j’en crois le temps absolument passé, et la synarchie en elle-même est une oeuvre de plein soleil et d’intégralité cyclique » (2).

Le martinisme n’est pas une doctrine aisément identifiable, et ceux qui se lancèrent à la simplifier ne rencontrèrent que des déconvenues. Le martinisme est plutôt une sorte d’OVNI et correspond plus justement à une nébuleuse inconstante de courants très disparates, voire antagonistes, comme l’annonça le premier schisme dont il souffrit, la scission entre martininésisme et martinisme. Saint-Martin le reconnut lui même à la fin de sa vie, dans une lettre au Baron de Liebisdorf en 1796 : « Mr Pasqually avait la clef active de ce que notre cher Boehme expose dans ses théories, mais qu’il ne nous croyait pas en état de porter encore ces hautes vérités » (3). Le disciple renégat s’était en effet tourné vers la « clef de Boehme » que prétendait détenir Rodolphe de Salzmann, attaché à la mystique allemande, et en relation avec Eckarthausen et Lavater. Saint-Martin bouda copieusement les loges martinésistes depuis 1777, loges qui partirent à la dérive dans les décennies qui suivirent la mort de Pasqually pour finir par être absorbées par le Grand Orient en 1811, qui avait été jusque là le frère ennemi. Ainsi on peut dire, stricto sensu, que le martinisme n’existe pas : « Saint-Martin ne fonda jamais aucun ordre ; il n’eut jamais cette prétention, et le nom de martinistes désigne simplement ceux qui avaient adopté une manière de voir conforme à la sienne, tendant plutôt à s’affranchir du dogmatisme rituélique des loges et à le rejeter comme inutile » (4).

Le Grand Orient, que l’on a vu très impliqué dans l’émergence du synarchisme de Vichy, pouvait donc naturellement créer ce bouc émissaire naturel, d’une part parce que le martinisme, au sens originel, n’existait pas, et ensuite pour régler ses comptes avec le martinésisme qui avait osé le défier à la fin du XVIII° : « La propagande de Saint-Martin échoua près des loges de Paris et de Versailles, mais lorsqu’en 1778, ces loges eurent vu leurs frères de Lyon se tourner définitivement vers le rite templier allemand de la stricte observance, et le grand maître Willermoz prendre la succession du grand maître provincial Pierre d’Aumont, successeur de Jacques Molay, elles songèrent à fusionner avec les loges Philalèthes qui, depuis 1773, travaillaient d’après les données de Martinès et de Swedenborg, et dans les chapitres secrets desquels n’était admis aucun officier du Grand Orient » (5)

La manoeuvre de mise en accusation était encore plus facile depuis que le concept de Martinisme devint encore plus diffus, au début XX°, et depuis que celui-ci avait récupéré, par un malheureux concours de circonstances, le concept synarchique, qui n’est ni présent dans l’ouvre de Pasqually, ni dans celle de Saint-Martin. Willermoz, qui affirma à sa mort « qu’il n’existe plus de Réau-Croix,et que leur transmission s’est interrompue », et qui avait orienté le martinisme dans le rituel très chrétien du RER, y ayant adjoint quelques éléments mineurs des Elus-Coëns, n’était pas pour autant « un héritier de Martinès [...] qui était juif, et qui voulait restaurer le sacerdoce juif dans la maçonnerie intérieure, tout en étant foncièrement opposé au sacerdoce chrétien » (6). C’est Papus qui allait étoffer la nébuleuse en créant la composante que le Grand Orient allait, un demi-siècle plus tard, indirectement accuser. Après près d’un siècle de sommeil, l’ordre martiniste renaît de ses cendres par Papus, en publiant son premier manifeste en 1889, et rayonne jusqu’en Russie, avant de se disperser à nouveau trente ans plus tard, d’une part, vers une tendance plus maçonnique, avec Jean Bricaud, d’autre part plus papusienne, avec P.A. Chaboseau, et enfin plus Alveydrique, celle qui nous intéresse, créée en 1920 par Victor Blanchard, et nommée Ordre Martisniste Synarchique, deux ans avant la création du Mouvement Synarchique d’Empire, dont le créateur nous est inconnu. C’est ces deux ans de battement qui allaient tant faire souffrir le martinisme, tant ce terme devenait fourre-tout, et tant il se mariait bien avec l’oeuvre de Saint-Yves d’Alveydre que Papus avait arraché des limbes pour promouvoir aux premières loges.

C’est René Guénon qui mettra un terme à la polémique en 1949, dénonçant l’escroquerie grossière : « La Synarchie, selon ce dernier [Saint-Yves d’Alveydre], n’a assurément rien de commun avec ce qui a fait tant de bruit en ces dernières années et à quoi il semble bien que ses promoteurs aient donné le même nom, tout exprès pour créer certaines confusions, en quoi ils n’ont d’ailleurs que trop bien réussi, car les livres et les articles publiés à ce propos ont répandu dans le public toute sorte d’erreurs grossières sur Saint-Yves et sur son oeuvre« .(7) Le pauvre SaintYves, qui déjà n’avait pas trouvé écho en son temps, doit passer son temps à se retourner dans sa tombe.

Faut-il s’étendre sur les divergences structurelles entre la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre et le pacte synarchique révolutionnaire, qui n’ont de commun que l’appellation ? L’avis de Guénon sur ce point est très significatif. Dans une revue publiée par lui-même, « La Gnose » en 1911, où il publiait sous le pseudonyme de Palingénius, on peut lire : « le principe de l’institution des castes, sur laquelle repose toute société établie synarchiquement, est en accord avec les règles organiques et harmoniques de notre univers. La caste [au sens antique] est déterminée pour chaque individu pas sa nature propre, cad l’ensemble des qualités potentielles qu’il apporte en naissant, et qui passeront en acte dans le cours de son existence terrestre« . (8) La dynamique du PSR, si elle reprend l’idée de caste, passe avec légèreté d’une structure de castes érigées selon des prédispositions naturelles et innées à une structure de castes selon une division corporatiste sociale, selon le paragraphe 146 : « Les professions reconnues et organisées, seuls facteurs d’activité civique populaire, sont distribuées synarchiquement suivant leur principe basique et leur nature pour constituer : ― L’Ordre économique, ― l’Ordre politique, ― l’Ordre culturel, ― l’Ordre impérial »

Contrairement au PSR, la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre est d’essence chrétienne, au sens initiatique, et cette notion lui est si fondamentale qu’il fait de la confession juive une obédience qui, s’il la voit subordonnée au christianisme, reste à ses yeux essentielle : « C’est ainsi que je leur démontre [aux juifs], appuyé sur l’histoire du monde et de la leur, que la Synarchie, le Gouvernement arbitral, trinitaire, tiré des profondeurs de l’initiation de Moïse et de Jésus, est la promesse même des Israélites, comme la nôtre, et le triomphe même d’Israël par la Chrétienté [...] Je tiens à dire que je n’écris nullement pour ceux auxquels suffit la forme d’enseignement primaire qu’a revêtue le judéo-christianisme, grâce aux talmudistes et aux théologiens chrétiens [...] Mais Moïse comme Jésus nous a légué une promesse d’ordre social dont l’accomplissement prophétique vise nos temps [...] Ce qui importe, c’est que dans l’état social européen, dans cette universelle église laïque, non constituée encore, mais en avance de moralité et d’intellectualité sur ses directions politiques et sacerdotales, Israël, couvert par Jésus-Christ, son souverain pontife et le nôtre, est encore plus chez lui que chez nous, en Europe même, et cela de part les droits les plus sacrés. Il importe donc au premier chef, que le christianise s’accomplisse socialement, de haut en bas, par la reconnaissance des trois grands ordres sociaux institués par Moïse, par la synarchie ». (9) Il faudra être maître funambule pour réconcilier cette vision avec la technocratie du Pacte Synarchique Révolutionnaire qui, il faut bien le reconnaître, se situe à des années-lumière.

Le martinisme, quelle que soit la variante à laquelle on se réfère, n’a jamais rien eu à voir, de près ou de loin, avec tout ce panier de crabes de Vichy. Le martinisme fut victime de la malheureuse appellation de Victor Blanchard, l’ordre martiniste synarchique, qui, comble de tout, fut créé 2 ans avant le Mouvement Synarchique Révolutionnaire. Toutes les analyses, qui font remonter la Synarchie, au sens du MSR, à Blanchard, Papus, Saint-Martin ou Martinès de Pasqually se sont laissé piéger par la surface sémantique et n’ont probablement pas eu la moindre connaissance des doctrines correspondantes. Cette idée machiavélique, de reprendre le mot Synarchie dans le Pacte Synarchique Révolutionnaire, est plutôt à mettre sur le compte du Grand Orient britannique, qui tirait à l’époque toutes les ficelles par l’intermédiaire de Worms, et bien que cela soit particulièrement difficile à démontrer, l’association coule de source.

Responsabilités maçonniques majeures

Le Pacte Synarchique Révolutionnaire, associé au projet polytechnicien X-Crise, jeta les principes de la mondialisation, en entendant promouvoir la Société Des Nations, créée 3 ans avant le Mouvement Synarchique d’Empire, et en définissant, par le biais des paragraphes 592 et 593, « Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une Société Universelle des Nations » (1). Les bases de la mondialisation sont posées, et c’est, encore une fois, le Grand Orient que l’on retrouve en coulisses, par l’intermédiaire de Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations, et récompensé par le prix Nobel de la paix, l’année suivante (où l’on voit que l’escroquerie du prix Nobel de la paix, criarde avec Obama, ne date pas d’hier). La SDN, ébauche de l’ONU, fut soutenue par Elihu Root (lui aussi prix Nobel de la paix), qui fut, de 1919 à 1921 le principal artisan de la fondation du CFR, dont on a vu le rôle actif dans ses collusions avec le régime nazi (John Foster Dulles, secrétaire d’état en 1953, Paul Walburg, artisan de la FED, Averell Harriman, à l’origine de la dynastie Bush, dont la Union Banking fut fermée (seulement en 1951 !) en tant qu’organisation nazie), et dont on a vu les protagonistes n’être même pas inquiétés par Nuremberg et plutôt promus à un brillant avenir.

S’est-on imaginé que le X-Crise n’est plus qu’une vieille relique historique ? Qu’on se détrompe, nos amis polytechniciens ont fait en 2005 de ce prototype une version revue et améliorée, rebaptisée X-Sursaut. Si l’analyse de X-Sursaut semble parfaitement louable – dénoncer l’incompétence de l’état – son objectif n’en demeure pas moins la mise en place d’un système décisionnaire fondé sur une technocratie (gérée par les polytechniciens eux-mêmes), et, qui plus est, d’une technocratie foncièrement libérale dont les règles seraient assimilables à la gestion d’une entreprise privée : « On retrouve là quelques éléments caractéristiques de l’approche à X-Crise. La conférence de Yann Duchesne (X77) s’appuie sur son ouvrage, France S.A., paru en 2002. L’idée de l’ex-directeur du cabinet de consultants McKinsey consiste à appliquer à la France le regard et les méthodes de management d’un dirigeant d’entreprise. Le diagnostic sur l’état de la France est conforme à celui annoncé par Lévy-Lambert dans la profession de foi d’X-Sursaut [...] « Comme première explication, on peut incriminer des sur-réglementations sectorielles et une charge financière de l’État étouffante » [...] Pour réagir, il faut engager quatre grands chantiers, selon Duchesne, qui tous tournent autour d’une vision libérale de l’économie. Le premier est une véritable révolution culturelle, selon l’auteur, puisque « l’État doit être géré comme une entreprise privée, ce qui conduit à l’externalisation de nombreuses activités. L’évaluation des agents publics heurte une culture imprégnée depuis des décennies » [...] » (2). Cette démence du « tout-capitaliste » ferait bien d’écouter le sage Paul Jorion, qui dit à raison « L’état-providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme », et qu’elle écoute son superbe historique des révolutions, liées à la divergence des 2 concepts (3). Certes l’état-providence est d’une telle incompétence qu’il est à refonder, mais de là à mettre le seul profit en maître d’oeuvre …

Une « révolution culturelle », Mr Duchesne n’aurait pas pu mieux choisir sa formule, n’est-on pas exactement dans l’esprit de X-Crise, dans la Synarchie d’Empire, colportée précisément par le Mouvement Synarchique Révolutionnaire, qui 70 ans plus tard, tente une nouvelle percée en ayant été soigneusement rebaptisé X-Sursaut, et dépouillé de toute connotation synarchiste ? On n’éveille pas l’attention, on évite soigneusement le mot Synarchie. Sauf qu’à la différence de la collaboration entre les polytechniciens de l’époque et le gouvernement de l’époque, la collaboration actuelle, ou, pour mieux dire, l’asservissement temporaire des polytechniciens aux politiques, caresse l’idée d’une privatisation générale des administrations, selon le modèle américain, privatisation qui matérialiserait ce vieux rêve de Synarchie d’Empire où ils se tailleraient la part du lion. La vassalisation de notre président français, Mr Sarkozy, aux Etats-Unis, qui en vénère le modèle, engage d’ailleurs déjà en ce sens. On pourrait dire que le projet de Synarchie actuel est bien plus avancé que son prototype de Vichy. A cet égard, on comprendra mieux la position d’un Attali, farouche partisan du traité de Lisbonne, imposé de manière dictatoriale, traité dont on sait qu’il est la charpente d’une dictature politique bien plus globale … Préfiguration d’une future société technicienne. Ou la position d’un Jancovici qui nous explique, du haut de sa technicité, tout comme Attali, que nous sommes tous coupables de réchauffer la planète et que le salut du citoyen réside dans l’acquittement d’une taxe Energie … Le propos ici n’étant pas de dénigrer le corps des polytechniciens, dont les compétences sont hors de doute, mais de regretter amèrement que tant de capacités soient mises au service d’une politique à orientation dictatoriale, comme le fait Attali, trahi par son admiration de Delors, depuis Mitterrand, et, bien pire, que le dessein dudit corps réside dans la mise en place d’une dictature privatisée, basé sur un terrorisme du rendement.

Les rapprochements entre les polytechniciens et la franc-maçonnerie ne sont un secret pour personne, une tradition qui date de l’empire, et qui commença par Gaspard Monge, fondateur de l’école polytechnique, et initié à la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie ». Plus récemment, on trouve par exemple : Christian Pinon, « soutenu par les réseaux maçonniques », Guy Worms, ancien collaborateur de Bérégovoy, auteur du fameux « rapport Worms » dénonçant les magouilles de ses frères du Grand Orient, excédé par les pratiques du milieu. Des appartenances au milieu maçon très souvent ignorées d’ailleurs, secret fraternel oblige, et extensibles à l’ensemble des grandes écoles françaises, ces réputés corps d’élite. Une opacité maçonnique qui est telle, notamment au Grand Orient, que les frères eux-mêmes la dénoncent, comme Hughes Forestier, qui publie « frères à abattre », un maçon intègre, on en trouve, ou Worms, qui, en ayant déposé une plainte maçonnique contre le trésorier, se vit infliger une « Suspension à titre conservatoire » (4), Worms, un autre maçon intègre. Le propos n’étant pas ici de faire le procès des systèmes de croyances propres à la maçonnerie, ni de lui reprocher de faire main basse sur les élites françaises, mais de dénoncer sa participation active depuis plusieurs décennies à la faillite de la France tout en s’engraissant démesurément au passage.

Le contre-pouvoir eût été pour elle la moindre des positions à prendre, conformément à la manière même dont se définit la franc-maçonnerie : » « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » « , pour reprendre la formule de Wikipédia. Mais plutôt que le contre-pouvoir, c’est, pour le moins, la voie de la complicité active avec les instances gouvernementales que les frères ont choisi, si ce n’est l’acte organisé du dépeçage du patrimoine public français. Moralité maçonnique !? L’image et les symboles deviennent burlesques et font franchement rire, car, sans même parler des « affaires », il sera difficile d’expliquer qu’en dirigeant la haute finance, les banques, les compagnies d’assurances, les administrations, les appareils législatifs et judiciaires, la FM ait appuyé, ou, dans le meilleur des cas, laisser passer, sans même alerter quiconque, toutes les étapes qui depuis 40 ans mènent le pays au mur. Comme par exemple, pour faire court et simple, la « loi Pompidou-Rotschild » du 3 janvier 1973, qui oblige la Banque de France à s’endetter sur les marchés privés, loi qui est responsable de l’endettement astronomique de la France, le contribuable ne remboursant que les intérêts (privés !). Comme la loi du 24 janvier 1984, votée sous Mitterrand par le franc-maçon, membre de la trilatérale et fondateur du think tank « Notre Europe » Jacques Delors (tant adulé par Attali), Jacques Delors père d’une certaine Martine Aubry (membre du groupe « Le Siècle »), une mesure de pointe en avance de 15 ans sur l’abrogation du Glass-Steagall américain en 1999, qui supprima la distinction entre banque de dépôt et banque d’investissement. Cette mesure, qui permit à n’importe quelle de nos banques « d’investir » (lire « jouer au casino »), commença par donner lieu à toute une série de scandales bancaires, comme celui du Crédit Lyonnais, 200 milliards de francs à lui seul aux frais du contribuable. Des amuse-gueules, ces petites affaires, un tour de chauffe des années 90, en comparaison de ce qui allait venir, les expositions bancaires des filiales en Europe et aux Etats-Unis, des centaines de milliards d’Euros « d’investissements » pyramidaux masqués en CDS et autres actifs toxiques, planqués dans des changements de norme comptable modifiés à la va-vite pour l’occasion, mais d’une radioactivité croissante même dissimulés sous le tapis ; « investissements » qui pour l’instant coûtent aux français la bagatelle de 40 milliards d’euros de capitalisation et 320 milliards de garantie, conformément au plan de sauvetage des banques de 2008, le pire restant à venir, que ce soit pour sauver les PIIGS (en réalité les banques exposées dans ces pays), ou que ce soit les mesures d’austérités en cours et à venir destinées à « rassurer les marchés ».

Tout ce hold-up organisé, le plus grand de tous les temps, la Franc-Maçonnerie, investie dans tous les postes clés financiers, législatifs, administratifs, ou très proche d’eux, parée des meilleures élites françaises, par appartenance ou par influence, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas, et ne pourra pas se cacher derrière la naïveté. Même si tous les francs-maçons ne sont pas à mettre dans le même sac, puisque bon nombre d’entre eux s’insurgèrent contre leur propre pratique, et même si des légions de non-maçons participèrent aussi à cette orgie, il s’agit bel et bien d’un complot maçon contre le peuple français, les traces de sa préparation se retrouvant facilement, comme l’indique l’ébauche du précédent paragraphe. Que ce complot ne soit qu’une partie d’une internationale synarchique plus vaste encore, dont la naissance fut conjointe au CFR, et qui traîne un triste cursus depuis la seconde guerre mondiale, sans parler d’avant, comme cela a été montré dans les précédents chapitres, n’est pas l’objet de cet article, qui reste dans le cadre de la spécificité française.

Le lecteur commettrait une grave erreur en pensant que le présent exposé est un procès de la Franc-Maçonnerie. Loin s’en faut. Tout être humain a le droit, que dis-je, le devoir, d’accéder à la Connaissance, visible et invisible, par respect pour notre héritage grec, où Aristote professait la métaphysique, et par nécessité de compréhension de notre culture judéo-chrétienne. La source égyptienne est manifeste dans cette racine bicéphale, Moïse, Platon et Pythagore ayant été instruits au pays des pyramides. L’objet de cet article est de dénoncer, non pas la Franc-Maçonnerie traditionnelle et pourvue de ses valeurs humaines originales, mais la Franc-Maçonnerie particulière, représentée par tout un éventail de loges, qui a rompu avec ses principes fondateurs pour avoir créé une immense usine corporatiste à développer des intérêts personnels et matériels, au prix du vol massif et organisé des français, et de l’établissement d’une société totalitaire, dont la construction est déjà très avancée.

Dans le décret du 12 mai 5822 (1822), encore valable, on voit comme règle du Rite Ecossais en France : « La maçonnerie, connue sous la dénomination d’art royal, est une association d’hommes réunis dans la vue de se rendre utiles à leurs semblables considérés individuellement [...] Toute société secrète qui s’occupe de spéculations politiques ou religieuses est, par ce fait, étrangère à l’association maçonnique, et même en opposition avec ses principes » (5). Napoléon Bonaparte lui-même avait pris conscience de ne pas avoir été digne de son titre de maçon : « J’ai consumé ma vie en des mouvements continuels qui ne m’ont pas permis de remplir mes devoirs d’initiés à la secte des Egyptiens ». Napoléon fut initié au Caire à la « loge Isis », et sa filiation importera en France le rite Memphis (6). Il avait fini par faire amende honorable. On comprendra facilement pourquoi, au contraire, les dizaines de milliers de frères actuels, concernés par la mise à sac directe ou indirecte du pays, ne font pas de même : tous accrochés à des intérêts matériels, vénaux, à marcher sur les cadavres, prisonniers d’une fuite en avant qu’ils ont mis eux-mêmes en place, tous n’ont plus de maçonnique que le nom et la parure, dévalorisant au passage (aux yeux profanes qui n’ont plus guère envie de faire le discernement, on les comprend) la rare tradition ayant conservé ses objectifs authentiques, quelle qu’en soit sa forme ou sa dénomination, qu’elle soit franc-maçonne, rosicrucienne, hermétique, alchimique ou gnostique. Au contraire, cette franc-maçonnerie politique et matérialiste, qui participe à son profit à la décomposition de la société, est devenue néfaste tant sur le plan profane que sur le plan sacré.

A défaut de finaliser la construction du temple interrompue par l’assassinat d’Hiram, la Franc-Maçonnerie incriminée, telle que définie dans le présent article, est sur le point de finaliser la construction du plus grand système pyramidal de tous les temps, un ensemble de montages financiers justement nommé bulles, gonflées à partir d’une pompe à vide dans des proportions gargantuesques. Cette pyramide, qui n’est pas sans rappeler Babel, toujours plus haute aux fins de maintenir les assises matérielles d’une minorité qui entend représenter Dieu, est systématiquement facturée aux citoyens à un rythme où les échéances deviennent exponentielles, rendant la vie quotidienne irrespirable. L’illusion ne pouvant être maintenue plus longtemps, l’ensemble est amené à s’effondrer à brève échéance, apportant, dans le meilleur des cas, son lot de dictatures, comme l’annonce l’exploitation de la fable Al-Qaïda, sur laquelle le silence maçonnique est révélateur, et dans le pire, un chaos qui sera une première pour l’humanité … L’humanité, un concept bien oublié par les frères.

John Lloyds, pour Mecanopolis, le 20 novembre 2010

Reproduction autorisée avec indication des sources

Références et liens :

Introduction

(1) Cité par Paul Naudon, la franc-maçonnerie et le divin

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France

(1) Capital Janvier 2010, voir aussi http://www.capital.fr/a-la-une/doss...

(2) http://www.lexpress.fr/region/les-f...

(3) http://www.ladepeche.fr/article/200...

(4) Challenges, http://www.gadlu.info/franc-maconne...

(5) http://www.pressafrik.com/Enquete-L...

(6) http://www.leprogres.fr/fr/region/l...

(7) http://www.lemonde.fr/societe/artic...

(8) http://www.lepoint.fr/actualites-po...

(9) http://www.lepoint.fr/archives/arti...

(10) http://www.liberation.fr/societe/01...

(11) http://www.gadlu.info/nicolas-sarko...

Des archives bien encombrantes

(1) Science et Avenir, Février 2003

(2) Sophie Coeuré, de l’ombre à la lumière, les archives françaises de retour de Moscou, D. Monier, 2003

(3) http://www.contreculture.org/AG%20C...

(4) http://www.contreculture.org/AT_Fra...

(5) Jean-André Faucher, Histoire de la Grande Loge de France, Éditions Albatros, 1981

(6) http://www.come4news.com/index.php?...

(7) http://www.contreculture.org/AT_bet...

(8) Contribution à l’histoire des francs-maçons sous l’Occupation, Duquesne Diffusion,voir http://anti-mythes.blogspot.com/200...

(9) http://www.monde-diplomatique.fr/20...

(10) http://www.jlturbet.net/article-218...

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

(1) Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 30, éd. Armand Colin

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Synarchie

(3) Ibid

(4) http://en.wikipedia.org/wiki/Synarchism

(5) Ibid

(6) http://infoguerilla.fr/?p=2874

(7) http://www.swissinfo.ch/fre/Dossier...

(8) http://www.reformed-theology.org/ht...

(9) André Ulmann & Henri Azeau, Synarchie et Pouvoir, Julliard

(10) Marcel Déat, Mémoires politiques, http://www.voltairenet.org/article1...

(11) http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

(12) André Ulmann & Henri Azeau, ibid

(13) http://matisse.univ-paris1.fr/collo...

(14) Jean Saunier, Saint-Yves d’Alveydre, Dervy 1981

Le martinisme mis en accusation, petits croche-pieds entre écoles d’initiés.

(1) « C’est vers 1887 que le Dr Gérard d’Encausse, sous le nom de Papus, reprit cette dénomination [occultisme], en s’efforçant de grouper autour de lui tous ceux qui avaient des tendances analogues. telle est la genèse de l’occultisme français, dont on a dit parfois qu’il n’était en sorte que du papusisme, et cela est vrai à plus d’un égard, car une bonne partie de ses théories ne sont effectivement que l’oeuvre d’une fantaisie individuelle ; il en est même qui s’expliquent par le désir d’opposer à la fausse tradition orientale des théosophistes, une tradition occidentale non moins imaginaire » René Guénon, l’erreur spirite

(2) Saint-Yves d’Alveydre, Mission des juifs, Dorbon Aîné

(3) Introduction anonyme (Un chevalier de la Rose Croissante) in Pasqually, traité de la réintégration des êtres, éd. traditionnelles, 1988

(4) Ibid.

(5) Ibid.

(6) Jean Chopitel & Christiane Gobry, René Guénon, Ed. Le mercure dauphinois, 2010

(7) René Guénon, Comptes rendus, éd. traditionnelles, Paris 1973

(8) René Guénon et l’archéomètre, Bruno Happel, Guy Trédaniel 1996

(9) Saint-Yves d’Alveydre, Missions des juifs, Dorbon Aîné

Responsabilités maçonniques majeures

(1) « (592) — Cette structure synarchique pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Sociétés mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne : ― la Société mineure des Nations britanniques, ― la Société mineure des Nations pan-américaines, ― la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’U. R.S.S., ― la Société mineure des Nations pan-eurafricaines, ― et la Société mineure des Nations pan-asiatiques. (593) — L’affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre : ― une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde, ― la limitation des expansions violentes des impérialismes, ― la clarification, préalable à toute question d’ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations, ― enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des États, alors librement conclu »

(2) http://matisse.univ-paris1.fr/collo...

(3) http://www.dailymotion.com/video/xf...

(4) http://www.lexpress.fr/actualite/so...

(5) Jean-Pierre Bayard, Symbolisme maçonnique traditionnel, édimat 1982, 4° éd. remaniée et augmentée.

(6) Robert Ambelain, franc-maçonnerie d’autrefois