Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

marie

WWIII : FIN DES TEMPS, APOCALYPSE, GUERRE NUCLEAIRE, MARIE MERE DU CHRIST SAUVEUR A PREVENU, LE VATICAN N'EST PLUS QUE LE SIEGE DE SATAN AVEC DES PRÊTRES IMPIES.

Publié le 7 décembre 2017 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : FIN DES TEMPS, APOCALYPSE, GUERRE NUCLEAIRE, MARIE MERE DU CHRIST SAUVEUR A PREVENU, LE VATICAN N'EST PLUS QUE LE SIEGE DE SATAN AVEC DES PRÊTRES IMPIES ET UN PAPE SATANIQUE.

L'impiété est la principale objection paganisme au christianisme, contrairement à d'autres initiés aux cultes à mystères, les premiers chrétiens refusèrent de jeter une pincée d'encens devant les images des dieux, parmi lesquels se trouvaient les empereurs déifiés. L'impiété dans les civilisations anciennes était une préoccupation civique, plutôt que religieuse. On croyait qu'elle pouvait induire la colère des dieux tutélaires sur l'ensemble de la res publica.

MARIE s'est adressée à La Salette en 1846, dans les Alpes Françaises, à deux enfants, à une jeune fille de 15 ans Mélanie, et à un garçon de 12 ans Maximin. Marie s'adresse avant tout à des enfants, parce que les enfants sont encore purs, qu'ils ne peuvent pas interpréter des paroles qui les dépassent, qu'ils ne peuvent les inventer, et qui sont des relais de la vérité, et à deux enfants au moins pour que les témoignages puissent se confirmer.

Marie a dit, "les Prêtres, Ministres de mon FILS, par leurs irrévérences et leur impiété, à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté. Malheur aux Prêtres et aux personnes consacrées à DIEU, lesquelles par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon FILS! Malheur aux habitants de la terre, malheur aux Princes de l'Eglise, qui ne seront occupés qu'à entasser richesses sur richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec Orgueil. L'Eglise aura une crise affreuse. Chaque individu voudra se guider par lui-même, et être supérieur à ses semblables. Tout ordre et toute Justice seront foulé aux pieds. On ne verra qu'homicide, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la Patrie".

Nous voyons aujourd'hui, comme le Pape est plutôt là pour les Migrants, que pour ses propres enfants spirituels, et qu'il a pris le parti de l'Islam radical, soutenu Daesh finacièrement, soutenu le Nouvel Ordre Mondial, adoubé tous les Présidents de la République qui sont sous les ordres du Pouvoir de l'Argent, des Honneurs, du Crime organisé, des Guerres contre l'Humanité, afin d'être à leurs têtes, dans l'édification d'une Eglise Illuminati et franc-Maçonne, dont il est le Chef, et qui ne veut que soumettre l'Humanité à la perversité, au lucre, à l'abandon des valeurs traditionnelles de la Chrétienté, pour adorer des idoles, et pour fêter Satan dans des Messes Noires.

La messe noire est un rituel satanique qui tend par inversion blasphématoire et sacrilège à contrefaire la messe catholique romaine pour acquérir écoute et soutien des puissances infernales, rejoignant les recherches de la goétie opérative. Elle implique ainsi une croyance aux entités démoniaques et est la principale cérémonie du satanisme théiste, intellectuel et élitiste. Si l’Église ne condamne pas expressément le satanisme et ses manifestations[3], mais plus généralement le blasphème , des messes noires ont vraisemblablement été le cadre de crimes de sang ou sexuels. La messe noire historique (le terme n'apparaît que dans la seconde moitié du XVIIe siècle) profane mais ne nie pas les sacrements du rituel catholique et les fondements de la foi chrétienne : c'est un prêtre ordonné, seul habilité à la consécration, qui doit normalement officier lors de cette cérémonie.

L'inversion sacrilège n'est limitée que par l'imagination des participants, et consiste essentiellement en modifications de couleurs (chasuble, tissus, cierges, hosties noires) ou de formes (hosties triangulaires), de substances (radis ou rave noir, semelle pour l'hostie[4] encore ; urine pour l'eau bénite, sang animal ou humain pour un sacrifice réel), de termes dans les prières, en mobiliers retournés (Croix) ou rendus obscènes (corps féminins comme autel).

La messe noire ne peut être assimilée à une service cultuel honorant le Diable, du moins au XVIIe siècle où elle est un prolongement théâtralisé et dramatique de la magie noire. Aux XIXe et XXe siècles, les motivations sont diverses : magiques, anti-catholiques, glorificatrices, voire orgiaques ou criminelles.

Le triomphe de la foi sur tous les efforts des impies, par Mgr l'évêque de Metz

Qui a-t-il entre les Prêtres et DIEU?

Cette Apostrophe ou plutôt ce blasphème, est de Rousseau. Nous répondrons à ce sophisme, nous répondrons à Robespierre, et dans leur personne à tous les incrédules, qu'entre Dieu et les prêtres il y a la religion, dont les prêtres sont les Ministres, il y a la tradition des Premiers Siècles, dont l'Eglise Catholique ne peut que reprendre les concepts des sept églises Primitives du Christ et de Dieu, et dont ils sont les dépositaires; il y a les dogmes fondamentaux de la Foi et des Mœurs, dont ils sont les interprètes; il y a la vérité dont ils sont les organes : car s'il n'y avait rien de commun entre la Religion, la Tradition, les Dogmes sacrés et les Prêtres, Pourquoi toutes les Religions, toutes les Traditions, tous les dogmes sacrés des Peuples, auraient-ils admis des Prêtres? auraient-ils institué des Prêtres, auraient-ils regardé les Prêtres comme les médiateurs nécessaires entre DIEU et les Hommes ? le consentement unanime des Peuples comme dans les sept Eglises Primitives, n'est-il pas ici la voix même de la nature?

Nous répondrons qu'entre DIEU et les Prêtres, il y a la Société, dont les Prêtres sont les représentants auprès de la Divinité car l'ordre social ne permet pas à tous les citoyens, la même assiduité dans les études religieuses et morales, encore faut-il avoir des prêtres à la hauteur de ces exigences d'une morale saine, d'une foi pure, de bonnes mœurs, de modèle de toute les vertus, 

Cher amis,
Je me bas pour éviter la destruction d'un vestige antique au sommet du Pic Saint Léon, de la demeure du Premier Siècle de Sainte Marie Madeleine, celle qui est la responsable des Apôtres du Christ, au dessus de Saint Pierre.
La communauté de commune du Grand Pic Saint Loup, ainsi que la commune de Saint Bauzille de Montmel ont investi le terrain de 17 hectares privé, pour y installer depuis onze année, des pistes et chemins de randonnées, normalement prévus uniquement pour la marche à pieds, mais ils organisent également en permanence du VTT et du MOTOCROSS, qui laboure les terres et passe sur des murs antiques ou murailles qui sont actuellement toutes à terre.
L'Eglise est détruite régulièrement par des jeux de piste, des recherches au trésor, des construction de cabanes dont les pierres sont enlevée à l'église.
On y a découvert des manuscrits du premier siècle, qui indiquent que la Chrétienté s'était installée sur les bords de la Méditerranée après avoir été expulsée de Palestine. L'église Antique de Maguelone en bord de mer, construite au 4ème siècle est postérieure à notre église du premier siècle et vouait un culte à Sainte marie Madeleine, d'où son nom de cathédrale de Maguelone. (Magdala ou Marie Madeleine).
Cette découverte remet en cause la primauté de Saint Pierre, des Apôtres du Christ, du rang des femmes dans l'Eglise Catholique, de la Direction du Vatican pour administrer l'Eglise, de la conduite à tenir sur le sacerdoce des prêtres et du célibat, et de l'évangile dans l'Eglise du Christ. Ce serait beaucoup trop dur à avaler pour une église qui a béni l'esclavage, pratiqué la torture et l'inquisition, tué les hérétiques Cathares, soumis les Peuples dans la Colonisation, convolé en justes noces avec le Nazisme, et qui se retrouve en tête des Illuminati et du Nouvel Ordre Mondial que combat le Président Poutine.
Les évêchés de Montpellier et de Toulouse ne disent rien et donc ne veulent rien faire pour empêcher la destruction et l'effacement du rôle primordial qu'avait Marie de Magdala dans l'Eglise du Christ, une très riche Palestinienne qui finançait le groupe des apôtres et des disciples du Christ, par son immense fortune, et qui n'a rien à voir avec la pécheresse ou la prostituée, comme l'Eglise Catholique veut bien la nommer.
Nous avons retrouvé la lance de la destinée ou de Longinus, ainsi qu'une représentation inédite de la figure du Christ sur Bronze datant du premier siècle (voir les liens ci-dessous), ainsi que divers objet appartenant à Marie Madeleine.
Je vous invite à voir mes liens ci-joints et à informer de la réalité et de la révélation qui en découle.
 
 
 
 

Jérusalem: Donald Trump a ouvert «les portes de l'enfer»

© AFP 2017 AHMAD GHARABLI

International

22:02 06.12.2017(mis à jour 22:04 06.12.2017) URL courte Dossier:
Les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme la capitale d'Israël (11)
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De la Palestine à Israël, de nombreux pays ont réagi à la décision du Président américain de reconnaître la ville sainte de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu.

Les réactions de la communauté internationale, à savoir de la Palestine, de la Turquie, de la Russie, de la France, sont tombées en cascade après que Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Alors que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué un «jour historique», la Turquie a jugé cette décision «irresponsable».

«Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU», a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

Pour le Président palestinien Mahmoud Abbas, les États-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens.

«Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies», a dit M. Abbas à la télévision palestinienne.

L'Iran a prévenu que la décision de Trump provoquera une «nouvelle Intifada».

D'après Leonid Sloutsky, le chef du Comité des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), la démarche de Trump pourrait de nouveau «faire exploser» la situation dans la zone du conflit entre la Palestine et Israël.

Selon Federica Mogherini, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l'Union européenne est très préoccupée par les conséquences de la décision du Président américain.

Quant à Emmanuel Macron, il a qualifié cette annonce de «regrettable» et appelé à «éviter à tout prix les violences». L'Allemagne ne soutient pas non plus la décision de Trump, tandis que Theresa May a demandé aux États-Unis de présenter un plan détaillé visant à régler la situation au Moyen-Orient.

Dans la bande de Gaza, le Hamas a déclaré que le Président des États-Unis avait ouvert «les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région».

En 1995, le Congrès américain a adopté une loi prévoyant le transfert de l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Mais à cause du statut contesté de cette ville et de l'importance de cette question pour les pays arabo-musulmans, tous les Présidents américains signaient tous les six mois une dérogation à cette loi.

L’amitié saoudo-israélienne pousse le reste du Moyen-Orient à se rassembler

Saudi-Israeli Friendship Is Driving the Rest of the Middle East Together


Federico PIERACCINIPar Federico Pieraccini – Le 20 novembre 2017 – Source Strategic Culture

Grâce à son haut responsable, le Prince Mohammad bin Salman (MBS), l’Arabie saoudite poursuit une vague d’arrestations internes, ayant saisi près de $800 milliards d’actifs et de comptes bancaires. Quelques jours plus tard, MBS a tenté de montrer son autorité en convoquant le Premier ministre libanais Saad Hariri en Arabie saoudite, où il a été contraint de démissionner à la télévision d’État saoudienne. Trump a tweeté son soutien aux accusations de Bin Salman contre l’Iran et le Hezbollah, et le futur monarque saoudien a même obtenu le soutien secret d’Israël. L’Iran, quant à lui, nie toute implication dans les affaires intérieures du Liban ou sa participation au lancement d’un missile balistique par les rebelles Houthi contre l’aéroport international King Khalid de Riyad il y a quelques jours. Pendant ce temps, Trump, Poutine et Xi se sont récemment rencontrés et semblent avoir décidé du sort de la région dans un exercice de réalisme et de pragmatisme.

Les nouvelles qui bouleversent le cours des événements sont devenues monnaie courante au cours des derniers mois. Cependant, même selon les normes du Moyen-Orient, cette histoire est quelque chose de nouveau. L’affaire entourant le Premier ministre libanais Hariri a suscité pas mal d’agitation. Hariri avait apparemment été contraint d’annoncer sa démission sur la chaîne d’information Al Arabiya en Arabie saoudite alors qu’il était détenu à Riyad. Son entrevue la plus récente semblait trahir une certaine nervosité et une certaine fatigue, comme on pourrait s’y attendre d’une personne soumise au stress énorme de l’emprisonnement forcé. Dans sa déclaration de démission télévisée, Hariri a précisé qu’il lui était impossible de retourner au Liban à cause d’une sorte de menace pour sa personne et sa famille par des agents de l’Iran et du Hezbollah au Liban. Les autorités de sécurité libanaises ont toutefois déclaré qu’elles n’étaient au courant d’aucun danger auquel Hariri serait confronté.

Dans une tentative sans fin de regagner de l’influence au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite a encore une fois produit des résultats directement opposés à ceux qui étaient attendus. Immédiatement après avoir reçu la confirmation que la démission avait eu lieu en Arabie saoudite, toute la classe politique libanaise a demandé à Hariri de rentrer chez lui pour clarifier sa position, rencontrer le président et présenter sa démission en personne. Les actions saoudiennes ont servi à consolider un front uni des factions de l’opposition et ont ouvert la voie à l’effondrement de l’influence saoudienne dans le pays, laissant un vide opportunément rempli par l’Iran. Une fois de plus, comme au Yémen et en Syrie, les intentions des Saoudiens se sont spectaculairement retournées contre eux.

Cette ingérence saoudienne dans les affaires intérieures d’un pays souverain a fait éclore des scénarios imprévisibles au Moyen-Orient, juste au moment où les tensions se refroidissaient en Syrie.

La détention de Hariri vient de loin, elle est inextricablement liée à ce qui s’est passé ces derniers mois en Arabie saoudite. Mohammed bin Salman, fils du roi Salman, a commencé la purge interne de l’élite du royaume en éliminant de la succession Bin Nayef, un grand ami de l’establishment du renseignement américain – la CIA de Brennan et Clapper. Bin Nayef était un partenaire solide de l’État profond américain. L’Arabie saoudite a travaillé pendant des années pour la CIA, faisant progresser les objectifs stratégiques américains dans la région et au-delà. Grâce à la coopération entre Bandar bin Sultan Al Saoud, Bin Nayef et les agences de renseignement américaines, Washington donne depuis des années l’impression de lutter contre le terrorisme islamiste tout en armant le djihadisme depuis les années 1980 pour le déployer contre des pays rivaux comme l’Union soviétique en Afghanistan, le gouvernement irakien en 2014, l’État syrien en 2012 et le libyen Kadhafi en 2011.

MBS a même fait arrêter de nombreux princes liés à la famille, continuant à consolider son pouvoir. Même Alwaleed bin Talal, l’un des hommes les plus riches du monde, a fini par être pris dans les filets de MBS, accusé à juste titre d’être l’un des plus corrompus du Royaume. Il est spéculé que des membres de la famille et des milliardaires sont détenus au Ritz Carlton à Riyad, après avoir promptement éjecté des invités et des touristes quelques jours avant le début des arrestations. Les actions de Mohammed bin Salman ne ralentissent pas, même après avoir saisi $800 milliards en comptes bancaires, propriétés et actifs.

MBS intensifie ses efforts pour mettre fin au conflit du Yémen, qui pèse sur les finances saoudiennes, en levant le blocus naval du port d’Aden. Non seulement cela, mais les deux principaux leaders de l’opposition syrienne, Ahmad Jarba et Riyadh Hijab, ont été arrêtés par Riyad dans le but de montrer à Poutine la bonne volonté de MBS dans la recherche d’une solution au conflit syrien. Sans surprise, le roi Salman, en quête désespérée d’une solution aux deux conflits qui ont ébranlé sa réputation ainsi que la richesse et les alliances du royaume saoudien, s’est rendu à Moscou pour chercher une médiation avec Poutine, le nouveau maître du Moyen-Orient.

MBS a entrepris une campagne anti-corruption à des fins internationales et domestiques. Au niveau national, l’effondrement des prix du pétrole associé aux énormes dépenses militaires, a forcé la famille royale à chercher des alternatives pour l’avenir du Royaume en termes de durabilité, de revenus et de profits. La Vision 2030 de MBS vise à diversifier les revenus afin de libérer l’Arabie saoudite de sa dépendance au pétrole. C’est une demande énorme pour une nation qui a prospéré pendant soixante-dix ans sur la base d’une abondance de ressources simplement pompées de son sous-sol. Le délicat équilibre du pouvoir entre la famille royale et ses sujets est assuré par les subventions accordées à la population, qui ont permis au Royaume de prospérer dans une paix relative, même pendant les périodes les plus délicates du Printemps arabe en 2011. Il existe une complicité sous-jacente en Arabie saoudite, entre la famille royale et ses sujets, pour considérer que tant que le bien-être de la population est garanti, il ne devrait pas y avoir de menace pour la stabilité du pouvoir. Il n’est pas étonnant qu’après avoir perdu deux guerres et que les prix du pétrole soient tombés au plus bas, MBS ait commencé à s’inquiéter pour son avenir, cherchant à éliminer les élites qui lui sont opposées.

La réalité du Royaume change rapidement sous MBS, le prochain roi saoudien. Il essaie d’anticiper des temps plus durs en consolidant le pouvoir autour de lui, en corrigeant ses erreurs, provoquées par l’incompétence de l’armée saoudienne, et par une confiance excessive en celle-ci, aussi bien que dans le soutien américain. Le missile balistique qui a frappé Riyad a été lancé par les Houthis au Yémen après 30 mois de bombardements aveugles par l’armée de l’air saoudienne. Cet acte a montré à quel point le Royaume est vulnérable aux attaques extérieures, même de la part du pays arabe le plus pauvre du monde.

Dans ce contexte, Donald Trump semble tirer parti de la faiblesse des Saoudiens, de leur peur et de la nécessité de renforcer l’alliance contre l’Iran. Ce que le président américain veut en échange du soutien à MBS est aussi simple que cela : des investissements énormes dans l’économie américaine et l’achat d’armes américaines. MBS s’est engagé il y a quelques mois à investir dans l’économie américaine à hauteur de plus de $380 milliards sur dix ans. L’objectif de Trump est de créer de nouveaux emplois chez lui, d’augmenter son PIB et de relancer l’économie, éléments cruciaux pour sa réélection en 2020. Des alliés riches comme l’Arabie saoudite, se trouvant dans une situation difficile, sont un moyen parfait pour atteindre ce but.

Un autre aspect important de la stratégie de MBS concerne l’introduction d’Aramco à la bourse du NYSE ainsi que le passage au yuan pour la vente de son pétrole à la Chine. Les deux décisions sont fondamentales pour les États-Unis et la Chine, et les deux sont grosses de beaucoup de frictions. MBS est actuellement faible et a besoin de tous les alliés et de toute l’aide qu’il peut obtenir. Pour cette raison, une décision à propos Aramco ou du pétro-yuan créerait probablement de gros problèmes avec Pékin et Washington respectivement. La raison pour laquelle MBS est disposé à vendre quelques actions d’Aramco est liée à ses efforts pour renflouer ses finances. Pour cette raison, grâce aux raids sur les comptes et les actifs des personnes arrêtées par MBS, l’Arabie saoudite a levé plus de $800 milliards, un chiffre certainement plus élevé que ce que la vente d’actions Aramco aurait rapporté.

Cette situation permet à MBS de reporter sa décision sur la cotation d’Aramco au NYSE ainsi que sur l’opportunité de commencer à accepter le yuan pour le paiement du pétrole. Cette approche est une manière de temporiser, à la fois avec Pékin et Washington, sans pour autant favoriser l’un par rapport à l’autre. Sur le plan économique, Riyad ne peut pas vendre du pétrole en dollars d’un côté, et accepter le paiement dans une autre devise de l’autre. C’est un scénario de cauchemar. Mais un jour dans le futur, la famille royale saoudienne devra faire un choix.

Le troisième larron dans cette situation est Israël en la personne de Netanyahou, grand ami et défenseur de Donald Trump depuis le début de sa campagne électorale. Avec la victoire de Trump, le leader israélien a rentabilisé  l’investissement qu’il avait fait sur lui. En effet, depuis que Trump a gagné les élections, les États-Unis ont eu des mots durs contre l’Iran, se détournant de l’approche positive adoptée par Obama, qui avait réussi à réaliser l’accord nucléaire iranien. Néanmoins, le Premier ministre israélien a dû faire face à de nombreux problèmes chez lui, avec une majorité parlementaire étroite et plusieurs membres de son gouvernement sujets à des enquêtes pour corruption.

Donald Trump a poursuivi une politique très agressive contre Téhéran pendant la campagne électorale, puis a annulé l’accord nucléaire iranien il y a quelques semaines. La décision est maintenant au Congrès pour certification, avec une médiation difficile entre les alliés européens (autres que la Chine et la Russie), qui s’opposent à la fin de l’accord, et les Israéliens, qui peuvent compter sur le soutien de nombreux sénateurs grâce à leurs actions de lobbying. Israël, pour sa part, voit dans l’Arabie saoudite et dans MBS le chaînon manquant entre le wahhabisme saoudien et le sionisme israélien. Différents télégrammes privés diffusés à la presse ont montré comment les diplomates israéliens dans le monde ont été chargés de soutenir les accusations saoudiennes d’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures libanaises.

Les intérêts de MBS et de Netanyahou semblent bien s’accorder en Syrie, au Yémen et en ce qui concerne l’Iran et le Hezbollah. Les deux pays ont un destin commun en vertu du fait que ni l’un ni l’autre ne peut traiter seul de manière décisive avec le Hezbollah en Syrie ou au Liban, sans parler de l’Iran. Rouhani lui-même a déclaré que l’Iran craint uniquement la force et le pouvoir américains, sachant que l’Arabie saoudite et Israël sont incapables de vaincre Téhéran.

Le soutien de Trump aux arrestations ordonnées par MBS dans son pays est basé sur un certain nombre de facteurs. Le premier concerne les investissements dans l’économie qui seront réalisés comme le veut l’Amérique. L’autre, certainement moins connu, concerne la bataille souterraine qui se déroule entre les élites occidentales depuis des mois. Bon nombre des soutiens financiers principaux de Hillary Clinton sont des milliardaires saoudiens arrêtés par MBS, possédant des stock-options dans diverses grandes banques, compagnies d’assurance, groupes d’édition, et groupes de médias américains, tous ouvertement anti-Trump. En ce sens, la poursuite de la lutte de Trump contre une partie de l’élite américaine peut être constatée dans le blocage de la fusion entre AT & T et Time Warner impliquant CNN.

Trump semble accompagner les appels saoudiens et israéliens à la guerre avec des intentions multiples, potentiellement un plan plus vaste d’accord régional entre les parties.

Au niveau régional, Trump a d’abord soutenu la croisade saoudienne contre le Qatar, qui s’est terminée sans que Riyad n’obtienne satisfaction sur aucune des demandes avancées. Pendant la crise, Doha s’est approché de Téhéran et de Moscou, qui ont immédiatement profité de la situation pour établir des relations commerciales et entamer des négociations avec le Qatar pour qu’il tempère son influence terroriste dans la région, en particulier dans le conflit syrien. La Turquie et le Qatar ont pratiquement annoncé une alliance militaire, cimentant un nouveau front comprenant la Chine, la Russie, l’Iran, la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Irak et le Qatar, maintenant tous du même côté de la barricade, opposés aux diktats saoudiens et aux efforts israéliens pour fomenter une guerre contre l’Iran.

Avec le retrait américain de la région, qui paraît de plus en plus évident au vu de la réticence de Trump à s’embarquer dans un conflit au Moyen-Orient, Israël et l’Arabie saoudite amplifient leurs gémissements désespérés contre l’Iran, observant comment les victoires de l’axe de la résistance ont conduit Téhéran à dominer la région avec ses alliés. La visite du roi Salman en Russie et les quatre rencontres entre Poutine et Netanyahou donnent une idée de la capitale qui est en charge de la région. Tout cela représente un changement historique qui isole davantage Riyad et Tel Aviv, deux pays qui sont au cœur du chaos et de la terreur.

La tentative saoudienne d’isoler le Qatar a échoué lamentablement, et l’effort continu pour dépeindre l’Iran comme la principale cause de tension dans la région semble avoir atteint un point de non-retour, avec la dernière acrobatie impliquant Hariri. Les sunnites, les chrétiens et les chiites sont d’accord sur un point seulement : que le Premier ministre doit rentrer chez lui, au Liban. Riyad souhaite faire éclater une nouvelle guerre civile dans la région, Israël espérant profiter du chaos pour attaquer le Hezbollah. Cela n’arrivera pas, et la déception de la Maison des Saoud et du Premier ministre israélien n’y changera rien. Sans le feu vert de Washington et la promesse de l’oncle Sam d’intervenir aux côtés de ses alliés au Moyen-Orient, les Israéliens et les Saoudiens sont conscients qu’ils n’ont ni les moyens ni la force d’attaquer l’Iran ou le Hezbollah.

Trump joue un jeu dangereux. Mais il semble y avoir un certain degré de coordination avec les autres géants sur la scène internationale. Le point principal est qu’il est impossible pour Washington de participer activement à un conflit dans la région ou de changer le cours des événements de manière significative. Le discours sur la « Fin de l’histoire » s’est éteint depuis des années. L’influence américaine est en déclin, Xi Jinping et Poutine ont montré un grand intérêt pour l’avenir de la région. Ces derniers mois, les militaires russes et iraniens, ainsi que l’emprise économique chinoise sur la région, ont manifesté une intention collective de remplacer les années de guerre, de mort et de chaos par la paix, la prospérité et la richesse.

MBS et Netanyahou ont du mal avec ce nouvel environnement qui intronisera inévitablement l’Iran comme hegemon dans la région. Le temps presse pour Israël et l’Arabie saoudite, et les deux pays sont confrontés à d’énormes problèmes internes tout en étant incapables de changer le cours des événements dans la région sans la pleine intervention de leur allié américain, ce qui est pratiquement impossible de nos jours.

Le nouveau cours du monde multipolaire, ainsi que la politique America First de Trump, semblent avoir frappé le plus durement les pays qui ont tout misé sur la domination économique et militaire continue des États-Unis dans la région. D’autres pays comme le Qatar, le Liban et la Turquie ont commencé à comprendre le changement historique en cours, et ont lentement opéré leur reconversion, réalisant dans le processus les avantages d’un ordre mondial multipolaire, plus propice à une coopération mutuellement bénéfique entre les pays. Plus l’Arabie saoudite et Israël poussent à la guerre contre l’Iran, plus ils s’isolent. Cela servira à les rapprocher du bord de l’abîme.

Federico Pieraccini