14 novembre 2017

WWIII : Saad Hariri est en danger. Quels Droits de l'Homme en Arabie Saoudite ?, sinon la Loi des Princes et maintenant l'épurat

LAOSOPHIE par opposition à Démosophie

Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

WWIII : Saad Hariri est en danger. Quels Droits de l'Homme en Arabie Saoudite ?, sinon la Loi des Princes et maintenant l'épuration.

Publié le 14 novembre 2017 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Salmane-ben-Abdel-Aziz

WWIII : Saad Hariri est en danger, peut-être mort!. Quels Droits de l'Homme en Arabie Saoudite ?, sinon la Loi des Princes et maintenant l'épuration. Salmane ben Abdelaziz Al Saoud est toujours roi d'Arabie saoudite, mais dans les milieux autorisés, on s'inquiète de sa santé.

Mohammed ben Salmane Al Saoud, né le 31 août 1985 à Riyad, est le prince héritier et le vice-Premier ministre d'Arabie saoudite depuis le 23 juin 2017. Issu de la dynastie saoudienne, fils du roi Salmane et petit-fils d'Ibn Séoud, fondateur du royaume, Mohammed ben Salmane, parfois désigné par ses initiales MBS, est aussi depuis janvier 2015 le plus jeune ministre de la Défense au monde et président du Conseil économique et de développement.

Le 4 novembre 2017, nommé à la tête d'une commission anti-corruption, il déclenche une purge sans précédent qui voit le limogeage ou l'arrestation de dizaines de princes, ministres et d’hommes d’affaires qui lui assure le contrôle des principaux leviers du pouvoirs au sein du royaume.

Depuis la démission surprise du Premier ministre libanais Saad Hariri le 4 novembre, la France a multiplié communiqués et déclarations de prudence, tout en appelant à préserver l'intégrité et l'unité du Liban. En coulisses, Paris s'active et reconnaît que la crise provoquée par cette démission est "préoccupante". Perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de Saad Hariri, et l'Iran chiite, la crise politique fait craindre à de nombreux observateurs de nouvelles violences, alors que le Liban est un pays aux équilibres communautaires fragiles. 

Dans ce contexte, Paris, allié historique de Beyrouth, tente de jouer le médiateur et de dialoguer avec toutes les parties en présence. "Pour le moment, aucun résultat concret de la diplomatie française n'est encore visible comme un peu partout ailleurs, pour s'être trompé sur tout et emboîter le pas systématiquement sur l'OTAN et le Pentagone [...] ses marges de manœuvre semblent assez faibles", souligne Stéphane Malsagne, agrégé, docteur en histoire (Paris-I) et enseignant à Sciences-Po. spécialiste du Liban.

Macron qui a remercié Mohammad Ben Salmane (rien que le nom aurait dû lui mettre la puce à l'oreille), d'avoir daigné le recevoir malgré son emploi du temps très chargé à faire l'épuration parmi les siens et à compromettre l'équilibre fragile du Liban, s'est contenté de repartir avec un contrat commercial et un chèque inespéré pour les ventes de matériels de Guerre que la France a à proposer pour soumettre ceux qui ne s'inclinent pas devant les Droits de l'Homme et du Citoyen, (qui ne concerne par les sous-hommes comme Hariri, qui à l'heure actuelle est peut-être déjà mort). Macron a quand même tenté de le voir, mais Ben Salmane lui a rétorqué que le service d'étage n'était pas encore été fait dans sa chambre.

Aux dernières nouvelles le Premier ministre Saad Hariri devrait rentrer au Liban "très bientôt", mais voilà pas qu'une fièvre de cheval le terrasse au lit, et c'est pour cela qu'on aurait pas fait sa chambre.

La diplomatie française entend rester sur une ligne officielle de neutralité et de non-ingérence au Liban comme partout ailleurs, comme l’a rappelé Jean-Yves le Drian le 13 novembre. Il s’agit d’une ligne qui n’a pas toujours été respectée au fil des années, mais qui permet à Paris d’apparaître aujourd’hui comme un médiateur privilégié et privé de toutes réunions internationales où l'on parle un peu de Politique. Par contre s'il s'agit de salons privés avec la Première dame de France à Versailles ou ailleurs, nous sommes à la tête de la diplomatie des bonnes manières. Contrairement à Washington, Paris adopte un ton plutôt modéré à l’égard du parti d’Hassan Nasrallah [le Hezzbollah, NDLR]. Fidèle aux principes de la déclaration de Baabda de 2012, la realpolitik française au Liban encourage les solutions politiques privilégiant la stabilité, le dialogue et le respect des institutions, y compris quand elles intègrent des alliés ou des membres du parti chiite. 

Comme aucun compromis au Liban ne passe sans un accord entre Riyad et Téhéran, Paris cherche à s’entretenir avec les deux parties antagonistes. Emmanuel Macron s’est rendu dans un premier temps en Arabie saoudite lors d’une visite improvisée. Il reçoit le 14 novembre Gebran Bassil, le ministre des Affaires étrangères libanais et président du Courant patriotique libre fondé en 1992 par l’actuel président Michel Aoun. Il s’agit d’un parti proche du Hezbollah, lui-même allié fidèle du régime iranien. Il faut rappeler que le parti chiite continue à soutenir par les armes le régime syrien de Bachar al-Assad. Emmanuel Macron envisage lui-même de se rendre prochainement en Iran, à l’invitation du président Rohani, ce qui serait la première visite d’un chef de l’Etat français à Téhéran depuis 1971.

En publiant rapidement un communiqué le jour-même de la démission de Saad Hariri, le Quai d'Orsay a-t-il eu conscience d’un risque pour la région ?

Paris a compris très vite le danger potentiel d’une "guerre des axes" dévastatrice qui se jouerait désormais sur le terrain libanais. Le 6 novembre, par l’intermédiaire du Groupe international de soutien au Liban (GIS), le gouvernement français a exprimé son inquiétude face à la situation en cours. Les membres du GIS ont salué la réaction calme et mesurée des dirigeants libanais face aux circonstances et ont insisté sur l’importance du maintien de la continuité des institutions étatiques et du respect du calendrier électoral, les premières élections législatives depuis huit ans étant prévues au Liban en 2018. Le 7 novembre, l’ambassadeur Foucher a insisté publiquement auprès du mufti de la République sur une nécessaire unité du Liban, reconnaissant indirectement que celle-ci était désormais menacée. 

Comment s'est activé Paris en coulisses ? 

A la différence de la diplomatie américaine, la diplomatie française a montré rapidement un activisme remarquable dès l’annonce de la démission du 4 novembre. Le 9 novembre, Bruno Foucher est reçu à Baabda par Michel Aoun. Puis, c’est Emmanuel Macron lui-même qui a pris personnellement le dossier en main avec sa visite surprise à Riyad le 9 novembre, son entretien téléphonique avec Michel Aoun le 11 novembre et la réception prévue le 14 novembre à Paris du ministre libanais des Affaires étrangères.

Nous sommes, on le voit, dans une séquence diplomatique serrée où se multiplient les initiatives françaises.

Quels ont été les résultats obtenus par Paris ? 

Emmanuel Macron a tenté un "coup diplomatique" en se rendant à l’improviste à Riyad. Pour le moment, aucun résultat concret de la diplomatie française n’est encore visible. L’interview dans des conditions aujourd’hui discutées de Saad Hariri à la télévision libanaise le 12 décembre et l’annonce de son retour rapide à Beyrouth, ont pourtant donné le sentiment d’une désescalade possible dans la crise en cours. Cependant, rien ne permet d’affirmer que la médiation française en soit responsable. Emmanuel Macron à Riyad a plaidé pour une liberté de mouvement de Saad Hariri qui se trouve toujours pour le moment en Arabie saoudite malgré son intention de revenir au Liban. Il n’a du reste pas été possible au chef de l’Etat français de rencontrer le Premier ministre libanais démissionnaire, les autorités saoudiennes craignant probablement des conversations privées qu’elles n’auraient pas été en mesure de contrôler.

En outre, Saad Hariri a déclaré qu’il rentrerait au Liban pour présenter officiellement au président Aoun sa démission, mais s’est dit prêt à revenir sur sa décision au cas où le Hezbollah réduirait ses prétentions sur le jeu politique libanais. Depuis Riyad, il joue en quelque sorte la carte de l’homme providentiel, mais on voit mal dans la situation actuelle comment il pourrait résoudre une telle équation qui suppose que le parti chiite accepte de renégocier avec lui.

Au mieux, la diplomatie française peut-elle espérer aujourd’hui un retour à une forme de statu quo (refusé par Saad Hariri lui-même), ce qui n’atténuerait en rien les tensions actuelles.

De quels atouts dispose la France pour jouer un rôle ? 

La France cherche à l’évidence à repositionner sa diplomatie moyen-orientale au premier plan à partir du terrain libanais et sa force vient de sa capacité à dialoguer avec toutes les parties en présence. Les relations en apparence amicales entre Emmanuel Macron et Donald Trump pourraient constituer un atout pour modérer les ardeurs d’un président américain très hostile au Hezbollah, poussé en ce sens par l’Arabie saoudite et Israël. L’ambassadeur Bruno Foucher lui-même est un bon connaisseur du théâtre iranien pour avoir dirigé l’ambassade de France à Téhéran (2011-2016).

De plus, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, des conseillers influents qui ont travaillé au préalable sur le terrain libanais lors de moments critiques ont intégré l’Elysée (Aurélien le Chevalllier), le Quai d’Orsay (Emmanuel Bonne) et la DGSE (Bernard Emié). Il n’est pas impossible qu’ils contribuent actuellement à piloter en partie l’activisme de la politique française au Liban.

Depuis la fermeture de l’ambassade de France à Damas en 2012, le Liban est un poste d’observation privilégié de Paris pour la gestion des affaires du Moyen-Orient (en particulier pour la Syrie et l’Irak).

Pour des raisons historiques, la France qui a toujours œuvré pour le maintien de la stabilité et la souveraineté du pays qui fut son ancien mandat (1920-1946) ne pouvait donc rester indifférente face à la crise en cours.

Les principales faiblesses de la diplomatie française restent malgré tout son faible poids sur le jeu politique libanais essentiellement piloté aujourd’hui depuis Téhéran et Riyad.

Quelles sont ses marges de manœuvre et ses moyens de pression ?

Il semble qu’elles sont assez faibles. Le régime saoudien reste très lié à Washington et Donald Trump a récemment affirmé son "entière confiance dans le roi Salmane et le prince héritier d’Arabie saoudite". Paris semble faire peu le poids face à la détermination de Riyad à affaiblir le Hezbollah au Liban avec la bénédiction des Etats-Unis et d’Israël. Après les défaites territoriales de Daech en Irak et en Syrie, et en raison de la progression des milices chiites en Irak, un axe Riyad-Washington-Tel-Aviv s’est constitué qui entend bien régler par des moyens militaires la question du Hezbollah au Liban.

La France a perdu récemment beaucoup de terrain sur le marché de l’armement saoudien et ses moyens de pression sont limités sur le régime, d’autant qu’elle attend de Riyad une aide financière pour la force du G5 Sahel. François Hollande lui-même avait échoué en 2016 à débloquer le dossier de la présidentielle libanaise. 

Avec l’Iran, on voit bien aussi toute la difficulté actuelle d’Emmanuel Macron dans sa politique de fermeté avec Téhéran à propos de son programme balistique. Les propos du président français ont irrité Téhéran.

La France tente de jouer actuellement le rôle de puissance tampon et médiatrice dans la crise libanaise, mais n’a que son soft power à offrir.

La visite d’Emmanuel Macron à Riyad semble avoir illustré déjà une forme de limite de l’activisme français, même si les régime saoudien et iranien ont déclaré officiellement ne pas vouloir s’en prendre au théâtre libanais. Les liens entre la France et la famille Hariri ne sont plus à démontrer, mais Paris ne semble pas avoir les moyens de remettre en scène Saad Hariri, lequel continue à proclamer sa liberté de mouvements.

Les relations franco-libanaises se sont-elles consolidées depuis l’élection d’Emmanuel Macron ? 

Depuis l’indépendance du Liban, les relations franco-libanaises ont toujours été marquées par un très haut degré de coopération dans tous les domaines (culturels, économiques, commerciaux et militaires). C’est une constante de la présence française au Liban que la France veut continuer à maintenir à n'importe quel prix.

Rappelons que le Liban est le seul pays du Moyen-Orient dans lequel la France a maintenu en continu une ambassade depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qu’à l’époque de la crise de Suez (1956), le Liban est le seul Etat arabe qui a refusé de rompre ses relations diplomatiques avec Paris du fait que le nombre de Libanais en France dans des emplois clés aurait pu en pâtir.

L’élection à la présidence de la République de Michel Aoun (avec l’appui du Hezbollah) et d’Emmanuel Macron a paradoxalement contribué à un certain resserrement des liens entre Paris et Beyrouth. Avant son élection, le candidat Macron avait trouvé auprès du général Aoun une forme de reconnaissance internationale sur la scène moyen-orientale, même si l’actuel président libanais proche du Hezbollah et élu péniblement après une très longue période de vacance présidentielle n’était assurément pas le candidat naturel de la France qui aurait préféré voir l’émergence d’une nouvelle génération de leaders au Liban qui ne trouve aujourd’hui toujours pas sa place.

La visite officielle du président libanais en septembre à Paris n’a fait que renforcer la volonté de coopération entre Paris et Beyrouth. C’est la politique que relaie actuellement Bruno Foucher, l’actuel ambassadeur de France au Liban nommé à l’été 2017. Les dossiers en cours sont nombreux entre les deux pays (réfugiés syriens, coopération militaire, économique et culturelle). Emmanuel Macron doit lui-même se rendre en visite officielle à Beyrouth au premier semestre 2018.

Les libanais transfèrent des biens et des services vers la France, en achetant massivement depuis la France pour la communauté Libanaise Française d'environ un million de personne, vu ce qui se passe chez eux. La France se maintient parmi les tous premiers partenaires commerciaux du Liban. D’après les Douanes françaises, le volume des échanges commerciaux entre la France et le Liban a atteint 934 M€ en 2016, soit une diminution de 11% par rapport à 2015.  Structurellement favorable à la France, le solde de la balance commerciale franco-libanaise s’est établi à 838 M€ en 2016 (contre 944 M€ en 2015). Le Liban représentait le quatorzième excédent commercial de la France dans le monde en 2016 et le deuxième au sein de la zone Proche-Orient, derrière l’Egypte.

Propos recueillis par Sarah Diffalah.

Israël instrumente la démission d’Hariri pour provoquer une guerre

Dimanche 5 novembre 2017, sayyed Hassan Nasrallah, intervenant dans une allocution en différé, a observé l’incongruité de la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, non pas depuis le Liban, mais depuis l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad en présence de « MBS ». Il a accusé l’Arabie saoudite d’ingérence dans les affaires intérieures libanaises.

Lundi 6 novembre au matin, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Jubair, déclarait sur CNN que le tir d’un missile par les rebelles Houthis contre l’aéroport de Riyad était un acte de guerre. Puis, son adjoint, le ministre des Affaires du Golfe Thamer al-Sabhan, qualifiait sur Al-Arabiya cette fois le discours d’Hassan Nasrallah de « déclaration de guerre contre l’Arabie saoudite ».

Selon la chaîne de télévision israélienne 10, le gouvernement Netanyahu a adressé dans l’après-midi, un câble à toutes ses ambassades pour leur demander :
- d’entreprendre un lobbying auprès du gouvernement auquel elles sont attachées afin de lui expliquer le point de vue israélien sur la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri. Ce type de démarche est très rare.
- de persuader le gouvernement que cette démission prouve à quel point l’Iran et le Hezbollah sont dangereux pour la sécurité du Liban.
- d’affirmer que cette démission dément l’argument selon lequel la participation du Hezbollah au gouvernement libanais stabilise le pays.
- de soutenir l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les rebelles Houthis du Yémen et d’affirmer que le tir de missile contre l’aéroport de Riyad appelle à renforcer la pression contre l’Iran et le Hezbollah.

De fait, la presse internationale traite la démission de Saad Hariri indépendamment du coup de Palais qui a suivi à Riyad, alors qu’au contraire tous les éléments révélés depuis conduisent à penser que cette démission n’était qu’un élément du coup de Palais et donnent raison à Hassan Nasrallah.

Israël n’envisage pas d’attaquer une nouvelle fois le Hezbollah compte tenu des risques militaires et diplomatiques d’une telle opération. Mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu pousse l’Arabie saoudite à attaquer à sa place la Résistance libanaise et prépare l’opinion publique internationale en ce sens.

WASHINGTON (JTA) – Qui est MBS ? Pourquoi le Premier ministre libanais a-t-il démissionné – et pourquoi en Arabie saoudite ? Que fait le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en Arabie saoudite ? Où est Jared Kushner dans tout cela ? Et qu'est-ce que tout cela signifie pour Israël ?

La semaine a été mouvementée au Moyen-Orient et, pour une fois, les deux faits révolutionnaires – qui n’en sont peut-être qu’un seul, mais nous y reviendrons – n’impliquent pas directement Israël.

Mohammed ben Salmane (ou MBS, son acronyme), le prince héritier saoudien récemment nommé, a placé un nombre de ses rivaux sous assignation à résidence de luxe, et Saad Hariri, le Premier ministre du Liban, a démissionné, disant que son pays n’est pas gérable tant que l’Iran s’ingérait dans ses affaires..

Mais évidemment, Israël est impliqué : Y-a-t-il des événements au Moyen-Orient qui n’impliquent pas Israël ?

Que s’est-il passé ? Partie I

Mohammed, 32 ans, a été nommé prince héritier par son père, le roi Salmane, en juin. Ce fut un bouleversement en soi, car la succession est un processus obscure et délicat visant à préserver l’équilibre parmi la confusion des descendants du fondateur du royaume, Abdulaziz. La déclaration de Salman que son fils lui succéderait a grandement secoué la famille.

Déjà ministre de la Défense depuis 2015, le prince héritier Mohammed s’est empressé de préciser qu’il était dirigeant (son père étant malade). En tant que prince héritier, il a placé son prédécesseur en résidence surveillée, a exprimé à plusieurs reprises son désir de moderniser le royaume et a tenu sa promesse lorsque son père a décrété que les femmes pourraient désormais conduire.

Ivanka Trump et Jared Kushner à la Cour royale saoudienne de Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Ce week-end, il a rassemblé 11 princes et d’autres douzaines de hauts fonctionnaires et les a placés en résidence surveillée, beaucoup au Ritz Carlton de Ryad. Officiellement, le père et le fils réprimaient la corruption.

Que s’est-il passé ? Partie II

Devinez qui d’autre était à Ryad ? Hariri, le Premier ministre libanais soutenu par l’Arabie saoudite. Ancien Premier ministre, il a dit qu’il démissionnait parce que l’Iran contrôle le pays à travers son allié, le Hezbollah, et qu’il craignait pour sa vie.

Le Hezbollah contrôle une milice terroriste qui éclipse l’armée libanaise. On pense généralement qu’il a tué en 2005 le père de Hariri, Rafik, qui était également Premier ministre.

Alors pourquoi s’arrêter maintenant ?

Il s’agit peut être de la même histoire.

Depuis qu’il est devenu ministre de la Défense en 2015, le prince héritier est à l’origine d’une tentative saoudienne agressive visant à réaffirmer sa domination dans la région face à un Iran de plus en plus autoritaire. Il conduit la guerre de l’Arabie saoudite avec les rebelles Houthi soutenus par l’Iran au Yémen. Sortir Hariri du Liban est un élément d’une stratégie plus large visant à maintenir l’Iran à l’écart.

Alors qu’il guide l’Arabie Saoudite vers des affrontements plus audacieux avec l’Iran dans la région, le prince héritier peut estimer qu’il a besoin de consolider son pouvoir à la maison.

« MBS a adopté une approche très affirmée à l’égard de la politique étrangère saoudienne », a déclaré Tamara Cofman Wittes, chercheur principal au Center for Middle East Policy de la Brookings Institution. « Cela se passe simultanément avec ses efforts pour consolider le contrôle interne. »

Alors, l’Arabie saoudite affronte l’Iran – c’est bon pour Israël, n’est-ce pas ?

Le gouvernement israélien semble le penser. Ron Dermer, son ambassadeur à Washington, a déclaré lundi au Conseil américain israélien qu’il était « plus optimiste maintenant parce que je vois un changement dans la région ».

Dermer ne faisait pas directement référence aux événements du week-end mais à des changements plus larges. Néanmoins, il était significatif qu’il ait livré ce qui est devenu un message familier du Premier ministre Benjamin Netanyahu après la démission de Hariri et la purge au royaume de Ryad.

De gauche à droite : Yaakov Nagel, conseiller à la sécurité nationale, Eliezer Toledano, attaché militaire du Premier ministre, Yoav Horovitz, directeur de cabinet du Premier ministre, Ron Dermer, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la Blair House de Washington, D.C., le 13 février 2017. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)

« Les gouvernements arabes ne sont pas là où ils étaient il y a cinq ans, ni il y a 10

 ou 15 ans, parce qu’ils considèrent que nos intérêts sont alignés sur les leurs », a déclaré Dermer cité par le Jewish Insider. « Beaucoup de choses se passent sous la surface, beaucoup de choses remarquables. »

La Dixième chaîne israélienne a rapporté aux diplomates un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères qui énumérait les points de discussion pro-saoudiens sur la démission de Hariri et sur l’intervention du royaume au Yémen.

Jonathan Schanzer, vice-président de la Fondation pour la défense des démocraties, a déclaré que le gouvernement Netanyahu saisissait une opportunité évidente.

La démission de Hariri « est juste un indicateur de plus d’une architecture régionale possible qui pourrait être construite entre les Etats sunnites et Israël », a-t-il dit. « Si MBS parvient à créer une Arabie saoudite moderne, on peut imaginer une Arabie saoudite quelque part où Israël et l’Arabie saoudite pourraient avoir des liens ouverts. »

Schanzer a averti, cependant, « mais nous sommes dans les premiers temps. »

Nimrod Novik, un ancien négociateur de paix israélien, a déclaré que l’invocation soudaine d’Abbas par l’Arabie saoudite était un autre signe positif signalant la position modératrice du prince héritier Mohammed.

Novik, qui est maintenant membre d’Israël du Forum politique israélien, a déclaré qu’il était significatif que la convocation intervienne une semaine après une visite tranquille en Arabie Saoudite de Kushner, gendre et conseiller principal du président Donald Trump. L’administration Trump veut qu’Abbas réaffirme le contrôle de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas.

L’Arabie Saoudite, qui travaille avec d’autres modérés sunnites en Egypte, aux Emirats Arabes Unis et en Jordanie, demande à Abbas de prendre les risques nécessaires en lui offrant un « gilet pare-balles », comme l’a dit Novik, offrir seulement un soutien qualifié pour les mouvements de paix israélo-palestiniens.

« J’aurais aimé être une mouche sur le mur » à Ryad, a-t-il dit.

Ne nous emballons pas ...

Il y a beaucoup de risques pour Israël dans le récent bouleversement.

Daniel Shapiro, un ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’Institut d’études de sécurité nationale en Israël, a déclaré qu’Israël devrait se méfier d’une guerre avec le Hezbollah, une attaque qui porterait atteinte au Hezbollah, un objectif clé du prince héritier Mohammed, mais qui coûterait peu à l’Arabie Saoudite et à Israël.

« Israël et l’Arabie saoudite peuvent être stratégiquement alignés » en cherchant à contenir l’Iran, a déclaré Shapiro, « mais ils ne sont pas tactiquement alignés ».

Daniel Shapiro, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, parlant à l’Institut d’études de sécurité nationale à Tel Aviv, le 9 novembre 2016 (Crédit : Andrew Tobin / JTA)

« Cela pourrait accélérer la confrontation que le Hezbollah veut déjà avec Israël parce que [la guerre avec Israël] serait un événement unificateur » pour les Libanais, a dit Shapiro.

Lori Plotkin Boghardt, chercheuse sur le Golfe Persique à l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, a déclaré que les Saoudiens pourraient être en train de se coordonner avec Israël dans les coulisses, mais il n’y a pas encore de raisons de rendre la relation ouverte. son collègue Simon Henderson, se joignant à elle dans une conférence téléphonique pour les journalistes, a déclaré qu’il restait beaucoup de raisons pour garder cette relation privée, l’opinion populaire surtout, notant l’accueil hostile des athlètes israéliens lors d’une compétition de judo à Abu Dhabi.

« C’est une indication de la difficulté de vendre une politique pro-israélienne à ces personnes », a-t-il déclaré.

Qu’en est-il de Jared ?

M. Kushner a déclaré que sa visite en Arabie Saoudite avait simplement pour but de faire avancer la paix israélo-palestinienne. Jason Greenblatt l’accompagnait à Ryad, dont la mission est de négocier la paix. Greenblatt continua vers Israël et les zones palestiniennes.

L’Iran préfère voir une conspiration. Javad Zarif, son ministre des Affaires étrangères, a déclaré sur Twitter que la visite de Kushner « a conduit à la démission bizarre d’Hariri à l’étranger ».

David Ignatius, chroniqueur du Washington Post connu pour ses sources profondes dans la communauté du renseignement américain, a écrit après les événements de Riyad que « ce n’est probablement pas un hasard si le mois dernier, Jared Kushner, conseiller principal et gendre de Trump, a visité personnellement à Ryad. On dit que les deux princes sont restés debout jusqu’à quatre heures du soir, échangeant des histoires et planifiant leur stratégie. »

Trump a peut-être stimulé les théories de la conspiration lundi soir quand il a tweeté son soutien à la répression du prince héritier Mohammed.

« J’ai une grande confiance dans le roi Salman et le prince héritier d’Arabie Saoudite, ils savent exactement ce qu’ils font », a-t-il déclaré sur Twitter.

Brookings Institution’s Wittes a déclaré que MBS ne faisait rien d’autre que Kushner ou que quelqu’un d’autre dans l’administration Trump, mais remplissait plutôt un vide créé par ce qui semblait parfois être une politique étrangère américaine sans direction.

« Le gouvernement américain ne met rien sur la table », a-t-elle déclaré. « En l’absence de cela, ce que vous voyez, c’est qu’Israël et l’Arabie Saoudite essaient d’attirer les Etats-Unis dans la région. »

Arabie Saoudite – Le « réformateur libéral » est un tyran impulsif

Il devient de plus en plus difficile de dissimuler le bazar engendré par le prince clown saoudien Mohammad bin Salman. La propagande sur le « réformateur libéral » est trop éloignée de son comportement manifestement tyrannique.

Le prince clown de la barbarie saoudienne aurait pratiquement enlevé le Premier ministre libanais, l’aurait obligé à démissionner de ses fonctions en lui faisant du chantage, et le maintiendrait depuis en résidence surveillée. C’est une attaque sans précédent contre la souveraineté du Liban et de tous les autres pays. Pourtant, les Etats-Unis et certains dirigeants européens prétendent lâchement que Saad Hariri est libre d’aller où il veut:

Un responsable français a déclaré que le Premier ministre libanais, Saad Hariri, avait dit à des ambassadeurs étrangers qu’il n’était pas prisonnier en Arabie saoudite où il se terre depuis son étrange démission.

Un responsable du bureau du président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi que les ambassadeurs français et américains en Arabie saoudite avaient rencontré Hariri, et que Hariri « dit qu’il n’est pas prisonnier, le prince (héritier saoudien) dit qu’il n’est pas prisonnier ». 

Macron a effectué une visite surprise en Arabie saoudite jeudi soir et a rencontré le prince héritier, notamment au sujet de la montée des tensions au Liban, un ancien protectorat français.

Hariri n’est peut-être pas « prisonnier », mais il n’est pas plus libre de quitter sa résidence actuelle que Julian Assange, n’est libre de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres.

Macron n’a même pas rencontré Hariri, il a filé tout droit aux Émirats arabes unis pour signer la vente inattendue de deux corvettes françaises. Le président des EAU, Mohammed bin Zayed, est le mentor du prince clown saoudien Mohammed bin Salman. Macron a encaissé les trente deniers et a abandonné Hariri et le Liban à leur sort.

Il est évident que Hariri ne s’est pas rendu en Arabie Saoudite samedi dernier avec l’intention de démissionner de son poste:

Hariri avait prévu des réunions à Beyrouth le lundi suivant – avec le FMI, la Banque mondiale, et une série de discussions sur l’amélioration de la qualité de l’eau; ce n’est pas exactement le planning d’un homme qui a prévu de démissionner de son poste de premier ministre.

La version ci-dessous de la rencontre de Hariri avec l’ambassadeur des États-Unis et de la France est différente de la version officielle citée plus haut :

Hariri, qui est citoyen du Liban et de l’Arabie saoudite, a rencontré les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de l’Union européenne et le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, mercredi et jeudi, à sa résidence de Riyad. D’autres diplomates occidentaux, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ont déclaré que ces envoyés avaient eu, eux aussi, le sentiment  qu’il ne pouvait pas s’exprimer librement.

Même le porte-parole du département d’État a laissé échapper que Hariri n’est pas libre d’aller où il veut :

« Nous l’avons vu. En ce qui concerne les conditions de sa détention ou les conversations entre l’Arabie saoudite et le Premier ministre Hariri il faut vous adresser au gouvernement de l’Arabie saoudite et au bureau de M. Hariri. »

Le parti politique de M. Hariri au Liban s’est joint à son ennemi, le Hezbollah, et au président chrétien Aoun pour demander à Hariri de revenir et de s’expliquer devant le peuple libanais:

« Le retour du chef du gouvernement libanais, du leader national et du chef du mouvement al-Mustaqbal, Saad Hariri, est nécessaire pour rétablir le respect de l’équilibre libanais à l’intérieur du pays comme à l’étranger, dans le plein respect de la légitimité libanaise incarnée par la Constitution et l’Accord de Taëf, et dans le respect des légitimités arabes et internationales », a déclaré Mustaqbal dans une déclaration publiée à l’issue d’une réunion d’urgence de son bloc parlementaire et son bureau politique.

Les Saoudiens ont dit à leurs citoyens de quitter le Liban. Leurs alliés, le Koweït, les EAU et Bahreïn ont suivi. Il y a eu quatre recommandations de ce type au cours des cinq dernières années et la décision n’est pas importante en soi. Si les Saoudiens se mettaient à bloquer le flux d’argent du Golfe vers le Liban ou autre chose de ce genre, les dommages économiques seraient bien plus importants pour le Liban. Si les pays du Golfe expulsaient les travailleurs libanais, les dommages économiques seraient énormes pour le Liban. Mais ces travailleurs libanais sont les gens qui dirigent les entreprises dans les États du Golfe. Sans les 160 000 comptables et gestionnaires libanais, l’économie saoudienne s’effondrerait probablement.

Tout cela ressemble comme deux gouttes d’eau à la grotesque campagne saoudienne contre le Qatar. Le Saoudien a mis en œuvre une décision impulsive et hostile sans avoir réfléchi à ses conséquences. Il s’est rapidement retrouvé à court de munitions, mais n’a pas trouvé le moyen de résoudre le problème sans perdre la face.

Dans leur lâcheté, la France et d’autres pays couvrent aussi la famine causée au Yémen par le prince clown. Les vols de l’ONU apportant au Yémen des fournitures médicales, de la nourriture et des produits de première nécessité sont bloqués par les autorités saoudiennes. Les ports d’expédition de nourriture sont bloqués. Les responsables de l’ONU ne cessent d’alerter sur l’imminence d’une famine de grande ampleur et implorent tout le monde d’intervenir. Mais ni Macron, ni aucun politicien « occidental », n’ont entendu leurs appels.

Pendant ce temps, la purge du tyran saoudien pour se débarrasser de toute éventuelle concurrence interne se poursuit. Quelque 500 personnes ont été arrêtées, les plus importantes étant détenus au Ritz Carlton de Riyad. L’hôtel a été « réservé » jusqu’à la fin du mois de janvier. Mais ses 300 chambres ne suffisent pas à contenir le tas croissant de déchets argentés. L’hôtel Mariott voisin a également été réservé par les autorités saoudiennes. Les clients réguliers ont été invités à quitter Hotel. C’est le signe que la campagne de purge va se poursuivre.

Un aspect important de la purge est le vol sans foi ni loi qui en fait partie. Toutes les personnes arrêtées sont accusées de « corruption ». C’est un pays où on considère que c’est un droit héréditaire de la classe dirigeante de bénéficier de tous les contrats d’État. Selon le Wall Street Journal, les gens qui entourent Mohammed ben Salmane Al Saoud (MbS) s’attendent à voler jusqu’à 800 milliards de dollars d’actifs aux hommes d’affaires ultra riches et aux princes qu’ils ont maintenant sous leur contrôle. Ils auront probablement besoin de cet argent pour maintenir le pays à flot:

Même seulement une partie de ce montant pourrait aider les finances de l’Arabie saoudite. Une période prolongée de bas prix du pétrole a contraint le gouvernement à emprunter de l’argent sur le marché obligataire international et à entamer largement les réserves de devises du pays, qui sont passées de 730 milliards de dollars en 2014 à 487,6 milliards de dollars en août.  […]

La banque centrale a envoyé une liste de centaines de noms à des prêteurs, leur demandant de geler tous les comptes qu’ils possèdent, selon des sources bien informées [ …]

Par mesure de précaution, les autorités ont interdit à un grand nombre de personnes de quitter le pays, parmi eux des centaines de membres de la famille royale et de personnes liées aux personnes arrêtées, selon des sources bien informées.

Qui voudra investir un sou en Arabie Saoudite après une tel racket? Le droit n’est pas respecté et il n’y a pas de tribunaux fiables. Tout est soumis aux caprices d’un seul homme. L’extorsion des riches pourrait remettre un peu d’argent dans les coffres de MbS, mais il ne trouvera plus de sponsors pour ses grandioses projets d’investissement.

Trump a exprimé son soutien total aux opérations saoudiennes. Mais il est clair que la purge intérieure et l’aventurisme belliciste à l’extérieur ne donneront rien de bon. Le secrétaire d’État Tillerson tempère d’ailleurs un peu les envolées démagogiques de Trump. Il alerte MbS sur le traitement de ses prisonniers:

« Je crois comprendre que pour eux, ce ne sont pas vraiment des arrestations ; ils montrent aux gens des preuves de ce qu’ils considèrent comme des actes répréhensibles pour les inciter à s’amender. »

« Cela nous inquiète quelque peu et nous aimerions savoir comment ces individus sont traités au juste », a ajouté Tillerson.

Tillerson a mis en garde Israël contre toute intervention au Liban. Il se positionne dans le camp libanais sur la question de Hariri. Il n’entérine pas la « démission » forcée:

Les Etats-Unis observent « très attentivement » la situation [concernant Hariri], en « soutenant » le gouvernement légitime du Liban » et en « demandant à ceux qui n’y sont pas directement impliqués de ne pas s’en mêler » a-t-il ajouté.

« S’il veut démissionner, comme cela semble être le cas, il doit retourner au Liban pour officialiser son départ. J’espère qu’il le fera, si c’est toujours son intention de quitter le pouvoir, pour que le gouvernement libanais puisse fonctionner correctement », a déclaré Tillerson.

Les deux décisions saoudiennes, concernant le Liban et la purge interne, semblent trop impulsives pour faire partie d’un plan global. Elles commencent à ressembler aux autres « aventures » dans lesquelles MbS s’est lancé au Qatar et au Yémen. Des campagnes sans objectif clair dont les effets secondaires et tertiaires finissent par se retourner contre l’agresseur. Tout cela causera d’énormes dommages à long terme à l’Arabie Saoudite.

Le prince clown va devenir roi d’Arabie Saoudite d’un jour à l’autre. En théorie, il pourrait alors régner pendant 50 ans. Mais il est peu probable que son pays survive à cinq années supplémentaires d’une gestion aussi impulsive et tyrannique. Il est probable qu’un de ses gardes sera assez miséricordieux pour résoudre le problème d’une seule balle.

Complément:

Un autre épisode illustre l’impulsivité de MbS. En 2016, Salman a acheté sur un coup de tête un yacht d’occasion pour 550 millions de dollars (500 millions d’euros):

En vacances dans le sud de la France, le prince bin Salman a repéré un yacht de 440 pieds flottant au large de la côte. Il a envoyé un assistant pour acheter le navire, le Serene, qui était la propriété de Yuri Shefler, un magnat russe de la vodka. L’accord a été conclu en quelques heures, au prix d’environ 500 millions d’euros (environ 550 millions de dollars aujourd’hui), selon un collaborateur de M. Shefler et un proche saoudien de la famille royale. Le russe a quitté le yacht le même jour.

Le bateau avait été construit en 2007 et lancé en 2011. Son prix était alors de 330 millions de dollars (300 millions d’euros).

Le méga-yacht de 330 millions de dollars, dont on sait qu’il appartient an géant russe de la vodka, Yuri Scheffler, a été vu au large de la côte de Venise, en Californie.

Après cinq ans de bons et loyaux services, il valait sans doute les deux tiers du prix initial. MbS a payé 250% de sa valeur réelle parce qu’il voulait le bateau tout de suite et parce qu’il en avait les moyens. Un homme de trente ans, qui n’a jamais travaillé pour gagner sa vie, a gaspillé 330 millions de dollars pour un achat impulsif. De l’argent qui appartenait légitimement aux peuples de la péninsule arabe. Et c’est ce type-là qui prétend aujourd’hui combattre la « corruption » !

Moon of Alabama | Novembre 10, 2017

Original:http://www.moonofalabama.org/2017/11/saudi-arabia-the-liberal-reformer-reveals-himself-as-an-impulsive-tyrant-.html#more

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