LAOSOPHIE par opposition à Démosophie

Laos signifie le Peuple de DIEU, la Nation prise dans son ensemble. C'est du mot grec LAOS que vient le mot Laïque. Seul le Peuple est souverain. Il est temps de réunir ceux qui veulent redonner le Pouvoir au Peuple de Dieu et au Libre Arbitre des Hommes. (ce Blog non professionnel, ne fait pas appel à la publicité ni à des subventions pour exister , il est gratuit et tenu par des bénévoles).

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WWIII : dès la fin de la WWII, l'Union Soviétique devait être rasée par le Pentagone, 70 ans plus tard cela va être fait sous prétexte "ils ne nous ont pas aidé à vaincre Pyongyang, et ils sont leurs amis".

Publié le 5 novembre 2017 par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : dès la fin de la WWII, l'Union Soviétique devait être rasée par le Pentagone, 70 ans plus tard cela va être fait sous prétexte "ils ne nous ont pas aidé à vaincre Pyongyang, et ils sont les amis d'un état corsaire". "En fait ils nous ont doublé sur toutes les parties, ils se sont arrogés des victoires sur notre dos, et ils ont pris l'initiative, d'être non pas le gendarme du Monde, qui n'a rien d'un gendarme, mais d'un dépeceur, et nous ne voulons pas que cela soit, aussi comme deux puissances nucléaires qui se respectent et qui sont au même niveau de puissance, il y en a une de trop, et c'est pour cela que la dissuasion n'a pas marché, et que nous devons opérer."

"Personnellement, moi Trump, la dernière trompette de l'Apocalypse Nucléaire, je viens pour m'assurer que la Russie et les USA vont se neutraliser au Profit de la Chine, je suis l'huile sur le feu, pour agacer l'Orient, et je demanderai un passeport Russe que j'ai déjà, car mon ami de la CIA, Julian Assange s'y trouve déjà, et les Russes m'ont acclamé pour mon élection au plus haut poste des USA, en clamant la victoire de l'Agent double Russo-Américain, que je suis."

      "Comme dirait Poutine, je ne suis pas le même à la Télé que dans la réalité, et il y a toujours moyen de s'entendre sur un minimum de choses, je prends une Datcha à Moscou, et un abri souterrain pour ma famille, et nous chanterons à la Russie."

 

«Nous voulons l'aide de Poutine sur la Corée du Nord» : Trump compte rencontrer le président russe
© Sputnik, Reuters
Vladimir Poutine et Donald Trump (photomontage)
«Je pense qu'il est prévu que je rencontre [Vladimir] Poutine, oui», a déclaré le président américain Donald Trump, lors d'un échange avec des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One, le 5 octobre. «Nous voulons l'aide de Poutine sur la Corée du Nord», a-t-il ajouté, alors que les tensions entre Washington et Pyongyang ne retombent pas.

Air Force One était en route vers la base militaire américaine de Yokota, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Tokyo, au Japon. Le président américain y a été accueilli par le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono, au premier jour d'une tournée en Asie.

Twitter RT France  @RTenfrancais La évoque le risque d'une «guerre nucléaire» face aux menaces des https://francais.rt.com/international/44650-coree-nord-evoque-risque-guerre-nucleraire-menaces-etats-unis …08:13 - 17 oct. 2017Après Tokyo puis Séoul, le président américain doit se rendre en Chine. Il participera ensuite aux sommets de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) au Vietnam du 10 au 12 novembre et de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) à Manille, aux Philippines, les 12 et 13 novembre. C'est lors du sommet vietnamien que le locataire de la Maison Blanche prévoit de rencontrer son homologue russe.

Lire aussi : Poutine : un bombardement de la Corée du Nord est possible, mais pour quel résultat ?

Une première rencontre en marge du G20

Les présidents russe et américain se sont déjà rencontrés une première fois en tête-à-tête, le 7 juillet dernier, en marge du sommet du G20 à Hambourg. Donald Trump avait qualifié l'entretien de «très fructueux» et avait déclaré quelques jours plus tard à la chaîne américaine CBN News : «Nous nous entendons très bien et c'est une très bonne chose».

«Les gens disaient : "Oh, ils ne vont pas s'entendre". Et bien ils ont eu tort, nous nous entendons très bien. Nous [les Etats-unis] sommes une grande puissance nucléaire. C'est également le cas pour la Russie. Ne pas avoir de relations n'aurait aucun sens», avait-t-il encore expliqué. 

Vladimir Poutine, de son côté, avait déclaré lors d'une conférence de presse : «Le Trump qu'on voit à la télé est très différent du Trump réel.» Avant d'ajouter : «Il y a toutes les raisons de croire que nous pourrons rétablir au moins partiellement le niveau de coopération dont nous avons besoin.»

Lire aussi : La question que Donald Trump compte poser à Vladimir Poutine lors de leur prochaine rencontre

"Effacer l'Union Soviétique de la carte", 204 bombes atomiques contre les grandes villes, attaque nucléaire américaine contre l'URSS prévue avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand les USA et l'Union Soviétique étaient des alliés!
Par le professeur Michel Chossudovsky
Global Research, 4 novembre 2017

Url de cet article:
La planification de la guerre nucléaire contre l'Union soviétique a commencé en 1945
Dès septembre 1945, "le Pentagone avait envisagé de faire exploser l'Union Soviétique par une attaque coordonnée dirigée contre les grandes zones urbaines.
Toutes les grandes villes de l'Union soviétique ont été incluses dans la liste des cibles. Le tableau ci-dessous catégorise chaque ville en termes de superficie en miles carrés et le nombre de bombes atomiques nécessaires pour détruire les zones urbaines sélectionnées.

Selon un document secret daté du 15 septembre 1945, "le Pentagone avait envisagé de faire exploser l'Union soviétique par une attaque nucléaire coordonnée dirigée contre les grandes zones urbaines, conformément aux recommandations d'Albert Pike, grand Commandeur de la Franc-Maçonnerie dont le Plan est toujours respecté par les Maçons du Monde Entier.
Toutes les grandes villes de l'Union soviétique ont été incluses dans la liste des 66 cibles «stratégiques». Les tableaux ci-dessous classent chaque ville en termes de superficie en miles carrés et le nombre correspondant de bombes atomiques nécessaires pour anéantir et tuer les habitants de certaines zones urbaines.
Six bombes atomiques devaient être utilisées pour détruire chacune des grandes villes, notamment Moscou, Leningrad, Tachkent, Kiev, Kharkov et Odessa.
Le Pentagone a estimé qu'un total de 204 bombes seraient nécessaires pour "effacer l'Union soviétique de la carte". Les cibles d'une attaque nucléaire se composaient de soixante-six grandes villes.
Une seule bombe atomique larguée sur Hiroshima a causé la mort immédiate de 100 000 personnes dans les sept premières secondes. Imaginez ce qui se serait passé si 204 bombes atomiques avaient été larguées sur les grandes villes de l'Union soviétique, comme l'indique un plan secret des États-Unis formulé pendant la Seconde Guerre mondiale.

According to a secret document dated September 15, 1945, “the Pentagon had envisaged blowing up the Soviet Union  with a coordinated nuclear attack directed against major urban areas.

All major cities of the Soviet Union were included in the list of 66 “strategic” targets. The tables below categorize each city in terms of area in square miles and the corresponding number of atomic bombs required to annihilate and kill the inhabitants of selected urban areas.

Six atomic bombs were to be used to destroy each of the larger cities including Moscow, Leningrad, Tashkent, Kiev, Kharkov, Odessa.

The Pentagon estimated that a total of 204 bombs would be required to “Wipe the Soviet Union off the Map”. The targets for a nuclear attack consisted of sixty-six major cities.

One single atomic bomb dropped on Hiroshima resulted in the immediate death of 100,000 people in the first seven seconds. Imagine what would have happened if 204 atomic bombs had been dropped on major cities of the Soviet Union as outlined in a secret U.S. plan formulated during the Second World War.

Hiroshima in the wake of the atomic bomb attack, 6 August 1945

The document outlining this diabolical military agenda had been released in September 1945, barely one month after the bombing of Hiroshima and Nagasaki (6 and 9 August, 1945) and two years before the onset of the Cold War (1947).

The secret plan dated September 15, 1945 (two weeks after the surrender of Japan on September 2, 1945 aboard the USS Missouri, see image below) , however, had been formulated at an earlier period, namely at the height of World War II,  at a time when America and the Soviet Union were close allies.

It is worth noting that Stalin was first informed through official channels by Harry Truman of the infamous Manhattan Project at the Potsdam Conference on July 24, 1945, barely two weeks before the attack on Hiroshima.

The Manhattan project was launched in 1939, two years prior to America’s entry into World War II in December 1941. The Kremlin was fully aware of the secret Manhattan project as early as 1942.

Were the August 1945 Hiroshima and Nagasaki attacks used by the Pentagon to evaluate the viability of  a much larger attack on the Soviet Union consisting of more than 204 atomic bombs?

“On September 15, 1945 — just under two weeks after the formal surrender of Japan and the end of World War II — Norstad sent a copy of the estimate to General Leslie Groves, still the head of the Manhattan Project, and the guy who, for the short term anyway, would be in charge of producing whatever bombs the USAAF might want. As you might guess, the classification on this document was high: “TOP SECRET LIMITED,” which was about as high as it went during World War II. (Alex Wellerstein, The First Atomic Stockpile Requirements (September 1945)

The Kremlin was aware of the 1945 plan to bomb sixty-six Soviet cities.

Had the US decided not to develop nuclear weapons for use against the Soviet Union, the nuclar arms race would not have taken place. Neither The Soviet Union nor the People’s Republic of China would have developed nuclear capabilities as a means of deterrence.

The Soviet Union lost 26 million people during World War II.

The USSR developed its own atomic bomb in 1949, in response to 1942 Soviet intelligence reports on the Manhattan Project.

Let’s cut to the chase. How many bombs did the USAAF request of the atomic general, when there were maybe one, maybe two bombs worth of fissile material on hand? At a minimum they wanted 123. Ideally, they’d like 466. This is just a little over a month after the bombings of Hiroshima and Nagasaki.

Of course, in true bureaucratic fashion, they provided a handy-dandy chart (Alex Wellerstein, op. cit)

http://blog.nuclearsecrecy.com/wp-content/uploads/2012/05/1945-Atomic-Bomb-Production.pdf

 

This initial 1945 list of sixty-six cities was updated in the course of the Cold War (1956) to include some 1200 cities in the USSR and the Soviet block countries of Eastern Europe (see declassified documents below).

Source: National Security Archive

“According to the 1956 Plan, H-Bombs were to be Used Against Priority “Air Power” Targets in the Soviet Union, China, and Eastern Europe. Major Cities in the Soviet Bloc, Including East Berlin, Were High Priorities in “Systematic Destruction” for Atomic Bombings.  (William Burr, U.S. Cold War Nuclear Attack Target List of 1200 Soviet Bloc Cities “From East Germany to China”, National Security Archive Electronic Briefing Book No. 538, December 2015

Excerpt of list of 1200 cities targeted for nuclear attack in alphabetical order. National Security Archive

In the post Cold War era, under Donald Trump’s “Fire and Fury”, nuclear war directed against Russia, China, North Korea and Iran is “On the Table”.

What distinguishes the October 1962 Missile Crisis to Today’s realities:

1. Today’s president Donald Trump does not have the foggiest idea as to the consequences of nuclear war.

2, Communication today between the White House and the Kremlin is at an all time low. In contrast, in October 1962, the leaders on both sides, namely John F. Kennedy and Nikita S. Khrushchev were accutely aware of the dangers of nuclear annihilation. They collaborated with a view to avoiding the unthinkable.

3. The nuclear doctrine was entirely different during the Cold War. Both Washington and Moscow understood the realities of mutually assured destruction. Today, tactical nuclear weapons with an explosive capacity (yield) of one third to six times a Hiroshima bomb are categorized by the Pentagon as “harmless to civilians because the explosion is underground”.

  1.  A one trillion ++ nuclear weapons program, first launched under Obama, is ongoing.

5. Today’s thermonuclear bombs are more than 100 times more powerful and destructive than a Hiroshima bomb. Both the US and Russia have several thousand nuclear weapons deployed.

Moreover, an all war against China is currently on the drawing board of the Pentagon as outlined by a RAND Corporation Report commissioned by the US Army  

“Fire and Fury”, From Truman to Trump: U.S Foreign Policy Insanity

There is a long history of US political insanity geared towards providing a human face to U.S. crimes against humanity.

Truman globalresearch.caOn August 9, 1945, on the day the second atomic bomb was dropped on Nagasaki, president Truman (image right), in a radio address to the American people, concluded that God is on the side of America with regard to the use of nuclear weapons and that

“He May guide us to use it [atomic bomb] in His ways and His purposes”. 

According to Truman: God is with us, he will decide if and when to use the bomb:

[We must] prepare plans for the future control of this bomb. I shall ask the Congress to cooperate to the end that its production and use be controlled, and that its power be made an overwhelming influence towards world peace.

We must constitute ourselves trustees of this new force–to prevent its misuse, and to turn it into the channels of service to mankind.

It is an awful responsibility which has come to us.

We thank God that it [nuclear weapons] has come to us, instead of to our enemies; and we pray that He may guide us to use it [nuclear weapons] in His ways and for His purposes” (emphasis added)

 

Les USA avaient commencé par envisager une guerre nucléaire contre la Chine et la Corée du Nord en 1950

En 1950, l’Armée des volontaires du peuple chinois envoyée par la République populaire de Chine (RPC) était fermement derrière la Corée du Nord contre l’agression des USA.

L’acte de solidarité de la Chine avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a eu lieu à peine quelques mois après la fondation de la RPC le 1er octobre 1949. 

Truman avait envisagé d’utiliser des armes nucléaires à la fois contre la Chine et la Corée du Nord, comme moyen de supprimer l’Armée des volontaires du peuple chinois (AVPC), qui avait été déployée pour combattre aux côtés des forces nord-coréennes. [Armée des volontaires du peuple chinois, 中國人民志願軍;  Zhōngguó Rénmín Zhìyuàn Jūn].

PVA Poster, 1950

Affiche de l’AVPC, 1950

Il est important de souligner que l’intervention militaire des USA dirigée contre la RPDC faisait partie d’un programme militaire de la Guerre froide d’une plus grande ampleur contre la RPC et l’Union soviétique, dont l’objectif était de miner et de détruire le socialisme. Dès 1945, « le Pentagone avait avancé qu’il faudrait quelques centaines de bombes atomiques pour soumettre la Russie ».

Qui est l’agresseur? Des documents militaires étasuniens ont confirmé que la RPC et la RPDC ont toutes deux été sous la menace d’une guerre nucléaire pendant 67 ans.

L’Union soviétique a mis à l’essai sa première bombe atomique le 29 août 1949. D’après les analystes, la bombe atomique soviétique a influé sur la décision de l’administration Truman de stopper les préparatifs en vue d’une guerre nucléaire contre la Corée du Nord et la Chine. Le projet a été abandonné en juin 1951.

En mars 1949, le président Truman a approuvé la note de service 8/2 du Conseil national de sécurité, qui décrivait toute la péninsule coréenne comme « une région où les principes de la démocratie étaient confrontés à ceux du communisme ». (voir P. K. Rose, Two Strategic Intelligence Mistakes in Korea, 1950, Perceptions and Reality, CIA Library, 14 avril 2007)

La note de service 8/2 du CNS a ouvert la voie à la guérilla menée contre la RPDC en juin 1949 :

« L’enquête dévoile le secret d’une série d’attaques par le Sud contre le Nord. Des chercheurs ont affirmé que des forces sud-coréennes ont attaqué le Nord un an avant que la guerre de Corée n’éclate, une révélation troublante à propos du conflit qui a presque entraîné une guerre mondiale. Plus de 250 maquisards du Sud auraient attaqué des villages le long de la côte est de la Corée du Nord en juin 1949. L’incident a été confirmé par un responsable militaire sud-coréen. (John Gittings, Martin Kettle, The Guardian, 17 janvier 2000)

L’objectif de Washington était d’étendre sa zone d’influence géopolitique sur l’ensemble de la nation coréenne, avec l’intention de prendre tous les territoires coloniaux coréens qui avaient été annexés à l’Empire japonais en 1910. La guerre de Corée était aussi dirigée contre la République populaire de Chine, ce qu’a confirmé le président Truman dans ses déclarations de novembre 1950 (voir la transcription ci-dessous), qui indiquaient sans équivoque que l’utilisation de la bombe atomique était prévue contre la République populaire de Chine.

Selon l’analyste militaire Carl A, Posey, cité dans le Air and Space Magazine :

À la fin novembre [1950], la Chine communiste a commencé à montrer ses cartes. Elle avait déjà envoyé en douce des troupes en Corée du Nord (…)

L’intervention chinoise a confronté les États-Unis à une dure réalité : la menace d’une attaque nucléaire ne suffirait pas pour gagner la guerre. C’était comme si la Chine n’avait pas remarqué la présence, ou pire encore, ne se souciait pas des B-29 basés à Guam capables de larguer des bombes atomiques.

Le président Truman a donc augmenté la mise. Lors d’un point de presse [1950], il a dit aux reporters qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour gagner en Corée, y compris le recours à des armes nucléaires. Ces armes, a-t-il ajouté, seraient contrôlées par les commandants militaires sur le terrain.

En avril de l’année suivante, Truman a apporté les dernières touches à la guerre nucléaire sur la Corée. Il a autorisé le transport de neuf bombes nucléaires au noyau fissile sous la garde de l’Armée de l’air vers Okinawa. Truman a également autorisé un autre déploiement de B-29 capables de larguer des bombes atomiques à Okinawa. Le Commandement aérien stratégique a aussi formé une équipe de commandement et de contrôle à Tokyo.

Cette recrudescence de diplomatie atomique coïncidait avec la fin du rôle joué par Douglas MacArthur. (…) Truman l’a remplacé par le général Matthew Ridgway, en lui accordant « l’autorité compétente » pour larguer les bombes s’il le jugeait nécessaire.

En octobre, la guerre nucléaire coréenne est parvenue à une sorte d’épilogue. Plusieurs missions de bombardement atomique fictif au moyen de bombes factices ou conventionnelles larguées dans la zone de guerre ont été effectuées dans le cadre de l’opération Hudson Harbor. Qualifiée de « terrifiante » par certains historiens, l’opération Hudson Harbor ne faisait que mettre à l’essai la capacité de frappe nucléaire complexe que le Commandement aérien stratégique déployait déjà au-dessus des villes étasuniennes depuis des années.

La guerre nucléaire coréenne était cependant déjà terminée. En juin 1951, les B‑29 capables de larguer des bombes atomiques sont retournés à leur base, en transportant avec eux leurs armes spéciales. (soulignement ajouté)

La conférence de presse historique que Truman a donnée le 30 novembre 1950 confirme qu’il envisageait de recourir à des armes.

(Extraits ci-dessous, cliquez pour obtenir la transcription intégrale)

LE PRÉSIDENT. Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour répondre à la situation militaire, comme nous l’avons toujours fait.

[12.] Q. Est-ce que cela comprend la bombe atomique?

LE PRÉSIDENT. Cela comprend toutes les armes à notre disposition.

  1. Monsieur le président, vous avez dit « toutes les armes à notre disposition ». Est-ce que cela signifie que vous envisagez sérieusement d’utiliser la bombe atomique?

LE PRÉSIDENT. Son utilisation a toujours été sérieusement envisagée. Je ne veux pas l’utiliser. C’est une arme terrible, qui ne devrait pas frapper des hommes, des femmes et des enfants innocents qui n’ont rien à voir avec cette agression militaire. C’est ce qui se produit lorsqu’elle est utilisée.3

3Plus tard le même jour, la Maison-Blanche a publié le communiqué de presse suivant :

« Le président veut s’assurer que ses réponses aux questions portant sur l’utilisation de la bombe atomique lors de sa conférence de presse n’ont pas été mal interprétées. Il est naturel que le sujet ait été abordé dès l’ouverture des hostilités en Corée, tout comme l’utilisation de toutes les armes militaires lorsque nos forces armées sont engagées dans un combat.

« Le simple fait de posséder une arme fait en sorte que son utilisation est toujours implicitement envisagée.

« Cependant, nous tenons à souligner qu’en vertu de la loi, seul le président peut autoriser l’utilisation de la bombe atomique, et que cette autorisation n’a pas été accordée. Si jamais pareille autorisation était donnée, le commandant militaire sur le terrain serait responsable de l’utilisation tactique de l’arme.

« Pour résumer, les réponses aux questions lors de la conférence de presse d’aujourd’hui ne changent en rien cette situation. »

  1. Monsieur le président, j’aimerais revenir à cette référence à la bombe atomique. Avons-nous bien compris que l’utilisation de la bombe atomique est sérieusement envisagée?

LE PRÉSIDENT. Elle l’a toujours été. C’est une de nos armes.

  1. Est-ce que cela signifie, Monsieur le Président, qu’elle pourrait être utilisée contre des objectifs militaires ou civils-

LE PRÉSIDENT. C’est une question dont la décision relève des militaires. Ce n’est pas à moi de relayer ce genre de choses. [Il réfute sa déclaration précédente où il disait que la bombe atomique ne serait pas utilisée « contre des civils ».]

  1. Monsieur le président, il vaudrait peut-être mieux que nous soyons autorisés à citer vos propos directement?

LE PRÉSIDENT. Je ne le crois pas. Je ne crois pas que cela soit nécessaire.

  1. Monsieur le président, vous avez dit que cela dépendait de ce que feraient les Nations Unies. Est-ce que cela signifie que nous n’utiliserions pas la bombe atomique sans l’autorisation des Nations Unies?

LE PRÉSIDENT. Non, cela ne signifie pas cela du tout. Les mesures contre la Chine communiste dépendent de ce que font les Nations Unies. L’utilisation des armes sera sous la responsabilité du commandant militaire sur le terrain, comme c’est toujours le cas. [Il laisse entendre que l’utilisation de la bombe atomique est « contre la Chine communiste.]

[15.] Q. Monsieur le président, jusqu’à quel point sommes-nous proches d’une mobilisation générale?

LE PRÉSIDENT. Tout dépend de la façon dont la situation à laquelle nous sommes confrontés va évoluer.

[16.] Q. Monsieur le président, appartient-il aux Nations Unies de décider si la frontière mandchoue sera franchie par des bombardiers ou-

LE PRÉSIDENT. La résolution en préparation aux Nations Unies répondra à cette question.

Q.par des forces armées?  … (soulignement ajouté)

Destruction mutuelle assurée

La doctrine de la destruction mutuelle assurée (MAD) a vu le jour à la suite de l’explosion de la première bombe atomique soviétique en août 1949. Avant cela, les USA comptaient frapper en premier l’Union soviétique, la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Cependant, quand la guerre de Corée a éclaté en 1950, il n’y avait pas de distinction claire établie entre une arme nucléaire et une arme conventionnelle, ce que confirment les propos de Truman. La doctrine nucléaire de l’administration Truman consistait à utiliser des armes nucléaires dans le cadre d’un théâtre de guerre conventionnelle.

La doctrine de la destruction mutuelle assurée (MAD) qui prévalait pendant la Guerre froide était fondée sur la reconnaissance mutuelle que l’utilisation d’armes nucléaires « par deux parties adverses ou plus causerait l’anéantissement complet de l’attaquant et du défenseur ».

La Chine a été la première à être menacée d’une guerre nucléaire par les USA en 1950, soit un an après la création de la République populaire de Chine. En octobre 1964, soit 14 ans plus tard, la Chine a réalisé sa première explosion atomique d’une bombe de 16 tonnes.

Guerre préventive nucléaire (2002-  )

La doctrine nucléaire a connu une transition importante au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. La doctrine de la destruction mutuelle assurée a été mise au rencart par l’administration Bush Jr. en 2002, pour être remplacée par l’utilisation préventive d’armes nucléaires comme moyen de légitime défense. (« Revue de posture nucléaire » de 2001, adoptée par le Sénat des USA en 2002).

Source de l’image : The New Republic

Les armes nucléaires utilisées par les USA comme première frappe préventive ne sont plus considérées comme des armes provoquant un anéantissement complet. Bien au contraire, l’utilisation préventive d’armes nucléaires est considérée comme un moyen d’assurer la paix et la sécurité dans le monde.

C’est cette doctrine qui prévaut aujourd’hui sous l’administration de Donald Trump lorsqu’il parle de « feu et fureur ». Elle se compare à certains égards au commentaire diabolique de Truman en 1950, lorsqu’il évoquait le recours à la bombe atomique (« comme mesure de légitime défense ») contre la Chine et la Corée du Nord, qui n’étaient pas des États nucléaires à l’époque.

Mais contrairement à l’époque de Truman, les bombes thermonucléaires des USA sont aujourd’hui des centaines de fois plus puissantes (en termes de rendement) que la bombe atomique larguée sur Hiroshima le 6 août 1945, qui a causé la mort de quelque 100 000 personnes en l’espace de sept secondes.

Les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont les noms de code étaient « Little Boy » et « Fat Man » respectivement, ont causé une destruction généralisée, rasé les villes et tué entre 90 000 et 166 000 personnes à Hiroshima (dont environ 20 000 étaient des soldats), et entre 39 000 et 80 000 personnes à Nagasaki. Ce sont les deux seules armes nucléaires à avoir été utilisées en temps de guerre. Il est à espérer qu’il en restera ainsi, car les armes nucléaires d’aujourd’hui sont 3 000 fois plus puissantes que la bombe ayant frappé Hiroshima.

Capture d’écran : Popular Mechanics, 10 octobre 2016

Les USA ont déployé plus de 4 000 armes nucléaires…

Pour « rendre l’Amérique à nouveau grande »…

En faisant sauter la planète comme première frappe préventive pour assurer la paix et la sécurité dans le monde.

Mais où est donc passé le mouvement antiguerre?Michel Chossudovsky

Article original en anglais :

America had first Contemplated Nuclear War against both China and North Korea in 1950, publié le 16 octobre 2017